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En confinement, 31e jour 00:17:34 En confinement, 31e jour Video Duration : 00:17:34 avec Prem Rawat

En confinement avec Prem Rawat, 31e jour

Bonjour à tous, j’espère que tout va bien pour vous malgré les circonstances, que vous restez en bonne santé, en sécurité. Aujourd’hui j’aimerais vous parler d’une chose qui m’est venue à l’esprit, je pense souvent à ce genre de choses.

Il y a longtemps, je suis tombé sur cette déclaration, cette citation, quel que soit le nom que vous lui donniez, qui disait quelque chose comme : « Remettez tout en question. » J'ai donc commencé à me dire : « C'est très intéressant : Remettez tout en question ! Est-ce que je suis d'accord avec ça ? » Je suis d'accord pour dire que nous devons nous interroger.

Mais en même temps, nous avons besoin de réponses, car il serait inutile de continuer à s’interroger sans recevoir de réponses. Et dans quel domaine, dans quel registre poseriez-vous des questions ?

Alors, voici l'essentiel pour moi : oui, nous remettons tout en question. Maintenant, pour certaines questions, même si j'obtiens une réponse, est-ce que cela m'intéresse ? Je peux lever les yeux, voir un avion dans le ciel et il serait tout à fait normal de dire : « Je me demande où va cet avion. »

Quelqu'un me dit : « cet avion va à Singapour », « Bon, et alors ? », ou bien : « il va à Delhi », « Et alors ? » Ou bien : « il va à Mumbai », « La belle affaire … »

Bien sûr, il y a aussi les questions que nous devons évidemment poser et pour lesquelles nous devons obtenir des réponses. Les questions : « Pourquoi suis-je ici ? Qui suis-je ? Que suis-je ? » Je suis un être humain, j'ai besoin de cette réponse, j'ai besoin de cette réponse, encore et encore durant ma vie.

Je suis un être humain. Quels sont mes souhaits ? J'ai des besoins. Mes besoins sont très élémentaires, mes besoins sont très fondamentaux. « Et qu'en est-il de ce monde ? » J'ai besoin de remettre en question tout ce qui se passe dans ce monde.

Ce qui est étonnant, c'est que la plupart du temps, nous ne remettons pas le monde en question, nous nous remettons nous-mêmes en question. Nous n'obtenons aucune réponse du monde, nous ne le questionnons même pas, nous n'obtenons pas de réponse du monde. Nous avons des hypothèses : « Voilà à quoi ça sert, ça sert à ça, ça sert à ça. »

Et tout à coup, il y a cette disparité, ce déséquilibre là où les questions sont posées. Est-ce bien de poser des questions ? Je pense que c'est très bien de poser des questions. Mais il faut poser ces questions pour obtenir une réponse, surtout quand ces questions se rapportent à vous, à votre existence, à votre être fondamental, ici sur terre.

Je suis né, je suis sorti d'un mur. J'existe dans ce monde, j'existe dans ce temps. Je ne comprends pas à quel point ce temps est limité. Je ne comprends pas mes possibilités, à quel point ces possibilités sont importantes pour moi.

Un jour je sais que je dois partir, mais je ne comprends pas ce que cela signifie : « Partir ? Pour aller où ? Où est-ce que je vais ? » Parce que c'est déjà prédéterminé. « Si vous avez été une bonne personne, vous irez au paradis. » Et ça dépend entièrement de votre religion.

L’histoire avec la religion, c'est que souvent on naît dans une religion. On ne choisit pas une religion, on naît dans une religion. Et une fois né dans une religion, on y reste. Ce qui peut sembler spécial à quelqu'un d'autre vous paraît tout à fait normal.

Quand un chrétien regarde quelqu'un qui suit les rites de la religion hindoue, cela lui semble très spécial. Mais pour un hindou, c'est tout à fait normal, c'est tout à fait correct, c'est tout à fait juste. « C’est ainsi ! »

Et quand il voit les chrétiens suivre leur religion, il se dit, « C'est bizarre, c'est bizarre, comme c'est bizarre. » Mais pour un chrétien qui y est né, qui voit ça depuis son plus jeune âge, tout paraît normal.

Alors, nous avançons avec nos croyances, avec nos idées, avec nos pensées. Mais nous ne les remettons pas vraiment en question. Et je ne parle pas de remettre en cause la religion, je ne parle pas de remettre en cause ces choses-là.

Je parle de s’interroger : « Qui suis-je ? Pourquoi suis-je ici ? Quels sont mes besoins ? Quelle est ma compréhension ? Qu'est-ce que je veux dans la vie ? Qu'est-ce qui est important pour moi aujourd'hui ? Quelle est la valeur d'aujourd'hui pour moi ? Quelle est la valeur de demain pour moi, quelle est la valeur d'hier pour moi ? »

Parce que si la valeur de demain est supérieure à la valeur d'aujourd'hui, alors je ne comprends vraiment pas ce que signifie “aujourd'hui, demain ou hier”. Si la valeur d'hier est supérieure à la valeur d'aujourd'hui pour moi, alors je ne comprends vraiment pas ces trois éléments que sont “aujourd'hui, hier et demain”. Je ne comprends pas, je ne comprends pas leur valeur.

Le plus important pour moi, c’est aujourd'hui. Parce qu’aujourd’hui, c’est là que je peux agir. C'est aujourd'hui que mes actions ont lieu. Hier, c'est le souvenir, les pensées. Demain, ce sont des considérations et des pensées, des idées, mais aucune action ne peut avoir lieu demain en réalité, ni aucune action ne peut avoir lieu hier. Pour que les actions aient lieu, pour que les actions aient lieu, ce doit être aujourd’hui, aujourd'hui.

Alors, mes actions sont-elles le point d’arrivée d'une pensée bien menée ? Ou bien sont-elles aléatoires ? Certains jours sont bons, certains jours ne le sont pas, certaines heures sont bonnes, certaines heures ne le sont pas. Certaines minutes sont bonnes, certaines minutes ne le sont pas.

Et si je n'ai pas réfléchi à ce que je dois faire... J’utilise le mot “discrimination” mais c'est ce qu’exige la discrimination. Il faut être lucide pour comprendre complètement tous les tenants et aboutissants, ce que cela signifie.

Lorsque je volais de Recife à Miami, il y avait une zone, qui était indiquée sur les cartes, où il y avait des orages. Bien sûr, vous savez, quand vous pilotez un avion, vous avez toutes ces informations et vous avez un radar. Mais le plus important, c'est que vous avez vos yeux.

Donc, vous avez le radar, vous regardez votre radar. Vous regardez l'image satellite de vos instruments sur votre écran, vous regardez l'image satellite et vous vérifiez si elle est à jour. Bien sûr, j'avais aussi mon iPad, je le regarde, il me donne une image plus à jour.

Mais ensuite, j'ai mes yeux. Et si tout me dit « ne vous inquiétez pas, tout est clair, » et que je vois par la fenêtre que je me dirige vers quelque chose que je sais être un orage, ça, c’est la priorité !

J'ai donc fait un détour, j'ai dévié et cela m’a fait dévier sur une bonne distance. Mais je ne voulais pas entrer dans cet orage. Ce passage fut agréable et nous avons repris notre route. Le tout, le détour, n'a probablement pas demandé plus de vingt, vingt-cinq minutes, et nous étions de retour sur la route. Et grâce à certaines des indications que nous avons reçues, nous avons aussi rattrapé un peu de retard.

Donc, quand on vole, on regarde tous les aspects des choses. Il ne s’agit pas seulement de monter dans l'avion, mettre en route les moteurs et partir. Non, on regarde : « Où serai-je quand ça arrivera ? Si je perdais un moteur, où est-ce que je serais et où est-ce que j’irais ? Quelle quantité de carburant me resterait-il, est-ce que j'y arriverais ? Quelle réserve me resterait-il ? »

Donc, on jette un coup d'œil à toutes les informations. Ainsi, l'information est prise en compte, elle est traitée. Une image en découle et elle devient un plan qu’on peut approuver, quelle que soit l'information qui a été envoyée. « Oui d’accord, on peut le faire. C'est la quantité de carburant dont nous avons besoin. »

Moi, quand je commande mon carburant, je regarde toujours la route et, s'il y a trop d'orages, beaucoup de déviation ou de turbulences ou quoi que ce soit qui fasse que nous devrons peut-être voler plus bas, j’en commande un peu plus. Il est toujours bon d'en avoir un peu plus, et bien sûr, l’idée de base dans l'aviation est que « la piste derrière vous, le carburant dans le camion et l'altitude au-dessus de vous ne vous font aucun bien » en cas d'urgence.

On a besoin d'autant d'altitude que possible. On a besoin de ce carburant qu’on a laissé dans le camion, on préfère l’avoir dans les ailes, et la piste, plus elle est longue, mieux c'est pour ce que l’on fait.

Alors, cela ne pourrait-il pas s'appliquer dans la vie ? Eh bien, ça devrait. Ces principes sont solides, oui, soyez prêt à toute éventualité, à toute possibilité.

Mais en même temps, ce n’est pas ce qu’on fait. On est déjà parti, déjà parti, on se lance. Avant même que la fusée ne soit partie, n'ait quitté la rampe, nous sommes partis ! L'idée est déjà là, on se lève le matin et on se dit « Allons-y ! » Donc on y va, et on attend le bus, on a quitté la maison, on fait ça, c'est comme si on était pris dans la tempête. Et on ne sait pas quoi faire.

Alors, pourquoi est-ce que je vous dis tout ça ? C'est parce que c'est le bon moment, c'est un excellent moment pour commencer à se poser des questions sur certaines de ces choses-là. Et surtout, pour certaines des questions importantes à poser, obtenez les réponses. Ne vous contentez pas de croire quelqu'un sur parole.

Si les gens se contentent de poser ces questions… Il faut aussi avoir une réponse satisfaisante. Pas la réponse « Oh, oui, Dieu agit de façon mystérieuse et je l'accepte. » Non, non. « Qu'est-ce qui se passe ici ? » Parce que je suis ici, c'est ma vie ! C'est à moi qu'on a donné le choix, de faire ou de ne pas faire.

Je suis le guerrier qui a participé à cette grande guerre en Inde, le Mahabharata. Et un choix a été fait. Et Krishna dit : « Écoute, tu dois tout considérer, et ensuite seulement exercer ton choix. » Et quand Arjuna voit enfin tous les aspects de la situation, il est alors prêt à se battre.

Au début, je dois dire qu'à un moment de ma vie, j'étais absolument d'accord avec le choix d'Arjuna : « Je ne vais pas me battre, je connais tous ces gens... Je ne vais pas me battre. » « Hé, c'est un bon choix, ne vous battez pas. »

Mais considérez l’ensemble. Regardez les raisons, ces gens ont pris sur eux d'aller à l'encontre de ce qui convient, de ce qui est juste.

Quoi qu’il en soit, c'était le Mahabharata, c'était hier. Demain sera ce qu’il sera. Mais c'est sur aujourd'hui qu'il faut travailler, travailler avec aujourd’hui. C'est là que vos actions se passeront.

Et comme c'est aujourd'hui que les actions ont lieu, c'est maintenant que les actions ont lieu, vient l'importance de maintenant. Deux minutes avant, seules les pensées peuvent avoir lieu. Vous ne pouvez pas aller plus loin avec vos pensées. Mais pour les actions, vous êtes bloqué sur la position de l’instant.

Donc, si vous êtes bloqué dans cette position de l’instant présent, ne devriez-vous pas vous concentrer et prendre part à ce qui se passe maintenant et le comprendre ? Parce que c'est là que vous allez agir.

Et les conséquences de ce que vous faites dans le présent, là où vous agissez, vous y serez confrontés à l'avenir, ça deviendra votre passé. Et plus ce processus se poursuit, plus aujourd’hui va être confus.

