View as
En confinement, 95e jour 00:14:58 En confinement, 95e jour Video Duration : 00:14:58 avec Prem Rawat

En confinement, avec Prem Rawat, 95e jour

 

Compte à rebours pour le Programme d’éducation pour la paix.

 

Graines de paix

Collège Lambeth, Londres, Royaume-Uni

 

Prem Rawat :

C'est un honneur d'être ici ce soir. Vous avez déjà beaucoup entendu parler de la violence qui est à l'origine de tout ça, ce n'est pas un sujet particulièrement léger. Alors permettez-moi de prendre quelques minutes pour vous parler d’un être humain.

Un être humain porte en son cœur un océan de bienveillance. Un être humain est cet être qui possède en lui une force phénoménale. Un être humain porte en lui une somme incroyable de sagesse. Je sais que certains d’entre vous se disent : « De quoi parle-t-il ? De quels extra-terrestres parle-t-il ? » Non, non, je ne parle pas d’extra-terrestres, je parle d’êtres humains. Voilà qui nous sommes.

La question est : si nous avons en nous cette immense sagesse, si nous avons en nous cette immense bonté, si nous avons en nous cette joie immense, pourquoi ne pas les manifester ? Pourquoi ne pas les partager ? Pourquoi devons-nous parler aujourd'hui de crimes odieux qui sont commis, de mentir et tricher. Où un enfant apprend-il le mensonge ? Est-il allé dans une école ? Non, ce sont ses propres parents qui le lui ont appris. L'enfant est assis là, la mère roule à toute allure et un agent l'arrête : « Vous roulez trop vite. » « Non, je ne roulais pas vite. » Et cela après que l'enfant ait averti sa mère : « Maman, tu vas trop vite ! » Et quelle est la solution : « Chut ! Chut ! » Que s’est-il passé ?

Nous sommes disposés à jeter cinquante pour cent de nourriture comestible, mais nous ne partageons rien. Que s'est-il passé ? Des gens disent : « Il y a la famine dans ce monde. » Et nous, dans les pays du premier monde, qui jetons la nourriture, disons « oui, c'est un vrai problème. » Ce n’est pas ça le problème, nous sommes le problème.

Maintenant, dire « nous sommes le problème » peut être considéré comme une très bonne nouvelle. « Nous sommes le problème », finalement, c'est une bonne nouvelle ! Savez-vous en quoi c'est une bonne nouvelle ? S’il s’agit de nous, nous pouvons le changer. Mais si ça vient de Mars, nous avons un problème, si ça vient de Vénus, nous avons un problème.

Mais en fait ça vient d'ici, sur cette terre, c’est nous qui l’avons créé et si nous voulons le changer, nous pouvons le faire. C'est pourquoi c'est une bonne nouvelle. Et que faudra-t-il faire ? Cela demandera un effort collectif, sans exclure personne, personne ne doit être exclu.

Je ne suis pas ici pour pointer du doigt quiconque, car je maintiens toujours qu'il y a un océan de bonté en chacun de nous, qu’il y a un océan de sagesse en chacun de nous, et il n’attend qu’une chose, c'est d'être mis en valeur.

Quand je vois le désespoir dans ce monde... Qu'est-ce que le désespoir ? C'est le contraire de l'espoir. Lorsque l’espoir n’est plus là, il y a le désespoir, et ce désespoir, nous le voyons tous. Mais quel est le revers de la médaille ? Si d’un côté il y a le désespoir, de l'autre côté de la pièce se trouve l'espoir. Si d’un côté il y a la colère, alors de l'autre il y a le pardon.

Nous devons simplement comprendre que dans l'obscurité la lumière n'est jamais loin. Je peux le prouver. Combien de temps faut-il, après avoir éteint la lumière, pour que l'obscurité s’installe ? Dans une pièce totalement close, on éteint la lumière, combien de temps faut-il ? C'est instantané, l’obscurité attendait ! La lumière disparait, l'obscurité s'installe, la lumière apparait, l'obscurité s'enfuit. C'est aussi simple que ça.

Nous vivons dans le lieu le plus dynamique, le plus étonnant qui soit, et pourtant nous ne le reconnaissons pas. Nous sommes trop occupés à imaginer la façon dont nous pouvons nous nuire mutuellement, à concocter toutes ces guerres.

Croyez-moi, ce même esprit qui peut créer ces guerres est tout à fait capable de rechercher la paix. La personne qui peut prendre un couteau et le planter dans un autre être humain est tout à fait capable, non seulement d'arrêter ça, mais aussi de lui donner bienveillance et attention, et d’empêcher ça. Que voulons-nous ? C'est la question : « Que voulons-nous ? »

Voulons-nous ces guerres ? Et je sais qu'il y a des gens en ce moment qui se demandent : « Euh, que puis-je y faire ? Bah, je ne sais pas... sais pas, sais pas... »

Le temps des « je ne sais pas, des je ceci et je cela », doit cesser. Le temps des « pourquoi, pourquoi ? » est terminé ! Le moment est venu de reconnaître, à juste titre, les capacités d’un être humain.

Nous vivons dans ce monde et je lisais un livre dans lequel il est dit : « L’économie de la Grèce ne va pas très bien, la Syrie est en guerre, la Jordanie se remplit de réfugiés, l'Iran se prépare pour la guerre et l'Egypte est très instable. »

Dans le livre on peut lire aussi : « Il ne s’agit pas de 2012, 2013 ou 14 ou 15 ou 16 ou 17 ou 18, ce sont des nouvelles qui datent de 1177 avant JC ! » Et je me suis dit : « Quoi ? C'est déjà arrivé ? » Et la réponse est : « Oui, c'est déjà arrivé. » Et cela va-t-il se reproduire ? Oui, ça va se reproduire. Et cela se reproduira-t-il ? Oui, ça va se reproduire, à moins que nous, nous intervenions.

La paix n'est pas le problème. Pourquoi la paix est-elle possible, comment j’ose dire que la paix est possible ? Comment j’ose dire cela ? Ne devrais-je pas reconnaître la condition du monde et dire : « C'est un monde lamentable et nous sommes des va-t’en guerre ? » Non ! Certes, nous sommes des va-t’en guerre, mais en même temps, nous portons en nous un océan de paix.

La paix n'a pas besoin d'être créée, mes amis. La paix n'a pas besoin d'être apportée de Mars, la paix n'a pas besoin d'être fabriquée, la paix est déjà à l'intérieur de nous. Il faut la découvrir. Nous avons découvert comment faire la guerre, il est maintenant temps de découvrir comment faire la paix. Et c'est ce qui doit arriver.

Ne le faites pas pour vous tapoter dans le dos, parce que vous ne le pourrez pas. Faites-le parce que votre cœur vous applaudira, pas pour votre esprit, mais votre cœur vous applaudira, encore, encore et encore. Changez les choses parce que vous le pouvez. Changez-les autour de vous.

Une mère dit : « Que puis-je faire ? Qu'est-ce que je peux faire ? » Aimez votre enfant. Vous avez changé les choses. Aimez votre enfant, donnez à cet enfant l'attention qu'il mérite, parlez à cet enfant, intéressez-le ! Si vous n’éveillez pas cet enfant, alors ça revient à dire que votre enfant n’est bon à rien et stupide. Coopérez avec cet enfant, parlez-lui ! Parlez-lui !

Nous vivons dans une société incroyablement vulnérable. Pourquoi ? Et je ne suis pas venu pour pointer les problèmes du doigt. Mais “se divertir” aujourd'hui, c’est prendre une arme virtuelle et tirer sur autant de personnes que possible, c'est ce qu'on appelle un “jeu”.

Et je me dis toujours : « Mais quoi ? Il ne devrait pas être question de ça ! Faites un jeu dans lequel vous pouvez exprimer votre bienveillance, faites un jeu dans lequel vous pouvez exprimer votre joie, faites un jeu qui ne soit pas ennuyeux ! »

Parce que tout le monde pense que le thème de la paix est ennuyeux, que le thème de la bienveillance est ennuyeux, le thème de la sagesse, ennuyeux. Et quand les gens se seront fait une raison sur cet état des lieux, je vais vous dire ce qui se passera dans ce monde. Ce qui se passera, c'est ce qui se passe en ce moment-même. Des gens seront exterminés, seront massacrés, des populations seront déplacées, des civilisations seront en danger !

L'année dernière, j'étais en Colombie. Des enfants ont été kidnappés et emmenés dans la jungle, dans la forêt. On leur a donné des armes à feu, ils ne jouaient pas avec des jouets, mais avec des fusils !

Et toute leur vie, ils n'ont fait que tuer, tuer, tuer, tuer. Et quand finalement, ils ont été libérés, ils ne savaient pas comment agir autrement, jusqu'à ce qu'ils suivent le Programme d'éducation pour la paix.

