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En confinement, 84e jour 00:13:15 En confinement, 84e jour Video Duration : 00:13:15 avec Prem Rawat

En confinement avec Prem Rawat, 84è jour

Compte à rebours pour le Programme d’éducation pour la paix

Votre véritable force

Prem rencontre des détenus à la prison de Malmesbury, Afrique du Sud

Prem Rawat :

Mesdames et Messieurs, Chers invités, c'est un honneur d'avoir l'occasion de m'adresser à vous. Et je vais le faire très simplement car je sais que vous n’avez pas envie d’être ici. Vous voudriez être dehors.

Seulement, vous êtes ici. Alors, comment puis-je vous aider à comprendre qui vous êtes ? Il y a des écoles, des universités, des formations pour apprendre les langues, pour apprendre à parler, apprendre à écrire, apprendre les maths. Mais il n’existe pas d’école dans le monde pour apprendre à être vous. Ça, personne ne vous l’enseigne.

Vous vous trouvez… Les circonstances sont contre vous. Vous trouvez que les choses ne vont pas comme il faut. Vous vous retrouvez derrière les barreaux et que faites-vous ? Vous rejetez la faute sur tout le monde : « Lui, il a fait ceci ; lui, il a fait cela ; lui, il a fait cela. » Mais avant tout, c’est vous qui êtes responsable de ce que vous faites.

Il y a du bon en vous et il y a du mauvais en vous. Vous devez le comprendre. Combien de bon, combien de mauvais ? Exactement 50% de chaque. Pas 51 et 49, vous êtes exactement à moitié bon et à moitié mauvais. C’est à vous de décider quelle moitié vous voulez pour amie, la bonne ou la mauvaise. Pour qui devez-vous le faire ? Pour qui devez-vous le faire ? Pour votre famille ? Pour qui devez-vous le faire ?

Bon, écoutez, vous devez répondre à cette question.

-          On ne sait pas 

-          Je ne continue pas... 

-          Pour soi-même, on le fait pour soi

-          D’accord, quelqu’un a dit « pour soi-même. » Et les autres ? 

-          Pour soi-même, pour soi-même.

-          Allez-vous le faire pour vous-même ou bien … ? Pour qui allez-vous le faire ?

-          Pour soi-même.

-          Comment se fait-il que ce soit si peu clair pour vous ?

-          Pour soi-même, pour soi-même.

-          Cela ne peut être que pour vous, que pour vous, parce que vous comptez !

-          D’accord.

-          Vous savez pourquoi vous comptez ?

-          Non.

-          Avez-vous la moindre idée de la raison pour laquelle vous comptez ? À cause des autres ?

 

Avez-vous vécu votre vie par rapport aux autres ? Vous êtes-vous comparé aux autres ? Avez-vous essayé de vous faire respecter par les autres ? Et ce que vous avez fait, l’avez-vous fait pour d’autres ? Où sont ces autres maintenant ? Sont-ils avec vous ?

- Non. Ils ne sont pas là

Donc vous l’avez fait pour des gens qui ne sont même pas là ! Erreur numéro un : ne pas vivre sa vie pour soi-même mais pour quelqu’un d’autre.

En qui vient ce souffle ? En vous ? Il vient en vous ! Pouvez-vous donner une minute de votre vie à quelqu'un ? Si nous pouvions vendre cinq minutes de notre vie, pensez-vous qu'il y aurait des pauvres dans ce monde ? Tous les riches achèteraient des minutes de vie et paieraient très cher pour en avoir.

Mais on ne le peut pas. On ne peut même pas donner une seule minute de sa vie. Alors pour qui vivez-vous votre vie ? La vie vit pour vous et vous, vous la vivez pour quelqu’un d’autre.

Lorsqu'une cruche est trouée, il n'y a pas assez d'eau dans l'océan pour la remplir. Vous comprenez ? Vous pouvez y verser l'océan tout entier ainsi que les sept mers et cela ne suffira pas à remplir la cruche à cause d'un petit trou.  

Ce que vous avez, on vous l'a donné. Tout a commencé le jour où vous avez respiré pour la première fois. Que vous a-t-on donné ce jour-là ? Quand vous êtes né et que vous avez respiré pour la première fois, que vous a-t-on donné ? D’après vous, que vous a-t-on donné ? On vous a donné l’occasion d'être, d'exister.

Que signifie l'existence ? Que signifie l'existence ? À quoi sert une cruche si elle est trouée ? On ne peut pas dire : « Oh, ce n’est pas un très grand trou. » Peu importe. Il peut être aussi fin qu'un crayon et l'océan ne suffira pas à la remplir. Elle ne peut plus rien contenir.

Vous avez une opportunité, vous avez la possibilité d'être vraiment vivant. Que veut dire « vivant » ? Que veut dire « vivant » ? Vous avez la possibilité… Mais tout d'abord, vous, en tant qu'être humain, devez être comblé. Ce n'est que lorsque vous serez comblé que vous pourrez aider d'autres personnes.

Vous voulez être un bon père ? D'abord, vous devez être un bon être humain. Vous voulez être un bon frère ? D'abord, vous devez être un bon être humain. Que signifie « un bon être humain ? » Que cela signifie-t-il ? Un bon être humain est celui qui comprend ce qu'est son cœur.

Et qu'est-ce que le cœur ? C’est dans le cœur que se trouve le courage, c’est dans le cœur que se trouve la sagesse, c’est dans le cœur que se trouve le discernement, c’est dans le cœur que se trouve le divin. Il n’a pas besoin d'une adresse. Certaines personnes n'ont pas besoin d'adresse. Le cœur n'a pas besoin d'adresse, c’est quelque chose qui se trouve en vous.