Alors, remettez tout en question, absolument. Pas de problème. Il y a des questions pour lesquelles vous n'obtiendrez jamais de réponse. Qui se soucie de ces questions-là ? Peut-être sont-elles trop triviales. Mais il y a aussi ces questions importantes que vous devez vous poser et vous devez recevoir les réponses. Vous n’avez pas le choix. Vous devez recevoir ces réponses.

Et ces réponses doivent être claires, succinctes, correctes. Et il faut se sentir bien, du fond du cœur, en acceptant la réponse à ces questions. Parce qu'à l'intérieur de vous, il y a un océan, un océan de réponses. C'est ce que je dis, à l'intérieur de vous se trouve un océan de réponses. Et cette réponse qui vous semblera juste viendra de cet océan qui est en vous.

Alors j'espère que les choses continuent de s'améliorer pour vous, avancez au jour le jour. Ne regardez pas “ce qui va arriver plus loin sur le chemin, ce qui va se passer plus loin”, quel que soit le chemin. Mais, un jour après l’autre, sentez-vous bien. Soyez bien, soyez en sécurité. Comprenez l'importance de l’instant présent, cela n'a pas changé.

Coronavirus ou pas, confinement ou pas, ça ne veut rien dire par rapport au jour où vous êtes né et à celui où vous partirez, ça ne veut rien dire par rapport à ça. C'est toujours valable. Et chaque instant où ce souffle vient en vous est une célébration que vous devez célébrer chaque jour.

Alors, portez-vous bien, soyez en sécurité, et surtout, soyez.

Merci, je vous parlerai plus tard.

En confinement, 13è jour 00:23:49 En confinement, 13è jour Video Duration : 00:23:49 avec Prem Rawat

Prem Rawat :

Bonjour à tous, j’espère que vous allez merveilleusement bien en dehors de toutes ces choses folles qui se passent, le Coronavirus et tout ça, mais que vous, vous-mêmes, allez bien, c’est ce qui est important.

Donc, de quoi veux-je parler aujourd’hui ? La nuit dernière, je pensais à quelque chose qu’il serait merveilleux, au moins, de considérer, à défaut d’autre chose. Donc je vais commencer par une petite histoire.

Il y avait un homme qui venait de passer son diplôme et il rentrait chez lui très heureux. Il avait son diplôme et il savait que maintenant il allait chercher un travail et faire toutes ces choses que l’on commence à faire une fois que l’on est diplômé.

Donc, il est sur la route vers chez lui et il voit un vieil homme. Et ce vieil homme a un gros fardeau de bois sur ses épaules, il est courbé et il marche très lentement.

En voyant cela, cet homme a une idée. 

Il se dit : « Je commence dans la vie mais cet homme a traversé ce chemin de la vie pendant très longtemps, donc pourquoi ne pas lui demander quelle est la meilleure façon d’être dans ce monde, et comment tirer le meilleur parti de toutes ces choses. Ce serait merveilleux si je pouvais apprendre quelque chose de ce vieil homme. »

Donc il le rattrape et lui dit « eh, vieil homme, dis-moi comment profiter au maximum de la vie, parce que, moi, je ne fais que débuter et, toi, tu es là depuis très longtemps, tu dois avoir quelque chose à me dire. »

Le vieil homme s’arrête, il prend le fardeau, le dépose, se redresse, puis remet le fardeau sur son dos, se courbe de nouveau et s’éloigne.

Et c’est la fin de l’histoire.

Est-ce que cet homme a envoyé un message ? Absolument ! Et le message est que dans la vie nous marchons courbés à cause de ce poids si lourd sur nos épaules, sur notre dos, un poids très important.

Et le poids de ces choses, du genre « cette personne m’a dit ça, cette personne m’a fait ça, et j’ai ce problème avec cette personne, cette personne ne m’aime pas. »

Toutes ces choses étranges que nous accumulons « je suis un raté ou je suis une personne qui a du succès. Non, je suis un raté parce que je ne suis pas bon à ça, je ne peux pas faire ci, je ne peux pas faire ça. » Et je réfléchissais, mon Dieu, c’est un tel poids que nous portons sur les épaules.

Et nous voilà maintenant, dans cette situation du confinement, on n’a pas beaucoup de lieux où aller… Qu’est-ce que ça ferait si simplement on pouvait envisager de réinitialiser ce bouton ? À quoi ça ressemblerait de tout simplement lâcher, et d’accepter la réalité simple et belle de l’existence ?

Comme un enfant, se réveiller chaque jour… Et je me souviens bien que je m’éveillais quand j’étais un petit enfant, et j’étais prêt pour la journée, j’étais prêt à accepter la journée, j’étais prêt pour les défis de la journée, rien n’était routinier, comme « oh, je dois faire ci ou ça. » Non, ce n’était pas important.

Quoi que cette journée ait à m’envoyer, j’allais l’accepter, j’accepterais le défi.

J’étais enthousiaste d’être en vie, enthousiaste d’avoir cette matinée, enthousiaste d’avoir cette belle occasion et d’accepter ces opportunités avec un cœur et un esprit clair et ouvert.

Et non déjà pré-contaminé : « Ah ! la journée s’annonce très mal, va être très dur ».

C’est comme la fois où un roi s’était mis à son balcon. Il regardait et il a vu cet homme qui s’en allait. L’homme a vu le roi et l’a reconnu. Et ce jour-là, le roi a eu une journée horrible, une journée absolument affreuse.

Donc, le soir le roi a appelé ce type et il a demandé qu’on le tue. Cette personne a demandé : « Pourquoi veux-tu me mettre à mort, pourquoi veux-tu me tuer ? »

« Mais parce que ce matin, quand je me suis réveillé, j’ai vu ton visage et j’ai eu une journée terrible, affreuse. Donc je vais te mettre à mort. »

Le gars a regardé le roi et a dit : « Sire, vous avez eu une journée horrible, mais moi je suis sur le point de perdre la vie et j’ai vu votre visage, c’est la première chose que j’ai vue ce matin, alors c’est encore plus d’infortune que toi. » C’est une manière de voir.

Donc chaque jour, on se réveille, et déjà le magnéto est en route : « tu dois faire ci, tu dois faire ça, tu es en retard, fais ci, fais ça. Cette personne ne t’aime pas, tu dois dire ça à cette personne et ça va de votre famille à vos collègues, il faut que je réponde ci, que je réponde ça, que je fasse ci, que je fasse ça. »

Je sais qu’il y a des gens qui écrivent un message et qui ont besoin d’une réponse tout de suite, s’ils ne reçoivent pas de réponse aussitôt, ils sont désorientés « Ah, mon Dieu y a-t-il quelque chose qui cloche ?

Il faut regarder le monde, qu’est-ce qui se passe là-bas, qu’est-ce qui se passe ici. Ah, mon Dieu, il faut partager ça ! » Et ce magnéto est en route…

Alors, est-ce que je devrais blâmer quiconque pour ça ou dire que c’est mal ?

D’un côté, je peux complètement le comprendre, il n’y a pas de mal à ça ; je suis parfaitement d’accord, mais le souci que j’y trouve, c’est que cela me distrait de moi-même.

Il y a un appel que j’ai aussi, et peut-être que je ne l’entends pas chaque jour. Surement quand je suis hypnotisé par tous les problèmes du monde, alors je n’y prête peut-être pas attention. Mais il y a un appel de l’intérieur 24 heures sur 24, sept jours sur sept, 365 jours par an. Et cet appel dit :

« Sois comblé, sois réel, sois vrai, sois, comprends, courtise la clarté, fais que toutes les choses qui sont bonnes fassent partie de ta vie. »

C’est l’appel du cœur à l’action, mais notre appel à l’action c’est : « réponds ceci, envoie ce mail, regarde ce message, fais ci, fais ça, réponds à ceci, réponds à cela. » Nous avons des tonnes de responsabilité.

Mais la question est : pouvons-nous appuyer sur un bouton pour nous réinitialiser ? Peut-être n’existe-t-il pas un tel bouton qui peut nous remettre à l’état initial. Mais peut-être qu’ici, nous pouvons commencer à saisir que la vie essaye de me dire quelque chose, que je suis en train de me dire quelque chose, qu’en réalité, cet univers essaye de me dire quelque chose.

Quand je considère tout ça, quand je considère la poussière, voilà qui je suis. Je suis cette poussière. A partir de tous ces éléments, de cette chose que j’appelle poussière, j’ai été construit : cette peau, ces os, ce sang, ces muscles, ces organes, ils sont faits de ça.

Et le jour où je vais entrer dans l’autre mur et partir, voilà ce que je redeviendrai, de la poussière, de la poussière nous sommes venus, et à la poussière nous retournons. Et pourtant qu’en est-il de la vie ?

Beaucoup de gens disent : « Quoi, la vie ? » La question se pose : « Quoi, à propos de la vie ? » C’est que personne n’y prête suffisamment attention.

Personne ne dit : « Voilà ce qui est important et non pas toutes ces autres choses qui se passent. » Ce qui est important, c’est le va-et-vient de ce souffle.

À quel point doux et puissant est ce souffle ! Ce souffle est incroyable.

Il vient en vous, et que vous apporte-t-il ? Pas un cadeau ordinaire, un cadeau extraordinaire, c’est le cadeau de la vie elle-même.

Gentiment, simplement, il vient en vous, vous remplit afin que vous puissiez être en vie, exister.  Vous pouvez penser, et il n’y a aucune limite à ce que vous pouvez penser, vous pouvez penser à tout ce que vous voulez, et vous le devriez. Vous devriez être capable de penser à tout ce que vous voulez. Mais vous devriez également penser à vos besoins fondamentaux. Je les appelle besoins, pas souhaits, mais besoins.

Vous avez un besoin en vous d’être comblé vous avez un besoin en vous d’être satisfait, vous avez un besoin en vous d’être dans la joie. Tels sont vos besoins. Sans eux, les conséquences sont terribles, sans eux il y a la tristesse, la dépression, la confusion.

Et voyez-vous, on parle de doute et le doute, bon, est-ce que vous ne devriez jamais douter ? Ne jamais avoir de doutes ?

Non, chaque chef, chaque cuisinier, vous les verrez faire les mêmes choses, après avoir fait leur plat, ils le gouttent. Pourquoi le gouttent-ils ? Ils le gouttent parce qu’ils doutent, ils veulent savoir, ils veulent savoir, ils veulent être sûrs, que c’est assez salé et qu’il a bon goût.

Ils en doutent, ils ont un doute, mais ils font quelque chose pour dépasser ce doute et tout ce qu’ils ont à faire c’est goûter. Ils ont goûté, maintenant ils n’ont plus de questions, si c’est bon, si ça a bon goût, si c’est assez salé, si c’est assez pimenté, si l’assaisonnement est bon, si tout est bon.

Donc le doute n’est pas le problème, mais c’est de surmonter ce doute. Et quand vous êtes bloqué de l’autre côté et que vous doutez, doutez, doutez, doutez… Maintenant, êtes-vous en train de douter ? Vous ne devriez pas. Surmontez ce doute, dépassez-le. Parce que voilà l’occasion.

Vous savez, je suis sûr que quelqu’un est en train de se questionner : « Pourquoi cela m’arrive-t-il ? » Eh bien, vous pouvez asseoir et vous questionner jusqu’à ce que les vaches retournent à l’étable dans la soirée, vous questionner,  vous questionner, « pourquoi ceci m'arrive ? » Ou vous dire : « Qu’est-ce que je peux faire qui me serait vraiment bénéfique en ce moment. Je peux mieux faire. »

Et je suis sûr qu’il y a des gens qui pensent qu’ils n’ont aucune marge de progression, mais tout le monde a la possibilité de faire des progrès. Alors pouvez-vous faire des progrès ? Pouvez-vous accepter dans votre cœur, dans votre esprit, que vous avez un choix ? Vous pouvez choisir, choisir, quels sont vos besoins. Vous n’y avez pas porté attention.