Soyez partie prenante de votre propre vie, soyez avec votre vie, faites partie de votre propre monde, de votre propre famille, faites partie de ce que vous êtes vraiment et, plus que tout, connaissez-vous, sachez qui vous êtes. C'est tout.

En confinement, 94e jour 00:16:52 En confinement, 94e jour Video Duration : 00:16:52 avec Prem Rawat

En confinement avec Prem Rawat, 94e jour

Compte à rebours pour le Programme d’éducation pour la paix

 

Ce qui nous rend humain

Théâtre Dolby, Los Angeles, États-Unis

 

Prem Rawat :

Ce que j’ai à dire, c’est que vous avez beaucoup de chance d’être en vie, une chance incroyable, une chance inestimable. Car il y a en vous un superbe océan de paix, de joie. Il y a en vous de beaux ombrages et des eaux rafraîchissantes. Quand les choses deviennent compliquées pour vous, vous devez savoir que partout où vous allez, vous portez constamment en vous cette paix incroyable, cette joie incroyable. Elle est toujours là, toujours, et voilà pourquoi vous avez autant de chance. Ce n’est pas parce que vous avez réussi certaines choses, car elles ne dureront pas, il y aura même un moment où elles deviendront inutiles.

Je parle de deux murs, le mur que vous avez traversé quand vous êtes né et l’autre mur vers lequel vous avancez. Vous traverserez ce mur et vous disparaitrez. Je suis sûr que personne n’aime entendre ça car nous avons un rapport très étrange à notre vie.

D’un côté, nous ne pouvons pas réellement nous en passer, elle fait partie des choses dont nous avons besoin. Nous avons absolument besoin de ce que l’on appelle la vie. Et secrètement, en fait, vous l’aimez. C’est une histoire d’amour qui n’est pas évidente. Mais tout en aimant la vie, vous voulez que les choses se déroulent d’une certaine façon et c’est votre combat. Vous voulez que les choses soient conformes à votre imaginaire, conformes à vos rêves, à vos idées. Vous voulez que telle chose se passe de telle manière, que telle autre se déroule d’une autre manière, vous voulez que telle personne se comporte de telle façon et telle autre d’une autre façon.

Toute votre vie vous avez aimé cette chose-même et pourtant vous l’ignorez. Vous aimez la vie mais vous l’ignorez. Pourquoi ? Comme vous êtes en vie vous pouvez essayer, du moins vous pensez qu’il est possible d’essayer, de changer tout le monde et tout le reste. Et si vous pouviez le faire… C’est une idée ridicule, mais c’est votre feuille de route. Votre feuille de route dit : « Je ne vais pas me changer. Je ne veux pas changer. Mais je veux changer tout le monde et je veux aussi changer tout le reste. » Voilà votre feuille de route !

Le plus surprenant est que vous ne savez pas à quel point cette feuille de route est banale. Tout le monde a exactement la même. Tout le monde s’imagine : « Si les gens n’étaient pas comme ils sont… » Si tout le monde n’écoutait que vous, tout le temps… Car vous avez tout le temps raison ! Même quand vous avez complètement tort, vous avez raison.

Donc vous vous efforcez de “changer le monde”.  Vous vous rendez compte, bien sûr, ce que cela a de comique. Tout le monde essaye de changer tout le monde et personne ne veut changer. Donc vous essayez de changer la personne qui est à côté de vous, elle-même essaye de vous changer et celle qui est de l’autre côté essaye aussi de vous changer.

Changer, changer, changer et personne ne veut changer parce que nous ne comprenons pas ce qu’est un changement. « L’univers est une affaire de changement, la vie est une affaire de compréhension. » Aristote.

Écoutez. Le cadeau que je suis venu vous offrir ce soir, car j’ai un cadeau pour vous, je suis en train de vous l’offrir, ce n’est pas un objet mais c’est un cadeau magnifique parce que c’est la possibilité de penser autrement. Voilà le cadeau que j’offre aux gens.

Vous croyez que la paix n’est pas en vous et que quelqu’un va vous l’apporter. « Faux ! » Elle est en vous. Le monde n’a pas besoin de changer, les gens n’ont pas besoin de changer, c’est vous qui avez besoin de changer. Et comment allez-vous changer ? En défaisant les changements. « Hein ? » Oui, vous n’êtes plus qui vous êtes réellement, vous n’êtes plus qui vous êtes en réalité. Ce que vous devez faire, c’est devenir qui vous êtes réellement, le changement sera alors opéré. Voilà ce que signifie changer.

C’est le “Connais-toi toi-même“ de Socrate. Car si vous saviez vraiment qui vous êtes, vous ne seriez pas en train de courir après tout le reste. Vous iriez dans ce beau lac de sérénité, de clarté et vous y plongeriez en disant : « Ouah ! » Parce qu’il est en vous. Il est en vous.

Pouvoir le comprendre, pouvoir penser différemment peut faire que votre vie, qui est une lutte, devienne un plaisir. Je peux seulement vous transmettre ce que je comprends. Ce que je ne comprends pas, je ne vous le donnerai pas. Je ne suis pas là pour enflammer votre imagination en vous disant que le paradis est fantastique. Non, je viens vous dire que s’il y a un paradis, il est ici. Et je viens vous dire : « Trouvez-le avant d’atteindre le mur, trouvez-le. Profitez-en. » Car vous ignorez ce qu’il y a de l’autre côté du mur. C’est la pure vérité.

Je pourrais vous dire plein d’autres choses, les gens m’écouteraient, j’aurais un auditoire bien plus important que celui-ci. Mais ce n’est pas ce que je viens vous dire. Je viens vous dire que s’il y a un enfer, il n’est pas créé par Satan, mais par nous. C’est nous qui créons un enfer en ne découvrant pas le paradis qui est ici.

Vous êtes ici, vous êtes en vie. Et je pense que c’est le moment opportun pour voir dans votre vie, parmi ces trésors absolument merveilleux qui sont en vous, combien vous en avez extrait et acquis. Êtes-vous allé en vous et avez-vous creusé dans les mines de la clarté ? Creusé comme vous ne l’avez encore jamais fait pour jouir des richesses, de l’abondance de la clarté ?

Avez-vous trouvé le divin en vous ? Avez-vous trouvé la compassion ? Avez-vous trouvé votre paix ? Avez-vous trouvé votre joie ? Avez-vous trouvé l’amour ? Avez-vous trouvé votre sagesse ? Voilà ce qui vous rend humain. Ce n’est pas d’aller vous battre, les singes se battent aussi. Les poissons se battent, je l’ai vu aujourd’hui, ils se battaient. Les serpents se battent.

Vous battre ne vous rend pas humain. Vos erreurs ne vous rendent pas humain. Ce qui fait de vous un humain, pas un sapiens, ce qui fait de vous un humain, ce sont les cadeaux merveilleux qui vous ont été donnés, que vous possédez dans votre vie : la clarté, la sagesse, la joie, la paix.

Que demander de plus ? Que demander de plus ? Où que vous trouviez la clarté, peu importe d’où elle vient, d’où, de quoi, comment, dans cet être qu’on appelle “humain“, elle peut danser. C’est une scène où elle peut danser. Quel que soit l’endroit d’où vient la paix, d’ici ou de là, de quelque part dans l’univers, dans le monde, peu importe, sur cette scène qu’on appelle “l’humain“, elle peut danser. Elle peut, elle peut tout simplement crier, elle peut simplement s’écrier : « Oui ! »

Ce qu’il y a de si particulier à être en vie, c’est que vous êtes la scène sur laquelle la paix peut danser ! Vous êtes là et qu’est-ce qui danse sur votre scène ? Dites-moi ? La confusion ? La déception ? Quand vous commencez à être déçu par vous-même… Écoutez-moi, quand vous commencez à être déçu par vous-même, personne ne peut plus vous aider. Et cela vous arrive parce que ce truc qu’on appelle “imagination“ est venu peindre un tableau, l’imagination a peint un tableau délirant. Et vous avez acheté ce tableau, sans le retoucher, sans le nettoyer. Vous l’avez acheté et vous vous êtes fait avoir sur toute la ligne. Vous vous êtes dit : « Voilà ce que je veux. »

Dès que vous avez compris que vous n’aviez pas vraiment atteint vos objectifs, la déception s’est installée. C’est une déception très bizarre parce que c’est de vous dont vous êtes déçu et vous ne savez pas comment l’exprimer. Quand quelqu’un d’autre vous déçoit, vous savez comment le lui dire. Mais quand vous vous décevez, vous ne savez pas comment vous le formuler et vous commencez à vous battre contre vous-même. C’est alors que vous avez besoin d’écouter ce que je dis : « Connaissez-vous vous-même ! Ne vous combattez pas ! Connaissez-vous vous-même. »

Vous n’êtes pas une machine à combler vos désirs. Vous n’êtes pas la lampe d’Aladin. Vous ne vous appelez même pas Aladin. Ce n’est pas votre affaire de fantasmer sur ce que devrait être votre vie et d’essayer d’en faire une réalité. Ce n’est pas ça la vie ! Il s’agit du paradis, de ce paradis-ci et ce paradis est en vous. La paix est une bonne nouvelle. Si vous êtes motivé par la peur vous n’arriverez à rien. Retirez la peur et quelque chose de magnifique se produira. Voilà ce que vous devez faire dans votre vie. Célébrer la paix, célébrer cette existence parce que, comme je le disais au début, vous avez une chance incroyable.