Le sentez-vous ? Percevez-vous la bonté en vous ? Chaque être humain a autant de bienveillance que de colère ou de cruauté.

Il y a deux certitudes : un jour vous êtes né et un jour vous devrez vous en aller. Vous ne pouvez rien y changer. Vous ne pouvez rien y changer mais chaque jour entre ces deux dates, vous pouvez changer les choses. Voilà ce que veut dire être vivant. Voilà ce que signifie être un être humain, celui qui sait et qui comprend que chaque jour il a le choix.  C’est entre vos mains.

Vous cherchez la paix ? Où est-elle ? Hier, une dame m'a posé une question : « Vous parlez de connaissance de soi. Comment puis-je y accéder ? Que dois-je faire ? » Je lui ai répondu : « La paix et la connaissance de soi sont en vous. Arrêtez de chercher et commencez à sentir. »

La paix est en vous. Quand nous commençons à comprendre que nous avons un cœur, quand nous commençons à comprendre que nous sommes un être humain, quand nous commençons à comprendre que nous avons cette opportunité et que nous sommes vivant, nous sommes aussitôt soulevé hors de cette soupe bouillante et emmené au point où nous disons : « Merci. Merci, merci pour la vie ! »

Nous cessons de compter tout ce qui va mal et nous commençons à compter tout ce qui va bien. Combien de bonnes choses y a-t-il eu dans votre vie et combien de mauvaises ? Le savez-vous ? Permettez-moi de clarifier les choses pour vous.

Je sais qu’il y a eu pas mal de mauvaises choses dans votre vie, non ? Mais chaque fois qu’un souffle est venu en vous, c’était une bonne chose, c’était juste. Il vous a apporté la vie. D’accord ?

Donc, maintenant que vous savez que chaque souffle était une bonne chose, combien de bonnes choses y a-t-il eu dans votre vie ? Et combien de mauvaises ?

Il y a eu beaucoup plus de bonnes choses et cela continue, mais en êtes-vous conscient ? Est-ce que vous comprenez ? Allez-vous dans ce sens-là ? Allez-vous dans le sens de ce qui va bien ou dans le sens de ce qui va mal ? Laissez-vous ce qui va mal bloquer tout ce qui va bien ? Si c’est le cas, que va-t-il se produire ?

Vous devez mesurer ce qui va bien et ce qui va mal, les bonnes choses et les mauvaises. Vous devez les évaluer. Beaucoup de choses sont bonnes. Acceptez cela. Comprenez-le.

Comprenez qu’en cet instant, quelque chose vous maintient en vie. Vous n'avez pas besoin de connaître son nom. Quelque chose vous maintient en vie et ce quelque chose qui vous maintient en vie vous fait une faveur, vous fait un cadeau.

Lorsque vous recevez un cadeau et que c'est un cadeau important, un cadeau précieux, que faites-vous ? Hein ?

-          Il faut le garder précieusement. Le garder précieusement. 

-          L'apprécier ? En être reconnaissant ? L'êtes-vous ?

 

Quel est le prix de la vie ? On ne peut pas la vendre, on ne peut pas la donner. L'appréciez-vous ? Etes-vous reconnaissant de l’avoir ?

Voilà les opportunités. Voilà votre force, votre véritable force. Pas de belles idées. Je ne suis pas là pour parler au nom d’une religion. Je ne suis pas là pour parler au nom d’une religion ou d’une philosophie. Tout ce que je vous dis vient de mon expérience personnelle.

En confinement, 81e jour 00:20:39 En confinement, 81e jour Video Duration : 00:20:39 avec Prem Rawat

En confinement avec Prem Rawat, 81e jour

Compte à rebours pour le Programme d’éducation pour la paix.

Personne 1 (homme) :

Je me sens reconnaissant si j’ai un boulot qui me permet de travailler avec mon cœur…

Personne 2 (femme) :

C’est être reconnaissant, reconnaissant pour ce que l’on a, on ressent tout simplement.

Personne 3 (homme) :

On ne peut pas expliquer ce que c’est, c’est un sentiment chaleureux un peu vague, c’est apprécier ce que tout le monde a fait pour moi, ceux qui m’entourent.

Personne 4 (homme) :

Ce qui est certain, c’est qu’il n’y a pas assez de gratitude dans le monde. J’ai l’impression que les gens qui n’éprouvent pas de gratitude sont assez tristes, déprimés et ronchons. Ils voient tout le temps les choses en noir…

Personne 5 (femme) :

La gratitude en fait, pour moi, c’est avoir le cœur rempli d’appréciation. On n’est pas reconnaissant parce qu’on a tout, mais pour ce qu’on a déjà.

Prem Rawat :

On ressent une véritable gratitude lorsque le cœur est rempli. La gratitude a le pouvoir de vous transformer, car elle vous comble. Ce n’est pas vous qui la fabriquez, elle émane de vous. C’est le cœur qui la ressent et c’est le cœur qui l’exprime.

 Projet : Gratitude

 Prem Rawat :

Je suis très content d’être ici et d’avoir l’occasion de parler d’une chose très profonde, très mal comprise, mais néanmoins très profonde. Je parle de la gratitude, bien sûr. Pourquoi est-elle mal comprise ? Parce que les gens se disent : « Oh ! je devrais me sentir plus reconnaissant dans ma vie. » Mais ce n’est pas le cas ! Le fait est, devriez-vous l’être ? Oui !

C’est comme prendre une bonne résolution au Nouvel An, sauf qu’on ne s’y tient pas. Sinon que ferait-on l’année d’après ? Il faut en avoir une en réserve pour pouvoir dire : « Bon, cette année je vais le faire, cette année, je vais le faire. » On fonctionne comme ça.

