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En confinement, 50e jour 00:22:52 En confinement, 50e jour Video Duration : 00:22:52 avec Prem Rawat

Bonjour tout le monde. J’espère que vous allez tous bien et que vous arrivez à prospérer malgré les circonstances particulièrement difficiles liées au coronavirus et à toute la folie ambiante.

Je souhaitais prendre un peu de temps pour vous dire à quoi j’ai été occupé. Tout d’abord, j’étais très fatigué et j’avais besoin de prendre un peu de temps pour moi, ce que j’ai fait et cela m’a fait beaucoup de bien. Ensuite, comme vous pouvez le voir, je voulais changer le décor. Cela a donc pris quelques jours pour tout réorganiser.

Mais surtout, comme je vous l’avais annoncé, j’ai travaillé au PEP. Il subit quelques transformations et nous verrons bien où cela nous mènera, mais je suis très enthousiaste et impatient de le mettre en œuvre.

Alors pendant que j’y suis, je pourrais tout aussi bien vous dire quelques mots susceptibles de vous aider. Une chose très intéressante m’est venue à l’esprit, à savoir que si nous sommes privés d’eau pendant deux ou trois jours, une toute petite quantité d’eau peut suffire à étancher notre soif. Nous pouvons avoir faim pendant plusieurs jours, mais une petite quantité de nourriture peut apaiser notre faim.

Ce qu’il y a de bon en vous n’est pas une question de quantité. Il suffit de savoir si vous avez accès à ce qui est bon en vous ou non. Si vous y avez accès, c’est tout ce qui est nécessaire.

Alors oui, il est facile de regarder toute la confusion qui règne dans le monde, et les gens sont très perplexes. Pour certains, la vie n’est pas une priorité, leur priorité est l’économie et, bien sûr, ils sont libres de voir les choses ainsi. Ils doivent probablement se demander ce qui se passerait si nous devions vivre sans rien avoir à manger ?

Alors une chose est sûre, c’est que nous traversons une période d’incertitude. Dans cette incertitude, la meilleure chose à faire, c’est de devenir fluide, d’aller avec, avec le courant. Si vous nagez dans l’océan et que vous être pris par un courant qui vous emporte, ne luttez pas contre, laissez-le vous emporter au large et ensuite vous pourrez revenir.

De la même façon, en cette période d’incertitude, il y a beaucoup d’idées, beaucoup de “fake news”, beaucoup de gens qui disent : « Voilà la solution, voilà la solution, voilà la solution. »

Et surtout, il y a un fort désir chez beaucoup de gens, je crois, que tout redevienne comme avant. Pour une raison ou pour une autre, “tout allait bien”.  Eh bien, si tout allait bien, comment nous sommes-nous retrouvés dans ce pétrin ?

Alors vraiment, nous avons l’occasion d’aller au-delà de “tout va bien” pour arriver au point où nous pouvons avoir une vue d’ensemble qui profitera à l’humanité tout entière.

Dans l’immédiat, une chose est pour moi très importante, c’est de faire tomber les murs virtuels que nous avons érigés et de voir le monde entier comme une seule et unique entité.

Nous devons considérer tous les êtres humains qui vivent sur terre comme faisant partie de notre famille et reconnaître que chaque être humain a une contribution positive à apporter dans le monde.

C’est certain, il y a des gens qui ne pensent pas du tout ainsi. Ils en veulent toujours plus, plus, plus, « j’en veux plus, j’en veux plus. » Mais il y a beaucoup de bonnes choses, c’est ce dont je parlais tout à l’heure : ce n’est pas la quantité qui compte…

Beaucoup de gens pensent que c’est une chose que l’on peut quantifier : « Il faut en avoir suffisamment. » Non, vous n’avez pas besoin d’avoir plus de lucidité que de confusion, non. Il suffit que vous ayez suffisamment de lucidité pour y voir clair, indépendamment de toute la confusion qu’il y a en vous. Cela n’a rien à voir avec la quantité, ce qui compte, c’est qu’elle soit là, tout simplement.

Si vous vous trouvez dans une immense pièce qui mesure disons 150 mètres par 150, vous n’avez pas besoin d’une énorme lampe torche pour l’éclairer, pas du tout. Vous pouvez disposer d’une toute petite lampe de poche, elle peut de toute évidence éclairer une petite pièce mais elle peut aussi contribuer à éclairer une pièce immense.

De la même façon, dans notre vie, ce n’est pas… et beaucoup de gens sont vraiment dans ce schéma, ils pensent : « Oui, il me faut tel truc, et ça doit se passer comme ceci et ça doit se passer comme cela. » Il est possible que ce soit vrai dans le monde extérieur, mais dans le monde intérieur, il s’agit simplement d’être centré, de voir clair, de comprendre, de sentir la soif d’aller de l’avant dans sa vie.

Nous ne sommes pas toujours conscients de notre soif. Nous devons en prendre conscience car fondamentalement, elle concerne mes besoins, nos besoins essentiels. Si nous ne prenons pas soins de ces besoins essentiels, alors ça ne marchera pas.

Vous savez, c’est… OK, une métaphore. Vous préparez un super pique-nique. Vous aviez envie d’aller pique-niquer, l’idée vous plaisait et donc vous préparez un pique-nique fabuleux. Vous partez et vous trouvez un endroit absolument splendide, idyllique, vous étalez tout ce que vous avez, des super sandwiches, des tas de choses à grignoter et bien sûr, d’excellentes boissons.

Mais vous avez oublié l’ouvre-bouteille, et maintenant vous n’avez plus accès à toutes ces boissons délicieuses que vous aviez apportées. Donc un seul accessoire, un ouvre-bouteille, vous rend totalement dépendant pour l’accès à la boisson qui vous procurerait tant de plaisir, bien qu’il vous soit impossible de manger ou boire cet ouvre-bouteille. Mais il vous donne accès à la boisson.

Votre cœur, votre compréhension sont ainsi. Comprendre, comprendre, comprendre, aller de l’avant, aller de l’avant, aller de l’avant.

Vous savez, c’est comme une échelle. « OK, je suis monté sur le premier barreau, puis sur le deuxième, le troisième, le quatrième… » Et vous voyez que vous prenez de la hauteur et vous vous rapprochez de plus en plus de ce que vous voulez atteindre. Voilà ce que ça demande, voilà ce que ça demande.

La vie est simple, nous sommes simples. Nous avons énormément développé notre pensée. Il y a deux parties en nous. L’une est le penseur, très doué pour penser, nous avons développé cette aptitude pendant des générations et des générations, des livres ont été écrits et nous avons inspiré les autres à penser.

Et puis il y a une autre partie qui est tout aussi importante, si ce n’est la plus importante, parce que nous sommes des êtres humains. Quelle est cette autre partie de nous ? C’est la partie qui ressent. Nous avons besoin de sentir, c’est une caractéristique humaine.

Nous pouvons penser, mais c'est tout, et si les pensées ne sont pas converties en actes, cela n’a pas de sens. Nous pouvons penser tout ce que nous voulons mais cela ne change rien.

Si un verre d’eau se trouve devant vous et que vous avez soif, vous pouvez penser : « Ce serait formidable si je pouvais boire ce verre d’eau, ce serait vraiment super si je pouvais boire ce verre d’eau ». Mais si vous ne tendez pas la main pour attraper le verre et boire, votre soif ne sera pas étanchée.

On ne peut pas le faire avec la pensée. Les gens essaient : « Pensez comme ceci, pensez de façon positive, et pensez comme cela ». Penser de manière positive, quoi qu’en soit sa valeur, n’est pas mauvais, mais tôt ou tard vous devez trouver le positif dans votre vie pour pouvoir vraiment le ressentir.

Ce qu’il y a de beau, c’est que le positif que vous devez ressentir se trouve déjà en vous. Tout est là : la paix que vous devez ressentir est en vous, l’appréciation que vous devez ressentir est en vous, la compréhension que vous devez ressentir est en vous, et nous parlons bien de ressentir, pas de penser.

Voici l'essentiel de ce dont je parle. Beaucoup de gens veulent vous faire réfléchir, eh bien moi aussi ! Mais au bout de toute cette réflexion, je veux vous faire réfléchir, réfléchir, réfléchir et peut-être pourrai-je vous inspirer à réfléchir d’une certaine manière. Cette manière, c’est que vous vous disiez : « Mon Dieu, je dois aussi ressentir » et que vous posiez des actes qui vous conduiront à ressentir.