Quelle manière étonnante de se remettre à l’état initial, simplement en écoutant, et puis après, s’occuper des besoins que vous avez, le besoin de joie. Sortir n’est pas un besoin, c’est un souhait. Le besoin c’est de rester en bonne santé.

Il y a également d’autres besoins : il y a le besoin d’être comblé et ça n’a rien à voir avec l’extérieur. Pour cela vous devez vous tourner en vous, pour la lucidité vous devez vous tourner en vous, pour cette compréhension vous devez vous tourner en vous, parce que c’est là où vous la trouverez, en vous.

En vous existent toutes ces choses que vous pensez être si éloignées, et c’est ça l’ironie.

Kabir le décrit très joliment, ce cerf musqué cherche l’odeur du musc, recherche le musc dans toute la forêt, alors que ce parfum provient de son propre nombril, c’est là où se trouve le musc. Et c’est une tragédie.

Kabir dit : « Tout comme il y a du feu dans le silex, comme y a de l’huile dans cette petite graine de sésame… » Vous ne pensez pas qu’il y a beaucoup d’huile dedans, mais quand vous pressez une petite poignée de ces graines, il y a beaucoup d’huile, de l’huile de sésame. « Et comme dans le silex il y a le feu, ainsi le divin est en vous. Si vous pouvez en être conscient, soyez-le, si vous pouvez ouvrir vos yeux à cela, ouvrez-les. »

Là où est le divin, il y a la lucidité, il y a la sérénité, il y a la compréhension. Tout ce qui est bon est en vous et l’a toujours été et le sera toujours. Vous le chercherez toujours au dehors, parce que c’est votre habitude… Personne ne met une glace dans sa poche. Alors, quand vous voulez une glace, vous cherchez à l’extérieur, évidemment.

Mais le divin, vous le portez en vous, la clarté vous la portez en vous, la compréhension vous la portez en vous, la joie vous la portez en vous, la plénitude, la véritable plénitude vous la portez en vous. Voilà ce que vous devez rechercher, c’est ce que vous devez voir, c’est ce que vous devez comprendre.

Il ne s’agit pas de dire, « Ah oui, je connais tout ça », mais de savoir ce que vous en faites, si vous savez que le divin est en vous, qu’en faites-vous ?

En êtes-vous enthousiasmé ? À quel point devriez-vous être enthousiasmé ?

Il ne devrait y avoir aucune limite à votre enthousiasme de savoir que le divin est en vous. Vous devriez être tellement enthousiaste que toutes ces choses dont vous avez besoin, que vous recherchez, se trouvent en vous. C’est une autre réalité à considérer. Nous considérons ce monde comme étant réel, mais il existe une autre réalité. Et ceci est aussi réel que cela. Et parfois cela n’est pas tellement réel.

J’avais établi les meilleurs plans. Si quelqu’un m’avait dit qu’en 2020, il y aurait une longue période pendant laquelle je ne pourrais pas faire de conférences, j’aurais dit « ce n’est pas vrai, je veux aller donner ces conférences. » Mais les situations changent, je ne vais pas inviter des gens à venir dans une salle et les exposer à une contamination. Je ne vais pas faire ça.

Alors, me voilà à essayer de faire de mon mieux pour vous atteindre, pour vous parler à travers ces vidéos.

Ce n’est pas comme s’il y avait plein de monde dans cette pièce, il n’y a personne d’autre que moi. Je rentre, j’allume la lumière, j’allume l’appareil photo, je filme, je retire la carte mémoire, je télécharge le fichier et c’est parti !

Je suis habitué à parler en vidéo, mais habituellement il y a beaucoup de monde autour de moi, quelqu’un s’occupe de la caméra, quelqu’un s’occupe des lumières, quelqu’un de l’audio. Tout se met en place et je fais ce que j’ai à faire.  Alors, lequel des deux est réel, qu’est-ce qui est réel ?

En avril 2019, il n’y avait aucune indication, du moins pour nous, au sujet du coronavirus, tout allait bien, tout était super. Et soudain, courant décembre, nous avons commencé à entendre « Coronavirus, Coronavirus » et tout a commencé à changer, et puis les confinements ont commencé. Confinement ici, confinement là-bas.

Mais la réalité de ce souffle n’a pas changé. J’ai parlé aujourd’hui à quelqu’un au téléphone, et il disait: « Oui, tout a changé à cause de ça. »

J’ai dit « non, non, c’est peut-être un obstacle dans notre plan mais la réalité, la vraie chose n’a pas changé.

Le souffle vient toujours en vous, et c’est ce qui vous maintient en vie, vous maintenait en vie, et vous maintient en vie maintenant, et, on l’espère, si vous prenez ces précautions, il continuera à vous garder en vie, peut-être en vie plus longtemps que vous le souhaitez. Ce serait super. »

Donc, votre vie, votre existence, c’est un moment important pour penser à cette réinitialisation. Laissez aller, lâchez ce fardeau que vous portez sur vos épaules, et tenez-vous droit pour une fois. Avancez dans cette vie et apprenez de ce moment. Profitez d’être en vie, même durant ces circonstances bizarres.

Ne les laissez pas vous affecter, elles n’ont pas besoin de vous affecter. C’est ce que c’est. Tout ce qu’il vous faut faire, c’est prendre des précautions et, si vous les prenez, tout ira bien, vous irez bien.

Alors prenez soin de vous, soyez en sécurité, portez-vous bien, et par-dessus tout, soyez.

Je vous verrai demain. Merci.

Prem Rawat :

En confinement, 14è jour 00:27:05 En confinement, 14è jour Video Duration : 00:27:05 avec Prem Rawat

En confinement avec Prem Rawat- Jour 14

Bonjour à tous. J’espère que tout le monde va bien, que vous êtes en sécurité, que vous vous sentez bien.

Aujourd’hui, je vais lire quelques commentaires et questions qui viennent de personnes qui suivent le PEP.

Oh, à propos, oui, nous travaillons pour rendre disponible le PEP ; il faut avoir de la patience parce qu’habituellement quand un PEP est organisé, les gens se rassemblent, ils expriment leurs commentaires, leurs pensées, leurs idées, mais évidemment, ça ne se passera pas ainsi.

Donc nous essayons de faire en sorte que je puisse le conduire – je serai l’animateur, en fait. Les gens pourront écrire et envoyer leurs commentaires ou parler de leurs découvertes, ainsi de suite, et je pourrai vous en lire certains. Donc il y a beaucoup de préparation à faire et nous travaillons là-dessus. Ça se passe bien, ça avance et je pense que ça va être sympa.

Donc, voici une question, la plupart viennent d’établissements correctionnels. « Que signifie apprécier la vie, savourer chaque moment, accueillir chaque jour comme une occasion pour la joie ? Il y a l’amour, il y a la bonté, il y a la haine et la colère, mais cette vie est un cadeau. Et je veux comprendre aussi clairement que possible et vivre chaque jour pleinement.

Ce qui pousse dans le jardin de ma vie dépendra de la façon dont je vis. Chacun a le pouvoir de se transformer, et c’est mon moment. »

C’est ce que cela veut dire, en fait vous avez répondu à votre propre question. Parce que pour apprécier la vie, pour savourer chaque journée, vous devez commencer par voir les choses d’une perspective tout à fait différente. Et cela fera partie de cette formation que je prépare.

Et l’une des choses qui m’est venue à l’esprit s’appelle « inchangé » « non-changement ». Que veut dire « non changement » ? Cela signifie qu’il y avait une époque où vous étiez dans la présence de toute la bonté qui était dans votre cœur. Les choses allaient bien ! Vous aviez cet œil ; vous aviez cette perspective ; vous aviez cette vision qui recherchait le meilleur. Vous ne voyiez pas les choses de manière biaisée, mais à partir du point de vue de ce qui est réel.

Parce que nous ne voyons pas la réalité à travers les yeux de la réalité, mais à travers nos yeux. Et au moment où nous commencons à regarder cette réalité, les yeux à travers lesquels nous regardons sont incroyablement contaminés. Mais quand nous commencons à voir la réalité avec les yeux de la réalité, alors tout change réellement, tout. Toute la perspective change.

Donc, une des choses que vous avez à faire est « l’inchangement », ce qui veut dire qu’il y a eu beaucoup d’idées qui vous ont été apportées. Et ces idées, certaines d’entre elles sont correctes et d’autres ne le sont pas et l’on doit faire le tri, on doit les trier. Vous devez choisir comment vous souhaitez être. Vous devez prendre cette décision.

Alors, une des choses dont parlera cette formation, peut-être que j’en dévoile trop ici, c’est :« Vous devez avoir le contrôle ». Et il vous faut avoir une perspective claire. « Que voulez-vous dans votre vie ? » Que voulez-vous, comment voulez-vous être, comment voulez-vous exister ? Pas comme les autres personnes vous l’ont dit et souhaiteraient que vous soyez.

Voyez-vous, c’est une situation très étrange, en effet beaucoup de ce qui est attendu de nous, c’est que l’on soit d’une certaine manière « nous devrions être comme ceci, comme cela », ces manières sont créées par la société afin que nous puissions avoir notre place dans la société. La société veut nous mouler.

Mais en fait, ça se retourne contre elle la plupart du temps. Parce que dans notre moulage, nous nous perdons nous-mêmes et le plus nous nous perdons nous-mêmes, plus nous sommes désorientés. Et plus nous sommes désorientés, plus nous commencons à nous tourner contre ce que veut la société.

En fait, si vous vous connaissez vous-même, si vous êtes en contact avec cette joie, avec cette beauté, vous allez être un bien meilleur membre actif de cette société que celui que la société incite à faire partie d’elle-même.

Alors, je ne suis pas là pour la société, je suis là pour vous. Et je souhaite que vous deveniez fort et que vous compreniez ce que signifie « apprécier la vie, savourer chaque instant. » Et que vous fassiez ces choses que vous avez réellement besoin de développer, (je devrais dire redévelopper), parce que cela fait partie du non-changement.

Ce que je vous dis, c’est que, dans votre vie, vous savez. Vous avez ces pouvoirs en vous. Vous avez oublié comment les invoquer. Vous ne savez plus comment les invoquer, alors pouvons-nous nous réunir et ensemble ré-invoquer ces pouvoirs, de sorte que le critère soit la bonté ? Je ne veux pas divulguer davantage cette formation, mais c’est comme si je ne pouvais pas m’en empêcher.

Et bien sûr, nous en parlerons quand il y aura la formation, soyez patient avec vous-même, avec votre propre compréhension, parce que cela prend beaucoup de temps pour sortir du trou dans lequel nous nous sommes mis nous-même. Cela prend beaucoup de temps de développer, de redévelopper cette perspective et de commencer à voir la réalité avec les yeux de la réalité

Voilà ce que ça demande : « Accueillir chaque jour comme une opportunité pour la joie. » Vous devez devenir opportuniste. Vous devez réellement comprendre de quoi il s’agit. Comprendre ce concept, être dans ce centre commercial, pour un temps limité, et n’être autorisé à rien emporter avec soi…

Vous ne pouvez emporter, physiquement, rien avec vous. Voilà la distinction que vous devez faire, vous ne pouvez rien emporter physiquement. Vous pouvez tout avoir dans ce centre commercial, il y a absolument tout. La seule chose que vous pourrez emporter… Et voilà l’astuce, l’astuce c’est de profiter de cet endroit…

Et l’idée de base c’est que c’est comme une loterie ; vous avez gagné à la loterie et le prix que vous avez gagné, c’est de passer un certain nombre de jours dans ce centre commercial. Et ce centre commercial est fabuleux. Mais quand le temps aura expiré, vous n’avez pas la possibiité d’emporter quoi que ce soit avec vous. Alors, qu’allez-vous faire ?

Et bien, la stratégie, c’est de profiter de chaque jour autant que vous le pouvez et quand le temps sera révolu, ce que vous emporterez avec vous, c’est la gratitude, la reconnaissance, c’est la joie que vous avez eue. « C’était merveilleux, c’était merveilleux d’être là-bas. » Voilà l’astuce.