Mais la vraie gratitude ne se fabrique pas, elle est réelle, elle émane de soi quand tout va bien, pas quand ça va mal, mais quand tout est en place. Alors quelles sont les choses qui doivent être en place pour qu’une véritable gratitude émane d’un être humain ? L’une d’elles est l’appréciation, mais l’appréciation de quoi ?

C’est intéressant, car il y a quelques jours, c’était la nuit et je ne dormais pas… J’ai un bloc-notes dans la salle de bains et j’y ai noté quelque chose. J’ai écrit « S-L-Y ». En anglais, ça fait « sly », ce qui n’est pas un très joli mot, « S-L-Y »

Les lettres sont là sur un papier, que signifient-elles ? S-L-Y. Ce qui m’était venu à l’esprit cette nuit-là, c’est : « Someone Loves You » (« quelqu’un t’aime »). Juste ça : « quelqu’un t’aime ». Et au lieu d’écrire « quelqu’un t’aime », comme il faisait noir, j’ai juste écrit la première lettre de chaque mot S-L-Y.

Alors bien sûr, qui est ce quelqu’un ? Immédiatement, je pense « quelqu’un ». Mais ça pourrait être « quelque chose ».  Ce n’est pas obligatoirement quelqu’un, ça pourrait aussi être « quelque chose t’aime. »

Il serait vain d’essayer, ne serait-ce qu’essayer, de comprendre qui est ce « quelqu’un », car on n’a pas la capacité de comprendre. On a de l’imagination, mais notre imagination est bien en-deçà de la réalité de qui est ce « quelqu’un. »

Donc, sachant que toute tentative est vaine, je ne m’y aventure même pas. Ha, mais « t’aime » ! Ça c’est bon. Comment est-ce que je le sais ? Je le sais parce que le cadeau du souffle vient en moi. L’occasion d’être en vie m’a été donnée.

Il s’agit simplement de regarder les cadeaux qui m’ont été donnés. Et il m’a fallu longtemps, longtemps pour me rendre compte que les cadeaux qui m’avaient été offerts dépassaient de loin tous les problèmes que j’avais dans ma vie.

Donc je fais en sorte d’atteindre ce point où on peut apprécier, et une fois qu’on peut apprécier quelque chose, on peut alors éprouver de la gratitude.

Mais quand on a un problème, on est tellement perturbé par ce problème, tellement impatient de lui trouver une solution, qu’on devient aveugle à ce qui se passe autour de nous, aveugle au fait que ce souffle continue à venir en nous, au fait que nous avons toujours un océan de réponses en nous, aveugle au fait qu’il y a en moi un océan de clarté, qu’il y a en moi un océan de bonté, qu’il y a en moi un océan de joie, que j’ai la simplicité dans ma vie, que j’ai en moi la lumière, et tout cela indépendamment de ce qui se passe.

C’est en Australie que j’ai parlé pour la première fois des deux murs. Ce sont des murs extraordinaires, n’est-ce pas ? Il y a le mur par lequel on apparaît, et puis il y a l’autre mur par lequel on disparaît. Donc on apparaît par le premier mur, et nous voilà, puis il y a le second mur et, quand on le heurte, on disparaît.

Où va-t-on ? Personne ne le sait, on aimerait savoir, on est tellement curieux de tout. On aimerait savoir, comme si ça pouvait changer quoi que ce soit, mais on aimerait savoir.

Pourquoi n’êtes-vous pas curieux de la force qui maintient ces deux murs à distance ? Ils auraient pu être comme ça, collés l’un à l’autre, « pfft, pfft », vous avez disparu !  Et ça arrive, parfois ça arrive. Mais pour vous, l’écartement a été maintenu de force.

Dans certaines histoires, bien sûr en Inde, et en Occident aussi, la mer s’est ouverte. Dans ce cas-là, c’est bien plus que la mer qui s’ouvre. Ici, il y a deux murs qui aimeraient tellement être l’un contre l’autre et qui sont obligés de s’écarter. La force qu’il faut pour séparer ces deux murs est gigantesque.

Quelle est cette force ? Elle se manifeste à vous. Cette force, tellement puissante qu’elle peut séparer ces deux murs, se manifeste à vous de la façon la plus douce qu’on puisse imaginer : un souffle qui vient et qui va. Et tant que ça continue, mes amis, ces deux murs ne peuvent pas se rencontrer, c’est ainsi.

Quelle est votre appréciation de cela ? Quelle appréciation en avez-vous ? Connaissez-vous la valeur de la bienveillance dans votre vie ? Connaissez-vous la valeur de la clarté ? Connaissez-vous la valeur de la joie ?

Ce « quelqu’un » qui vous aime vous a donné ces choses-là pour les utiliser comme vous le souhaitez, autant que vous le souhaitez. Pensez-vous qu’il y ait une limite à la bienveillance ? Pensez-vous que la source de la bienveillance en vous puisse se tarir un jour ? Est-il possible, techniquement parlant, de ne plus avoir aucune bienveillance en vous ? Non. Est-il possible que la source de joie en vous se tarisse ? Non.

Mais quand les problèmes se présentent, nous choisissons la tristesse, nous nous apitoyons sur nous-mêmes au lieu de choisir la joie et de continuer à célébrer la vie, de continuer à nous réjouir du fait que ces deux murs soient toujours séparés.

Quand je parle avec des gens qui savent, qui peuvent sentir le deuxième mur...  Ils le sentent, on peut sentir ce mur, à propos, il a une odeur et on peut la sentir, elle est dans l’air et elle n’est pas très agréable. Elle se renforce au fur et à mesure qu’on s’approche du mur.