Voilà de quoi il s’agit : vous devez sentir la paix, pas seulement parler de la paix, pas faire une liste de vos accomplissements : « J’ai accompli ceci et cela, j’ai accompli ceci et cela, donc je dois être en paix ». Non, vous devez sentir la paix, vous devez sentir l’amour, vous ne pouvez pas vous contenter de dire : « Bon, j’ai fait ceci et cela, j’ai fait ceci, j’ai fait cela. »

Vous savez, beaucoup de gens se demandent pourquoi ils ne réussissent aucune relation amoureuse. Eh bien, la raison pour laquelle ils ne réussissent pas leurs relations amoureuses, c’est qu’ils pensent la relation au lieu de sentir l’amour dans la relation. Si vous n’avez pas l’amour, elle va s’arrêter, tout va s’arrêter. On ne peut pas penser la relation, cela ne marche pas.

En ce moment des gens sont confinés et, pour certains, la situation est très difficile car ils se trouvent avec des personnes avec lesquelles ils ne s’entendent pas très bien. Eh bien, il ne s’agit pas de penser, il s’agit de sentir. Vous devez lâcher prise pour que cette compréhension se développe et dire : « Oui, j’aime vraiment cette personne. »

Regardez ce qu’il y a de bon, voyez ce qu’il y a de bon dans votre relation, pas ce qu’il y a de mauvais mais ce qu’il y a de bon dans la relation, ce qu’il y a de bon en vous.

Il ne s’agit pas de quantité. Les gens veulent la quantité : une mesure égale de ceci, une mesure égale de cela. C’est très bien en pensée mais dans la réalité, cela ne sera jamais ainsi, ce ne sera jamais ainsi.

Il y a des gens qui ont des milliards et des milliards et des milliards de dollars. Certaines personnes sur terre ne peuvent même pas imaginer qu’on puisse avoir autant d’argent.

Et nous pourrions penser que ces gens sont heureux puisqu’ils ont tant d’argent. Non, ils travaillent tous les jours, ils en veulent plus, ils en veulent plus, ils en veulent plus. Telle est la nature de cette chose « J’en veux plus, j’en veux plus. » C’est dans la pensée que cela se passe.

Quand nous ressentons, c’est tout l’opposé : « Je ressens, je sens de l’amour, je me sens heureux, je me sens satisfait. » La question du “plus” ne se pose pas, on se sent bien. Quand nous ressentons, il ne s’agit pas de plus, il ne s’agit pas de plus ou moins, jamais. Nous sommes satisfaits, nous nous sentons satisfaits, et nous ne disons pas : « J’en veux plus ! »

Quand vous êtes amoureux, vous êtes amoureux. Vous ne dites pas : « Plus, je veux être plus amoureux. » Non, quand vous êtes amoureux, vous êtes amoureux.

C’est ainsi que cela doit être parce que c’est ainsi, et c’est magnifique que ce soit ainsi. Ce sont les caractéristiques de ce que vous pouvez sentir dans votre vie.

Alors, penser est une bonne chose mais sentir l’est également. Vous ne pouvez pas vous contenter d’une seule de ces deux choses, ce serait comme avoir un œil constamment fermé, ou n’utiliser qu’une seule oreille, ou n’utiliser que la moitié de la bouche. Ce serait comme respirer avec une seule narine, ce serait comme marcher sur une seule jambe et pas avec l’autre, tout en ayant les deux qui fonctionnent, bien entendu.

Donc oui, nous avons deux jambes mais ce n’est pas comme s’il y en avait une de rechange, nous avons besoin des deux. Nous avons deux bras, nous avons besoin des deux. Nous avons deux yeux, nous avons besoin des deux pour avoir une profondeur de perception. Nous avons deux oreilles, nous avons besoin des deux pour entendre d’où vient le son.

Dans votre vie cela se traduit par quelque chose de très beau. Il se trouve que cette très belle chose est le fait que vous devez sentir, pas seulement penser, mais ressentir. Sentir la joie dans votre vie, cette chose est unique car elle n’a pas besoin de “plus”. C’est simplement : « Je la sens, je la sens. »

Vous savez, quand… et je le vois souvent dans les aéroports. Des gens attendent des proches à leur sortie d’avion. Ils vont arriver par l’allée et ils les attendent.

Lorsqu’ils voient le visage de la personne qu’ils attendent… et parfois les histoires sont incroyablement touchantes car cela fait longtemps qu’ils attendent, cela fait peut-être des années qu’ils attendent cette personne, et finalement, ils la voient.

 Et quand ils voient la personne, ils ne se disent pas : « Oh attends, attends, je vais attendre encore un peu, parce que je veux plus de cette personne. » Non, tout de suite un sourire apparaît, leurs yeux rient, leur corps parle et parfois ils ne peuvent pas s’en empêcher, des larmes coulent sur leurs joues.

“Plus”, “moins”, il n’y a plus d’échelle de mesure. Il n’y a plus d’échelle de mesure. Il n’y a plus que la réalité. Il n’y a plus que : « C’est là, c’est là, c’est là. »

C’est ainsi, vous savez.

C’est comme apprendre à faire du vélo. On essaie et on tombe, on essaie et on tombe et on continue. Il faut continuer, vous devez continuer.

Et puis tout à coup, nous trouvons le truc, et une fois que nous l’avons, nous l’avons. Nous ne nous disons pas : « Je l’ai plus, je l’ai moins. » Non. Bien sûr, nous tomberons à nouveau, mais une fois que nous avons trouvé le truc, nous l’avons.

Et donc ce ressenti, tout particulièrement pour la joie, ce ressenti pour ce qui est en vous, cette chose absolument fabuleuse, j’espère que vous réfléchirez un peu à tout ça. N’hésitez pas à convertir votre réflexion en réalité, la réalité du ressenti.

Sentez la joie, sentez la paix, sentez la soif, sentez le besoin et sentez-vous bien. Sentez ce qu’il y a de bon en vous, permettez à toutes ces choses d’être le moteur qui vous pousse à avancer. C’est quelque chose de fabuleux, si vous pouvez aller de l’avant avec ça, c’est puissant, c’est très, très puissant.

J’espère que cela vous est utile. Je ferai le point régulièrement pour vous informer de là où en sont les choses. Donc oui, nous travaillons sur le Programme d’éducation pour la paix.

Il est plus que probable qu’il ne s’appellera pas Programme d’éducation pour la paix, il aura un autre nom. Il y a une raison à cela mais dans ma folie, peu importe comment on veut l’appeler, il y a une certaine logique. Mais ce sera ainsi, plus que probablement, il sera différent, assez différent. L’essence n’est pas dans la formation, croyez-moi, l’essence est en vous. La formation est un outil pour vous aider à accomplir certaines choses qui seraient formidables dans votre vie, mais la chose principale est en vous, elle n’est pas dans la formation.

Vous avez souvent entendu cette expression : « On peut amener un cheval à la rivière, mais on ne peut pas le forcer à boire. » Non pas que vous soyez un cheval, non.

Vous savez, si vous n’avez pas le souhait de prendre un nouveau départ dans votre vie, d’améliorer la possibilité de ce que vous êtes, de découvrir qui vous êtes, la joie qui se trouve dans votre cœur, la compréhension de tout ça, si vous n’en avez pas envie, aucune formation ne pourra vous aider.

Par contre si vous voulez, alors la formation est là. C’est une formation toute simple, c’est une très belle formation. Voilà de quoi il s’agit.

D'une certaine manière, je suis choqué de voir à quel point c'est simple. Il suffit de prêter attention, simplement prêter attention, cela n’a rien d’extraordinaire ou de mystérieux. Il s’agit juste de prêter attention.

Quand quelqu’un dit : « Ce que vous cherchez se trouve en vous », au lieu de dire : « Hum, c’est intéressant » et d’en rester là, il suffit d’y prêter attention.

Je voulais une nouvelle fois rappeler certaines choses que vous aurez à faire. Une session de formation aura lieu un certain jour, ce ne sera pas très long. Ensuite vous aurez quelques jours pour y réfléchir et envoyer votre retour sur le sujet.

Puis je parcourrai les expressions, juste quelques-unes, et j’en discuterai. Ce sera une discussion à sens unique, mais ce sera une discussion et nous passerons à la session suivante.

Je ne l’ai jamais fait ainsi, virtuellement, donc je suis en mode expérimentation, mais je suis très enthousiaste, comme vous sans doute. Alors, amusons-nous, c'est là tout l'intérêt, sans se prendre au sérieux, mais c’est juste s'amuser, se faire plaisir.

En plus du message que je vous ai adressé aujourd’hui, je voudrais souhaiter à toutes les mères du monde une bonne fête des mères. C’est le jour, et c’est beau de saisir l’occasion de souhaiter à toutes celles qui sont mères une très heureuse fête des mères.