En confinement, 93e jour 00:18:52 En confinement, 93e jour Video Duration : 00:18:52 avec Prem Rawat

En confinement, avec Prem Rawat, 93e jour

 

Compte à rebours pour le Programme d’éducation pour la paix.

 

Ressentir la paix

L’émission des Femmes Sages et Sauvages

Le Cap, Afrique du Sud

Lumka Ngxoli :

C’est lundi, nous sommes dans un pays magnifique, l’Afrique du Sud, et même dans la ville la plus fantastique, Le Cap, et aujourd’hui, nous avons décidé de vous gâter d’une façon extraordinaire: Ambassadeur de la paix, chef cuistot, j’espère un jour être de l’autre côté du plat, et pilote. Que dire d’autre sur quelqu’un comme ça ? Une figure paternelle ? Oui.

Lumka Ngxoli :

Promoteur de la paix ? Ambassadeur de la paix et conférencier très inspirant. Il voyage davantage qu’une rock star ? Oui. Il va dans différents pays. De pays en pays ! Moi, je voyage, mais là…

Fluffy O’Panda :

Il fait plus de kilomètres que la plupart des rockers.

Lumka Ngxoli :

Les filles, il me semble que nous devrions hurler comme des louves pour l’accueillir, juste pour lui dire : « Bonjour et bienvenue en Afrique Prem Rawat ! Bonjour, bonjour, bonjour. » D’accord ? Un, deux, trois

Toutes les trois :

Ouaououh…

Lumka Ngxoli :

Prem, bienvenue !

Prem Rawat :

Bien, ça ira comme ça pour les hurlements.

Lumka Ngxoli :

Zut ! D’accord, d’accord. J’ai compris, j’ai compris.

Prem, bienvenue à l’émission des Femmes Sages et Sauvages. Comment allez-vous ?

Prem Rawat :

Je vais bien, merci de me recevoir à cette émission. Je suis impatient de voir toute cette sauvagerie…

Lumka Ngxoli :

Prem, vous avez dit que vous alliez participer, alors ça m’a éclaté. Mon Dieu, c’est une première à notre émission, c’est la première fois à notre émission que vous êtes là avec trois folles.

Fluffy O’Panda :

Des femmes sauvages et pleines de sagesse, ne disons pas trop facilement le mot “folles”, s’il vous plaît.

Prem Rawat:

Très juste.

Lumka Ngxoli :

Vous êtes content ?

Prem Rawat :

Oui ! J’espère que je pourrai dire quelque chose aujourd’hui qui fera une différence dans la vie de quelqu’un. C’est toujours mon espoir quand je vais quelque part pour partager mon message de paix.

Lumka Ngxoli :

Oui, c’est incroyable que je n’aie encore jamais vu Prem par ici. C’est comme de la poésie à vos oreilles, et pourtant, il s’agit entièrement de soi et de se comprendre soi-même. Alors, pour ceux qui ne le savent pas, où a commencé ce voyage qui vous amène à transmettre ce message de paix ?

Prem Rawat :

En Inde, c’est là que je suis né, c’est là que j’ai commencé. J’avais quatre ans la première fois que j’en ai parlé.

Lumka Ngxoli :

Vous savez quoi ? Ça met la pression sur tous ceux qui ont des enfants et qui doivent se dire « Mais c’est l’âge où on mange des bonbons ! »

Prem Rawat :

Non, en fait, c’est quelque chose que j’avais envie de faire. Il y a eu un grand rassemblement et mon père devait y parler, la foule était dispersée, les gens étaient partout et je me suis dit : « Ça ne va pas, il va arriver et ils sont tous dispersés. »

Donc je me suis levé, me suis installé sur son fauteuil et j’ai commencé à parler. Alors ils se sont tous demandé : « Mais qui est en train de parler ? C’est un gamin ! » Et comme ils voulaient savoir, ils se sont rassemblés…

Ensuite, j’ai fait prévenir mon père qu’ils étaient tous là et qu’il pouvait venir leur parler s’il voulait. C’est comme ça que j’ai commencé à parler de la paix.

Lumka Ngxoli :

Donc, dès l’âge de quatre ans, vous aviez des facilités pour parler ?

Prem Rawat :

Je ne sais pas si j’avais ce “cadeau du discours”, je crois que c'est juste quelque chose que mon cœur voulait faire. Ça m’est venu naturellement, je voulais juste parler d’une possibilité, à savoir que ce qu’ils cherchaient se trouvait en eux. Quel que soit leur statut, ils étaient beaucoup plus que ça, mais ils ne le savaient pas, ils ne le comprenaient pas.

Cela ne vient pas de ma tête, j’espère vraiment, je prie de ne jamais venir sur une scène, derrière un micro, pour parler avec ma tête. 

Ça doit vraiment venir de mon cœur, vous savez, vraiment, car si le message ne vient pas de mon cœur, il vient de ma tête, et alors il est confus et je risque de rendre confus beaucoup de gens.

La paix, le fait d’être humain, le fait d’être vivant, sont des choses qu’il faut sentir en soi, il faut les sentir dans son cœur, il ne s’agit pas de la tête.

Robyn-Lee Pretorius :

Parlez-nous un peu de la raison pour laquelle vous êtes en Afrique du Sud. Vous avez conçu un programme appelé "Programme d'éducation pour la paix" et vous êtes ici pour le promouvoir, ainsi que le livre et votre message. Voulez-vous nous en dire un peu plus à ce sujet ?

Prem Rawat :

Je viens en Afrique du Sud depuis les années 70. Ce n’était pas régulier car la première fois que je suis venu, dans les années 70, on m’a dit que je n’avais pas le droit de donner des conférences à un public mixte, etc. J’ai dit : « Écoutez, il n’est pas question que j’accepte ça, tout le monde est bienvenu. »

Et donc tout le monde est venu, ce qui était contraire à la loi de l’époque. J’ai été mis sur liste noire, ce qui fait que je n’ai pas pu venir en Afrique du Sud pendant un bon bout de temps. Puis la situation a changé et j’ai pu revenir.

Et je suis là avec le même message, le même message. Il y a quelques années, nous avons mis en place le Programme d’éducation pour la paix. Ça a commencé très simplement : c’était juste un moyen de toucher des gens qui avaient vraiment besoin d’aide.

Et donc, en fait, le Programme a démarré dans des centres pénitentiaires, des prisons, peu importe le nom qu’on leur donne, pour aider les détenus qui y étaient incarcérés et qui n’avaient pas vraiment beaucoup d’espoir. Vous savez, voir des barreaux tous les jours... Il y a bien le coucher de soleil, mais il y a aussi les barreaux.

Certains y sont pour 5 ans, d’autres pour 10 ans, 15 ans, 20 ans, et la vie est dure là-dedans. La vie est vraiment, vraiment dure.

Le but, ce n’était pas de les divertir, pas du tout. L’idée, ce n’était pas : « La société a décidé que vous deviez être incarcérés et nous, nous allons faire en sorte que tout aille bien pour vous. »

Non, l’idée était la suivante : « Si ces personnes ne changent pas fondamentalement, elles vont revenir. » En effet, quand on examine le taux de récidive, il est très élevé. Et donc : « Comment pouvons-nous avoir un impact profond sur leur vie, de manière à ce qu’ils puissent sortir de cette ornière ? »

Le Programme d’éducation pour la paix a donc démarré et l’Université de San Antonio au Texas a remarqué que les participants à ce programme connaissaient le plus faible taux de récidive. De tous les programmes proposés dans la prison, ce sont les participants au Programme d’éducation pour la paix qui avaient le plus faible taux de récidive.

Ces chiffres ont suscité leur intérêt et ils se sont demandé ce qui se passait, ce que ce programme avait de si particulier.

En fait, je suis allé à cette prison et j’ai parlé aux détenus. Il y a eu de profonds changements dans leur vie. Depuis, le programme s’est considérablement étendu.

