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En confinement avec Prem Rawat, 86e jour

Compte à rebours pour le Programme d’éducation pour la paix

 

Né pour ressentir

Miami, États-Unis

 

Prem Rawat

Existe-t-il une astuce concernant la vie, un moyen de vivre sans être abattu par les problèmes ? Je vais vous faire part de mon expérience, 50 années d’expérience, presque 51 années dans quelques jours. Cela fera 51 années le 31 juillet. Alors je vais vous le dire.

Comment en suis-je arrivé à cette astuce? Moi aussi j’ai des problèmes, moi aussi j’ai essayé de les surmonter et, fondamentalement, je n’ai pas non plus réussi à y parvenir. Le même problème, à peine surmonté, se transforme, il mute et devient autre chose. Il revêt une apparence complètement différente mais nous savons bien que c’est exactement le même problème. Donc, au final, vous essayez de remporter la victoire sur vos problèmes sans être victorieux sur vous-même. Le résultat est que vous ne gagnez pas, vous perdez contre vous-même. Vous perdez contre vous mais vous essayez de gagner contre tout le reste. Vous allez échouer. Pourquoi allez-vous échouer ? Parce que la première victoire que vous devez remporter n’est pas celle sur vos problèmes mais sur vous-même.

Alors que veut bien dire remporter la victoire sur soi-même ? À quoi cela ressemble-t-il ? À ceci : quand vous comprenez que ce mur, non pas l’autre côté du mur mais ce côté-ci… Car si nous nous demandons ce qu’il y a de l’autre côté du mur, nous perdons, croyez-moi­. Les gens essayent de l’imaginer depuis des centaines de milliers d’années : « D’où est-ce que je viens ? » Et ils en sont arrivés à la conclusion, le monde entier en quelque sorte en est arrivé à la conclusion que l’on ne vient pas d’ici, que l’on vient d’ailleurs. Alors voilà l’idée : nous commençons à réaliser qu’entre ce côté-ci du premier mur, celui de la naissance, et ce côté-là de l’autre mur, celui de la mort, c’est là que se trouve le paradis.

Voilà ce que signifie « remporter la victoire sur soi-même ». Le paradis, c’est le fait de pouvoir ressentir ! Cependant ce qui fait vraiment le paradis, ce n’est pas seulement de pouvoir ressentir mais ce qu’il est possible de ressentir. Vous pouvez ressentir de la joie, voilà ce qui fait un paradis.

Lorsque m’est venu ce titre « Né pour ressentir », on m’a demandé : « Comment allez-vous appeler cette conférence ? » Je n’ai pas répondu. « Mais on a besoin d’annoncer cette conférence, on a besoin d’un titre, on a besoin d’un thème ! » « Né pour ressentir. » Né pour ressentir la clarté. Né pour ressentir la joie. Né pour ressentir le divin. Né pour ressentir le véritable bonheur. C’est pour cela que vous avez traversé ce mur et êtes arrivé sur cette scène, sur cette estrade. Et qu’avez-vous fait ? Vous vous êtes laissé contaminer. « Non, non, c’est le destin, le destin. Je ne suis qu’une petite marionnette. » Où sont les ficelles alors ? Vous percevez des petites ficelles ? Vous voulez être une marionnette ? Vous pouvez être une marionnette.

Alors qu’est-ce que le destin ? J’ai également une définition pour le destin. Chacun de vous dans cette salle, ainsi que tous ceux qui ne sont pas dans cette salle, les 6 plus ou moins et demi milliards d’êtres humains sur terre, ont chacun un don. Et le destin, c’est lorsque vous trouvez votre don et que vous le développez sans limite. Ce faisant, vous accomplissez votre destin.

Voilà ce qu’est le destin. Il n’est pas prédéterminé, cela impliquerait de ne pas avoir de choix. Et tout ce qui existe au sein de l’univers, sur cette planète Terre… Je ne sais pas si le soleil a le choix. Je ne le sais pas. Je ne sais pas si la lune a le choix. Je ne sais pas si toutes les étoiles ont le choix. Je ne sais pas si les rivières ont le choix. Mais je sais que vous, vous l’avez. En tant qu’être humain vous avez le choix. Et vous pouvez choisir ! Vous pouvez choisir de remporter la victoire sur vous-même ou vous pouvez choisir de continuer, le restant de votre vie, à chercher à remporter la victoire sur vos problèmes. Dans un cas vous ne gagnerez jamais, dans l’autre vous avez une bonne chance de réussir.