Merci.

En confinement, 49e jour 00:21:57 En confinement, 49e jour Video Duration : 00:21:57 avec Prem Rawat

Le chemin vers la PAIX

La Colombie est en guerre civile non déclarée depuis plus de cinq décennies avec des victimes dans les deux camps.

Ces dernières années ont démontré l’urgence de trouver une voie pour la paix.

La paix est-elle possible ?

Medellin, Colombie

Personne 1 :

Je dirais oui, à condition que les gens soient plus tolérants concernant certaines choses et situations.

Personne 2 :

Oui, bien sûr. Nous devons juste faire notre part, assumer la responsabilité de nos actions dans tout ce que nous faisons et je pense que chacun peut avoir sa propre paix.

Sans aucun doute.

Personne 3 :

Oui, c'est possible.

Personne 4 :

Non, je ne crois pas. Car il y a beaucoup de problèmes dans la société et c'est toujours pire, chaque fois les ambitions sont pires et c'est quelque chose que je trouve difficile. Est-ce que je pense que cela peut être contrôlé ? Peut-être. Mais y parvenir cent pour cent, non.

Personne 3 :

Je pense que c’est possible si nous nous coordonnons tous en tant que communauté, de manière indépendante. Ça fera toute la différence.

Texte à l'écran :

Le gouvernement colombien est actuellement impliqué dans l’un des les plus grands efforts de paix de l'histoire. Dans le cadre du traité de 2016, il accordera l'amnistie aux combattants qui quittent le conflit et suivent un programme de réinsertion.

Texte à l'écran :

En 2017, Prem Rawat s'est rendu à Medellin, en Colombie.

Prem Rawat :

Quelle chance, du moins pour moi, de pouvoir venir en Colombie et de pouvoir parler de cette belle occasion, que la Colombie tente de se reconstruire jusqu'au point où la paix pourra régner.

Texte à l'écran :

Yenifer Quintero, victime étudiante à l’institut éducatif Pedro Nel Ospina, Ituango

Yenifer Quintero :

Je voulais vous parler, j'ai eu la chance de participer au Programme d'éducation pour la paix et vous voir et vous entendre m’a beaucoup aidée. Je veux apprendre beaucoup de belles choses parce que j'ai été une victime directe de la violence.

De l’endroit d’où je viens, on voit ça beaucoup mieux. Ça m'a beaucoup aidé dans mes efforts personnels pour surmonter ce que j'avais subi et pouvoir vous rencontrer est une merveilleuse chance.

Texte à l'écran :

COLOMBIE

Martha Elena Pineda, Contact PEP pour la Colombie.

Martha Elena Pineda :

Prem Rawat est venu à Medellín. Il y a rencontré le secrétaire à l'éducation du gouvernement d'Antioquia et a signé cet accord pour apporter le PEP à 500 écoles des petites villes qui entourent la grande ville de Medellín.

La visite de Prem Rawat nous a vraiment aidés à diffuser le Programme d’éducation pour la paix car lorsque d'autres gouverneurs et secrétaires à l'éducation ont découvert ce que nous faisions à Antioquia, ils ont voulu faire de même.

Maintenant il y a deux programmes en cours, l'un à Huila, et l'autre à Atlántico.

Texte à l'écran :

ANA ZAPATA

Secrétariat de l'éducation à Atlántico, Colombie

Ana Zapata :

C'est un programme très important, il aura désormais un impact sur l'avenir de nos enfants et adolescents en Colombie.

Texte à l'écran :

SEBASTIÁN RODRIGUEZ

Étudiant à Atlántico, Colombie

Sebastián Rodriguez :

 Pour avoir la paix dans le monde, nous devons tous commencer par nous-mêmes. Je voudrais remercier Mr Prem Rawat et toutes les autres personnes qui sont derrière ce programme. Vous avez tous changé nos vies grâce à ce programme, il nous a aidés à devenir de meilleures personnes chaque jour.

Texte à l'écran :

ARIANDI MIRANDA MONQUER

Étudiante à Atlántico, Colombie

Ariandi Miranda Monquer :

Ce programme m'a montré que je suis un être humain important et que je suis une personne de valeur. Je veux vous dire à tous que vous êtes des personnes de valeur, que vous devriez chercher votre paix intérieure, la beauté et la lumière de l'intérieur, afin qu'elle puisse se refléter vers l'extérieur.

Texte à l'écran :

Silvia Gonzalez, enseignante à Atlántico, Colombie

Silvia Gonzalez :

Les étudiants qui ont eu l'occasion de suivre le Programme d'éducation pour la paix ont un changement d'attitude positif. Maintenant nous partageons plus, nous dialoguons plus, le climat scolaire a remarquablement changé dans l'institution.

Texte à l'écran :

VALENTINA MENDOZA

Étudiant à Atlántico, Colombie

Valentina Mendoza :

C'est très inspirant et très utile car cela nous aide à trouver la paix intérieure et à aider les autres à la trouver aussi.

Classe à l'unisson :

Merci, Prem Rawat, nous sommes reliés à la paix !

Texte à l'écran :

Sur la découverte de la plénitude

Medellin, Colombie

Prem Rawat :

Aujourd'hui, vous êtes venus ici pour écouter parler de paix. Les gens viennent me voir, « Oui ! Nous voulons la paix. Comment pouvons-nous trouver la paix ? » Alors je leur dis : « Vous n'avez pas besoin de trouver la paix ».  « Vous n'avez pas besoin de trouver la paix ? »

Vous êtes venus ici pour la paix, n’est-ce pas, pour entendre parler de paix ? Parce que vous vous intéressez à la paix ? Vous voulez avoir la paix ? Voulez-vous que je vous donne une formule facile pour avoir la paix tous les jours ? Ça vous plairait ?

Une formule qui ne nécessite aucun exercice, pas de régime, pas d'endroit où devoir aller, facile à retenir, oui ? Rapide ? Oui ? Ne vous inquiétez pas, je peux faire ça, je peux le faire. C'est très simple : la paix que vous cherchez est en vous !

Mes amis, l’assoiffé qui marche dans le désert et meurt de soif est celui qui a en lui, en elle, un océan de la plus douce et de la plus belle eau qui soit. La question est : ce voyageur va-t-il mourir de soif ? La réponse est : c'est à lui de décider, c'est à elle de décider. Pourquoi ?

Quelqu'un a dit : « Qu'il y ait une goutte dans l'océan, qu’il y ait une goutte dans l’océan, tout le monde le sait... » N'est-ce pas ? « Mais qu’il y ait un océan dans la goutte, très peu de personnes le comprennent ».

Vous êtes la goutte, vous êtes la goutte dans laquelle il y a un océan. Et cet océan est fait de l'eau la plus douce, pas l'eau salée, de l'eau très douce, et quand cette personne va mourir de soif, que dois-je lui dire ? Que dois-je lui dire ? Que dois-je dire ? Que devrais-je dire ? Que dire ?

« Au revoir ? J'espère que votre mort ne sera pas trop douloureuse. » Ou devrais-je lui demander : « Que faites-vous ? Pourquoi ne buvez-vous pas l'eau qui est en vous, pourquoi ne pas étancher votre soif ? »

Vous avez mille questions, je n'en ai que quelques-unes. Vous avez mille questions, mais j'en ai très peu, et mes quelques questions peuvent répondre à vos mille questions.

Parce que la question que je vous pose est très simple : alors qu’un océan de joie existe en vous, pourquoi êtes-vous triste ? Alors qu'un océan de clarté existe en vous, pourquoi êtes-vous confus ? Alors que la lampe est allumée en vous, pourquoi vivez-vous dans l'obscurité ? Pourquoi ? Alors qu'un océan d'espoir existe en vous, pourquoi vivez-vous dans le désespoir ? Alors qu'il y a une richesse illimitée en vous, pourquoi vous sentez-vous pauvre ? Pourquoi ? Pourquoi ?

C'est ma question, c'est la question que je vous pose. Répondez-moi, et vous répondrez à vos propres questions. Parce que cette existence est une bénédiction, c'est une bénédiction, c'est une bénédiction, le don suprême, c'est le cadeau suprême et il vous a été donné.