Mais maintenant, il n’est plus limité aux prisons. Il est proposé aux anciens combattants, aux maisons de retraite, aux hôpitaux, à des policiers, à des militaires, chaque pan de la société est concerné par le Programme d’éducation pour la paix

Le plus important, c’est que les participants y prennent plaisir, ça leur plaît vraiment beaucoup. Et en fait, quand il est inclus dans d’autres programmes, comme ceux pour les alcooliques et les toxicomanes, les participants voient vraiment un changement en eux.

Nous, les êtres humains, nous avons besoin d’être en capacité d’agir. Si nous n’avons pas le sentiment que nous pouvons agir, nous nous sentons impuissants. Je voyage et je parle aux gens des problèmes qu’il y a dans le monde et la première chose qu’ils disent, c’est : « Qu’est-ce que je peux y faire ? » Car personne n’a le sentiment de pouvoir agir. C’est un véritable problème dans notre société. Les gens devraient avoir le sentiment qu’ils peuvent agir, ils devraient avoir le sentiment que leurs actes, si petits soient-ils, comptent, qu’ils changent quelque chose.

Donc voilà ce qu’est le Programme d’éducation pour la paix. Il donne aux participants la possibilité d’agir à un niveau très personnel, puisqu’ils participent : ils parlent de la paix, de ce qu’elle signifie pour eux, ils disent quel est leur sentiment par rapport à la paix et le fait qu’elle se trouve en eux.

Comme l’être humain n’est pas en paix, il n’y a aucune compréhension de ce qu’est la dignité, aucune compréhension de ce que signifie être humain. Il y a des gens qui meurent de faim dans le monde : pourquoi ? Y a-t-il un manque de nourriture ? Absolument pas. On ne manque pas de nourriture. La quantité d’aliments qui partent à la poubelle est pharamineuse, la quantité de nourriture qui part à la poubelle est énorme. Pour quelle raison les populations qui meurent de faim ne peuvent-elles pas avoir accès à cette nourriture ?

Qu’avons-nous fait avec l’eau potable ? Vraiment, qu’avons-nous fait avec l’eau potable ? Partout, il y a de l’eau en bouteille, de l’eau en bouteille, de l’eau en bouteille. Vous savez, je suis d’une génération où, en Inde, il n’y avait pas d’eau en bouteille. On avait l’eau au robinet ou bien au puits, elle était bonne, elle était agréable, elle était pure… Et puis tout à coup : « Ah non, l’eau a été polluée. » Par qui ? Qui a pollué l’eau de sorte que nous nous mettions à acheter de l’eau en bouteille ?

Je voudrais juste que les gens se réveillent un peu au lieu de dire : « C’est normal maintenant, les choses sont comme ça. »

Nous, les êtres humains, avons besoin de certaines choses. La première, c’est un besoin immédiat, c’est l’air, nous ne tenons pas le coup bien longtemps sans air. Trois minutes peut-être ? Ces choses-là se comptent par trois.

Et donc l’air doit être pur, car il est extrêmement important, vital même, pour notre corps. La deuxième chose dont nous avons besoin, c’est la chaleur, en trois heures, on peut tomber en hypothermie. Donc nous avons besoin d’un bon abri qui nous protège du froid, c’est très important. Et puis, on peut tenir trois jours sans eau et peut-être trois semaines sans nourriture. Certains ont survécu.

Considérant tout cela, on se rend compte que la nourriture, l’air et notre environnement sont très importants pour nous. Ce n’est pas un luxe, nous en avons besoin pour survivre, nous en avons besoin pour vivre.

On n’accorde pas d’attention à ces choses-là, on veut la prospérité, la prospérité. Quelle est la définition du mot “prospérité” ? Quelle est la définition du mot “paix” ? La paix est une chose qui se ressent, et la prospérité, est-ce une notion objective ou subjective ? « J’ai le sentiment d’être prospère : j’ai de l’eau, j’ai à manger, j’ai un logement, je me sens prospère. »

Il y a des gens qui ont tout et qui n’ont pas le sentiment d’être prospères. Alors la prospérité est-elle objective ou subjective ? Pareil pour la paix : est-elle objective ou subjective ?

Alors vous vivez au sommet d’une montagne, vous portez des vêtements d’une certaine couleur, vous avez un certain nom, vos cheveux sont coiffés d’une certaine manière et donc vous devez être en paix. Allons, allons, c’est ça ?

Ce n’est pas ça la paix, la paix, c’est quelque chose qu’on ressent. La paix n’est pas objective, elle est subjective, il faut la ressentir, il faut sentir la paix dans sa vie, pas seulement une fois, mais chaque jour, chaque jour.

Lumka Ngxoli :

Bon, je suppose que c’est une des pires interviews que vous avez connues.

Mais comment pouvons-nous avoir une conversation avec vous alors que vous lâchez plein de petites bombes partout ? Vous parlez avec force, vous dites une chose profonde après l’autre et nous avons toujours la même expression sur notre visage, du genre « Que peut-on dire après ça ? » Et vous vous dites : « Qui suis-je ? »

Prem Rawat :

En fait, ces choses-là sont très simples, elles ne sont pas tombées du ciel. Nous parlons seulement des besoins de l’être humain, c’est tout. Il n’y a là rien de sophistiqué et il n’y a pas besoin d’être un génie pour comprendre. Nous sommes là, il y a une seule terre, c’est sur cette planète que nous habitons. Les choses sont très simples pour moi. On a cherché des traces de vie sur d’autres planètes, mais on n’en a pas encore trouvé.

Lumka Ngxoli :

Effectivement, aucune.

Prem Rawat :

On nous dit : « Il aurait pu y avoir de la vie ici, il aurait pu y avoir de la vie là. » Et moi je me dis : « D’accord, je comprends pourquoi on nous dit ça, c’est parce qu’un jour, la terre disparaîtra. Alors on cherche d’autres planètes, d’autres lieux pour y vivre. »

Mais les fondations de ce futur sont-elles bonnes ou mauvaises ? Fondamentalement bonnes ou mauvaises ? Si nous sommes incapables d’avoir la paix, la prospérité, la dignité sur cette planète-ci, maintenant, nous emporterons et disséminerons cette maladie ailleurs.

Au moins, à titre d’expérimentation, vous savez, c’est ce que je dis : « La paix sera le plus bel accomplissement de l’humanité » et il faut le faire ici pour pouvoir se dire : « Oui, nous pouvons tous vivre en paix » au lieu de se faire mutuellement sauter la cervelle.

Robyn Pretorius :

Comme vous le savez, en ce moment en Afrique du Sud, il y a beaucoup de méfiance, beaucoup de colère, beaucoup de frustration. Comment pouvons-nous laisser tout ça derrière nous ?

Prem Rawat :

Les gens vont vraiment devoir se poser une question très simple. Quand vous dites “laisser ça derrière nous”, ça veut dire “aller de l’avant”, pas seulement laisser ça derrière, mais aller de l’avant vers quelque chose de positif, quelque chose de bon. Est-ce que c’est ça que vous voulez vraiment faire ?

Robyn Pretorius :

Oui, vraiment, et je crois que tout le monde le veut aussi.

Lumka Ngxoli :

La plupart des gens ne le font pas, ils ne sont pas prêts à ça.

Prem Rawat :

Écoutez, il faut se dire ceci : « J’ai besoin d’aller de l’avant, j’ai besoin d’avancer, je ne peux pas rester dans cette situation, je ne peux pas garder cette attitude, car tant que je garde cette attitude, je reste victime de tout ce qui est arrivé dans le passé. »

L’Afrique du Sud possède une chose vraiment extraordinaire. Cet atout, comme je le vois, c’est son peuple, ce qu’il a enduré est absolument phénoménal, c’est un témoignage de l’endurance de l’être humain. Et si les gens le veulent, ils peuvent faire tout ce qu’ils veulent avec une endurance comme celle-là, une force comme celle-là. Mais il semble que l’intention de se donner mutuellement les moyens d’agir n’y soit pas, il n’y a que de la méfiance et de la méfiance.

Vous savez, il y a beaucoup de mauvaises choses dans le monde, mais il y a aussi beaucoup de bonnes choses. Il y a beaucoup de haine et il y a beaucoup de bienveillance. Ce que nous avons à faire, c’est perpétuer la bienveillance, perpétuer ce qu’il y a de bon chez les gens.

Vous êtes en vie. Vous n’avez pas eu le contrôle sur le jour de votre naissance, vous n’aurez pas le contrôle sur le jour de votre mort. Mais chaque jour, entre les deux, vous appartient. Faites en sorte que ça se passe, les gens, faites en sorte que ça se passe.

Bon, je suis là à parler de paix et tout et tout, suis-je en paix tout le temps ? Non. Est-ce que tout est parfait pour moi tous les jours ? Non. Mais vous savez quoi ? Chaque jour j’essaie.