Et cela demande du temps : Ça prend du temps pour s’en approcher, parce que cela a pris beaucoup de temps pour dévier de ce qu’est notre réel potentiel.

Une autre question, qui vient d’un établissement correctionnel pour femmes, « Prem, comment as-tu trouvé la paix ? » Et bien, de la même manière que tu vas la trouver, en moi ! J’ai commencé, et à nouveau cela demande du temps pour porter de l’attention en soi. Et mon père a eu la bonté de me donner un moyen, un miroir, quand j’ai eu ce miroir, j’ai pu y regarder et voir le vrai moi, le moi réel.

Et puis le commentaire est « C’est mon atelier favori. J’essaye de ne jamais le rater. Le bonheur n’est pas ce que nous avons, mais ce que nous ressentons. » Vous avez compris. C’est ça ! « Le bonheur n’est pas ce que vous possédez, mais ce que vous ressentez. » Parce que le bonheur ne peut qu’être ressenti.

La paix n’est pas ce que vous avez. La paix est ce que vous pouvez ressentir. La joie ne concerne pas ce que vous possédez, mais ce que vous pouvez ressentir. L’amour ne concerne pas ce que vous possédez, mais ce que vous ressentez. La lucidité ne concerne pas ce que vous avez, mais ce que vous ressentez. Génial. C’est ça, vous avez compris !

« Nous cherchons la plénitude à l’extérieur quand il nous faut regarder en nous. » Absolument vrai. Ceci vient d’une université pour adultes : « Comment puis-je faire la séparation entre moi et mes soucis quotidiens ? »

Etes-vous vos soucis quotidiens ? Les soucis seront toujours là. Ce n’est pas comme si vous preniez congé de vos problèmes pendant deux minutes, et qu’après vous deviez les rechercher. Non, ils vous retrouveront. Ne vous inquiétez pas, n’ayez pas peur de les perdre. Ils seront toujours là.

Ce qu’il vous faut faire, c’est établir une séparation. C’est exactement comme quand le sommeil arrive. Vous êtes là, peut-être êtes-vous assis dans un bus. Le bus est bondé, il est plein d’inconnus. Si vous n’avez jamais vu de bus, eh bien ce n’est pas l’engin le plus aérodynamique ni le plus silencieux.

Il y a des secousses, vous êtes balloté, et souvent dans les bus, les sièges ne sont pas très confortables…

Puis, le sommeil arrive. Alors, il ya du bruit, toutes les choses sont contre vous, vous avez du bruit, vous êtes au miieu d’inconnus (ce n’est pas vraiment un bon environnement pour dormir). Vous êtes assis sur ce petit siège qui n’est pas du tout confortable. Et de nouveau, rien n’est propice au sommeil parce que vous devriez être allongé. Mais le sommeil vient.

Alors que se passe-t-il ? Et bien toutes ces autres choses qui ne sont pas appropriées partent par la fenêtre, et tout doucement, tout doucement, vos yeux deviennent de plus en plus lourds et vous vous endormez.

C’est ce qui doit arriver ici également. Le besoin, comprendre le besoin (pas le souhait, le besoin) devient si bon ; la soif (et j’en parle comme d’une « soif »), la soif devient si puissante qu’elle dépasse toutes les autres choses. Tous les soucis, toutes ces choses qui ne sont pas propices à la paix, elle les supplante toutes. Voilà de quoi il s’agit.

La question est : « C’est important de savoir ce qui se passe dans le monde, mais ce n’est pas aussi important que ce qui est à l’intérieur. Comment puis-je prendre du recul, faire ça ? » De nouveau, c’est une question de pratique. Il fut un temps où vous ne vous souciiez pas de ce qui se passait dans le monde – vous ne saviez pas ce qu’était le monde. Et tout ce qui vous préoccupait, c’était vous-même.

Maintenant vous avez appris ce comportement. Et je ne dirais pas que vous devriez arrêter de vous inquièter pour ce monde. Mais c’est également bien de savoir ce qui se passe à l’intérieur de vous. Et de nouveau, c’est cet état inaltéré qui doit émerger.

Question : « Il fait paraître tout ça si simple. Le monde est si peu paisible. Comment revenir en arrière ? Est-ce même possible ? » Bien sûr que c’est possible. Si ce n’était pas possible, eh bien, j’imagine que je serais en train de perdre mon temps. Mais je sais que je ne le perds pas, je sais que je peux changer la donne.

Là, c’était les questions, et voici des commentaires : « Je pensais que cet atelier serait une réflexion sur la manière d’apporter la paix dans le monde, mais Prem parle de la paix qui est déjà à l’intérieur. » Oui. « Plus je trouve la paix en moi, plus elle rejaillit sur les autres. »

Oui, c’est la première chose que je disais « quand la société essaye de vous mouler d’une manière particulière…      « Mais ce n’est pas nécessaire parce que quand vous devenez entier…

Quand vous êtes allumé comme une lampe, comme une bougie ; une bougie allumée peut allumer une bougie non allumée. Si vous prenez une bougie éteinte et que vous la frottez ou que vous l’approchez de la flamme qui est sur la bougie allumée, la bougie non allumée ne va pas éteindre la bougie allumée, mais bien au contraire, la bougie allumée va allumer la bougie éteinte.

Et ça, c’est la règle la plus puissante, c’est là-dessus que je mise pour apporter la paix au gens dans ce monde.

« Prem dit que ‘ tout ce que vous voulez, c’est être en paix,‘ ce qui est très profond. Vous cherchez, vous cherchez, mais c’est en vous. » Oui, c’est en vous. « Il y a une chanson qui dit ‘ Les gens qui ont besoin des gens sont les plus heureux du monde.’ Prem dit ‘ Les gens qui se connaissent eux-même sont les plus heureux du monde. » Absolument, vous y êtes tout à fait.

« Ce programme d’éducation à la Paix m’a surpris parce que ce n’était pas ce à quoi je m’attendais. Je revois les décennies passées où je n’étais pas très conscient. Ce que dit Prem est simple, c’est déjà là. Il est juste question de regarder au-dedans et de trouver la satisfaction. » Voilà ; voilà ; c’est ça ; c’est ça ! Vous avez pigé. Voyez-vous, c’est si simple. C’est si simple.

« Beaucoup d’entre nous n’ont jamais posé ces questions que Prem pose. Nous avons peut-être été curieux à propos de nous-mêmes, mais la vie passe. Prem aide à être plus ouvert et réfléchi. Tout ce qu’il dit me ramène à mon cœur. » Je l’espère. Je l’espère.

Celle-ci encore. Elle provient d’une église, d’une Mission Baptiste. « Je prie constamment pour la paix. Malgré le sexisme, le racisme et d’autres maux sociaux, je souhaite une nation paisible. » Nous le voulons tous – nous voulons tous cela. Ce n’est pas unique ; c’est votre besoin ! Ce n’est pas un souhait, c’est votre besoin et c’est très important.

« Pensez-vous que la manière dont on a été élevé favorise le conflit avec les autres ? »

Ce n’est pas la manière dont on a été élevé, mais la manière dont on a été endoctriné qui amène des conflits avec les autres, c’est cet endoctrinement qui doit être inversé. Et c’est pour ça que je n’appelle pas cela « le changement », mais « le non-changement » qui doit se passer. C’est très puissant, cette chose, le non-changement et j’espère que, si nous avons cette formation, ce sera abordé.

Une autre question : « Comment puis-je mieux aider les adolescents ? » Ne les traitez pas comme des adolescents, traitez-les comme des êtres humains et vous les aiderez. Croyez-moi, les adolescents ne souhaitent pas être traités comme des adolescents. Quand vous étiez adolescent, souvenez-vous, vous vouliez être un adulte !

Et c’est ce grand saut que fait un enfant pour devenir un adulte. Ne traitez pas un adolescent comme un adolescent et vous serez son ami. Traitez un adolescent comme un adolescent, vous serez son ennemi. C’est aussi simple que ça. (Presque un « ennemi »).

Un établissement de réinsertion : « Ce qui compte, c’est ce que je comprends et non pas ce que je ne comprends pas. Ma clarté est tellement importante. » (C’est un témoignage.) « Je peux nourrir la bonté en traitant les autres comme je veux être traité. » Oui, bien sûr.

« Mon fils de quatre ans me décrit son nouvel ami. Il me dit qu’il aime les ‘Transformers’ et que sa couleur favorite est le vert. « Et encore, dis-je ? » Il dit : ‘Sa peau est plus foncée que la nôtre’. Pour moi, cela aurait été la première chose. Mais pour mon fils, c’était la moins importante. » Absolument. La différence de couleur, la différence de ceci, de cela, différence de langue…

Mais avant que vous sachiez parler, quel langage aviez-vous ? Vous pouviez communiquer avec quiconque. Vous communiquiez avec votre mère, en lui faisant savoir que vous aviez faim, que vous aviez un désagrément. Alors bien sûr, c’est très très puissant, une très belle chose.

 

« J’ai eu une révélation » - ceci vient d’un centre de transition pour femmes – « J’ai eu un moment révélateur quand Prem a dit : « votre potentiel est une graine qui dort ». J’ai toujours pensé que la paix était quelque chose qui se construisait. Je n’avais pas réalisé qu’elle existait déjà en moi. »

Une autre : « Je prospère, je ne fais pas qu’exister. Alors ma vie peut vraiment devenir quelque chose. » Absolument.

« Prem parle de ‘la danse de la vie’. Parfois la moindre petite chose peut nous ébranler. Je veux rester fort avec cette force intérieure. Alors je pourrai dire ‘j’y suis’ »

Absolument, cette force intérieure, c’est ce dont il s’agit, vous l’avez – vous avez toutes ces choses déjà en vous ; vous avez besoin de les invoquer, vous avez besoin de savoir comment entrer en contact avec elles. Se connaître soi-même, c’est ce dont il s’agit.

« Si je sais qui je suis à l’intérieur, alors le pardon et la joie ne me quitteront jamais. Tout le reste va changer sauf qui je suis réellement ». Absolument. Et spécialement dans ces circonstances, c’est très vrai. « Si je sais qui je suis de l’intérieur, alors le pardon et la joie ne me quitteront jamais. Tout le reste change sauf ce que je suis réellement. » C’est juste.

Toutes les autres choses changent, pas vous. C’est le pourquoi du non-changement

« J’aurais fait n’importe quoi pour l’amour. Je le cherchais partout sauf à l’’intérieur. Tant que nous ne savons pas regarder en nous-même, nous ne savons pas qui nous sommes. » Absolument. Absolument. Vous êtes dans le mille.

En voici une autre. « Durant mon enfance, j’ai subi des choses horribles, et je ne peux pas les oublier. Mais c’est mon choix de pardonner et de découvrir qui je suis réellement. Je grandis chaque jour. » Oui, quoi qu’il arrive.

Et c’est ce dont je parle, « le pardon ». Qu’est ce que le pardon ? Le pardon n’est pas d’accepter les actions des autres, ou de leur pardonner. Le pardon, c’est couper les cordes afin de pouvoir être libre, afin de pouvoir avancer. Voilà le pardon.

« Le pardon est important. Je ne le fais pas pour l’autre personne, je le fais pour moi. » Exactement, c’est cela le pardon. Vous le faites pour vous, pas pour l’autre personne. Pas pour avoir l’air de quelqu’un de super aux yeux des autres. C’est couper ces cordes afin que vous puissiez être libre.

Ceci provient de Grèce, (divers endroits), une prison pour femmes. « J’étais curieuse à propos du Programme d’Education pour la Paix et j’ai décidé d’aller voir. Tout d’abord, je n’ai pas compris. Puis au bout d’un moment, le programme est devenu très nécessaire. J’ai appris à m’aimer et à me comprendre. Maintenant, je parle mieux et je me conduis avec respect envers les autres personnes autour de moi. »

C’est ce dont je parle – la société vous endoctrine mais en fait ça ne marche pas et aussitôt que vous commencez à vous connaître vous-même, vous devenez plus entier, vous devenez plus complet.