Alors laissez-moi vous demander, c’est encore une de mes questions : êtes-vous quelque chose, ou n’êtes-vous rien ? Répondez à ma question, et vous répondrez à vos mille questions. Parce que la réponse, vous la connaissez, vous savez que tant que la vie vient en vous... et quelle est cette chose appelée la vie ? Quelle est cette chose qui vous maintient en vie, y avez-vous déjà réfléchi ? La chose même qui a créé l'univers, et les univers que vous ne pouvez même pas commencer à sonder. Vous ne pouvez même pas imaginer ce qu'est le Divin, mais ce Divin est ce qui permet à toute chose d’exister, y compris vous.

Alors, quelle est sa valeur ? Celle de ce qu'il contient, que contient-il ? L'infini y est contenu. C’est la goutte qui a en elle, quoi donc ? L'océan.

Ça défie les lois de la physique. « Quelque chose de grand peut contenir quelque chose de petit, quelque chose de petit ne peut pas contenir quelque chose de plus grand. » Mais ici, c'est pourtant le cas. Dans ses profondeurs, se trouve l'océan d'espoir, en raison de la beauté qui réside dans votre cœur.

Les gens demandent : « Qu'est-ce qu'un cœur ? Où est-il ? Où se trouve-t-il ? » Ainsi, l'endroit en vous où réside le courage s'appelle le cœur, le courage. L'endroit en vous où réside la clarté s'appelle le cœur. Et l'endroit en vous où réside l'espoir s'appelle le cœur, et l'endroit où réside le Divin en vous s'appelle le cœur. C'est votre cœur, où se trouve-t-il ? En vous.

Alors, quand je dis que vous êtes béni, je le pense !

Si vous n'avez pas trouvé le Divin en vous, à quoi bon indiquer le ciel ? Si vous ne pouvez pas voir le Divin qui réside dans votre cœur, comment pourrez-vous voir le Divin qui réside dans l'univers ? Comment ?

Si vous ne pouvez pas comprendre ce que sait votre cœur, comment arriver à le comprendre ? En essayant de chercher, en essayant de visiter certains lieux, pour trouver ce qui est en vous, ce qui est à l'intérieur ? Comment allez-vous le trouver ailleurs si vous ne l'avez pas trouvé ici ?

Alors, nous parlions de paix, n’est-ce pas ? Et j'ai dit : « Il y a une réponse simple pour trouver la paix : en vous, en vous, en vous, en vous, en vous ».

Jusqu'à présent, vous êtes ici, votre paradis est ici, votre enfer est ici. Qu'est-ce que le paradis ? Le paradis est le lieu où vous êtes comblé. Qu'est-ce que l'enfer ? Quand vous n'êtes pas au paradis, c’est très simple. Que ressent-on au paradis ? C'est une sensation céleste. Et quand vous ne vous sentez pas comblé, satisfait, plein d’espoir, rempli de joie ? Vous êtes en enfer.

C'est aussi simple que ça. Alors c'est en vous, en vous, en vous, en vous.

En confinement, 48e jour 00:23:55 En confinement, 48e jour Video Duration : 00:23:55 avec Prem Rawat

En confinement avec Prem Rawat, 48e jour

Compte à rebours pour le Programme d’éducation pour la paix

Le courage dans la paix

Narrateur : Pendant plus de 25 ans, la petite île du Sri Lanka, dans le sud-est asiatique, a été ravagée par la guerre civile. D’après les Nations Unies, 80 000 à 100 000 personnes ont été tuées et des millions d’autres ont été traumatisées.

Depuis 2009, la nation a engagé un difficile processus de réconciliation, et ces dernières années, le Programme d’éducation pour la paix a été adopté par le Bureau de la réhabilitation afin d’aider les ex-combattants et les civils à se reconstruire et à développer une culture de paix.

Prem Rawat, fondateur du Programme d’éducation pour la paix, a été invité par des membres du gouvernement à rencontrer des ex-combattants et des agents en charge de la réhabilitation.

Homme : Je suis très heureux de vous rencontrer. En 1983, j'ai participé à la guerre et je suis à présent réhabilité. Si j’avais connu le Programme d’éducation pour la paix avant, je n’aurais pas participé à la guerre. Mais maintenant je comprends que la vérité est en moi et nous l’avons appris grâce à votre message.

Si mes enfants et petits-enfants, ainsi que des millions de gens, pouvaient apprendre cela ! Le Programme d’éducation pour la paix devrait être suivi dès le plus jeune âge. Quand on regarde le Sri Lanka aujourd’hui... il y a trente ans nous étions en guerre, il n’y a plus la guerre dans notre pays maintenant mais tellement de gens en ont été affectés. Cette paix, quand on regarde votre vidéo, devrait être pour tout le monde, pas seulement pour ceux qui ont participé à la guerre, mais pour tout le monde, pour tout le monde.

Prem Rawat : Nous essayons, nous essayons. Dans de nombreuses écoles, nous avons commencé le Programme d’éducation pour la paix pour aider les gens à mieux comprendre les choses. Vous avez raison, la guerre punit les innocents, et la première victime de la guerre est la vérité. Donc il y a ce qui est arrivé et ce qui peut arriver. Le plus grand des miracles, c'est que le souffle continue à venir en vous, et tant que ce souffle vient en vous, vous avez encore un ordre du jour, et à l'ordre du jour, il y a votre vie. Vivez-la, comprenez-la, ressentez la joie dans votre vie, ressentez la clarté dans votre vie, grandissez, soyez vous-même, comprenez ce qu’il y a en vous et soyez comblé.

Major Rajaratna : Bonjour à tous. Je suis officier dans l’armée. Je suis fortement impliqué dans le processus de réhabilitation, et ce programme pour parvenir à développer la paix entre les personnes, entre les ethnies, est devenu une ressource formidable.

Nous en sommes très heureux, nous sommes ravis de pouvoir échanger entre nous à cette occasion. Nous souhaitons que la paix s’installe au Sri Lanka, dans le monde et dans l’univers… Nous prions pour que vous ayez la force et le courage de la faire grandir, maintenant et dans le futur.

Prem Rawat : Merci, merci.

A l’écran : Qu’est-ce que la paix ? Colombo, Sri Lanka

Je voyage dans le monde et je parle aux gens de la paix, mais les gens n’ont aucune idée de ce qu’est la paix, aucune idée. Pour la plupart des gens, c’est pouvoir s’évader de leurs problèmes. Alors je vous demande : « Pourquoi voulez-vous la paix ?  Pourquoi ? Pourquoi voulez-vous la paix ? »

Public : Nous avons besoin de la paix. 

Prem Rawat : Alors ? Vous voulez également des lentilles, non ? Aimez-vous le riz ? Aimez-vous le riz ? Donc vous aimez aussi le riz. Mais là il n’est pas écrit : « Le riz est possible », il est écrit : « La paix est possible. » Pourquoi voulez-vous la paix ?

Public : Pour être heureux

Prem Rawat : Ah, pour être heureux ! Combien parmi vous veulent la paix parce qu’elle vous rend heureux ? Levez la main. Alors, question suivante : « Pourquoi voulez-vous être heureux ? »

Public : Pour se sentir bien.

Prem Rawat : Pour vous sentir bien ? Est-ce la raison pour laquelle vous voulez être heureux, parce que c’est agréable ? Pourquoi voulez-vous ressentir cela ?

Public : C’est dans notre nature.

Prem Rawat : Vous avez plusieurs natures. Il est dans votre nature de vous gratter quand ça vous démange mais vos parents vous ont dit : « Ne mets pas ton doigt dans le nez ! » Parfois votre nez vous démange mais ce n’est pas bien de le faire, alors vous résistez, non ?

Voulez-vous résister à la paix ? Voulez-vous résister au bien-être ? Voulez-vous résister au bonheur ? Alors, il faut se demander : « Pourquoi voulez-vous aller bien ? Pourquoi voulez-vous être heureux ? Pourquoi voulez-vous la paix ? »

Votre bonheur n’est-il pas toujours là ? Est-ce que le bonheur tombe du ciel ? Le bonheur pousse-t-il dans un champ ? Qu’est-ce qui vous rend heureux ?

Je vous pose ces questions parce que je veux vous faire participer. Je veux que vous réfléchissiez. Je veux que vous compreniez que la paix ne consiste pas dans le fait de fuir vos problèmes. La paix n’a rien à voir avec vos problèmes. La paix n’a rien à voir avec ce qui est bon ou mauvais. La paix n’a rien à voir avec la confusion. Qu’est-ce que la paix ?

En tant qu’êtres humains, nous avons deux côtés. Pourquoi ? C’est une loi physique. Une pièce de monnaie n’a pas qu’un seul côté, chaque pièce a deux côtés. Même si nous la coupons en deux pour enlever un côté nous aurons toujours deux côtés. C’est une loi de la nature, non ?