Que va-t-il se passer ? Eh bien, l’habitude fait que les choses deviennent faciles. C’est vrai pour les mauvaises habitudes, c’est vrai pour les bonnes. Si je peux prendre l’habitude d’être conscient, de ne pas perdre mon temps, de ne pas gâcher mon temps… C’est ma vie, ma vie, c’est mon temps, je ne peux pas le donner à qui que ce soit, c’est impossible.

Et donc ce temps vous appartient, il est tout à vous, vous pouvez en faire ce que vous voulez. Vous pouvez en faire tout ce que vous voulez. Vous savez, je dis aux gens : « Quand vous mourrez, vous voulez aller au paradis, je comprends. Mais qu’y a-t-il de mal à créer le paradis ici-même, pour nous ? Créer le paradis ici-même ? »

En confinement, 91e jour 00:18:44 En confinement, 91e jour Video Duration : 00:18:44 avec Prem Rawat

En confinement, avec Prem Rawat, 91e jour

 

Compte à rebours pour le Programme d’éducation pour la paix.

 

Des trésors en nous

Barcelone, Espagne

 

Prem Rawat

Nous sommes ici pour essayer de comprendre quelque chose, car la vie n’est pas statique et ce qui se passe dans votre vie a de l’importance pour vous. C’est votre existence, et dans tout ce qui arrive et arrivera dans votre vie, toutes les histoires, tous les bouleversements, il restera toujours une possibilité, cette possibilité, c’est d’être en paix, de ressentir de la joie et de ressentir cet incroyable cadeau qu’on appelle la vie.

Car je suis là, je suis en vie et la façon dont je l’explique, c’est qu’il y a deux murs. Il y a ce mur, j’ai traversé ce mur, je ne sais pas où j’étais, mais j’ai traversé ce mur et maintenant je suis entre ces deux murs. Entre ces deux murs, j’avance, je ne peux absolument rien y changer. Il n’y a pas de touche « pause », il n’y a pas de touche « arrêt », il n’y a même pas de rhéostat qui permette de ralentir ! Ça avance juste à son rythme, ça avance, ça avance et je sais où ça va, je sais exactement où ça va. Ça ne va ni à gauche ni à droite, ni en haut ni en bas, ça va du mur A, je devrais plutôt l’appeler le mur N, vers le mur M.

Pour moi c’est très simple, il y a un pouvoir qui habite tout l’univers, qui était déjà là, est et sera. Il est absolu, il est en toute choses. Et ce pouvoir a permis à ce qu’on appelle la nature - vous en avez entendu parler ? - à ce qu’on appelle la nature, d’exister. Et tout ce que nous voyons, touchons, sentons, ressentons, c’est des cadeaux de la nature. Alors certains appellent ce pouvoir Dieu, d’autres ne l’appellent pas Dieu. Qu’est-ce que ça change ? Vraiment, qu’est-ce que ça change ?

Je parle simplement de faire un audit de la vie. Puisque vous allez de ce mur à ce mur, on vient de le définir ainsi, non ? Et c’est en cours, non ? Vous êtes tous en vie, non ? Ne serait-ce pas une bonne idée de savoir et de faire un audit de ce que vous avez et d’où vous en êtes ? Alors qu’avez-vous ? Qu’avez-vous ? Vos peines et vos souffrances, vous avez aussi de mauvais souvenirs, n’est-ce pas ? À propos, il y a ça aussi : parfois vous avez l’impression d’être une cocotte-minute ! Vous savez ce que c’est une cocotte-minute ? Et parfois vous avez l’impression que cette cocotte-minute n’est pas juste une cocotte-minute, mais qu’elle va exploser.

Et vous croyez toujours que ce sont les gros problèmes dans la vie, les grands obstacles, qui font exploser cette cocotte-minute. Mais ce n’est pas le cas, ce sont les petites choses. Prêtez attention à ces petites choses, regardez autour de vous : « Mais c’est quoi bon sang, quel est ce poids que je porte sur les épaules ? Et cette pression que je me créé tout seul ? » Et on parlait justement de ça, de l’audit. Alors où en êtes-vous ?

Voyons un peu ce que vous avez. Vous avez en vous un océan de joie, une joie immense, illimitée, vous avez en vous un calme illimité, vous avez en vous une paix illimitée, vous avez en vous des lacs, des lacs et des lacs de sérénité, vous avez en vous la sagesse la plus profonde, en fait, vous avez en vous la plus merveilleuse des lampes, allumée, qui a le pouvoir de chasser toute obscurité, vous avez en vous la puissance et la force, pas celle de vos muscles, mais celle de votre sagesse qui est capable, à elle seule, de remporter la guerre la plus terrible que vous aurez jamais à mener. À vous seul, vous avez incontestablement la capacité, c'est dire la force dont vous disposez, de gagner la guerre contre l’ignorance.

Alors, revenons maintenant à notre audit. J’aimerais vous poser une question, et cette question la voici : « Parmi toutes les belles choses que je viens d’énumérer, combien se manifestent dans votre vie chaque jour et à chaque instant, ou devenez-vous fou si quelqu'un prend abusivement votre place de parking ? Une personne dotée d'une telle puissance, qui porte en elle la promesse de pouvoir vaincre l'ignorance, s’emporte parce qu’on lui a pris sa place de parking ? Parce que son chien s’est échappé ? Parce que son mari lui a dit qu’il ne l’aimait plus ? Parce que sa femme est partie car elle a trouvé mieux ?

Je ne fais que poser des questions, c’est le but d’un audit, non ? Je ne fais que demander. Revenons à l’audit. Pour l'être humain qui possède cet océan de paix, quelle part de cet océan se reflète dans son existence ? Pour cet être humain qui possède en lui des lacs et des lacs de sérénité, quelle part de cette sérénité se reflète dans sa vie ? La force que vous possédez pour gagner la guerre… Tout le monde, chaque être humain vivant sur terre nait avec cette force exceptionnelle, il n’y a pas d’imagination ici, avec cette force véritable, spéciale, nécessaire pour vaincre l’ignorance dans sa vie, pas dans celle de quelqu’un d’autre, dans sa vie, combien de cette force est-elle prise en compte dans votre existence ?

Tout ce que je dis est : « Pouvez-vous inclure toutes ces choses que vous possédez déjà ? C’est tout ce que vous avez à faire, simplement les inclure dans votre vie, chaque jour. Sérénité, viens donc me voir ! La paix, par ici, allons-y ! La joie, ah oui, viens toi aussi ! Et voilà, simplement les inclure. Beaucoup de gens disent, ils viennent à un événement comme celui-ci et disent : « Mais vous ne nous avez rien donné ! » Je vais vous dire quelque chose : ce que je vous donne quand vous venez m’écouter n’a pas de prix. Je vous offre une nouvelle façon de penser, une nouvelle façon de penser qui peut changer le reste de votre vie. Voilà ce que je vous offre.

La bonne nouvelle c’est que cette force, cette beauté, cette joie, cette paix, toutes ces choses sont la preuve que ce pouvoir est en vous. Et il est en vous tant que vous êtes entre les deux murs, mais quand vous traverserez l’autre mur, ce ne sera plus le cas. Alors, tant que vous êtes entre ces murs, vous avez une mission à accomplir. Chacun de vous sur terre avez une mission à accomplir, et la mission que vous avez à accomplir, c’est d’inonder votre vie de joie, c’est d’inonder votre vie de paix.

Ne croyez-vous pas qu’il est temps de faire cet audit et de dire : « Ça suffit ! Ça suffit ! Mon dieu, tout ce bazar que j’ai trimballé toute ma vie ne m’a pas aidé, alors maintenant, c’est le bon moment. Car chaque moment est le bon moment tant que vous n’avez pas atteint ce mur. Même si vous êtes à un millionième de centimètre du mur, c’est encore le bon moment, vous ne l’avez pas atteint.

Et une fois que vous l’avez atteint… Laissez tomber cette histoire de “vieillesse” et de “jeunesse”, vraiment, c’est OK, votre cœur est intemporel, faites partie de ce cœur intemporel, de cet espace où il y a la sérénité, où il y a la paix, où il y a la joie. L'espace illimité qui existe en vous est intemporel, plus vous l'utiliserez, moins il diminuera.

Donc, faites un audit et quel que soit le résultat… vous devez faire cet audit. Ce n’est pas moi qui vais le faire, c’est vous qui devez faire l’audit de votre vie et s’il manque quelque chose, creusez et obtenez-le avant de vous heurter à ce mur.