« Grâce à ça, je parle mieux et je me conduis avec respect envers les gens autour de moi. J’ai été influencée positivement par ce programme et ce que j’ai appris fait partie maintenant de ma vie quotidienne. » Merveilleux.

Une autre personne dit : « En entrant en prison après avoir perdu le membre favori de ma famille, je me suis dit ‘Tout est fichu’. Je me suis demandée ‘Pourquoi elle et pas moi ?’ Ma paix a été recouverte par le voile noir de la tristesse et mon âme était en deuil. Je me suis dit. Quelque chose en moi disait ‘fais quelque chose, ma fille’. C’est alors que je me suis inscrite au Programme pour la Paix.

« Un jour j’ai entendu Prem dire, ‘les humains vivent en moyenne 25 550 jours.’ C’est notre temps sur terre. Alors j’ai compris que j’avais encore du temps. Il a dit de ne pas être influencé par les soucis, tant que le cadeau de ce souffle va et vient à l’intérieur de moi. Je vais persister, connaître la paix en moi. Je rêve d’un meilleur lendemain et j’essaye de me souvenir qu’aujourd’hui est ma réalité. »

Si vous pouvez savoir qu’aujourd’hui est votre réalité, demain sera bien, croyez-moi. Parce que demain, quand ce « demain » viendra, il viendra en tant qu’aujourd’hui et que serez-vous en train de faire ? Regarder ce demain comme « aujourd’hui », dans la réalité qui existe en vous. C’est la façon de faire.

« J’ai suivi le Programme d’Education pour la Paix et il m’a influencé pour faire beaucoup de bonnes choses dans ma vie. J’ai trouvé la paix profondément en moi. Elle peut être une petite graine mais elle est tellement bénéfique. Je peux l’exprimer comme l’amour ou comme une étreinte car c’est ainsi que je le ressens à l’intérieur. Je me sens rempli chaque jour par ce que j’ai appris dans ce programme et je souhaite que tout le monde puisse être influencé par la paix. »

« En écoutant Prem, j’ai trouvé la paix en moi. Quand j’ai commencé à prendre soin de la graine de la paix, elle a commencé à m’influencer dans ma vie quotidienne. Maintenant je me réveille avec joie et gratitude. Comme la soif pour l’eau, de la même manière je me languis de ressentir la paix. » Donc que puis-je dire ? C’est la bonne façon de vivre. C’est la façon de vivre.

Ceci vient de Caroline du Nord, un établissement correctionnel pour femmes. « La classe pour la paix a été une telle révélation J’aime vraiment apprendre au sujet de la richesse intérieure et du fait d’être satisfaite, qu’importent les circonstances extérieures. Merci. »

Une autre, « Simplement écouter Prem me donne un sentiment de paix. » Merci. Et « j’ai appris avec le Programme d’Education pour la Paix que j’ai la paix à l’intérieur de moi et le pouvoir de créer ma propre destinée. » Oui.

En voici une autre. « Venir à l’atelier pour la paix est le meilleur moment de la journée, c’est merveilleux. Pendant ce temps où notre établissement est fermé au monde extérieur, il devient évident à quel point votre service a du sens pour les femmes. Ce programme, les ateliers que vous proposez, nous manquent réellement durant ce temps. » Et ceci vient du Superviseur du Programme Correctionnel.

Donc, j’ai pensé « pourquoi ne pas parler de ça aujourd’hui ? » Nous n’avons pas toujours l’occasion de partager ces expressions. Donc je voulais prendre ce temps pour les partager avec vous.

Ce sont des personnes qui, d’une certaine manière, ont été en confinement et sont en confinement. Et peut-être que bientôt cette histoire de coronavirus sera terminée et l’on pourra continuer à circuler, mais ces personnes seront toujours en confinement. A quel point est-ce important pour elles de ressentir la paix.

Donc, j’espère que vous êtes en paix, que vous vous portez bien. Alors allez aussi bien que possible, soyez en sécurité – et le plus important de tout, soyez. Merci.

En confinement, 30e jour 00:19:52 En confinement, 30e jour Video Duration : 00:19:52 avec Prem Rawat

En confinement avec Prem Rawat – 30e jour

 

Bonjour à tous, j’espère que vous allez bien, que vous vous sentez bien et êtes en bonne santé.

J’ai lu une question que m’a envoyée un très bon ami. Et l’une des choses qu’il voulait savoir était : « Quelle histoire serait la plus appropriée pour illustrer ce que nous vivons en lien avec le coronavirus, avec ce qui se passe actuellement ? »

Je me suis mis à y réfléchir et ce qui m’a semblé très évident, à moi du moins, c’est que l’on peut en faire toute une histoire, ce qui est le cas ! Je n’essaie pas de minimiser son importance. Non. C’est historique. C’est énorme.

Quand on voit des animations qui montrent comment ça se propage et la suite, cela ressemble à une catastrophe, prévisible de longue date, non ?

Néanmoins, vous devez vous concentrer sur ce que sont vos besoins. Vous devez comprendre ce que vous êtes parce que cela n’a pas changé. Les circonstances ont changé, les circonstances extérieures ont changé, mais ce que vous êtes ainsi que vos besoins n’ont en rien changé.

Bien sûr, il est dans notre nature de ressentir un manque lorsqu’on nous prive d’une chose, lorsqu’on nous l’enlève. Nous l’aimons encore plus, nous la voulons encore plus.

En fait, beaucoup de personnes que je connais aiment plutôt s’asseoir dans leur salon pour regarder la télévision, jouer à un jeu vidéo, écouter de la musique ou lire un livre. Mais maintenant que nous ne pouvons pas sortir, nous voulons tous sortir, aller à la plage, pratiquer ce genre d’activités.

C’est très, très intéressant. J’en reviens au fait que le principal n’a pas changé c’est-à-dire vos besoins, ce que vous voulez, votre journée, le fait d’exister, de survivre, de vivre. Cela n’a pas changé.

Alors, quelle serait l’histoire la plus appropriée ? Eh bien, j’y ai longuement réfléchi et j’ai dû chercher loin dans ma mémoire, très loin. C’est une histoire que je racontais il y a très longtemps et cela fait très longtemps que je ne l’ai pas racontée.

C’est une histoire courte et rapide. C'est l’histoire d’un roi qui un jour se retrouve complètement ivre. Il monte sur son éléphant qui est ivre lui aussi. Et tous deux vont là où l’éléphant veut bien les emmener. L’éléphant va n’importe où, partout où il décide d’aller.

Ils sont plutôt en piteux état, ils sont saouls et ni l’un ni l’autre ne maitrise quoi que ce soit, aucun des deux n’a la situation en main, aucun ne sait que faire.

L’éléphant finit par trébucher sur un obstacle et le roi, qui est assis sur l’éléphant, sur son dos, bascule et tombe dans un puits. Sa chute le fait dessaouler un peu et il se retrouve agrippé à du lierre, un lierre très solide. Il s’y agrippe, il est vivant, il est sauf.

À ce moment-là, il se demande ce qui lui arrive et, rapidement dessaoulé, il essaye d’évaluer la situation.

Il est donc au milieu de ce puits, agrippé au lierre. Il lève la tête et voit deux rats, un rat noir et un rat blanc, bien occupés à ronger ce lierre. Il regarde alors en bas pour voir ce qui s’y trouve. Et là, en bas, il voit de nombreux serpents qui sifflent, des scorpions, des animaux mortellement venimeux. Voilà qui n’est pas très réjouissant pour lui.

Donc, il en est là : il est agrippé à ce lierre, dans le puits. Il lève la tête et voit deux rats qui sont très occupés à essayer de couper le lierre, de venir à bout du lierre. Puis il regarde en bas, là où il va forcément tomber une fois le lierre coupé, et il y a tous ces serpents venimeux, ces scorpions et autres animaux dangereux.

Mais faisons une pose un instant, l’histoire s’interrompt quasiment là. Elle est destinée à vous faire réfléchir, vous faire prendre du recul. Le roi, c’est vous, bien évidemment. Vous êtes le roi. Tout ce que vous dirigez, votre petit monde, c’est cet éléphant. Cet éléphant est ivre et vous aussi !

De quoi êtes-vous ivre ? Eh bien, d’inconscience. Vous vivez mais vous ne maitrisez rien. Sauf que vous n’hésitez pas à vous plaindre, à regarder ce qui se passe autour de vous en disant : « Je ne comprends vraiment pas pourquoi cela se passe ainsi ! ». Vous en voulez à Dieu, à telle personne, à telle autre personne. C’est sans fin.

L’histoire est donc métaphorique. La métaphore ici est que dans ce scénario vous êtes le roi. Et l’inconscience est votre ivresse. Nous vivons nos journées en voulant que toutes se ressemblent plus ou moins : « Je pars, je me lève à telle heure… »

Savez-vous combien de personnes aux États-Unis programment l’alarme de leur réveil sur une certaine heure et n’y touchent plus ?  Et la règle est que le samedi et le dimanche, s’ils ne travaillent pas le week-end, ils ne mettent pas l’alarme. Puis le lundi c’est reparti pour la même routine.

Certains programment leur cafetière car ils savent qu’ils doivent se lever à la même heure chaque jour.

Nous suivons donc ce schéma-là et je ne suis pas en train de juger si c’est bien ou si c’est mal, je fais simplement un parallèle avec l’histoire pour essayer d’en éclaircir le sens.

Puis il y a notre petit monde que nous avons créé, rempli d’inconscience. Nous ne décidons pas. Le monde nous fait miroiter de beaux téléphones, de beaux objets. En voyant tout cela, nous disons : « Oui, oui, j’en veux un, je veux ceci, je veux cela. »

Nous passons en voiture devant une belle maison en vente, ou autre chose, et nous disons : « Je veux ça aussi. » Ou une magnifique voiture : « Oui, je veux la même. »

Alors c’est comme si le monde entier nous poussait et nous poussait tous les jours à vouloir, vouloir, vouloir. Vouloir ceci, vouloir cela.

Le tout dans une complète inconscience de notre part. Parce que ces gens-là, croyez-moi, s’installent autour d’une table et ils réfléchissent : « Comment trouver la formule infaillible pour que les gens aient envie de ce produit, qu’est-ce qu’on va bien leur raconter ? » Ils doivent se mettre autour d’une table pour décider : « On va leur dire que cette voiture est la meilleure voiture qui existe », peu importe que la voiture le soit ou pas. Peu importe que le soda dont ils veulent faire la publicité soit bon ou pas, il pourrait même faire du mal, mais ce n’est pas ce qui les intéresse.

Ce qui les intéresse c’est : « Comment peut-on prendre le contrôle, comment peut-on leur faire entrer ça dans le crâne ? » Des pirates du cerveau ! « Comment peut-on pénétrer dans leur cerveau pour y planter l’idée qu’ils veulent vraiment ça, non pas qu’ils en ont besoin, mais qu’ils le veulent. » Alors, encore une fois, c’est parce que nous sommes incroyablement inconscients que nous l’acceptons et que nous disons : « Oui c’est vrai, c’est ce que je veux. »

Donc, l’éléphant est saoul, le roi sur le dos de l’éléphant est saoul lui aussi, personne ne sait où ils vont, ils sont complètement ivres d’inconscience tous les deux, l’éléphant s’en fiche et le roi également.

Et voilà que quelque chose se produit, un imprévu, et l’éléphant trébuche. Le Coronavirus arrive et l’éléphant trébuche. Tout à coup, le roi est éjecté de l’éléphant et tombe dans le puits, le puits du monde dans lequel nous vivons. Il y a du lierre, nous nous agrippons à ce lierre.