Donc à chaque fois que vous êtes dans la confusion, devinez quel est l’autre côté ? Le discernement, il n’est pas plus loin que ça. Quand vous êtes dans l’obscurité, la lumière n’est pas plus loin que ça. Quand vous avez de la peine, le bonheur, la joie n’est pas plus loin que ça. Je montre cela pour que vous le compreniez, mais c’est encore bien moins que ça, croyez-moi.

Vous avez deux natures en vous. Vous avez la bonté, vous avez le discernement, c’est aussi dans votre nature ! La bonté, la lucidité, la compassion, la joie, la lumière, sont également dans votre nature. La confusion, la colère, la frustration, le sont également.

Alors ne vous précipitez pas à dire : « Oui, oui, ça me plaît, la lumière est dans ma nature. » Non, l’obscurité est aussi dans votre nature, l’obscurité est aussi dans votre nature mais tout comme la lumière, comme la lumière.

Donc en vous existe un endroit, l’endroit où se trouvent la lumière, la joie, le discernement, la compréhension. Et ça, ressentir cet endroit-là vous apportera la paix. Voilà ce qu’est la paix, voilà ce qu’est la paix. Si vous voulez l’appeler le divin, allez-y, ce n’est pas important, pas pour le divin, c’est important pour vous, pas pour le divin. Cela ne l’a jamais été et ne le sera jamais.

Ce que je vous dis aujourd’hui, c’est pour que vous puissiez en bénéficier dans votre vie. Votre vie est ce qu’il y a de plus précieux au monde, rien ne peut-être plus précieux que la vie que vous avez.

Le côté tragique, dramatique, c’est d’avoir cette vie et de ne pas la connaître, c’est d’être riche et de ne pas s’en rendre compte, c’est d’avoir le divin et de ne jamais le rencontrer. C’est une tragédie, c’est une tragédie d’avoir cherché ce que vous avez toujours eu et ne jamais l’avoir trouvé. Nul besoin de le chercher, il s’agit de découvrir.

La relation entre l’absence et la présence… Nous ne comprenons pas la présence, la présence est réelle, l’absence n’est rien ! Qu’est-ce que la présence ? La présence est ce souffle qui vient juste de venir en vous. Voilà la présence !

Et nous oublions, nous oublions ! Nous oublions parce que nous jouons la mauvaise partie, non celle de la présence, mais celle de l’absence. Et tant que nous continuons à le faire, mes amis, nous faisons le jeu de l’ignorance. Et ce que vous cherchez, ce qui va avec ce mot “paix”, c’est la connaissance et non l’ignorance.

Tout le monde essaye de comprendre, dans un monde d’ignorance, ce que veut dire la connaissance. C’est impossible, je vous le dis, impossible, impossible, jamais on ne trouvera. C’est pourquoi le monde ne sait pas ce qu’est la paix, parce nous jouons le jeu de l’ignorance avec nous-mêmes. Et les guerres que nous haïssons sont dues non à la connaissance mais à l’ignorance.

Alors dans quel monde voulez-vous vivre ? Dans quel monde voulez-vous vivre ? Le monde de la présence ou bien celui de l’absence ?

Si vous voulez vivre dans le monde de la présence, pas celui des croyances, mais celui de la connaissance… Voilà le schéma, quand vous vivez dans le monde de l’absence, il vous faut des croyances car rien n’est présent, donc il faut des croyances : « Crois que ceci est là, que cela se trouve là, crois ceci, crois cela. Crois que les dieux vivent au-dessus des nuages… »

Je suis pilote. Quand je voyage autour du monde, je pilote moi-même, et ne pensez-vous pas qu’étant aussi né en Inde, je cherche à savoir ? Donc on s’élève au-dessus des nuages et on se demande : « Y a-t-il quelqu’un ? Y a-t-il quelqu’un ici ?

Parce qu’on ne veut pas entrer en collision avec un dieu, ce serait la pagaille. Certains dieux se déplacent avec leurs propres chars et on ne veut pas ça, cela ferait désordre !

Il n’y a rien là-haut ! Simplement des nuages, des nuages et encore des nuages.

Mais si vous vivez dans le monde des croyances, ils y sont. Si vous vivez dans le monde de “l’instant présent”, dans le monde de la connaissance, où sont-ils ? Où donc ? La réponse est : « Ici, ici, ici. »

Allez voir en vous, portez votre attention en vous, c’est le plus merveilleux des voyages, un voyage extraordinaire. C’est le monde de la connaissance, c’est le monde de la paix, c’est le monde où nous comprenons que nous sommes des êtres humains et qu’en conséquence nous pouvons tous faire bouger les choses, voilà la possibilité. Telle est la possibilité. Dans votre vie la bonté attend, le divin, en vous, attend d’être découvert.

Regardez, vous ne mettez aucune limite à la joie, mais à la douleur, si, au bout d’un moment, c’est trop : « Il faut que ça s’arrête ! » Pour la joie, pas de limite, vous pouvez être joyeux tous les jours et toute votre vie sans problème, aucun problème. Être triste tous les jours ? Vous allez trouver une falaise bien haute, et hop ! C’est ce qui arrive.

Beaucoup de gens pensent qu’ils n’ont aucune importance, « Je ne suis rien… » Pourtant c’est là que réside le divin, c’est là que réside la lumière, c’est là que réside la bonté, c’est là que réside la compassion, c’est là que réside la bienveillance. Et vous dites : « Aucune importance » ?

La seule raison pour laquelle vous prétendez être sans importance, c’est pour vous décharger de vos responsabilités. « Je ne suis rien, je ne peux rien faire. » Et qu’est-ce que Dieu ? Une présence ou une absence ? Qui êtes-vous ? Une présence ou une absence ? Êtes-vous fait de croyances ? Parce que si vous ne vous connaissez pas vous-même, vous n’êtes que des croyances, une absence, pas une présence. Quand nous avons la possibilité de connaître, nous ne restons pas dans les croyances, nous venons à la connaissance. Et la connaissance de soi est la plus belle des connaissances.

Socrate a dit : « Connais-toi toi-même. Connais-toi toi-même. » Aristote a dit : « Connaître autrui, c’est la sagesse, se connaître soi-même, c’est la connaissance. » Voilà qui change tout. Vous ne prenez pas un seau pour le remplir d’obscurité et la jeter par la fenêtre. Quand la tristesse arrive, vous dites : « Oh là là ! Attends, attends, attends… » Quand la tristesse arrive, vous dites : « Attends un peu… où est la joie ?  Allons, essayons de nous débarrasser de la tristesse. » Non, faites venir la joie.

Accueillez chaque jour le divin, qui n’est pas uniquement à l’extérieur, mais aussi en vous, trouvez les trésors en vous, vivez.

Quand tout est à sa juste place dans votre vie, alors quelque chose se produit. Je peux vous dire, et cela fait 60 ans que je m’adresse aux gens, que quelque chose se produit. Vous savez que tout est à sa place, et comment savez-vous que tout est à sa place ? Quand votre cœur est rempli de gratitude, c’est là que vous savez.

Pas de la gratitude envers quelqu’un, pas de la gratitude pour quelque chose. Non, non, non, rien de tout cela. Simplement, quand votre cœur est rempli de gratitude alors vous savez que tout va bien, que tout est bien, que la vie est bénie.

En confinement, 47e jour 00:24:44 En confinement, 47e jour Video Duration : 00:24:44 avec Prem Rawat

En confinement avec Prem Rawat, 47e jour

 

Compte à rebours pour le Programme d’éducation pour la paix

Saya Pierce-Jones – Animatrice Radio Sourire 90.4 FM

Saya Pierce-Jones :

Lorsque nous avons appris que Prem serait au Cap… Il est connu dans le monde entier pour son message de paix et, ici au Cap et dans toute l’Afrique du Sud, nous rencontrons certaines difficultés en ce moment.

Je crois que ce dont Prem vient nous parler, à savoir la paix et ce qu’elle signifie vraiment d’un point de vue général, doit être entendu par nous tous afin que nous puissions commencer à nous occuper des problèmes que nous rencontrons ici chez nous.

De toute évidence notre nation est encore très, très jeune, cela remonte à 1994, et notre question au début était : « Qu’est-ce que la paix maintenant ? » De nos jours, nous voyons surgir des tensions entre différents groupes, que ce soit des groupes raciaux ou des groupes socio-culturels…

L’idée que nous nous faisions de la paix après 1994 ne semble pas être celle que nous avons aujourd’hui. Est-ce quelque chose qui vous intéresse aussi ?