Car c’est le jour où vous commencerez à vivre, c’est le jour où vous commencerez réellement à vivre, pas dans cette mélasse, pas dans cette bouillie d’idées et d’imagination. Comprenez-moi bien, je ne dis pas que l’imagination n’est pas une bonne chose, nous avons tous besoin de l’imagination et c’est une bonne chose !

Dans la vie : un, vous avez tout ce dont vous avez besoin ; deux, c’est en vous ; trois, c’est à vous ; quatre, tout ce que vous avez à faire c’est, sans avoir peur de l’échec, de laisser couler en vous la rivière de la paix. C’est tout, ne résistez pas, laissez-la couler, soyez qui vous êtes et appréciez.

D’une certaine manière, nous sommes tous des étrangers qui voyageons sur cet océan, dans un voyage qui a quelque chose à voir avec le temps, quelque chose à voir avec les six éléments tels que l’oxygène, le carbone, l’azote et tout le reste. Nous existons, nous avons quelque chose à voir avec des millions d’années d’évolution, quelque chose à voir avec tout ça.

Mais finalement vous êtes là et vous devez considérer ce qui est possible, maintenant. Pas faire un voyage imaginaire, mais un voyage riche de l’expérience d’avoir rendu la paix possible dans votre vie, c’est l’œuvre la plus grandiose, la plus grandiose qu’un être humain puisse accomplir. Vous obtiendrez pour cela la reconnaissance ultime, la récompense, c’est la paix, la récompense, c’est la joie, votre joie, votre paix, une vie comblée.

En confinement, 89e jour 00:12:15 En confinement, 89e jour Video Duration : 00:12:15 avec Prem Rawat

En confinement, avec Prem Rawat, 89e jour

 

Compte à rebours pour le Programme d’éducation pour la paix.

 

La vie d’après vos conditions

Entretien avec Tony Wrighton

Podcast Zestology

 

Tony Wrighton :

Lorsque vous rencontrez quelqu'un qui vous demande lors d’un dîner : « Que faites-vous ? » Que répondez-vous ?

Prem Rawat :

Eh bien, je parle de la paix, et c'est ce que je fais depuis l'âge de neuf ans, je parle de la paix aux gens. Parce que je pense que cet élément important nous manque.

Il n'y a rien au monde qui nous permette de nous reconnaître, de savoir qui nous sommes. Socrate en a parlé, « Connais-toi toi-même. » Et pourtant, qu'y a-t-il dans ce monde... ? De temps à autre, vous pouvez éventuellement tomber sur Socrate, mais seulement par hasard.

Alors, quelle en est la valeur ? Le retrouve-t-on dans nos médias sociaux ou dans le monde que nous fréquentons tous les jours et qui dirait « Oh, au fait, vous êtes-vous connu aujourd'hui ? Vous connaissez-vous aujourd'hui, comprenez-vous qui vous êtes ? »

Vous voyez le monde entier selon la façon dont vous avez été formé à le voir. « Je dois m’habiller, je dois porter ce genre de vêtements, je dois faire ci et ça, je dois prendre ça avec moi, je dois contacter telle personne... » Mais pourquoi ne pas vous contacter vous-même, l’être humain que vous êtes ?

Bien souvent nous disons « pourquoi mon monde est-il parfois si étrange ? » Est-il possible que vous regardiez une carte en disant : « C’est une bonne carte, j’aime cette carte et l’endroit où je veux aller est marqué d’une grande croix. »

Mais la grande question est : « Où vous trouvez-vous sur la carte ? » Car si vous ne savez pas où vous êtes sur la carte, elle vous est inutile, comment allez-vous tracer votre itinéraire jusqu’à l'endroit où vous voulez aller ?

Ainsi, tout le monde se déplace sur sa carte en y marquant des croix, « Je veux être ici, je veux être ici, je veux être là ! » Mais où êtes-vous et qui êtes-vous ?

Voilà le message, et je pense qu’il peut profondément changer le monde parce que je vois ce changement se produire dans la vie de gens qui sont en prison ! Imaginez leur point de vue, ils voient le pire du pire du pire du pire du pire, chaque jour, chaque jour.

Pourtant, il y a de la bonté dans cette humanité, en chacun d’entre nous, et nous devons agir pour la faire ressortir. Nous avons créé une société dans laquelle, littéralement, le pire chez nous se révèle sans problème, mais nous n'avons pas vraiment créé une société dans laquelle apparait le meilleur de nous-même.

Tony Wrighton :

Si lors d'un dîner vous en arrivez à dire à quelqu’un : « Je parle de la paix », et si la personne répond « eh bien, comment ? Qu’est-ce qui vous a conduit à parler de la paix ? »

Prem Rawat :

Ça dure depuis un bon moment. J’ai prononcé mon premier discours à l'âge de quatre ans, et j'ai senti que... bon, beaucoup de gens étaient rassemblés...

Tony : Vous aviez quatre ans ?

Prem Rawat :

J'avais quatre ans et c'était une conférence organisée par mon père. Je me rendais compte que tout le monde était vraiment dispersé, les gens vaquaient à leurs affaires et personne n’était présent. Et j'ai eu le sentiment que le message de mon père, encore une fois sur la paix, était très important !

Alors je me suis avancé et j’ai tout simplement dit : « Écoutez les amis, nous avons besoin d’être centrés, parce qu’une opportunité s’offre à nous. Nous sommes en vie et nous ne voyons pas notre vie... » Je paraphrase.

« Nous ne voyons pas la vie dans le contexte de la naissance et de la mort, que le temps dont nous disposons sur terre est limité, mais il y a la paix en chacun d’entre nous. N’êtes-vous pas intéressés par cette paix ? Ne voulez-vous pas cette paix ? »

Et ensuite tout a commencé, et puis je me suis adressé à de nombreux publics, et il s’est trouvé que les gens étaient vraiment intéressés, ça marchait pour eux. Et c’est ce qui est important : construire avec ce qui fonctionne, pas avec ce qui ne marche pas.

Et c’est ce qui s’est passé, les gens sont venus. Il n’y a pas d’obligation, aucune obligation, vous aimez ça, très bien, vous n’aimez pas ça, pas de problème ! Même si vous n’aimez pas la paix dans votre vie, très bien ! Vous voulez faire la guerre et vous vous voyez ainsi, très bien !

Mais ensuite les gens reconnaissent, et réalisent. Et ça grandit, ça grandit, et plus ça les interpelle, plus ils sont intéressés.

Tony Wrighton :

Ensuite, je sais que vous avez parlé, que vous avez commencé à parler en Occident lors du premier Festival de Glastonbury. N'était-ce pas en 1971 ?

Prem Rawat :

Oui, c'était incroyable. Parce que... vous ne connaissez pas l'histoire derrière tout ça, je ne voulais pas y aller. Je ne voulais pas y aller parce que j'avais l'impression que leur programme était déjà entièrement organisé. 

Mais on n'arrêtait pas de me dire : « S'il vous plaît, allez-y, s'il vous plaît, allez-y, s'il vous plaît, allez-y. » Alors je suis simplement allé faire un tour en voiture, j'ai demandé à quelqu’un : « Allons y faire un tour. »

Et je réfléchissais, réfléchissais, je me disais « mais que vais-je leur dire ? Ils sont venus pour écouter de la musique ! Je ne chante pas, je ne joue pas de guitare, je ne sais pas jouer de la guitare, qu’est-ce que je vais faire ? »

Et puis j'ai pensé : « Ce que tu as toujours fait, transmets ton message, peut-être que ça changera la vie d’une personne, tu ne la connaîtras peut-être jamais, mais sa vie changera. N'est-ce pas la raison de ce que tu fais ? »

Donc je suis arrivé et tout le monde disait : « La chanson suivante ! » Et tout-à- coup, il n'y a pas eu de chanson suivante, on a apporté un siège, je me suis assis et j'ai commencé à m'adresser à ces gens, et, chose étonnante, il y a eu un silence total, les gens écoutaient.

Et j’ai dit : « Je vais être bref, je sais que vous voulez votre musique, mais voilà, tout d’abord, ce que vous cherchez se trouve à l'intérieur de vous. Là, il y a la paix, c’est possible, la paix est possible. »

J’ai parlé quelques minutes, je ne sais pas combien de temps, je suis sorti de scène, le programme a continué. Et pour moi et pour beaucoup d’autres, je le sais, tout a changé.

Pour moi ça a changé la donne, comme si on me disait : « Nul besoin de te limiter à un public qui veut absolument entendre parler de la paix ! Tu peux approcher n’importe qui ! » C’est un message capable de toucher les gens d’une très belle manière, pourvu qu’il soit simple, qu’il soit authentique.

Tony Wrighton :

Mon instinct me dit qu'il est assez difficile de contester le message, oui, nous voulons tous plus de paix. Ce serait bien, n'est-ce pas ? Alors, pourquoi nous n’y arrivons pas ?