Personne, personne ne peut éliminer ses problèmes. Évidemment beaucoup de gens pensent l’avoir fait, beaucoup de gens aimeraient bien, beaucoup aimeraient imaginer le faire. Mais personne n’est encore parvenu à éliminer ses problèmes. Et nous devons d’abord comprendre que c’est là la nature même des problèmes : on ne peut pas les éliminer. Si nous les éliminons, ce ne sont plus des problèmes. C’est dans leur nature, ils vont muter sous une autre forme, puis encore une autre.

Juste au moment où vous croyez avoir tout réglé, votre chat s’échappe. A l’instant-même où vous retrouvez votre chat, votre chien s’échappe et alors que vous retrouvez votre chien, votre femme vous quitte. Et au moment-même où vous retrouvez votre femme, c’est vous qui partez.

Sur cette terre, si vous ne comprenez pas la raison de cette vie, de cette existence, si le souffle n’est pas précieux pour vous, si vous n’êtes pas précieux pour vous-même, votre existence n’a aucun sens pour vous. Alors croyez-moi mes amis, l’histoire qui se joue entre ces deux murs sera un échec. Ce ne sera pas une histoire, mais un cauchemar. Un cauchemar ? Dites-moi, voilà qui semble s’appliquer à la vie de pas mal de gens ! Un cauchemar, un cauchemar, un cauchemar…

Il existe un programme incroyable qui s’appelle le Programme d’éducation pour la paix. Il se répand comme une trainée de poudre dans beaucoup d’endroits. Je viens de recevoir une photo d’ex-combattants dans leur uniforme militaire et derrière eux il est écrit en grand : « Programme d’éducation pour la paix ». Beaucoup d’ex-combattants y participent.

Il est maintenant diffusé dans de nombreuses prisons et utilisé avec des ex-combattants de la guérilla en Colombie. Donc, ces gens-là ont été emprisonnés et que leur est-il arrivé ? Ils sont bien sûr emplis d’amertume. Mais voilà ce qui arrive, ils sont là et accusent tout le monde d’être la cause de leurs problèmes. « Je suis là à cause de lui, à cause de lui, à cause de lui… » Lorsqu’ils suivent le Programme d’éducation pour la paix ils commencent à se regarder et, ce faisant, ils disent : « Non, non, non, je ne suis ici à cause de personne. Si je suis ici, j’en suis responsable. » Voilà ce qui est fantastique et c’est l’objet de mon message, on peut changer ça. On ne peut pas changer les autres, mais on peut se changer soi-même.

Vous ne pouvez pas remporter la victoire sur vos problèmes mais vous pouvez remporter la victoire sur vous-même. Donc ils se disent : « Je sais comment arranger cela, je dois changer. » Ils se mettent à changer et la transformation s’opère. C’est ainsi que cela se passe. Et alors à quoi cela ressemble-t-il ? Cela ressemble au paradis… sur Terre ! Attendez, quelqu’un en a parlé il y a longtemps. Le paradis sur terre, là où l’être humain est authentique, où vous êtes vrai, vrai envers vous-même, sans vous lamenter sur vos erreurs mais avec une vie dans laquelle chaque jour revêt pour vous la puissance d’un lever de soleil.

Et que savez-vous au sujet du soleil qui se lève ? Sur cette planète le soleil ne cesse pas de se lever, le saviez-vous ? Je sais que vous le savez. Mais cela ne vous donne-t-il pas la chair de poule de savoir que le soleil se lève à chaque seconde sur cette terre ? Et qu’un coucher de soleil s’y produit chaque seconde ?

Qu’il y a la lumière et l’obscurité, que tout se trouve ici ? De même qu’un lever de soleil est puissant, reconnaissez chaque moment comme étant ce puissant… porteur de lumière capable de remplir votre vie de lumière, de remplir votre vie de joie, de remplir votre vie de clarté, de remplir votre vie de choses si importantes pour vous en tant qu’être humain. Et vous êtes la source de ces choses-là, pas moi, pas quelqu’un là-haut dans le ciel, pas quelque chose de l’autre côté du mur. C’est ici que ça se passe, ici que se déroule l’histoire, vous êtes l’acteur, vous devez faire ce que vous avez à faire et vous sentir inspiré à le faire. Alors, le fait d’être en vie vous inspire-t-il ?  