Je leur dis : « Quoi qu’il arrive, souvenez-vous du souffle, souvenez-vous que c’est un cadeau ». Un cadeau ne se mesure pas à la quantité ou au poids, un cadeau se mesure à la générosité de celui qui le donne, par le fait même que cela soit possible, qu’en vous réside l’expérience la plus extraordinaire qui soit, absolument, l’expérience la plus extraordinaire qui soit, l’expérience du pouvoir même qui maintient les deux murs à distance. Tout ce que ça demande, c’est de savoir comment aller en vous pour vous y ressourcer et en être témoin, simplement en être témoin.

Ce pouvoir est tel qu’il vous donne la paix, ce pouvoir est tel qu’il vous donne une joie simple et profonde.

Et puis, tout doucement, tout commence à perdre de sa substance, plus rien n’a d’importance. La seule chose qui compte, c’est la balade elle-même, la balade avec le souffle, la glissade avec le souffle, comme les vagues sur l’océan. Le souffle vient en vous, cette force colossale rendue si douce et qui maintient les deux murs à distance : « J’existe et j’apprécie mon existence. »

Et quand, sans entraves, sans entraves... La question que j’ai posée « Qui est ce quelqu’un ? » n’a jamais eu de réponse, elle n’a jamais eu de réponse et la question demeure. Je suis un être humain et je me pose cette question comme vous.

Mais j’ai surfé sur cette planche, j’ai surfé sur l’instant présent et maintenant j’ai une réponse, et voici la partie délicate, j’ai eu une réponse à une question que je n’avais même pas posée. Et je suis satisfait, même sans réponse à ma question.

Cela me va, je suis comblé, pas comblé à cause de quelque chose en particulier, mais j’ai trouvé la plénitude de la clarté en moi. J’ai fait ce grand plongeon en moi et j’ai aimé.

Je sais que je n’ai pas atteint le fond, mais aussi loin que j’ai pu voir, j’ai vu la clarté, c'était sans fin. Et comme si ça ne suffisait pas, j’ai plongé dans un océan de bienveillance, et je n’ai même pas essayé d'atteindre le fond, j'étais bouleversé par son immensité.

Je suis comblé parce que la richesse de la vie m’a été montrée. C’est ce que vous devriez faire aussi. Je vous dis cela parce que si je peux le faire, vous le pouvez aussi.

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En confinement avec Prem Rawat, 80e jour

Compte à rebours pour le Programme d’éducation pour la paix

Une sagesse sans limite

Lancement du livre : Quand le désert fleurit

Conférence avec l’auteur, Madrid, Espagne

Prem Rawat :

Pourquoi devriez-vous savoir qui vous êtes ? Parce qu'entre le moment où vous êtes né et celui où vous allez partir, vous essaierez d'être quelque chose, vous essaierez vraiment fort d'être quelque chose. Ce ne sont pas toutes vos grandes tentatives qui vous permettront d’achever quoi que ce soit,mais c'est le fait d'être heureux, le fait d'être pleinement satisfait. Vous ferez le maximum pour vous sentir bien.

Je le vois chez les tout petits bébés, je le vois chez les adultes. Chacun essaye d'être heureux, quelle que soit la manière d’y parvenir. Nous essayons, et non seulement essayons-nous comme nous le faisons tous, mais nous nous tournons vers l'extérieur pour chercher notre bonheur.

Nous tentons d'être satisfait, d'être heureux et l’ironie de la chose est que nous y parvenons parfois pendant une fraction de seconde. Puis, le restant de notre vie, nous essayons de reproduire ce moment en espérant en retirer le même effet encore, encore et encore.

Certains d'entre nous verrons leur vie envahie par la déception parce que nous cherchons le bonheur à travers nos relations, en l’attendant de l’Etat, en croyant que l’Etatva nous donner le bonheur, que les hommespolitiques, nos proches vont nous apporter le bonheur. Et lorsque nous ne le trouvons pas, notre vie est jalonnée de déceptions.

L'ironie de la situation est que, si vous vous connaissiez vous-mêmes, vous réaliseriez que vous portez en vous une joie qui n'a pas de limites, vous portez en vous une mine de satisfaction inépuisable, vous portez en vous un lac de sérénité dont personne n'a encore atteint le fond. Vous portez en vous un arbre qui donne une ombre si généreuse que s’asseoir sous cet arbre est la chose la plus reposante qu'un être humain puisse trouver.

Vous portez en vous un soleil qui a une chaleur sans égale et, les jours où il fait froid, vous pouvez aller en vous-même et vous prélasser sous ce soleil, ressentir sa chaleur et en être revitalisé. Vous avez en vous un océan de clarté, il suffit d’y plonger une fois et la saleté de la confusion est balayée. Voilà qui vous êtes. Ceci est qui vous êtes et voici la possibilité. C’est pourquoi je suis ici pour vous en parler.

Deux choses. Je veux vous faire part d’une nouvelle, et voici mon propos : Ce que je veux vous dire n’a rien de neuf. Ce que je vais vous dire, vous le savez déjà et, deuxièmement, je vais vous le dire de telle sorte que vous le receviez comme une nouvelle. Voici mon défi ! Ce que je veux vous dire, vous le savez déjà parce que vous avez aussi en vous une sagesse sans limite.

Donc, dans votre vie, dans votre existence, c’est vous qui devez ressentir la souffrance et c’est vous qui devez ressentir la joie. Quelque chose en vous veut ressentir le bonheur, la satisfaction et rejette l'idée de la souffrance, rejette l'idée de la tristesse.

Alors, vers qui d’autre se tourner, si ce n’est vers vous, pour trouver la source de cette joie, la source que vous portez en vous partout où vous allez ? Peu importe l’endroit où vous allez dans ce monde, cette source, vous la portez en vous !