Le roi regarde vers le haut et voit les deux rats. Le rat noir et le rat blanc représentent le jour et la nuit. Ils sont en train de ronger la liane. Qu’y a-t-il au fond de ce puits ? Des serpents : les conséquences de nos décisions.

Et les rats continuent à ronger. Le roi se retrouve dans un dilemme : s’il ne fait rien, il va tomber parce que les rats vont finir par couper le lierre. S’il ne fait rien c’est ce qui va lui arriver, il va tomber et mourir des conséquences, des conséquences engendrées par son inconscience, c’est à dire, en ce qui nous concerne, de l’inconscience de chacun ou chacune.

Ce qu’il y a au fond du puits ce ne sont pas les conséquences d’une seule journée, ce sont les conséquences de chaque journée vécue inconsciemment, inconsciemment, Inconsciemment. Drôle de scène !

Le seul espoir, c’est que quelqu’un lui lance une corde, alors tout changerait. Car les jeux sont faits. Les deux rats font leur travail, ils se moquent du reste. Jour et nuit, le temps passe, voilà le symbole, le symbole du temps qui passe sans s’arrêter, jour et nuit.

Quand vous achetez une montre, à quoi va-t-elle vous servir ? A vous permettre de savoir à quel moment vous allez faire ceci ou cela. Mais vous êtes-vous déjà fait la remarque en regardant cette montre « mon Dieu, mais elle m’indique le temps en moins qui me reste à vivre sur terre » !

Je ne suis pas en train de vous raconter un scénario catastrophe. Car il existe une possibilité. C’est qu’à un moment donné, nous nous rendions compte que « je suis là, tellement occupé à essayer de ne pas subir les conséquences, que j’ai oublié que je suis moi-même la cause de ces conséquences dans ma vie. »

Une autre question m’a été posée, me semble-t-il par une personne probablement incarcérée. Elle dit en résumé : « J’ai commis telle et telle action et j’en subis les dures conséquences chaque jour ! »

J’aimerais vous dire : « D’accord, vous en subissez les conséquences tous les jours. Mais qu’est-ce qui rend cela insupportable ? Est-ce que ce sont les autres, ou est-ce que c’est vous ? »

Votre manière de percevoir les choses peut être changée. Vous pouvez voir la situation comme une autre occasion dans votre vie de vous transformer profondément de l’intérieur. Vous pouvez tirer de cette situation un merveilleux avantage mais pas seulement.

Je veux dire par là que je rencontre beaucoup de détenus, je vais fréquemment dans les prisons. Et une prison c’est cela, c’est un confinement. « Tu ne peux pas aller ici, tu ne peux pas aller là, tu es confiné dans cet endroit et c’est tout. »

Eh bien c’est ce que fait le coronavirus avec ce confinement. C’est ce qui arrive : « Vous ne pouvez pas aller ici, vous ne pouvez pas aller là, vous ne pouvez pas faire ceci, ni faire cela. » Vous êtes privé de votre liberté.

Et à cause de cela… Hier j’ai vu des gens qui manifestaient contre le confinement. Et je me suis rendu compte que beaucoup de ces personnes, pas toutes mais beaucoup d’entre elles, ne voulaient pas qu’on leur dise que faire. Non pas ce qu’elles font ou pas, mais elles ne veulent pas qu’on leur dise ce qu’elles ne doivent pas faire

Si quelqu’un vient leur dire : « vous devez rester dans cette pièce », elles ont horreur de ça, elles ne veulent rien entendre.

En réalité, les gens pourraient avoir un peu de bon sens et se dire : « D’accord, compte tenu des circonstances, c’est bien de ne pas transmettre… » Et jusqu’à quand ? On entend beaucoup de choses, on nous dit : « Il faudra peut-être deux ans pour mettre au point un vaccin ou cela prendra peut-être 12 mois. »

On y travaille, on y travaille et espérons qu’on trouvera un antidote ou une médication. Ce n’est pas comme s’il ne se passait rien, il y a une quantité incroyable de gens qualifiés qui travaillent pour trouver la parade contre cette chose ou améliorer la situation. Parce qu’économiquement, le prix à payer est très élevé, mais c’est ainsi.

Donc, pour en revenir à l’histoire, la seule possibilité pour le roi de s’en sortir, c’est que quelqu’un vienne à la rescousse, lui donner un moyen de sortir du puits. Qu’il comprenne la valeur de chaque jour dont il dispose et qu’il comprenne que de telles conséquences l’attendent à moins qu’il ne change sa manière d’agir.

Et ce qu’il doit changer en premier lieu, c’est mettre un terme à son inconscience, mettre fin à cet état d’ébriété et s’assurer également que son éléphant ne soit pas ivre.

Alors, c’est ce que j’essaye de faire comprendre. Que l’important, c’est notre manière de percevoir. Ce que nous devons voir, c’est la réalité. La réalité est simple, elle est belle parce que c’est sa nature. Telle est la nature de la réalité.

Elle peut paraître cruelle, elle peut paraître bizarre, elle peut paraître ainsi. Mais en réalité elle est belle. Vous êtes vivant, le souffle vient en vous, vous existez. Considérez vos besoins. Ce dont vous avez besoin, c’est d’être comblé, d’être en paix, c’est très, très simple. Et quand vous serez en phase avec cela, votre vie sera différente et ce dont je parle aura beaucoup plus de sens pour vous.

Ce que nous considérons comme étant normal, c’est faire toutes ces autres choses et perdre notre temps. La seule chose que nous ne pouvons pas nous permettre de gâcher, c’est le temps. Parce que c’est une ressource qui ne revient pas. Une petite amie, nous pouvons en trouver une autre, une femme, nous le pouvons aussi. Pour les enfants, bon, nous pouvons toujours essayer.

Mais le temps, ce n’est pas possible. Un métier, deux métiers. Nous pouvons essayer ce travail-ci, nous pouvons essayer ce travail-là. Si ça ne marche pas nous pouvons en essayer un autre. Mais le temps, nous ne pouvons rien y changer, il n’y a pas de bouton retour en arrière, ni de bouton stop.

Alors voilà, j’espère que cela vous parle, le plus important est de se sentir réconforté, de se sentir à l’aise. Tout va bien, tout va bien pour vous. Allez voir en vous, comprenez qui vous êtes. Regardez-vous avec vos propres yeux, pas avec ceux du monde, voyez à travers vos yeux de quoi il retourne. Et je pense que vous serez agréablement surpris.

Alors soyez en sécurité, en bonne santé, soyez.

Merci, je reviendrai vous parler.

En confinement,  24e jour 00:25:25 En confinement, 24e jour Video Duration : 00:25:25 avec Prem Rawat

En confinement avec Prem Rawat -24e jour

Bonjour à tous. J’espère que vous allez tous bien. Les jours passent, lentement. Et, bien sûr, je pensais : « Que pourrais-je vous dire pour améliorer ou rendre ces moments plus faciles et vous permettre d’en retirer quelque chose ? »

Car peu importent les faits, et plus encore pour le coronavirus, pour cette période que nous traversons, il n’y a pas de touche retour en arrière. Ce temps est tout aussi précieux que lorsque nous faisions autre chose. Il est tout aussi précieux qu’à notre naissance, aussi précieux qu’il y a dix ans, un an. Et bien sûr, maintenant que nous vivons tout cela, il est toujours aussi précieux.

Alors je me dis : « Comment en profiter au maximum ? » Je ne parle pas de faire quelque chose à l’extérieur, ni d’atteindre un objectif, mais que nous-mêmes - nous qui sommes coincés là-dedans - ressentions que nous en retirons le maximum. Que ce n’est pas juste du temps perdu à penser, à imaginer, à ruminer sur l’obligation du confinement, etc. 

Ainsi, une des conséquences de ce confinement dû au coronavirus, dans le monde entier, a été merveilleuse pour la nature. Même dans les grands parcs des États-Unis et les très beaux parcs comme le Yosemite, les créatures qui y vivent, les animaux qui y vivent ont repris possession de l’espace car il n’y a plus personne. Et ils ont toute la place pour eux.

L’autre jour je regardais un très beau documentaire, un extrait, qui montrait combien Delhi était beau. Et bien sûr, je me rappelle combien le ciel était d’un bleu profond à Dehradun, apparemment on ne le voyait plus. Mais en raison du coronavirus, même à Delhi, le ciel est d’un bleu profond, complètement dégagé.

Et c’est une bénédiction pour tous les animaux. Et c’est aussi une bénédiction pour tout ce qui nous est si précieux à nous, une belle journée, un jour ensoleillé où il fait chaud…

En fait, vous voyez que j’ai un pull. Et vous vous demandez, où est-il ? Eh bien je suis en Californie et, en Californie du Sud, il fait froid. Les températures tournent autour de 18, 19 degrés. Donc, il fait plutôt frais. Et quand il y a du vent, il fait très froid.

Mais revenons-en à ce que je disais. Donc, c’est une bénédiction, vraiment une bénédiction. Et quelqu’un vient juste de m’envoyer une photo de France, de Paris, où la Seine est magnifique, il n’y a pas de bateaux. C’est très, très calme et l’on voit le reflet des nuages dans l’eau. Bien sûr, c’est un photographe professionnel qui m’a envoyé cette photo et c’est magnifique. C’est quelque chose d’exceptionnel.

Alors, qu’est-ce que j’essaie de dire ? Eh bien, voici : Quand nous, les êtres humains, faisons ce que nous faisons, ce que nous considérons comme « nos activités normales, quotidiennes », et je ne parle pas d’aller aux toilettes, mais d’utiliser un moyen de transport pour se rendre sur son lieu de travail et puis au travail, trouver une place pour se garer ; ensuite faire le chemin inverse, rentrer à la maison…

Et tous ces va-et-vient : « Aller déjeuner quelque part, aller faire ceci, aller faire cela… », tous ces trucs qu’on doit faire.

Quand ça s’arrête, tout devient très silencieux, tout devient très calme. Et du coup, on ne s’en rend peut-être même pas compte, chaque jour, tout ce nous faisons a un profond impact sur la nature qui nous entoure, mais c’est le cas.

Alors, si nous considérons la nature comme un écosystème et que nous voyons comment ce nouvel arrivant, relativement nouveau, fait vraiment n’importe quoi, perturbe tout, nous avons une idée assez exacte de ce qui se passe en réalité.

Car quelque chose est perturbé. Alors, qu’est-ce que cela a à voir avec ce dont je veux vous parler ? Eh bien voilà : dans notre vie, dans notre existence, il y a aussi une belle nature qui veut exister, qui veut vraiment apparaître.

Et peu importe ce qu’on a décidé là-haut de faire, toutes nos petites habitudes, toutes nos petites compréhensions, nos petites choses que nous jugeons importantes, ce ne sont rien qu’un bruit insupportable et, lorsqu’il cesse, quelque chose de beau arrive, quelque chose de beau apparaît, quelque chose de beau émerge.

Les oiseaux reviennent. Les créatures qui sont souvent craintives et effrayées commencent à se faire voir. Et on voit l’éclat des choses. On voit vraiment comment c’esten réalité, que c’est beau ! Quand j’ai vu ces photos de Delhi, j’ai été stupéfait. Car cela faisait des années que je n’avais pas vu Delhi comme ça. En fait je ne l’ai jamais vu comme ça. Comme je suis pilote, j’ai souvent survolé l’Inde. Et, mon dieu, la visibilité est tout le temps horrible, qu’on y vienne en avion ou en hélicoptère. Il faut être loin de Delhi, aller vers l’est, loin de Delhi, pour que la visibilité s’améliore un peu.

Mais au cœur de Delhi, voir cette beauté, on se dit : « Ouah ! C’est vraiment magnifique ! » C’est ce que nous faisons qui l’empêche d’être aussi magnifique. Et donc, concrètement, très concrètement, cela provoque beaucoup de perturbations. Toute la pollution à Delhi fait mourir des personnes jeunes et affecte sévèrement les enfants.