Voilà ce qu’est se connaître soi-même. Se connaître soi-même ! Si vous ne savez pas qui vous êtes, vous ne serez pas reconnaissant pour quoi que ce soit. Et pour l’exprimer dans l’autre sens, car on peut l’inverser, si vous découvrez que vous n’êtes reconnaissant de rien, c’est parce que vous ne savez pas qui vous êtes. Alors préoccupez-vous de savoir qui vous êtes afin de pouvoir être reconnaissant parce que ressentir de la gratitude fait du bien. Donc, ressentir de la gratitude fait du bien. Et pourquoi êtes-vous né…? Pour ressentir. C’est ainsi que les deux se relient, né pour ressentir et ressentir ce qui fait du bien. Être humain, cela fonctionne. Être vivant, cela fonctionne. C’est donc tout ce que nous avons besoin d’être. Puis, chaque jour comprendre que nous sommes là, que nous sommes nés pour ressentir et que nous devons ressentir. Et ce que nous sommes capable de ressentir, c’est une clarté d’esprit infinie, de la joie, de la compréhension.

Nous avons le choix. Nous pouvons avoir envie de faire des choses qui vont nous apporter du malheur ou bien choisir de ressentir la beauté, la simplicité qui se trouve dans le cœur de chaque être humain. Voilà ce qui est réel. N’acceptez ce que je dis que si cela vous parle. Soyez vivant. Maintenant vous êtes sur scène. Il y a ce mur et cet autre mur. L’un est arrivé, l’autre arrivera. A chaque pas vous devez vous rappeler que vous êtes né pour ressentir mais pas n’importe quoi. Vous êtes né pour ressentir l’absolu, vous êtes né pour ressentir le divin. Ressentez, ressentez parce que vous êtes né pour ressentir.

En confinement, 87e jour 00:15:25 En confinement, 87e jour Video Duration : 00:15:25 avec Prem Rawat

En confinement, avec Prem Rawat, 87e jour

 

Compte à rebours pour le Programme d’éducation pour la paix.

 

Une paix fondamentale

Séminaire international Bunya, deuxième partie

Hiroshima, japon

 

Prem Rawat :

Votre existence est faite de trois choses : la naissance, vous êtes vivant, et un jour vous devez vous partir, la mort. Je simplifie, d’accord ? Je sais qu’il y a beaucoup plus de choses que ça, mais je simplifie : vous êtes né, vous êtes vivant et un jour, vous devez vous partir.

Vous n’avez eu aucun contrôle sur le jour de votre naissance et vous n’avez pas vraiment le contrôle sur le jour où vous partirez. Mais entre ces deux jours-là, vous avez le contrôle. La question qui se pose est celle-ci : avez-vous vraiment le contrôle ? La seule raison pour laquelle je pose la question, c’est que si vous ne l’avez pas, vous devriez l’avoir.

En effet, c’est la seule façon de pouvoir dire : « Pardon, mais je ne veux pas de frustration dans ma vie. Pardon, mais je ne veux pas de colère dans ma vie. Pardon, mais je veux de la joie dans ma vie. Pardon, mais je veux de la paix dans ma vie. Pardon, mais je veux me sentir bien chaque jour. »

Car si tout cela incombe aux autres, je suis à leur merci. Si leur approbation me permet de me sentir bien, je suis à leur merci, je dois faire ce qu’il faut pour leur plaire afin qu’ils puissent dire : « C’est bien ce que tu fais, c’est bien. »

En quoi la vie est-elle vraiment difficile ? Vous le savez ? (Quelqu’un : « Non, pouvez-vous nous le dire ? ») Contrairement à un magnétophone, elle n’a pas de boutons “Pause”, “Stop”, “Retour”.

Par exemple, si j’ai raté ma journée d’hier, j’aimerais appuyer sur “Pause” et “Retour” : « J’aimerais pouvoir faire autrement, j’aimerais tellement pouvoir faire autrement. » Si, à un moment donné, je suis très en colère, très en colère, je sais ce qui va se passer ensuite : je vais me sentir mal. Je pourrais appuyer sur “Pause” et “Retour” : « J’aimerais pouvoir faire autrement. » (Quelqu’un : « C’est ce que nous allons faire ».)