Prem Rawat :

Oui, certainement, car je crois que partout où nous allons, nous rencontrons des gens qui ont leur propre formule de ce que sera la paix : « Donnez-moi de meilleurs revenus et je serai heureux jusqu’à la fin de mes jours. »

En réalité, la paix ou le bonheur est subjectif et non objectif. Nous l’oublions bien souvent, nous oublions que l’on ne peut pas suivre une liste et se dire : « Oui, je suis heureux maintenant parce que j’ai telle et telle chose, et encore telle chose. »

Tout d’abord, nous devons nous comprendre nous-mêmes. Sommes-nous la source de notre joie et de notre paix ou non ? Si nous ne faisons pas partie de l’équation, peu importe ce qui se passe autour de nous, nous ne pourrons jamais en profiter ou même le ressentir.

Il est donc très, très important de commencer par soi-même. Il s’agit de vous, c’est vous qui devez dire : « je me sens en paix » ou bien « je ne me sens pas en paix », quelle que soit la liste et quelles que soient les cases cochées, cela n’a rien à voir. La paix et le bonheur sont vraiment tout à fait subjectifs et non objectifs.

J’ai commencé à parler de la paix quand j’avais quatre ans. Quand je parle, et je prie chaque jour qu’il en soit toujours ainsi, tout ce que je vois, ce sont des gens, pas leur couleur de peau, leur costume, leur cravate, leur coiffure, leur rouge à lèvre, leur visage, mais simplement des gens.

Et je peux voir chacun… C’est quelque chose que je dois aiguiser, ne pas voir des Sud-Africains, mais voir des êtres humains. Quand je regarde des êtres humains, je vois de l’espoir, je vois de la joie, je vois un besoin qui n’est pas satisfait.

Nous sommes des êtres humains sur terre. L’humanité a commencé sur ce continent, l’Afrique, et je dissouvent : « Comme ce serait incroyable que cet endroit, qui est le berceau de l’humanité, soit aussi le berceau de la paix et de l’espoir pour l’humanité ! »

Saya Pierce-Jones :

C’est fantastique.

À l’écran :

En 1950, le gouvernement d’apartheid d’Afrique du Sud mit en place le Group Areas Act (Loi sur les zones réservées).  En conséquence de quoi les gens de couleur furent déplacés de force dans des zones appelées “townships”, connues dans l’histoire pour le banditisme, l’extrême pauvreté qui y règne et des violences indicibles.

Prem Rawat se rendit dans une école de l’une des townships les plus défavorisées, une zone frappée par la guerre des gangs et la pauvreté liée à la toxicomanie où il y a peu d’espoir pour le futur.

Prem s’adressa à des enfants de 7 à 13 ans dont la plupart avaient subi une maltraitance inimaginable.

À l’écran :

Anthea Adriaanse

Directrice de l’école primaire Die Duine

Anthea Adriaanse :

Je crois qu’on peut s’en rendre compte quand on vient à l’école : on voit les habitations et immédiatement on se rend compte qu’on est en zone sous-développée, qu’il y a une très grande pauvreté.

Prem Rawat :

Peu importe la laideur de la situation, vous, vous n’êtes pas laid, car en vous il y a une beauté profonde et majestueuse. Sachez-le, comprenez-le.

À l’écran :

Le héros en vous – École primaire Die Duine

Anthea Adriaanse :

Les défis auxquels nous sommes confrontés sont les parents absents, le manque d’un système de valeur pour les élèves à la maison, des parents célibataires, des parents toxicomanes et parfois aussi des élèves toxicomanes, en plus du banditisme et de la violence. Tout cela a un effet négatif sur les élèves et au bout du compte, sur l’enseignement.

Prem Rawat :

Même au milieu du chaos, trouvez votre force. Même au milieu de tout ce qui est mal, quand il n’y a pas de lumière, en pleine obscurité, quand tout est confus, il y a une lumière dans votre cœur.

Ben Caesar (chanson rap) :

Je te vois, je te vois, je te vois, je te vois, je te vois !

Là devant moi, je regarde l’avenir de ce pays,

Il semble prometteur, Oh oui, oui…

Qu’est-ce qui ne va pas ?

Je te vois, je te vois, je te vois.

Prem Rawat :

J’aimerais vous parler un peu de quelque chose de très spécial, il s’agit du Superman en vous. Vous connaissez Superman ? Il est fort, même quand la situation extérieure n’est pas bonne, il est toujours fort.

Similairement, je veux vous parler de votre force. Je sais qu’il y a des problèmes, il y a des problèmes partout, mais vous avez une force et vous devez puiser dans cette force car tous les jours ne seront pas des bons jours. Ceci dit, même quand les jours sont bons et même quand les jours sont mauvais, vous avez une force en vous.

Je vais vous raconter une histoire qui parle de se connaître soi-même. Vous avez envie d’entendre une histoire ? Il était une fois un lion qui vivait dans la jungle. Les gens avaient peur de traverser cette jungle car ils savaient qu’elle était habitée par un très grand lion.

Il y avait aussi un fermier qui avait des brebis et qui les faisait paître. Parfois elles s’approchaient un peu trop de la jungle, elles entendaient alors le rugissement du lion et se mettaient toutes à courir.

Un jour, le fermier trouve un lionceau sur le bord de la route. Il est presque sans vie, il est très faible. Il le prend et le ramène chez lui, le pose sous une couverture, lui donne du lait tiède et s’occupe de lui. Quelques jours plus tard, le lionceau est remis.

Il se met à faire des bonds partout, le lionceau va par ici, va par-là. Il se dit que le lionceau va saccager sa maison et donc il l’emmène à la bergerie, là où se trouvent toutes les brebis.

Le lionceau a envie de jouer avec elles et, au début, les brebis ont peur de lui. Mais quand elles voient que ce n’est qu’un bébé, qu’il ne peut faire de mal à personne, ils deviennent amis.

Chaque jour, le fermier sort les brebis et le lionceau les accompagne. Il voit les brebis manger de l’herbe et il se met à brouter également. Quand les brebis bêlent, il essaie de bêler aussi mais il n’y arrive pas. Jour après jour, jour après jour, en compagnie des brebis, il se met à croire qu’il est aussi une brebis. C’est tout ce qu’il connaissait.

Un jour, le grand lion de la jungle rugit puissamment et sort de la jungle en direction de la ferme. Et toutes les brebis, lorsqu’elles entendent ce rugissement féroce, prennent peur. Elles cherchent toutes à se cacher, certaines se cachent sous la grange, certaines derrière un arbre, d’autres derrière les buissons.

Et le lionceau aussi. Que croit-il être ? Croyant être une brebis, il va aussi se cacher dans le tronc d’un arbre. Il y a un grand trou et il y va, il tremble. Toutes les brebis tremblent, lui aussi, il a peur.

Le grand lion arrive à la ferme. Il voit toutes les brebis qui ont peur de lui, et puis il voit quelque chose d’étrange. Il voit un lion qui a peur de lui, et que ce lion tremble.

Alors, le grand lion dit : « Je peux comprendre que toutes les brebis aient peur, mais toi, pourquoi as-tu peur ? » Le lionceau répond : « Oh s’il te plaît, s’il te plaît, ne me mange pas. »

« Te manger ? Ne sais-tu pas que tu es un lion ? »

« Oh oui, tout ce que tu voudras, tout ce que tu voudras, mais ne me mange pas. »

« Mais qu’est-ce qui ne va pas chez toi ? Tu ne sais pas qui tu es ? »

Il répond : « Je ne suis qu’une pauvre petite brebis, je ne suis qu’une pauvre petite brebis, ne me mange pas. »

Le grand lion lui dit : « Non, tu n’es pas une brebis. Viens avec moi, je vais te montrer qui tu es. »

Alors il l’emmène au lac, toujours tremblant, il l’emmène au lac et lui dit : « Regarde, regarde ton reflet, vois qui tu es. »

Ils regardent tous les deux dans le lac, le grand lion et le petit, et le lionceau voit qu’il n’est pas une brebis, il est un lion !

Alors il lève la tête, il lève la tête vers le grand lion et sans crainte, lui aussi pousse un profond rugissement. Non pas un bêlement, mais un rugissement. Puis le grand lion rugit, et le lionceau rugit. Il lui dit : « Viens avec moi, viens dans la jungle où tu pourras être roi. » Voici donc l’histoire.

Nous voyons nos problèmes, nous voyons le monde, nous voyons ce qui se passe et nous commençons à penser que nous en faisons partie. Mais en réalité, nous n’en faisons pas partie, nous sommes autre chose.