Prem Rawat :

Parce que, de nouveau, nous avons notre carte, ça prend déjà du temps pour élaborer cette carte. Car tout le monde vous donne des informations : « Ce que tu veux est sur cette carte, et voilà l'endroit que tu veux aller visiter. »

Et bien sûr, une fois que vous commencez votre pérégrination, vous vous rendez compte que vous n’arriverez jamais à destination. » Vous rendez-vous compte combien c'est réel pour les gens ? Ils font ceci et ils font cela, ils obtiennent leur diplôme, et puis ils trouvent un emploi et tout le reste, et tout d'un coup ils se demandent : « Est-ce que c'est tout ? »

Et c’est valable avec tout ! C’est comme les régimes, par exemple, je suppose que beaucoup de gens peuvent connaître ces régimes. Donc, vous commencez votre régime, et les choses vont vraiment bien. Et tout d'un coup, vous vous rendez compte soit que ça ne marche pas pour vous, ou bien que vous perdez votre motivation.

Et vous ne le suivez pas exactement comme vous devriez le faire, vous voyez quelqu'un prendre un cornet de glace et vous en voulez un aussi ! Et tout s’effondre. Et donc les gens vont d’un régime à un autre régime, à un autre régime, à un autre régime.

C’est facile de comprendre cela avec les régimes, mais si c'est le cas des régimes, devinez quoi, d'autres choses dans notre vie y ressemblent beaucoup. Nous avons pris notre bonne résolution pour le premier de l'an, nous y voilà... Et, vlan, tout s’effondre, tout s’effondre, tout s’effondre.

La quête de paix s'effondre aussi. Alors beaucoup de gens se mettent à dire... C'est un peu comme les raisins acides, l'histoire du renard, qui ne pouvait pas atteindre ces raisins... Beaucoup de gens se disent « De toute façon il n’y aura jamais la paix. » C'est la première réaction que je constate.

Un jour je passais la douane et le douanier m'a demandé : « Qu'est-ce que vous faites ? J'ai répondu : « Je parle de la paix. » Il m’a dit : « Ça n'arrivera pas. Ça n'arrivera pas ! Il y a tellement de problèmes, il y a tellement de cupidité dans ce monde que la paix n’arrivera jamais. »

Et donc j’ai commencé à y réfléchir. Et je me suis dit : « Comment la cupidité est-elle apparue ? Pousse-t-elle sur les arbres ? Est-ce qu'elle se trouve naturellement dans les rivières ou les icebergs ou ailleurs ? Elle est générée par l'homme, la cupidité est une chose qui est pratiquée par les êtres humains.

Donc, si les êtres humains peuvent la pratiquer, ça signifie qu'ils peuvent aussi inverser cela, et peut-être qu'il y a une impulsion qui doit être donnée.

Et c'est là qu'intervient ce message. « Regardez, parmi toutes les guerres que vous menez, quel que soit le moment, il se passe autre chose, le temps passe et vous ne pouvez rien y faire, pas de retour en arrière possible, pas de bouton “pause”, et il y a un besoin de paix qui vient du cœur, mais vous devez vous connaître pour le trouver. »

Tony Wrighton :

Lorsque vous organisez de grands événements, comme ce week-end, par exemple, comment encouragez-vous les gens à aller plus loin dans leur quête ? Ou peut-être connaissent-ils leur but mais pourtant rien ne se passe. Y a-t-il une formule au quotidien qui les aiderait à réaliser cet objectif intérieur et vivre leur vie au mieux ?

Prem Rawat :

C'est très simple en réalité. Il suffit qu’on nous le rappelle. Notre pouvoir d'oublier est phénoménal et nous oublions. Nous sommes tellement pris dans ce monde que nous oublions, « au fait, tu es vivant ! » Et le fait d’être en vie devient accessoire : « Bon, et alors ? Que m'avez-vous dit d’ailleurs que je ne savais déjà ? »

Allez dire la même chose à une personne allongée sur un lit d'hôpital en train de prendre son dernier souffle. Cette personne aura un point de vue totalement différent. Je l'ai vu ! Je l'ai constaté ! Elle aura un niveau d’appréciation totalement différent de celle dont le projet est d'aller voir un match de football important, ou d’aller dans un restaurant étoilé ou à une soirée déguisée.

Et subitement : « Attendez une minute, nous avons besoin qu'on nous le rappelle, surtout dans ce monde si déroutant. » Il y a tellement d'attractions que nous sommes détournés des choses fondamentales, nous avons besoin qu'on nous les rappelle, qu'on nous les rappelle.

C'est tellement important. Combien c’est important de savoir que « la paix est possible » ! Il faut qu’on nous le rappelle chaque jour. Vous devenez bon à ce que vous pratiquez le plus. Et c'est ainsi que les choses se passent... c’est ainsi. Ce que nous pratiquons le plus, nous y devenons habiles.

Alors, regardez autour de vous : combien de temps vous faut-il pour vous mettre en colère ? Est-ce ce que vous pratiquez ça, vous mettre en colère ? Et combien de temps vous faut-il pour vous détendre ? Eh bien, c'est plutôt « Alors… respire profondément, assieds-toi… »

Mais se mettre en colère ? Se mettre en colère ? Inutile de vous asseoir pour vous mettre en colère, inutile de respirer profondément pour vous mettre en colère, vous pouvez vous mettre en colère juste comme ça. Donc, on s'y entraîne. Il faut casser les mauvaises habitudes. Si vous ne les perdez pas, elles se perpétueront, et elles façonneront votre vie et votre avenir.

En confinement, 92e jour 00:17:04 En confinement, 92e jour Video Duration : 00:17:04 avec Prem Rawat

En confinement avec Prem Rawat, 92e jour

Compte à rebours pour le Programme d’éducation pour la paix

 

L’Immuable

Long Beach, USA

 

Prem Rawat :

Le message au sujet de la paix est un si beau message ! Il ne dit pas « voilà ce qu’il faut faire pour être en paix, voilà ce que nous devons faire pour être en paix » mais il dit « la paix est en vous. » On ne peut faire plus simple !

Chaque jour, s’éveiller à la possibilité d’être comblé, non pas par des éléments extérieurs mais par les éléments mêmes qui sont ancrés en chaque être humain. Donc, peu importe qui vous êtes, où vous êtes, les circonstances qui sont les vôtres, vous pouvez être comblé.

Comblés ! Nous vivons dans un monde très différent de cela, croyez-moi. L’autre jour, en fait il y a quelques mois, j’étais en train de lire et je me suis fait la réflexion : « Quelle est la définition du bonheur ? » J’ai donc fait des recherches et je suis tombé sur une page des Nations Unies.

C’est très intéressant. Le bonheur y est défini. J’aurais cru le bonheur subjectif, ne serait-ce que d’après mon expérience, à savoir qu’il est possible d’être heureux quand tout va mal. Quand tout va mal, vraiment mal, il est néanmoins possible d’être heureux. Par contre, même si tout peut aller au mieux, il est possible de se sentir agacé.

Mais non. Ils l'ont défini comme suit : « Si vous avez un abri, de la nourriture, accès à l'eau, accès aux soins médicaux, alors vous êtes heureux. »

Je me suis dit : « Attends un peu. Voilà qui ressemble à la définition de la prospérité. On ne devrait pas appeler cela “bonheur“ mais le présenter par “comment être prospère“. Pour être prospère on a besoin d'un avenir, on a besoin d'un logement, on a besoin de soins, de nourriture... »

Alors, je sais que ce sont des gens intelligents, qui suis-je pour leur dire : « Une erreur a dû se glisser en mentionnant ”bonheur“. Je suppose que vous vouliez parler de prospérité, pas de bonheur. » Le bonheur n'exige rien, rien d’autre que vous, juste votre être, juste d’être en contact avec vous-même.

Mais notre croyance fondamentale est que nous sommes incomplets ! Ce n’est pas notre faute, c’est ce qui nous a été inculqué. Ce n’est pas une information que nous avons trouvée par nous-mêmes, c’est une information transmise par d’autres et que nous avons tout simplement acceptée sans jamais la remettre en question.

Et c’est précisément ce que nous devons remettre en question : « Pourquoi suis-je incomplet ? » J’ai soif, j’ai besoin d’eau. Je suis composé de 70% d’eau, j’ai besoin d’eau. Il se trouve que je vis sur une planète où il y a de l’eau.

Pouvez-vous imaginer être un être humain traversant le processus d'évolution et finissant par vouloir, exiger, avoir besoin de quelque chose qui manquerait ? Pensez-vous que l'évolution, si vous aviez besoin d'eau et qu'il n'y en ait pas, vous aurait permis d’évoluer ? Absolument pas ! Absolument pas.