Donc, comme il n’y a pas de boutons, on est obligé de vivre sa vie consciemment chaque jour et ça, c’est vraiment difficile. C’est vraiment, vraiment, vraiment difficile. La raison pour laquelle c’est difficile, c’est qu’on n’est pas préparé à ça.

Pendant deux minutes c’est notre cœur qui nous guide, pendant deux autres minutes, c’est notre tête. Deux minutes ici, deux minutes là, deux minutes ici, deux minutes là, deux minutes ici, deux minutes là.

Une minute : il faut être concret ! La minute d’après : « Ah… » Une minute : « Mon Dieu, je suis en retard. » La minute d’après : « Je suis tellement heureux d’être vivant. » Et la minute d’après : « Est-ce que je suis heureux d’être en retard ? » (Quelqu’un : « C’est ce que nous faisons. »)

Confusion, confusion, confusion… Et là tout le monde dit : « Il ne faut pas être confus, suivons une formation, lisons un livre, trouvons quelqu’un comme moi. »

Ce que je vais vous dire est direct : « Ce n’est pas vers moi qu’il faut chercher pour trouver la paix, c’est vers vous-même. » En effet, la paix se trouve en vous. Ma paix se trouve en moi, je ne peux pas vous la donner et vous ne pouvez pas me donner la vôtre.

Je ne peux pas vous donner mon souffle, vous ne pouvez pas me donner le vôtre. D’un mur à l’autre, pas un seul instant ne peut être échangé. Ces instants sont à vous, sont à moi, à vous qui vous comprenez vous-même, à vous qui vous comprenez vous-même. C’est ce que Socrate a dit : « Connais-toi toi-même », comprendre le soi.

Ce que j’ai à dire est très simple : « Ce que vous cherchez se trouve en vous. » Vous me posez la question : « Comment puis-je regarder en moi ? » De la même façon que pour voir votre visage. Comment voyez-vous votre visage ? Si vous voulez vous voir, comment faites-vous ? Avec vos yeux, vous voyez le monde, vous voyez le visage de tout le monde, d’accord ? Avec vos yeux, vous voyez le visage de tout le monde sauf le vôtre.

Si vous voulez voir votre visage, de quoi avez-vous besoin ? Vous avez besoin d’un miroir. Vous avez besoin d’un miroir pour ne pas être dépendant, mais indépendant.

Il s’agit d’être libre, je parle d’être indépendant. C’est là que mon message est si différent. Il se trouve que je viens m’asseoir dans un fauteuil, ou parfois je suis debout sur scène, j’ai un micro pour parler et c’est tout. Le message est tout à fait différent, il parle de liberté, il dit « Connais-toi toi-même », il dit : « Vous avez le pouvoir de vous libérer ».

Quand je dis : « Vous connaissez votre monde, maintenant connaissez votre souffle », pourquoi est-ce que je le dis ? Parce que dans le fait d’être en vie il y a quelque chose de très beau.

Je vais vous laisser avec une dernière réflexion. La sagesse ne vient pas toujours d’un coup, croyez-moi, parfois elle arrive par petits morceaux. Et donc, un jour j’ai eu cette pensée et je vais la partager avec vous.

Si je cherche Bouddha… J’ai vu des images de Bouddha, j’ai vu des statues, si je cherche Bouddha dans le monde aujourd’hui, comment dois-je m’y prendre ? Comment dois-je m’y prendre ?

Dois-je chercher quelqu’un qui ressemble aux statues que j’ai vues, aux images que j’ai vues ? Si je fais ça, je ne trouverai pas de Bouddha.

Par contre, si je cherche quelqu’un qui a de la sagesse, de la bienveillance, de la bonté, de la sollicitude, savez-vous combien de Bouddhas je trouverai ? Des millions, des millions. Bouddha, ce n’était pas cela, mais ceci. Ce qui faisait que Bouddha était Bouddha, ce n’était pas son visage, mais sa bienveillance, sa sollicitude, son dévouement, sa sagesse.

Et cela vit éternellement, ça ne meurt jamais, ça vit éternellement.

Beaucoup de gens, au décès d’un de leurs proches, ont du chagrin et c’est normal. Mais comme vous avez vu la personne, vous devriez savoir que vous êtes attaché à un visage. Cessez de chercher le visage et cherchez la gentillesse, cherchez la joie de la personne, cherchez la bienveillance de la personne et vous vous rendrez compte qu’elle est toujours là.