Et si l’on applique cela à nous-mêmes, tout ce que nous faisons sans réfléchir, sans penser à l’impact, aux conséquences que cela peut avoir sur nos vies…

Mais on y va : « On va faire ceci, on va penser à ceci et cela et on va croire à ceci et on va croire à cela. Mais quelles en sont les conséquences pour nous-même ?

Quelles sont les conséquences pour nous de ne pas nous connaître ? C’est comme polluer l’existence, polluer la pureté de ce qui peut être, de ce qui doit être. Et cette compréhension devient très confuse, très déformée.

Parce que maintenant, à cause de ce Coronavirus, on ne joue pas à quitte ou double. Non on ne peut pas. Il faut rester confiné sinon on va être malade. Et toutes les questions du genre : « Et notre travail ? Doit-on aller au travail, etc. ? » En fait, non, non, non, vous n’allez pas au travail, on se détend ! Il est plus important pour vous d’être vivant.

Qu’est-ce que je peux ajouter à ça ? C’est qu’il est plus important pour vous d’être en bonne santé, non seulement physiquement, mais mentalement, en vous. De ne pas être pollué par toute la pollution que nous créons, mais d’être clair sur ce que nous comprenons, ce que nous savons, sur ce que sont la joie et la plénitude.

Parfois on se demande : « Pourquoi ci, pourquoi ça, pourquoi, pourquoi est-ce que ça m’arrive à moi, pourquoi moi ? » Mais on ne voit pas que nous avons créé un environnement tellement pollué pour nous-même, en nous ; on s’est laissé polluer par tellement d’idées préconçues.

Et vous savez, cette idée préconçue peut être très, très petite, ça peut être une idée presque insignifiante. Comme pour cette jeune fille au Cambodge, il y a pas mal d’années —ce doit être une femme maintenant— mais cette jeune fille qui, à l’époque, allait à l’école et était catastrophée parce qu’elle avait perdu son portable.

Voilà le genre de pollution dont je parle. C’est de la pollution. Elle n’avait pas à être catastrophée. Elle aurait pu passer à autre chose mais elle était tellement polluée, contaminée par toutes sortes d’idées…

C’est parce que c’était tellement important de son point de vue, c’était tellement important d’avoir ce moyen de communiquer avec ses amis. Ça lui venait d’où ? Ça ne lui était certainement pas venu à sa naissance. Peu lui importait alors ses amis, elle ne les connaissait pas.

Mais en grandissant, on laisse tout ça s’installer en nous et ça crée une énorme pollution, mais on ne s’en rend pas compte parce que chaque fois on trouve une raison pour laquelle on a besoin de ces choses-là. Chaque jour on trouve une bonne raison pour laquelle telle chose est importante pour nous, alors que ce qui est vraiment important, c’est d’être clair et d’être dans l’état de pureté originel d’un être humain.

Nous vivons en société et, croyez-moi, je ne dénigre pas la société. De très belles choses ont été réalisées par la société, après tout beaucoup de maladies ont été vaincues, beaucoup de merveilles technologiques ont été créées, beaucoup de choses ont été faites. Il peut faire 40 degrés en plein désert et on peut rester au frais. Ce genre de choses, je les apprécie.

Mais en même temps, on a laissé s’installer d’autres choses nuisibles, qui, de fait, nous font du mal. Et nous ne nous demandons pas pourquoi ces choses nous font du mal, pourquoi elles nous affectent.

En tant que société, nous avons, bien sûr, réalisé ces choses-là, mais nous avons aussi des prisons surpeuplées, pleines, pas de gens trouvés sur Mars, pas de gens trouvés sur la Lune, mais d’êtres humains qui viennent de cette Terre. Qu’est-ce que c’est que ça?

On raconte cette histoire au sujet de Salomon. On amène devant lui un voleur et le roi demande : « Qu’a-t-il fait de mal ? » « Il a volé du pain. » Le roi se tourne vers l’homme et lui dit : « Pourquoi as-tu volé du pain ? » « C’est parce que je n’avais rien à manger, j’avais faim, j’ai vu le pain et je n’ai pas pu résister. »

Alors le roi déclare : « Ce que tu as fait est très mal. Et cela mérite d’être puni par 100 coups de fouet. L’homme se met à pleurer. Le roi Salomon dit alors : « Ne pleure pas, c’est bon. Ce n’est pas toi qui dois être fouetté, ce sont les gens de cette société qui ont permis que tu aies faim. » Voilà pourquoi on parle de la sagesse du roi Salomon.

Tout ce qui arrive dans notre petit monde, nous y sommes impliqués. Et à aucun moment… En ce moment vous pouvez constater l’importance d’une seule personne.

Si une seule personne, dans une maison où vivent, disons, 50 personnes et que tous sont confinés, si une seule décide d’arrêter son confinement et de sortir, elle pourra être contaminée - peut-être, on ne sait pas - mais elle pourra être contaminée et tout le monde aura peur de cette personne. Voilà le pouvoir d’une seule personne.

J’ai continuellement essayé d’expliquer cela aux gens, mais j’ai lamentablement échoué à leur faire comprendre le pouvoir qu’a une seule personne, et le coronavirus l’a fait pour moi. On comprend maintenant très clairement le pouvoir qu’a une seule personne. C’est ainsi.

Est-ce qu’il faut des tragédies comme celle-là pour nous réveiller ? Ça ne devrait pas. On ne devrait pas avoir besoin d’une tragédie pour nous réveiller, d’une tragédie pour comprendre, d’une tragédie pour dire : « Je prends mes responsabilités, je suis responsable, et je peux faire quelque chose. »

Absolument ! Vous auriez toujours pu faire quelque chose. Regardez le coronavirus, et je fais là un simple commentaire. Il y a très longtemps, je suis allé à Lucknow, c’était il y a très longtemps, j’étais un petit garçon à l’époque et je suis allé visiter un palais, c’était le palais du souverain de Lucknow. On m’a raconté une histoire et apparemment elle est vraie.

Donc, le sultan était dans son palais et il assistait à des danses. On jouait de la musique et il regardait les danseuses. Un garde vient le voir il lui dit : « Majesté, il vaudrait mieux partir d’ici, on aperçoit au loin l’armée britannique qui approche dans un nuage de poussière, alors il vaudrait mieux partir d’ici. » Le roi répond : « Non, ne t’inquiète pas, tout va bien. »

Quelques minutes plus tard, on vient lui dire : « Vous feriez mieux de partir d’ici, l’armée britannique est aux portes de la ville. » Il répond : « Ne t’inquiète pas, pas de problème, je vais m’en aller, tout ira bien. »

Un peu plus tard, on lui dit encore : « Il vaudrait mieux partir car ils sont devant la porte, la grande porte de votre palais. » Et lui : « Ne t’inquiète pas. » Quelques minutes plus tard : « Ils vont entrer dans cette pièce ! » C’est alors que le sultan s’adresse à un serviteur, appelle son serviteur : « Apporte-moi mes chaussures ! »

Mais le serviteur s’était enfui, plus de serviteur, alors le sultan se met à courir. Les Anglais le rattrapent et l’arrêtent. Il leur dit : « Si seulement j’avais eu mes chaussures, jamais vous ne m’auriez attrapé. » Apparemment l’histoire est vraie. Ça montre à quel point il était arrogant, arrogant.

Ce truc, ce coronavirus, était là depuis longtemps, personne n’y prêtait attention. Quand il a commencé en Chine, personne n’y a prêté attention. Et ce n’était pas la première fois, avant il y a eu le SRAS, il y a eu le MRES qui a touché les chameaux. Il y a eu la fièvre porcine, la grippe aviaire. Donc ce genre de choses arrive depuis très longtemps déjà.

Il y a eu le virus Ébola auquel on a dû faire face. Donc la possibilité d’une telle chose… On a eu suffisamment, suffisamment de signes pour nous prévenir qu’une telle chose pouvait arriver.

Mais dans notre arrogance, qu’avons-nous fait ? On s’en fiche. De quoi se préoccupe-t-on ? De gagner quelques fichus dollars, quelques dollars de plus qu’aucun de nous n’emportera avec lui. En aucune manière. Vous croyez que toutes ces richesses qu’on accumule, on va les emporter avec nous ? Personne ne peut emporter quoi que ce soit.

La conséquence ? La conséquence, c’est qu’on perd tellement de gens. C’est incroyable le nombre de gens qu’on a perdus inutilement, inutilement, car ces décès auraient pu être évités. Mais c’est notre arrogance qui nous empêche de voir l’évidence.

Et cette même arrogance qui vous empêche de voir quelque chose d’évident à l’extérieur, vous empêche de voir quelque chose d’évident à l’intérieur ! Elle vous empêche de voir que 36.500 jours, c’est tout ce que vous avez, même si vous vivez cent ans. Elle vous empêche de voir ça.

Elle vous empêche de voir que vous êtes vulnérable, que vous êtes fragile. Que vous n’êtes pas en fer ni en acier. Bien sûr, vous êtes un être humain, et tant que vous serez sur Terre, vous serez un être humain.

Peu importe ce que vous avez dans les mains, que ce soit une mitraillette, un arc et des flèches, ou autre chose, peu importe. Vous êtes un être humain et vous ne devriez pas avoir la moindre arrogance qui vous empêche de voir votre humanité, votre fragilité, vous, tel que vous êtes véritablement.

J’espère… il s’agit d’y réfléchir. Parce qu’il ne suffit pas ici d’appuyer sur un bouton. Il ne s’agit pas d’aller appuyer sur un bouton de l’autre côté de la rue. Non, c’est un éveil progressif, c’est comme ça un éveil. Des petites choses se passent en nous et les pièces du puzzle s’assemblent.

Il y a une image qui est découpée en une multitude de petites pièces. Ce qu’elle est, vous ne pouvez pas le dire, pas en regardant les petites pièces.

Vous commencez à assembler les pièces. Certaines s’assemblent très facilement, d’autres s’assemblent difficilement. Il y a une image. Quand tout le puzzle est assemblé correctement, sans rien forcer, correctement, alors l’image apparaît. Et quand vous verrez cette image, elle vous plaira sans doute.

Ce sont de petits éveils successifs qui doivent nous arriver pour que nous soyons comblés. C’est ce dont je parle. Je ne parle pas de souffrance ni de torture, je parle de joie, je parle de plénitude.

En tant qu’êtres humains, tout ce que nous essayons d’accomplir, nous n’arriverons pas à l’accomplir. À une époque, nous aurions été châtiés pour notre arrogance. Nous avions tout pour nous et en fin de compte nous avons écopé de cette pandémie.

Est-ce ce que l’on veut ? Est-ce que c’est ce qu’on veut que l’histoire retienne de nous ? Ou bien veut-on qu’on dise avec admiration : « Ces êtres humains ont été merveilleux, ils étaient unis, ils s’étaient bien préparés. » C’est dans les périodes d’abondance, dans les périodes d’abondance qu’on prépare les périodes de disette, de pénurie, de famine ou de sécheresse. C’est dans les périodes d’abondance qu’on s’y prépare.

Mais quand l’humanité toute entière se noie dans la cupidité et ne voit pas l’évidence, alors malheureusement on se retrouve à dire : « Si seulement j’avais eu mes chaussures, jamais vous ne m’auriez jamais attrapé. » Je me rappelle cette histoire et je me dis : « Ce type a vraiment existé ? » Oui. Car à l’époque, ils étaient incroyablement arrogants.

Cette arrogance ne nous mènera nulle part. Cette arrogance… vous savez ce petit virus invisible met le doigt là où ça fait mal. Comme s’il nous disait : « Et maintenant vous faites quoi ? »

Et vous savez, nous sommes à sa merci ; tous les docteurs et tous les autres sont au point de rupture. Le personnel médical est au point de rupture, ils travaillent tous si dur, ils craquent. Et toutes les ressources dont nous étions si fiers nous lâchent. Est-ce cela que nous avons créé en fin de compte ? Alors, si c’est ce qu’on a créé, je peux vous dire qu’il y a une autre possibilité.