Voilà ce qu’est ce livre. Il essaie de mettre l’accent sur vous, de vous donner une compréhension de vous-même, de mettre l’emphase sur vous, parce que personne d'autre ne le fait, tout le monde insiste sur « tu dois faire ceci, tu dois faire cela, tu dois accomplir ceci, tu dois accomplir cela ».

Je dis ceci : « Tout d'abord, soyez votre priorité. » Vous êtes la fondation de ce bâtiment que l'on appelle “vous“, vous êtes la fondation de ce bâtiment que l’on appelle “vous“. Lorsque vous êtes faible, le bâtiment l’est aussi, lorsque vous êtes fort, le bâtiment l’est également.

Question : pourquoi ce bâtiment doit-il être fort ? Pourquoi ce bâtiment a-t-il besoin d'être fort ? Parce qu'il y aura des tremblements de terre. Des tremblements de terre et des incendies se produiront !

Ce matin, j'ai regardé la pluie tomber, c'était très beau. Madrid a besoin de pluie, toute cette région a besoin de pluie, c’est extrêmement sec. Je regardais la pluie et, en y pensant, j’ai réalisé quelque chose. Je dois y réfléchir davantage d'ailleurs, mais l'eau détruit tout ce qui est fabriqué par l'homme, elle le détruit.

Si un bâtiment prend l'eau à l'intérieur, c’est fichu ! Toute l’électronique est fichue ! L'eau a une puissance dévastatrice et c'est aussi l’une des plus puissantes forces créatrices. Elle contient en elle ces deux possibilités, la destruction et la création.

Vous aussi avez une possibilité immense, la possibilité de ressentir la vie, d'embrasser la vie, de comprendre la valeur de chaque souffle que vous prenez, la valeur de chaque jour où vous êtes en vie, la valeur de chaque instant qui est vôtre.

Et le jour où vous commencerez à exercer, à pratiquer la sagesse que vous avez en vous, c'est le jour où vous deviendrez avisé. Ce jour-là vous comprendrez la valeur de la vie, du fait d'être en vie.

Vous ne vous jugez pas en fonction de ce que vous avez ! On ne vous l’a pas enseigné. On ne vous a pas appris à juger sur la base de ce que vous avez, on vous a certainement appris à juger sur la base de ce que vous n'avez pas. On entend cela partout ! « Je n'ai pas ceci. Je n'ai pas cela. Je n'ai pas ceci. Je n'ai pas cela. »

Pouvez-vous imaginer une vitrine qui présenterait uniquement des objets familiers ? Non, ce ne sont que des objets que personne ne possède. « Je n'ai pas ceci. Je n'ai pas cela. Je n'ai pas ceci. Je n'ai pas cela. » Et maintenant je viens ici, je vous parle de paix et vous dites ne pas l’avoir.

Mais vous l'avez. Vous l'avez ! Vous avez la paix en vous mais vous ne savez pas comment y accéder. Vous avez la sagesse en vous sans savoir comment y accéder. Vous avez l'amour en vous sans savoir comment y accéder. Vous avez la compréhension en vous sans savoir comment y accéder. Vous avez la gentillesse en vous mais vous ne savez pas comment y accéder.

Vous avez oublié que tellement de choses extraordinaires sont là pour vous. Votre êtes venu ici, sur cette Terre, non pas seul, mais avec la paix, vous être arrivé avec l'espoir, avec la joie, avec la compréhension, avec la sagesse. Mais ce sont des choses dont nous ne parlons pas, nous n’en discutons jamais...

De quoi parlons-nous ? Nous discutons de nos problèmes. Savez-vous ce qu'il y a de négatif à discuter de nos problèmes à un certain point ? Cela n'aide plus. Cela ne résout rien.

Supposons que quelqu'un ayant le nez cassé soit assis à côté de moi dans un avion. Je lui dis : « Vous avez le nez cassé » et il me répond : « Je sais. Je sais. » Et puis, quinze minutes plus tard, je lui répète : « Votre nez est cassé. » Et il me redit : « Oui, je sais. Je sais. » Et puis, quinze minutes plus tard, je reprends : « Vous avez le nez cassé. »

À mon avis, au bout d’une dizaine de fois, cette personne voudra changer de siège parce qu'elle sera convaincue que je suis fou, n'est-ce pas ? Ne trouveriez-vous pas cela odieux ? Vous vous diriez certainement que cette personne est peut-être folle, complètement dingue, elle ne cesse de répéter : « Savez-vous que votre nez est cassé ? Vous avez le nez cassé ».

Vous êtes dans un avion et vous appuyez sur le bouton d'appel. L'hôtesse de l'air arrive et vous lui dites : « Nous volons. » Elle vous répond : « Je sais. Je sais, nous sommes en vol. » Quelques minutes plus tard, “dring“ ! « Nous sommes en vol ! »

Mais voilà ce que nous faisons ! Notre expertise consiste à trouver une meilleure façon d'exprimer le problème et à le répéter sans cesse. Qu’en est-il de la solution ? La solution, merveilleusement, se trouve en nous.

Pour moi, c'est ce que ce livre vise fondamentalement. Il le fait d'une manière très différente, en utilisant des histoires, en utilisant différentes métaphores, mais c'est son message : « Ce que vous cherchez se trouve en vous. » Et si vous pouvez le comprendre, votre vie va se transformer.

En confinement, 79e jour 00:17:00 En confinement, 79e jour Video Duration : 00:17:00 avec Prem Rawat

EN CONFINEMENT AVEC PREM RAWAT, 79e JOUR
COMPTE À REBOURS POUR LE PROGRAMME D’ÉDUCATION POUR LA PAIX

La paix : une possibilité

Séminaire Bunya International

Hiroshima, Japon

 

Prem Rawat

Quelle est au juste cette chose qu’on appelle conflit et qui peut s’emparer d’un être humain au point de lui faire accepter une destruction massive ? Bon, je m’arrête là, ça devient trop intense. Après tout, je suis là pour vous parler de la paix. Je ne suis pas venu pour vous faire peur. Alors, essayons de comprendre ce qu’est un conflit.