Pas en une seule personne, mais en de très nombreuses personnes. C’est la sagesse de la vie, pas la sagesse du monde, mais la sagesse de la vie.

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En confinement avec Prem Rawat, 83e jour

Compte à rebours pour le Programme d’éducation pour la paix.

Trouver la paix en soi

Prem s’adresse à des détenus à la prison de Tires à Lisbonne au Portugal


Prem Rawat :

J’aimerais vous raconter une histoire puisque la paix vous intéresse. La paix n’est pas quelque chose qu’on créé, la guerre doit être créée, la paix est déjà en vous. Le processus pour atteindre la paix est d’ôter tous les obstacles que vous avez placés entre vous et la paix.

Pour comprendre cela, avec tous les bruits et tout ce qui se passe là-haut « boum, boum, boum, boum », toute la journée, comprendre que vous êtes en vie, que vous êtes ici, c’est un grand défi.

Nous grandissons, nous commettons une erreur et nous disons « je ne suis bon à rien ». Mais lorsque vous étiez bébé, vous faisiez des erreurs, seulement vous ne disiez jamais « je ne suis bon à rien. » Voilà la différence !

Qui vous a dit que vous étiez un perdant ? Les gens disent : « Tu es un perdant » et nous disons « je suis un perdant. » Nous l’avons appris, nous l’avons appris des autres, nous l’avons appris, nous l’avons appris, et aujourd’hui je suis ici pour vous dire : « désapprenez, désapprenez, désapprenez », parce lorsque vous étiez bébé vous étiez bien plus intelligent.

Vous étiez en contact avec vos besoins. Quand vous aviez faim, vous le faisiez savoir à votre mère, vous ne regardiez pas l’heure en disant : « Est-ce l’heure du déjeuner ? Est-ce l’heure du diner ? Est-ce l’heure ? Est-ce l’heure ? » Et nous sommes tous devenus prisonniers de ça. Nous ne réalisons pas la puissance de ce que nous sommes.

En tant qu’être humain, il y a en vous la compassion, la passion, la bienveillance, la compréhension, la sérénité, la sagesse, et le plus important de tout, il y a la paix en vous. Voilà ce qu’est un être humain, pas ce que nous projetons à l’extérieur, nous entretuant, nous mentant, faisant ceci et cela. Ce n’est pas ce qu’est un être humain ! En réalité un être humain est quelqu’un qui est plein de bienveillance, de compassion, de lucidité, de vie. C’est ça un être humain.

Et si vous voulez devenir le plus puissant, tout ce que vous avez à faire est de devenir un être humain, parce qu’alors vous trouverez des solutions à vos problèmes. Elles sont là ! Tant que le souffle vient à vous, vous avez tout, vous avez tout.

Je viens juste d’aller dans trois des prisons sud-africaines, à la prison de Malmesbury, à Zonderwater et à la prison de Prétoria. J’ai dit aux détenus : « Vous êtes ici et on vous dit : « Vous ne pouvez pas venir ici, vous ne pouvez pas aller là, ni là, ni là ! » Quelle est la différence avec l’extérieur... ? »

Vous sortez, et qu'est-ce qu’on vous dit ? « Stop. Maintenant vous pouvez avancer. Non, arrêtez. Maintenant tournez à gauche, non, vous ne pouvez pas tourner à droite, non, vous ne pouvez pas aller là, non, vous ne pouvez pas avoir ceci, non, vous ne pouvez pas faire ceci, non, vous ne pouvez pas faire cela. »

Et puis les barreaux, les plus gros barreaux ne sont pas les barreaux de métal. Pour scier les barreaux de métal il suffit d’une lime, d’une scie. Mais les barreaux qui sont ici et vous emprisonnent, comment les scier ? Il y a dehors des gens qu’on peut qualifier de “libres”, mais ils ne se sentent pas libres, ils n’ont pas l’impression d’être libres.

J’ai un ami anglais, et bien sûr l’Angleterre a voté pour sortir de l’Union Européenne par référendum. Alors je plaisante avec lui, parce qu’il est anglais : « Pourquoi ? Pourquoi ?

Vous croyez que ça va résoudre le problème ? » Est-ce que changer la couleur de votre voiture va résoudre le problème ? Si vous tombez en panne d’essence, changer la couleur de votre voiture, changer les pneus, pensez-vous que ça résoudra le problème ?