Tout d’abord, peu importe ce qui se passe autour de nous, nous devons être notre propre île. Nous devons être notre propre force, nous devons être notre propre compréhension.

Quand nous voyons le monde… Si c’était une carte, nous verrions de très nombreuses routes sur cette carte, de très nombreuses routes. Mais toutes ces routes ne conduisent pas à un bel endroit, toutes ces routes ne mènent pas à un endroit agréable.

Il existe une route qui y conduit et vous devez prendre cette route-là, vous devez prendre cette route-là. Se connaître soi-même, c’est également comprendre qui l’on est, quelle est sa nature. Votre nature n’est pas la colère, votre nature est d’aimer, votre nature est d’être en paix. Voilà ce que vous êtes.

Voilà ce qui fait de vous ce Superman. Même en plein milieu du chaos, vous trouvez votre force. Même au beau milieu de tout ce qui est mal, quand il n’y a pas de lumière, quand tout est noir, quand tout est confus, il y a une lumière dans votre cœur, laissez briller cette lumière. Il y a un espoir, quand tout espoir est perdu, il reste un espoir.

Vous savez, quand je dis Superman, je le pense vraiment. Je vais vous donner un autre exemple. Est-ce que vous savez que vous avez fait quelque chose de tout à fait incroyable ? Vous avez tous fait quelque chose de tout à fait incroyable, mais vous n’y pensez pas.

Aujourd’hui, quand vous échouez au sujet de quelque chose, cela vous rend-il triste ? Parfois si triste que vous laissez tomber ? Est-ce que vous savez que vous avez déjà fait quelque chose et connu l’échec, mais que vous n’avez jamais capitulé ? Voilà ce que fait Superman : il échoue, très souvent, il échoue mais il ne s’avoue jamais vaincu et il essaie encore.

Ainsi, vous tous, et vous êtes très jeunes, quand vous étiez plus jeunes encore et que vous appreniez à marcher… Je ne crois que vous vous en souveniez, non ? Toi oui ? Vous avez vu des tout petits apprendre à marcher ? Peut-être votre frère, peut-être votre sœur ? Le petit se lève, non ? Il fait « Euh » et il tombe. D’accord ?

Est-il est triste ? Est-ce qu’il capitule ? Non, il se relève tout de suite. Et vous avez fait de même, vous avez fait exactement la même chose. Vous avez échoué, mais vous ne vous êtes pas avoué vaincu. Vous-vous êtes relevé, vous-vous êtes remis debout. Vous en rappelez-vous ? Avez-vous déjà vu ça ? Voilà la sagesse ! C’est génial, voilà Superman en action.

Apprendre à marcher, échouer, mais se relever et un jour, à force de le faire encore et encore et encore, le petit fait finalement quelques pas et ne tombe pas, le petit a appris à marcher.

Vous savez marcher, non ? Vous savez qui vous a appris à marcher ? Vous souvenez-vous de qui vous a appris à marcher ? Qui ? Vous, c’est vous qui avez appris à marcher tout seul car à cet âge-là, vous n’auriez pas pu comprendre la leçon.

Cela a demandé du courage, cela a demandé de la compréhension, cela a demandé de la patience et, par-dessus tout, cela a demandé de ne jamais capituler.

Sachez qui vous êtes, car quand vous le saurez, vous découvrirez vos pouvoirs, vous découvrirez votre force, vous découvrirez qui vous voulez être. Cela vous procurera du bonheur, même quand la situation est triste cela vous procurera de la joie, cela peut faire de votre vie, de chaque jour de votre vie, un Noël.

Savez-vous que chaque jour on vous donne des présents, chaque jour on vous donne des cadeaux. Le savez-vous ? Le cadeau le plus important qui vous est donné est le cadeau de la vie. Chaque jour, vous recevez le cadeau de la vie, il est à vous, vous pouvez en faire ce que vous voulez ! Si vous l’acceptez, si vous l’acceptez. 

Vous avez quelque chose à faire, vous avez une mission. Superman, vous avez une mission et votre mission est d’être capable de faire face au monde. Soyez instruit pour que vous puissiez aller dans le monde pour accomplir ce que vous souhaitez accomplir.

Soyez concentré, pratiquez la paix et vous y excellerez. Il suffit de vous souvenir de qui vous êtes. Vous n’êtes pas le problème, vous n’êtes pas le problème. Souvenez-vous que la force est en vous, et souvenez-vous que vous êtes le lion, pas la brebis, souvenez-vous également que ce que vous ferez le plus, vous y excellerez. C’est aussi simple que ça.

Si vous comprenez… Réfléchissez, cela fait partie des cadeaux que vous avez. Connaissez-vous vous-même, comprenez-vous vous-même et, avec votre force, allez dans le monde. Soyez la force, soyez la puissance.

Voilà ce que je voulais vous dire aujourd’hui.

Peu importe la laideur de la situation, vous, vous n’êtes pas laid, car il existe une beauté profonde et majestueuse en vous. Sachez-le, comprenez-le.

Voilà ce que je voulais venir vous dire aujourd’hui. Je suis content de vous voir, content de faire votre connaissance et j’espère vraiment que vous prendrez à cœur ce que je vous ai dit, de façon à avoir un avenir rayonnant. Vous n’êtes pas obligé de faire partie de tout ce qui ne va pas, vous pouvez faire partie de tout ce qui est bon, de tout ce qui est bien.

En confinement, 45e jour 00:21:09 En confinement, 45e jour Video Duration : 00:21:09 avec Prem Rawat

Confinement avec Prem Rawat, 45e jour

Compte à rebours pour le Programme d’éducation pour la paix

Sri Lanka

MANOHARAN RAMANATHAN

Animateur PEP au Sri Lanka

Manoharan Ramathan

Le gouvernement du Sri Lanka nous a proposé de faire un PEP pour les soldats revenus du front. Le gouvernement souhaite qu’une réconciliation se fasse au niveau national et les Nations-Unies soutiennent ce projet.

SELVANAYAKI SEBASTIAMPILLAL

Soldat revenu du front, Sri Lanka

Selvanayaki Sebastiampillal :

C’est vraiment essentiel dans notre vie. J’ai réalisé qu’au lieu de chercher la paix partout, il y a la paix en moi ainsi qu’un moyen de la ressentir.

Manoharan Ramathan :

Il y a ces ateliers à l’Université de Jaffna.

Au début, les étudiants doutaient un peu de l’intérêt de ces ateliers. Ils pensaient « la paix, ça doit être un thème ennuyeux ».

Et quand ils y ont assisté, ils en étaient tellement ravis qu’ils ont parlé du Programme d’éducation pour la paix aux autres étudiants et dans le groupe suivant, 285 étudiants ont suivi les 10 ateliers du PEP.

À l’écran : SAPNA BANUN

Étudiant à l’Université de Jaffna

Sapna Banun :

Ce n’est pas à l’extérieur qu’il faut chercher qui nous sommes, c’est en nous que nous trouvons des réponses. C’est le seul moyen d’y parvenir et c’est ce message qui est donné ici. En comprenant cela correctement nous pouvons trouver facilement la confiance en nous ainsi que la paix.

À l’écran :

Avec l’aimable autorisation de la Fondation Prem Rawat

À l’écran :

News First :

Interview à Colombo, Sri Lanka

Journaliste :

Bonsoir et bienvenue. Notre invité aujourd’hui est un homme qui s’est adressé à plus de cinq millions de personnes dans plus de 50 pays. Je suis heureuse de vous présenter Monsieur Prem Rawat, ambassadeur de la paix. Bonsoir et bienvenue, c’est merveilleux de vous avoir ici au Sri Lanka.

Prem Rawat :

Merci de m’avoir invité, c’est un plaisir.

Journaliste :

Monsieur Rawat, pour les Sri lankais qui nous regardent maintenant, pouvez-vous nous en dire plus sur le terme “Ambassadeur de la paix dans le monde”, puisque la paix est vraiment essentielle, surtout dans le contexte actuel dans le monde ?

PREM RAWAT AMBASSADEUR DE LA PAIX

Prem Rawat :

Beaucoup de gens bien sûr, me qualifient d’“Ambassadeur de la paix”, mais je qualifie tout le monde d’ambassadeur de la paix car dans ce monde, dans les circonstances où nous vivons actuellement, la paix est vraiment importante ! La paix a toujours été importante mais la nécessité de la paix est de plus en plus reconnue par les gens dans le monde entier.

Car les gens ne veulent pas être déchirés. Ils ne veulent pas avoir à s’inquiéter constamment du lendemain mais ils veulent être heureux, ils veulent avancer, ils veulent réussir, et la paix est quelque chose qui est en eux.