Il y a quelques jours, j’étais en Australie et, là où j’étais, on parlait de creuser un trou. Il fallait creuser un trou. J’ai alors dit à l’architecte : « Oh, oh ! » En fait je plaisantais. J’aime l’humour. J’aime rire. Donc je lui ai dit : « Au fait, ce trou ne va pas nous coûter cher. Car on en a déjà un. À quelques kilomètres d’ici, il y a déjà un trou, il suffit juste d’aller le chercher et de le déposer ici ! » J’ai ri et l’architecte a ri aussi…

Et puis j’ai réfléchi : « Mon dieu… Comment fait-on pour déplacer un trou ? Est-ce qu’on peut déplacer un trou ? Peut-on vraiment déplacer un trou ? Alors voilà la question : « Un trou existe-t-il ou n’existe-t-il pas ? » Est-ce si difficile comme question ? Est-ce qu’un trou existe ou n’existe pas ? Vous êtes sûr ? Vous êtes sûr qu’un trou n’existe pas ?

Pourtant on dit : « Il y a un trou juste là. Attention il y a un trou ! » Alors, si un trou n’existe pas, comment peut-il être là ? Je vous demande donc quelle est la bonne réponse ? Y a-t-il un trou ou n’y a en t-il pas ?

Je crois avoir trouvé une faille dans la manière dont les gens s’expriment. Non ? Il y a une faille ! On dit  « il y a un trou », donc on considère qu’un trou est quelque chose qui est, alors qu’un trou est quelque chose qui n’est pas —je ne sais pas comment le dire. L’anglais n’est pas le plus approprié pour ça.

Alors, comme pour le trou, on pense que la colère est une chose. Et si la colère était un trou ? Et si la confusion était un trou ? Et si le conflit était un trou ? Parce que si on considère qu’un trou est une chose, alors, selon ma logique, ce que j’ai expliqué à l’architecte serait exact : « Ce trou ne va pas coûter cher car on en a déjà un, il suffit de l’apporter ici et ça fera l’affaire ! »

Donc, nous voulons la paix ? Et nous savons, car c’est ce qu’on nous a expliqué : « Comment avoir la paix ? Il faut arrêter la guerre. » Et si la guerre était un trou ? Rien de concret en soi, un trou. Quelque chose qui manque, c’est un négatif, pas un positif, c’est un négatif. On ne peut pas le manipuler, on ne peut pas le déplacer, on ne peut pas le changer. C’est une absence et non une présence.

La paix est une présence. L’absence de paix, c’est la guerre. On essaye de supprimer les guerres et la seule façon de supprimer les guerres, ce n’est pas d’essayer d’arrêter les guerres, mais d’apporter la paix, parce que la paix est et la guerre n’est pas.

Donc, si notre stratégie c’est de manipuler du négatif, on n’y arrivera jamais ! Les gens disent : « C’est dans la nature humaine de vouloir se battre. » Je ne suis pas d’accord. Ce n’est pas dans la nature humaine de vouloir se battre. Ce n’est pas vrai. En fait, si on étudie l’histoire, il y a eu davantage de périodes où les gens ne se sont pas battus que le contraire.

Quelle est la condition du monde aujourd’hui ? Il n’y a jamais eu autant à manger. Plus de 45% de la nourriture produite est gâchée, il y a plus de nourriture que jamais auparavant et pourtant les guerres continuent. Pourquoi ? Qu’est-ce qui crée ce conflit ? [Ah, ah !] On ne peut pas manipuler un conflit car c’est une absence.

En vous… vous devez réaliser que la paix se trouve en vous. Qu’est-ce que la paix ? La paix est-elle une idée ? Une utopie ? C’est ça la paix ? Tout le monde danse, tout le monde a des fleurs dans les cheveux. Tout le monde fait comme ça… « Paix, paix. » Personne ne se dispute, plus de soucis pour une place de parking.

Est-ce que vous voyez la paix comme une utopie ? Vraiment ? Si c’est le cas, vous vous trompez. Car que signifie le mot « utopie » ? Savez-vous ce que veut dire « utopie » ? « Utopie » vient de deux mots : « ou » en Grec qui signifie « pas », et « topos » qui signifie « lieu ». « Utopie » veut dire en fait « aucun lieu », ça signifie littéralement« non-lieu ». Et donc tout le monde rêve de ce lieu qui n’existe pas. Ce n’est pas ça la paix.

Laissez moi vous dire ce qu’est la paix. La paix est tout ce qu’il y a de bon en vous, la paix est la sérénité en vous, la paix est la bonté en vous, la paix est la gentillesse en vous, la paix est la compréhension en vous, la paix est l’appréciation en vous, la paix est la lumière dans votre cœur, la paix est la joie en vous, la paix est le divin en vous, la paix est l’acceptation de ce cadeau en vous.

La paix est le va-et-vient du souffle en vous, la paix est la beauté que vous êtes. Vous vous êtes éveillé à votre monde, mais vous ne vous êtes pas éveillé à cette chose unique appelée la vie. Vous connaissez tout de ce monde, vous savez que la terre est ronde, vous savez qu’il y a le soleil, qu’il y a la lune, qu’il y a des étoiles, qu’il y a des océans, vous connaissez ce monde.

Vous savez aussi qu’il y a des guerres, vous savez aussi qu’il y a la faim, qu’il y a des famines, qu’il y a des incendies, qu’il y a des tempêtes, qu’il y a des ouragans, qu’il y a des typhons.