Quel est le problème ? Le problème est que les gens ne sont pas en contact avec eux-mêmes, avec qui ils sont, avec leur potentiel, avec ce qu’ils peuvent apporter, la façon dont ils peuvent exister en tant que nation, la façon dont ils peuvent être citoyens du monde, la façon dont ils peuvent exister sur cette terre, alors quelle est cette opportunité appelée “la vie” ?

Et je constate que le monde entier a été incarcéré derrière les barreaux des divisions et de l’ignorance, que les hommes ont la paix en eux, mais ne savent pas comment l’atteindre. Ils savent comment fabriquer une bombe, ils savent comment fabriquer un fusil, mais ils ne savent pas comment accéder à la paix en eux-mêmes. C’est problématique, c’est problématique.

Ce souffle est un cadeau précieux pour chacun d’entre vous, votre vie a commencé avec ce souffle. Quand vous êtes né, les gens ont regardé si vous respiriez, n’est-ce pas ? Ils ne se souciaient pas de savoir si c’était une fille ou un garçon, non. « Respire-t-il ou non ? »

Et parce que vous respiriez, on vous a ramené à la maison. Ce qui vous a permis de rentrer à la maison, si vous êtes né à l’hôpital, c’est le souffle. Ce qui vous a permis de rester chez vous si vous êtes né à la maison, c’est le souffle. Comprenez-vous la valeur de ce souffle ? Vraiment ? Parce que c'est nécessaire, c’est vraiment, vraiment nécessaire.

C’est un cadeau qui vous est fait chaque jour, même ici, même là. C’est votre opportunité... Une chose simple, si vous pouviez le faire, l’essayer, ce serait de « réfléchir d’abord, agir ensuite. » Si vous pouviez penser d’abord, puis agir, vous ne seriez pas là. Ne pas réfléchir, ne serait-ce qu’une seconde, ne pas réfléchir et agir d’abord, maintenant vous avez tout le temps pour réfléchir.

Les choix que vous avez faits vous ont mis dans cette situation, les choix que vous ferez vous en feront sortir, les choix que vous ferez vous empêcheront de revenir. Et des choix, vous devez en faire.

Inutile d’essayer d’être bon, parce que vous êtes bon. La bonté est en vous, personne ne peut vous l’enlever. La bienveillance, la passion, la compassion, la clarté, la sérénité, personne ne peut vous les enlever, c’est en vous.

Je vais vous raconter une dernière histoire, elle est très courte et je vais vous la raconter parce qu’elle m’a beaucoup apporté dans ma vie. Je veux donc la partager avec vous.

Il y avait un village, avec un chef de village. Un jour, un petit garçon est allé trouver le chef et lui a dit : « Chef, j'ai une question. » Le chef a dit : « Laquelle ? » L’enfant répondit : « Chef, pourquoi certaines personnes sont parfois bonnes, et ces mêmes personnes, d'autres fois sont mauvaises ? »

Le chef lui dit : « Parce que chacun de nous a deux loups en lui, un bon et un mauvais loup. » Alors le garçon réfléchit et dit : « Chef, lequel des deux gagne ? Le bon ou le méchant loup ? » Et le chef dit : « Celui que tu nourris ! »

Vous avez un bon loup, vous avez un mauvais loup. Quel loup nourrissez-vous ? Y avez-vous pensé ? Quand vous nourrissez le bon loup, vous vous sentez bien. Quand vous nourrissez le mauvais loup, vous vous sentez mal. Nourrissez le bon loup. Je dois m’en souvenir chaque jour : « Nourris le bon loup ».

Et je peux dire : « Oh, oui, c'est la faute de cette personne, c'est la faute de celle-là, je suis en colère à cause de cette personne, c’est à cause de cette personne. » Mais je dois me demander : « Mais quel loup viens-tu de nourrir ? »

Alors, souvenez-vous en, et quand vous réalisez que vous venez de nourrir le mauvais loup, nourrissez le bon loup.

Beaucoup de gens se disent : « Tuons le mauvais loup. » Même si vous tuez le mauvais loup, ça n'aidera pas le bon loup, parce que le bon loup a besoin d'être nourri. C'est la seule chose qui va aider le bon loup : « Nourrir le bon loup. »

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