Vous avez besoin d'oxygène et il y a de l'oxygène. Pensez-vous qu’il vous aurait été permis d'évoluer sans ? Non. Absolument pas. Mais vous êtes ici et tout ce dont vous avez besoin est ici avec vous. Cela, vous devez le considérer, vous devez le ressentir.

C'est ce qui frappe l'esprit des gens, je ne parle pas d'une paix fantaisiste, je parle d'une paix réelle, d'une paix que vous pouvez ressentir. « Hein ! Quoi ? Il y a une paix que l’on peut réellement ressentir ? »

Vous avez déjà entendu le mot “harmonie“, n’est-ce pas ? La preuve pratique de ce que l'harmonie signifie réellement pour nous est qu’elle ne nous paraît pas insupportable. Tout comme l'harmonie, il y a des sentiments en nous, des sentiments qui ne nous sont pas insupportables.

Il existe aussi en nous d’autres sentiments que nous trouvons insupportables. La colère… C’est parce qu'elle est enrobée de sucre que nous l’acceptons. Mais nous savons que nous n'aimons pas la colère. Nous le savons mais à cause de son glaçage nous ne réalisons pas que « c'est une pilule amère que je suis sur le point d'avaler » jusqu’à ce que nous l’ayons avalée.

Similairement, quand nous voyons quelque chose, ce n’est en rien différent, les yeux sont impartiaux. Nous voyons quelque chose de beau et nous l'aimons, nous voyons quelque chose de laid, nous ne l'aimons pas.

Où est-ce que je veux en venir ? En vous existe un sentiment que votre cœur ne trouve pas désagréable, il le trouve très beau, très harmonieux. Et ce sentiment est appelé “paix“. Ce sentiment est appelé “clarté“. Ce sentiment, c'est la lumière. La lumière.

Lorsque vous entendez le mot “lumière“ il ne s’agit pas de cette lumière-ci, produite par un filament qui brûle. Il n'y a pas de filament en vous. Il s’agit de la lumière qui ôte les ténèbres. Qu'est-ce que l'obscurité ? L'obscurité est tout ce que vous trouvez insupportable. C'est dans ce contexte que se situe votre lumière. Je sais que vous n’avez jamais entendu cela auparavant.

Parce que chaque fois que vous entendez parler de lumière, vous imaginez l'échelle de Jacob. Vous connaissez l’échelle de Jacob, n'est-ce pas ? Ces faisceaux de lumière qui émergent d'un nuage et « pouf ! La lumière ! »

Non. Pour que cette lumière, cette lumière-là soit en vous, il faudrait une sorte de fusion, des flammes, de l’électricité, du feu, une fusion ! Voudriez-vous vraiment une fusion ?

Mais elle agit comme une lumière parce qu'elle dissipe toute ambiguïté, elle dissipe l'obscurité. L'obscurité ? Pas l'obscurité dans le sens de ce qui est non visible mais l'obscurité qui ne vous permet pas d'être à l'endroit où vous voulez être. Le fossé.

Apportez cette lumière dans votre vie de façon à pouvoir être en harmonie avec votre être ! Voilà l'essentiel.

Vous êtes né, vous êtes en vie et un jour vous devez mourir. Personne ne veut en parler, moi non plus. C'est inutile. C'est un rendez-vous déjà pris, c'est une affaire conclue. Mais aujourd'hui est également un marché conclu !

Il a fallu des millions et des millions d'années pour que je sois en vie aujourd'hui. Ce n'est pas un accident. Des millions et des millions d'années ont été nécessaires pour que vous soyez en vie aujourd'hui, pour que vous le soyez, vous ! Je veux dire, vous ! Vous ! En tant que cette personne...

La question est donc de savoir pourquoi certains souffrent sur Terre. La nourriture n'est pas le problème, l'eau n'est pas le problème. Alors ? Parce qu'en fin de compte, c'est nous qui ne nous comprenons pas.

Quand Socrate dit « Connais-toi toi-même, » c'est une affirmation chargée de sens, cette affirmation en dit davantage que vous ne pouvez l’imaginer. Parce que la conséquence de ne pas se connaître soi-même est que nous nous trouvons au bord de la destruction totale et indubitablement de la misère. Personne ne se sent plus en sécurité. Quel est le prix à payer ? Quel en est prix ?

Nous y voilà. Reconnaître ce que la vie signifie vraiment. La vie, c'est ce puits qui est en vous. Ouvrez-vous à la possibilité d'être comblé. Parce que lorsque vous découvrirez qui vous êtes, vous réaliserez, vous réaliserez vraiment que c'est bien au-delà de toute attente que vous ayez jamais eue de vous-même.

L’heure est venue d'accueillir ce qui vous a été donné dans ce magnifique moment qui est vôtre et c'est un moment. C'est un moment. Vous pensez que la Terre sera toujours là ? Non. Elle disparaîtra et un jour toute trace humaine disparaîtra.

Cela n’a rien de neuf, ce n'est pas une catastrophe pour l'univers. C'est normal et c'est ce qui se passe. Des soleils entiers, des galaxies entières, des étoiles entières ont tout simplement disparu.

Deux trous noirs sont entrés en collision il y a des milliards d'années, alors que la Terre n'était même pas encore là, et cela a créé une onde, une vague gravitationnelle qui s’est propagée dans tout l'univers. En septembre 2015, cette vague s'est manifestée sur la planète Terre. L’origine de tout cela remonte à un moment où la Terre n’existait pas encore !

C'est énorme ! Vous êtes une petite particule, vraiment petite, dans une région relativement calme de la galaxie, au sein de cet univers. Et un petit astéroïde, en dérivant, peut anéantir tout ce qui s’y trouve. Voilà à quel point vous êtes fragile. Et sur cette planète, il y a la vie, la vie.

L’heure est venue de s’éveiller, de prendre vraiment conscience de ce qui se passe ici et d'apporter la paix ! Il a toujours été dit qu’un messie ou un prophète viendrait et apporterait la paix. Qui a dit ça ? Qui ? Qui ? Vous voyez, vous ne connaissez même pas le nom du gars.

Parce que personne ne l'a dit en réalité. C'est comme un téléphone. Quand quelqu'un vous dit une chose à l’oreille et que vous le répétez, cela devient tout autre chose et ce qui a été dit, personne ne le sait.

Non. Il y a un messie en chacun de vous, il y a un prophète en chacun de vous. Établissez la paix maintenant. L’heure est venue. Pas par fantasme, pas une grande idée, mais par réalisme, pour le côté pratique, parce que nous ne pouvons pas continuer ainsi. Ça ne marchera pas ! Ça n’ira pas. Ce n'est pas viable, ce n'est pas réversible.

Donc, la paix commence bien sûr par chacun d'entre vous. Ne perdez pas espoir. Allez de l'avant, allez de l'avant, trouvez votre force. Vous l'avez.

C'est ce qui arrive quand vous vous appuyez sur quelque chose et que cette chose est retirée, vous allez forcément tomber. Ne vous reposez sur rien ! Tenez-vous sur vos propres jambes. Cela arrive. Les gens vont et viennent. Tout bouge, tout change. Mais il existe aussi un “quelque chose“ d’immuable et cela réside en vous.

Log In / Create Account




TimelessToday

Log In or Create an Account



OR




Please enter the first name. Please enter the last name. Please enter an email address. Please enter a valid email address. Please enter a password. Passwords must be at least 6 characters. Please Re Enter the password. Password and Confirm Password should be same. Please agree to the privacy policy to continue. Please enter the full name. Show Hide Please enter a Phone Number Invalid Code, please try again Failed to send SMS. Please try again Please enter your name Please enter your name Unable to save additional details. Can't check if user is already registered Please enter a password Invalid password, please try again Can't check if you have free subscription Can't activate FREE premium subscription Resend code in 00:30 seconds
Activate Account

You're Almost Done

ACTIVATE YOUR ACCOUNT

You should receive an email within the next hour.
Click on the link in the email to activate your account.

You won’t be able to log in or purchase a subscription unless you activate it.

Can't find the email?
Please check your Spam or Junk folder.
If you use Gmail, check under Promotions.

Activate Account

Your account linked with johndoe@gmail.com is not Active.

Activate it from the account activation email we sent you.

Can't find the email?
Please check your Spam or Junk folder.
If you use Gmail, check under Promotions.

OR

Get a new account activation email now

Need Help? Contact Customer Care

Activate Account

Account activation email sent to johndoe@gmail.com

ACTIVATE YOUR ACCOUNT

You should receive an email within the next hour.
Click on the link in the email to activate your account.

Once you have activated your account you can continue to log in

You haven't marked anything as a favorite so far. Please select a product Please select a play list Failed to add the product. Please refresh the page and try one more time.