Vous connaissez bien votre monde mais que connaissez-vous de la vie ? La vie commence par le souffle —le souffle— et dans cette vie la paix est possible ! Dans cette vie on a la possibilité de comprendre. Dans cette vie on a la possibilité de savoir. Il y a un soleil qui donne de la lumière, non pas 8, 9,10 ou 11 heures par jour, mais qui, jour et nuit, éclaire votre cœur. Éveillez-vous au monde de la vie. Éveillez-vous au monde de la joie. Éveillez-vous à la beauté intérieure, à l’existence. Voilà le chant que vous avez besoin d’entendre.

Ce chant, le chant de la vie fait danser votre cœur. Vous vous sentez bien, non pas à cause de ce que vous pourriez gagner, vous vous sentez bien non pas à cause de ce que vous avez perdu, mais vous vous sentez bien parce que vous comprenez que vous avez reçu le plus précieux de tous les cadeaux.

En confinement, 77e jour 00:14:54 En confinement, 77e jour Video Duration : 00:14:54 avec Prem Rawat

En confinement avec Prem Rawat, 77e jour

 

Compte à rebours pour le Programme d’éducation pour la paix.

La paix,

une nécessité

Bénévoles du Corps pour la paix RELA

Prem Rawat s’adresse à RELA, l’Organisation des bénévoles du corps pour la paix qui a plus de 3 millions d’adhérents en Malaisie.

Prem Rawat :

En tant qu'être humain, j'ai un besoin, ce besoin est d’être en paix. Quand nous oublions nos fondamentaux, que se passe-t-il ? Nous sommes déséquilibrés. Je vais vous raconter une petite histoire ; une histoire, c’est toujours agréable.

Il y avait un magicien incroyablement puissant, un sorcier. Il n'avait pas d'enfants et sa femme lui disait toujours : « On pourrait avoir un petit enfant, ce serait vraiment bien. » Mais cela ne se produisait pas.

Un jour, alors que le sorcier marchait sur la route, il a trouvé une petite souris, et cette petite souris était blessée. Il l’a prise dans sa main et, en faisant appel à ses pouvoirs, il a transformé la petite souris en une belle petite fille.

Il a emmené la petite fille à sa femme et lui a dit : « Tu me demandes sans cesse d'avoir un bébé, de t’apporter un bébé, et bien, aujourd'hui, c'est fait, voici cette magnifique petite fille pour toi. »

Ils sont tous deux tombés amoureux de la petite fille, ils ont élevé l’enfant en bons parents, ils s’en sont occupés, lui ont prodigué des soins, lui ont donné une excellente éducation, et elle était très douée. Quand elle a grandi, elle est devenue non seulement très jolie, mais aussi très sage, très instruite, et très belle à tous points de vue.

Un jour, le sorcier lui a dit : « Ma chère, tu as atteint l'âge de te marier. Avec qui aimerais-tu te marier ? » Elle y a réfléchi et elle a dit : « Bon, quelles sont les possibilités ? » Le sorcier lui a répondu : « Eh bien, je vais aller soumettre une demande en mariage à différentes personnes et je t’apporterai leurs réponses. »

Il est allé sur la puissante montagne et lui a dit : « Veux-tu épouser ma fille ? » Et la puissante montagne lui a répondu : « Oh mon Dieu, je l'ai observée, elle est si belle, elle est si intelligente, elle est si gentille, elle est si merveilleuse, j'aimerais l'avoir pour épouse. »

Il a donc transmis la demande en mariage à sa fille : « Ma fille chérie, la montagne aimerait t'épouser et elle est puissante et forte. Est-ce que ça te plairait ? » Et elle a dit : « Non, pas vraiment. »

Il est allé voir l'océan, a fait sa demande à l'océan, et l'océan a dit : « Oh oui, je l'ai vue, elle est magnifique, j'aimerais l'épouser. » Il a donné la réponse à sa fille : « Non, je ne veux pas épouser l'océan. »

Il alla voir le roi et le roi dit : « Oui, j'ai entendu parler de sa beauté, j'aimerais l'épouser. » « Aimerais-tu épouser le roi ? Tu vivras comme une princesse pour le reste de tes jours. » Elle dit : « Non, je ne veux pas épouser le roi. » Le prince, l'empereur, toutes ces propositions ont été faites mais elle a dit : « Non, non, non. »

Alors le sorcier lui dit : « Je t’ai apporté toutes ces propositions, ce sont des propositions formidables, et tu les as toutes rejetées. Alors, y a-t-il quelqu'un que tu veuilles épouser ? » Et juste à ce moment-là une petite souris est passée, elle l'a regardée et a dit : « Oui, ça ! »

Et le sorcier a réalisé qui elle était. Même s'il l'avait transformée en être humain, l'avait éduquée et fait tout ce qu’il avait fait, elle n'avait pas oublié qui elle était, sa nature était toujours la même. Malgré tout cela, sa nature n'avait pas changé.

Et quand elle a vu la belle petite souris, elle a été bien plus attirée par elle que par la montagne, le roi, le prince, l'empereur, l'océan et tout le reste. Parce que c'était dans sa nature.

Donc, le propos de l'histoire est que nous vivons dans ce monde, la technologie a évolué, beaucoup de choses ont changé, mais nous sommes toujours des êtres humains. Et la question qui se pose maintenant est : « Qu'est-ce qu'un être humain ? »

Quand je pose cette question dans le monde entier, on pourrait penser que chaque être humain dirait exactement ce qu'est un être humain, n'est-ce pas ? Ce n'est pas le cas. Les êtres humains ont oublié qui ils sont ! Et non seulement ils ont oublié qui ils sont, mais ils ont oublié aussi quels sont leurs véritables besoins. Quels sont-ils ?