L’autre possibilité, c’est d’être comblé, c’est que l’histoire se souvienne de nous avec tendresse : « Ces êtres humains avaient appris quelque chose, ils ont manifesté quelque chose, quelque chose de bien. Ils ont compris leur humanité, ils ont compris qui ils étaient, ils ont vécu leur vie consciemment et leur cœur était empli de gratitude. »

C’est peut-être une possibilité ; c’est peut-être ce qui est possible.

Portez-vous bien, restez en sécurité, soyez. Je vous reparlerai plus tard. Merci.

En confinement,  23e jour 00:14:43 En confinement, 23e jour Video Duration : 00:14:43 avec Prem Rawat

En confinement, avec Prem Rawat, 23e jour

Bonjour tout le monde. J’espère que vous allez tous bien. Aujourd’hui, je pensais faire une chose un peu différente. Alors je vais vous donner des informations sur les actions de TPRF depuis que la pandémie du coronavirus a commencé.

Une aide considérable a été apportée. J’aimerais vous faire une petite présentation qui vous donnera une idée des actions menées par TPRF. Bien sûr, nous travaillons en partenariat avec de nombreux organismes qui sont en première ligne pour combattre le coronavirus.

Vous savez, parfois tout devient politique et nous nous faisons piéger par les drames, les traumatismes, l’actualité, tout ça. Et il est très facile de perdre de vue les êtres humains qui s’efforcent de changer les choses.

TPRF a naturellement toujours occupé une place très particulière, parce que nous ne cherchons pas la publicité. Nous ne la cherchons pas…

Bien sûr, c’est agréable qu’on parle de vous et il est bon que les gens sachent qu’une telle fondation existe.

Mais ce que nous nous efforçons de faire, c’est d’intervenir dans des situations clés, de manière à ce que les gens reçoivent vraiment l’aide dont ils ont besoin par le biais des partenariats que nous mettons en place avec différentes associations.

Quand on regarde la situation, il y a tant d’associations caritatives, tant d’organismes. Mais très souvent, l’aide qui est censée arriver n’arrive pas. Les choses se perdent en cours de route.

J’ai toujours été très clair sur ce point avec TPRF : nous devons être absolument certains que nos efforts, quels qu’ils soient, soient bien mis en œuvre et que, au bout du compte, ceux à qui nous envoyons l’aide la reçoivent.

Bien, voici la présentation.

« La Fondation Prem Rawat : promouvoir la dignité, la paix et la prospérité.

En réponse aux besoins humains fondamentaux que sont la nourriture, l’eau et la paix.

Rester en contact. TPRF publie régulièrement sur les réseaux sociaux, sur son site internet et par mail des nouvelles récentes concernant toutes ses activités et les possibilités d’y participer.

TPRF a introduit les vidéos du confinement à de nouveaux publics, touchant plus de 2,3 millions de personnes jusqu’à présent. »

Et ça, c’était il y a quelques jours. Voici quelques commentaires :

« Merci pour ton amour, ton soutien et tes messages quotidiens. Chaleureusement ! »

« J’adore ces vidéos, merci beaucoup. »

En voici un autre : « Merci beaucoup de nous montrer votre sagesse, votre discernement et votre amour dans cette période difficile. » Donc TPRF fait en sorte que ce message soit diffusé.

« Aide humanitaire. TPRF a accordé des subventions pour un montant initial de 200 000 $ afin d’apporter des soins, du matériel médical et de la nourriture dans les régions dépassées par l’épidémie. 100 000 $ ont été alloués à Médecins Sans Frontières et International Medical Corps pour apporter de l’aide en Afrique du Sud, en France, en Espagne, au Mexique, aux États Unis et dans de nombreux autres pays.

« Le soutien de TPRF aidera nos équipes médicales à mettre en place une réponse mondiale à la pandémie du coronavirus et à ses conséquences. » C’est un commentaire du Docteur Thomas Kurmann, Directeur du Développement, Médecins sans frontières, division des États Unis.

« 50 000 $ ont été alloués à CESVI pour fournir des soins et du matériel en Italie du Nord. » Voici l’une des réponses. En fait, j’ai reçu une lettre qui est assez longue, ceci un extrait de cette lettre :

« Je vous remercie de la part de nous tous à la CESVI pour votre don généreux. Il nous a donné la force d’aller de l’avant dans cette situation difficile. J’aimerais vous féliciter pour les objectifs que vous vous êtes donnés à TPRF. Roberto Vignola, CESVI, Vice-Président. »

Nous voulions tout particulièrement aider l’Italie, qui a été touchée très durement par l’épidémie du coronavirus.

« 5 000 $ ont été alloués à “Rue, paix et respect”, un groupe d’anciens membres de gangs que le Programme d’Education pour la Paix a inspiré à apporter une contribution positive à leur communauté en fournissant des repas à leurs voisins âgés dans le besoin, à Apalecha, en Équateur. »

« 25 000 $ ont été alloués à “Family Promise”, pour héberger et nourrir des familles sans domicile fixe aux États Unis. » Comme je l’ai dit, ces choses-là sont souvent négligées, ce que nous ne voulons pas à TPRF.

« 25 000 $ ont été alloués à World Central Kitchen pour procurer des repas frais emballés destinés à des milliers d’enfants, de familles et de personnes âgées dans les communautés les plus vulnérables des Etats Unis. »

« Une subvention d’un montant initial de 25 000 $ va permettre à la population de Fidji de se remettre du cyclone Harold qui a laissée des gens sans abri, sans nourriture ni soins médicaux. » Le problème aux îles Fidji, c’est que la population est très pauvre. Il y a l’île principale, où se trouvent des villes de Suva et Nadi. Puis il y a une grande île et des tas de petites îles.

Quand il y a des catastrophes naturelles, c’est la double peine pour eux, non seulement il y a la menace de l’épidémie, mais aussi le cyclone, c’est très, très dur. La vie quotidienne est déjà difficile, alors quand en plus il y a un cyclone, c’est vraiment, vraiment dur.

Je suis allé plusieurs fois à Fidji. Les gens sont beaux, ils sont simples. Il y a vraiment un effort solidaire à Fidji. « Le violent cyclone tropical a frappé la région qui luttait déjà pour soigner les patients et enrayer la propagation du coronavirus. » C’est ce que je disais.

« Des sponsors ont donné plus de 60 000 $ pour des opérations de secours dans le cadre de la pandémie. TPRF continuera à apporter son aide à ceux qui en ont besoin. Vous pouvez contribuer aux opérations de secours sur tprf.org. » Chaque petit don compte, toujours, toujours, chaque petit don compte.

« En 2019, plus de 36 000 personnes ont participé au Programme d’éducation pour la paix dans le monde. En 2020, il y en a eu plus de 5000. » Il s’agit du Programme d’éducation pour la paix initié et géré par TPRF.

« La plupart des ateliers du Programme d’éducation pour la paix ont été suspendus temporairement pour éviter de propager le virus. Aux États Unis, au Mexique, en Colombie, au Brésil, en Italie, en Allemagne, en Autriche, en France, en Suisse et dans d’autres pays, on commence à proposer des ateliers virtuels. » C’est un effort fourni sur le plan local auquel TPRF apporte son soutien et c’est quelque chose de magnifique qui se passe.

Et bien sûr, nous attendons impatiemment le Programme d’éducation pour la paix virtuel qui sera pour nous, nous tous qui ne participons pas à l’un des programmes en cours. Je continue à travailler dessus pour en faire une version condensée.

« Au Brésil… » encore une fois, j’y étais récemment et dans les zones rurales les populations sont vraiment, vraiment pauvres. Et partout où les gens sont pauvres, ils sont touchés très, très durement.

« Au Brésil, les participants au PEP virtuel sont répartis dans 13 états différents. Après une semaine d’ateliers animés depuis Sao Paulo, il y avait 50 participants chaque jour. Les participants en invitent d’autres à participer aussi. « C’est le meilleur moment de ma journée et j’apprends beaucoup de choses sur moi-même. » C’est un commentaire.

En voici un autre. « Le fait d’écouter Prem Rawat m’a vraiment aidé à comprendre ma vie. » Professeur à Pise. Les universités de Bogota en Colombie, et de Pise en Italie, ont proposé le PEP virtuellement.  Encore une fois, c’est un effort magnifique !

« En Colombie, le Ministre de l’Éducation Nationale a invité les professeurs qui avaient proposé le PEP à regarder les “messages personnels à l’humanité” de la série “En confinement, avec Prem Rawat”, et les a encouragés à bien prendre soin d’eux et à rester chez eux. »

Je suis allé en Colombie. Le pays a traversé tant de choses, avec le cartel de la drogue, les révoltes et le reste. Et les gens… Il y aurait beaucoup à dire sur le pouvoir que les gens ont et sur leur motivation à aller de l’avant pour essayer de changer les choses.

Beaucoup de choses vont et viennent, mais les gens sont là. Et ils doivent s’unir, ils doivent se rassembler pour vraiment changer les choses.

Et donc, c’est vraiment formidable que les gens fassent un pas en avant.

« Les participants qui sont en prison ont reçu des documents écrits pour poursuivre leur apprentissage. « Nous sommes très reconnaissants et trouvons le support écrit très utile. » C’est un commentaire d’un directeur de prison en Colombie.

Encore une fois, au beau milieu du fiasco, de ce qui est un fiasco pour la plupart d’entre nous, il y a des gens qui ont déjà connu le fiasco et qui le vivent au quotidien : ce sont les sans-abri.

« Dans un centre d’hébergement pour sans-abri et deux centres de réhabilitation pour toxicomanes où le PEP avait beaucoup de succès, le personnel apprend à animer le PEP virtuellement. » C’est vraiment deux problèmes en un pour les sans domicile fixe.

Ils doivent se serrer dans de tout petits espaces, ils ne peuvent pas se permettre la distance, la distanciation sociale. Vraiment, quelle distanciation sociale ?

Ils ne font pas partie de la société. Ils vivent en marge de la société, car à cause des problèmes qu’ils ont eus, on les a poussés dans cette situation. C’est une belle attention de la part de la Fondation, TPRF, de faire quelque chose pour eux et de les inclure. Tout le monde est inclus, tout le monde peut avoir de l’aide. C’est merveilleux !

« TPRF apporte son soutien à ceux qui souhaitent apprendre à animer le PEP virtuellement. Si vous voulez prendre contact pour en savoir plus, envoyez un mail à pep@tprf.org. Voilà pour ce qui concerne l’action du PEP.

En ce qui concerne l’action des centres “Food for People” (Des repas pour tous), le service est suspendu par les autorités. TPRF envisage d’autres manières de servir les repas et d’aider ceux qui sont dans le besoin, notamment la livraison à domicile. Les Centres “Food for People” ont servi plus de 3 millions de repas depuis 2006. » C’est vraiment merveilleux.

Ce qui est incroyable, c’est qu’une association indienne, qui a des objectifs similaires aux nôtres, travaille avec la police et les autorités locales pour fournir des repas, c’est la Fondation Premsagar. Le RVK (Raj Vidya Kender) leur apporte son aide et est très efficace pour s’assurer que les repas sont vraiment distribués.

En fait, j’ai une présentation faite par ces deux organisations, semblable à celle-ci sauf qu’elle est en hindi et que je vais devoir la faire traduire en anglais. Mais c’est vraiment formidable de savoir que plus de 3 millions de repas ont été servis depuis 2006.

La Fondation Prem Rawat remercie tout le monde, les bénévoles et les sponsors dont l’impact positif est considérable. C’est vraiment un impact positif pour notre société et le monde dans lequel nous vivons. Donc c’est merveilleux de voir que TPRF brille en ce moment.

Bien, merci.

Restez en bonne santé. Soyez bien. Soyez.

Je vous parlerai plus tard.

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