Vous devez comprendre la différence entre “besoin” et “désir”. Le besoin est une chose sans laquelle vous ne pouvez pas exister, vous en avez besoin : vous avez besoin d'air, vous avez besoin de chaleur, vous avez besoin de nourriture, vous avez besoin d'eau. 

La télévision est un désir. Sans air, vous mourez, si vous ne regardez pas la télévision, vous ne mourez pas. Mais dans notre société, nous avons tellement changé notre point de vue, que nous pensons : « Si je ne regarde pas la télévision, je vais mourir, et je lui accorde une grande valeur, une grande importance », de la même façon que le monde donne de l'importance à tout ce que nous faisons, sans accorder d’importance à ce que nous comprenons réellement.

Alors, quand quelqu'un comme moi vient vous parler de paix, je trouve ça vraiment triste, parce que je ne devrais pas parler de paix. Les gens devraient déjà le savoir : la paix est une nécessité, et sans la paix on ne peut pas être heureux, et sans ce bonheur, la santé et l'argent, on ne peut pas être prospère. La prospérité n'est pas qu’une seule chose.

Et pour nous, sur cette terre, le défi consiste à reprendre contact avec ce que nous sommes fondamentalement, pas avec ce que nous voulons être. Parce que c'est là que nous nous sommes perdus.

Et c'est la même chose avec la paix, les gens pensent que la paix doit venir d’ailleurs. Ils me disent : « Je cherche la paix » et je leur réponds : « Alors vous ne la trouverez pas. » Pourquoi ? Parce que vous l'avez déjà.

Vous pouvez chercher où vous voulez, car la supposition est que la paix n'est pas en nous et c'est ce qui justifie la recherche. Mais la supposition est fausse parce que la paix est en vous.

Le bien est en vous, le mal est en vous, ce qui est juste est en vous, tout comme ce qui est faux. Les gens disent : « Le mal est tellement présent dans ce monde, comment est-ce possible ? » Je réponds : « Oui ! Le mal est présent dans ce monde, mais dans chaque être humain, il y a aussi ce qui est bon, et cela n'a pas été nourri, n'a pas été irrigué et a manqué de soin.

Voilà donc la situation du monde, mais qu'en est-il de vous ? Nous sommes des êtres humains et notre référence n’est pas seulement l'argent, c’est aussi la gentillesse, la générosité, l'amour, le sentiment, la compréhension. Voilà les cadeaux que vous pouvez offrir, non seulement à vous-même, non seulement à vos semblables, mais également à votre famille et à qui bon vous semble.

Et ce qui est beau avec le don de la générosité, le don de l'amour, le don de la gentillesse, le don de la compréhension, c'est que plus vous donnez, plus vous pouvez donner parce que ça ne fait qu'augmenter, ça ne diminue pas.

Pour l'argent c’est différent, plus vous donnez d'argent, moins vous en avez. C'est pourquoi tout le monde essaie de le garder. Mais le don de la compréhension, le don de l'amour, plus vous le partagez, plus vous en avez.

La paix commence par vous. C’est aussi simple que ça, la paix commence par vous, vous qui comprenez qui vous êtes. Il n'y a pas à se tromper sur ce que Socrate a dit : « Connais-toi toi-même. » Savoir qui vous êtes.

C'est donc tout ce que je voulais vraiment dire, car il y aura aussi des questions et des réponses.

Personne : [homme]

Je soupçonne qu'il existe un lien entre tous les problèmes dont nous parlons et la paix. Peut-être pouvez-vous nous dire comment ils s'influencent mutuellement ?

Prem Rawat :

Eh bien, malheureusement le soleil ne connait pas la nuit. L'obscurité ne connaît pas la lumière, la lumière ne connaît pas l'obscurité. Si la paix était liée à ces problèmes, la paix n'aurait eu aucune chance, mais elle passe au-dessus de ces problèmes. Et elle n'a rien à voir avec ces problèmes car ces problèmes vont et viennent. Ils viendront et ils repartiront.

Les gens ont des problèmes, ils oublient de charger leur téléphone portable. Il y a trois cents ans, les gens n'avaient pas ce problème. Donc, nous ne comprenons pas que chaque fois que nous résolvons un problème, nous en créons un nouveau.

Mais pour moi les problèmes se situent à un niveau et la paix à un autre niveau, et la paix n’affecte pas nos problèmes, et, Dieu merci, ces problèmes ne vont pas affecter la paix. Elle existera, elle préservera sa pureté, elle préservera sa pureté.

C'est comme l'eau. Vous pouvez complètement polluer l'eau, mais elle trouvera un moyen de se purifier. C'est la qualité de l'eau. Elle ne peut pas être brûlée ! Essayez de brûler de l'eau, elle va s'évaporer, elle va devenir de la vapeur et disparaître. Dans l'air, le refroidissement adiabatique la transforme en nuage, le nuage se transforme en orage et purifie l'eau qui retombera en pluie. Elle peut se purifier elle-même. C'est sa qualité.

Et si vous vous connaissiez vous-même, vous réaliseriez que vous n'avez pas à être dans le cloaque des problèmes et que vous n'êtes pas vos problèmes, vous êtes quelqu'un d'autre, vous êtes autre chose et vos problèmes se situent à un niveau totalement différent.

L'inconscience entraîne des problèmes, la conscience supprime les problèmes, et la paix danse dans le cœur de chaque être humain, attendant d'être invitée à se manifester, car la paix sera la plus belle réalisation de l'humanité, pas le fait d’aller sur la Lune ou sur Mars. La paix sera la plus belle réalisation de l'humanité.

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