Donc pour moi, la paix n’est pas une utopie mais une chose très concrète, très réelle, pour chaque être humain sur terre. D’abord nous devons comprendre que la paix est possible et comprendre ensuite que la paix se trouve en nous. Nous n’avons pas besoin d’appuyer sur des boutons pour la créer.

La paix n’est pas l’absence de guerre mais l’absence de guerre en nous. La paix n’est pas la fin d’un conflit extérieur mais la fin du conflit en nous car tant qu’il y aura ce conflit en nous, quoi qu’il en soit, tôt ou tard ce conflit se manifestera à l’extérieur.

Donc voilà ce que veut dire la paix pour moi, et en ce qui concerne le titre d’ambassadeur, je pense que tout le monde est un ambassadeur parce que chacun porte la paix en soi.

Journaliste :

Partout dans le monde, surtout en Occident, nous voyons combien la xénophobie réapparait, ainsi que le racisme et la haine. Comment pouvons-nous assurer que la paix l’emporte sur toute cette négativité et toxicité ?

Prem Rawat :

S’il y a un trou dans votre bateau et que vous voulez l’obturer, n’est-ce pas important de savoir est ce trou ? Alors comprenons d’où vient tout cela. Cela vient-il du ciel, d’un arbre, d’une grenouille particulière ou d’un certain crabe ? Ou bien cela émane-t-il de l’intérieur des gens parce qu’ils ne comprennent pas qui ils sont ? Nous sommes tous des êtres humains, nous sommes tous semblables.

Selon moi, nous avons tous un petit travers, un côté un peu idiot qui est : « Je veux me sentir important et si je me sens important, c’est bien ! »

Au point même que lorsque nous garons notre voiture, si nous arrivons à l’emplacement une seconde avant quelqu’un d’autre et que nous réussissons à nous garer, nous nous sentons valorisé. Si nous faisons la queue pour acheter un billet au cinéma et que soudain il nous est permis de passer devant, nous sommes content et nous disons : « C’est cool, c’est super. »

Lorsque quelqu’un se sent inférieur, il veut se sentir supérieur, voilà l’origine du racisme : « Je veux être meilleur que cette personne, je veux être meilleur. » C’est de là que vient le harcèlement. C’est ainsi que se créent les gangs, une bande doit être meilleure que l’autre. Nous tournons en rond, c’est sans limite.

Mais le problème est que nous sommes tous “numéro un” et nous ne le savons pas, c’est une tragédie. Nous sommes tous “numéro un”, nous avons quelque chose d’unique mais nous ne le comprenons pas.

Journaliste :

Comment puiser dans ce potentiel ? Car partout dans le monde, nous voyons du racisme, du harcèlement, de la négativité. Nous sommes entouré de tellement de négativité et de trop peu d’aide psychosociale par exemple. Ça se voit à l’école, ça se voit dans les universités, ça se voit au travail, ça se voit dans les parlements du monde entier.

Prem Rawat :

Oui

Journaliste :

Comment, selon vous, peut-on développer son potentiel ?

Prem Rawat :

C’est très simple. Il faut remonter loin dans le temps, à l’époque de Socrate, lorsqu’il a dit quelque chose de très beau et de très simple, de très profond : « Connais-toi toi-même. » La raison de tout ce qui arrive, tout ce qui arrive de négatif, est que nous ne savons aucunement qui nous sommes.

Que signifie être un être humain ? Nous ne le savons pas. Nous croyons que nous sommes un robot, nous devons nous lever le matin, nous devons faire ça, ça et ça.

Et nous jugeons notre journée d’après tout ce que nous avons accompli. Ce que nous n’avons pas fait est un poids sur nos épaules. Parce que tout cela nous pèse : « J’ai encore ça et ça à faire. » Le soir nous allons nous coucher et de quoi rêvons-nous ? Nous rêvons de toutes les choses compliquées qu’il nous reste à faire, de toutes nos responsabilités. Un être humain, ce n’est pas cela.

Un être humain porte en lui non pas l’obscurité mais la lumière, il porte en lui de la bienveillance, pas un manque de bienveillance, de la bienveillance. Il porte en lui de la joie, il porte en lui de la clarté, non des doutes. Mais au bout du compte, quand nous ne comprenons pas qui nous sommes, c’est ce qui arrive.

Un photographe a réalisé une expérience en Afrique. Il a installé un grand miroir en acier inoxydable dans la forêt. Arrive un gorille, il ne sait pas que c’est lui-même qu’il voit, il croit que c’est un ennemi. Il se met à frapper sa poitrine, à montrer ses dents et à hurler pour signifier : « Va-t’en, c’est mon territoire. » Il ne comprend pas qu’il se voit lui-même. Les chimpanzés font la même chose mais au bout d’un moment ils comprennent que c’est eux-mêmes qu’ils voient.

C’est le fond de l’histoire. Quand nous ne savons pas qui nous sommes, nous devenons notre propre ennemi. Ce gorille devenait son propre ennemi, il pensait voir un ennemi alors qu’en réalité c’était lui !

Nous devenons notre propre ennemi, nous ne supportons pas les autres, nous ne comprenons pas que : « Tu es exactement comme moi, tu peux avoir mal et je peux avoir mal. Mais le plus important est que tu peux ressentir de la joie tout comme moi. » Et c’est une joie qui ne vient pas de l’extérieur, elle vient de ce qui est en nous.

Voilà les subtilités à comprendre. Quand nous commençons à voir que nous n’avons pas besoin de dépendre des autres mais de nous-même, nous comprenons alors ce que Socrate a voulu dire quand il a dit : « Connais-toi toi-même. » C’est vous le trésor.

Vous voulez être riche, vous voulez être riche, mais où est votre richesse ? Votre richesse est-elle au fond d’une grotte ou bien votre richesse est-elle au fond de vous ?

 

Journaliste :

Comment quelqu’un peut-il être guidé dans ce sens ? Car les gens sont tellement pris par leur quotidien, partout dans le monde, on voit que les gens n’ont pas de temps pour eux, Monsieur Rawat.

 

Prem Rawat :

Je sais, je sais, je le sais. Quand nous voulons du thé, nous appuyons sur un bouton, sur la bouilloire nous appuyons sur un bouton. Si nous voulons quelque chose, nous appuyons sur un bouton. Si nous voulons prendre une douche, nous tournons un robinet. Les gens raisonnent ainsi : « Donnez-moi un moyen rapide afin que j’appuie sur un bouton pour obtenir la paix. » Il n’y a pas de bouton pour avoir la paix parce qu’elle est déjà en vous.

Alors maintenant vient la question : « Comment fait-on pour chercher quelque chose que l’on a déjà ? » Nous ne pouvons pas utiliser nos mains, nous ne pouvons pas nous demander : « Où est-ce ? Où est-ce ? » Comment faire pour chercher quelque chose que nous avons déjà ?

Vous avez des yeux, vous voyez, vous voyez les yeux des autres, vous voyez le visage des autres, vous voyez les yeux de tout le monde. Mais savez-vous que vos yeux ne peuvent pas se voir eux-mêmes, qu’ils ne peuvent voir votre visage ? Vous voyez le visage des autres mais pas le vôtre.

Pas avant d’être devant un miroir. Pour vous voir vous, vous avez besoin d’un miroir. Pour voir les autres vous n’en avez pas besoin.

Donc, comment fait-on pour chercher quelque chose que l’on a déjà ? Il ne s’agit pas de chercher, soyez prêt à être témoin. Grosse différence, soyez prêt à être témoin de qui vous êtes. Quand vous regardez un miroir, ne soyez pas surpris de ce que vous verrez, c’est vous.

De la même manière, nous sommes habitué à croire : « La paix n’est pas en nous, nous allons la trouver ailleurs. » Alors voilà ce que nous faisons, nous nous rendons dans différents pays, nous visitons des lieux saints, nous allons dans des temples, etc. « C’est ici qu’est la paix, c’est là qu’est la paix », mais la paix est en nous. Alors pouvons-nous accepter le fait que la paix soit en nous ? Pas si facilement.

Pourquoi ne pas commencer par : « Oui, la paix est en moi. » Le comprendre est le premier pas, « je n’ai pas besoin de la chercher, elle est déjà là, » c’est le premier pas, le premier pas vers la paix.

 

Journaliste :

Nous voyons tant de gens riches qui ont réussi et sont tellement malheureux, et ce n’est pas un phénomène limité à une zone géographique particulière. Tant de gens qui ont réussi sont très malheureux. Pour quelle raison ?

 

Prem Rawat :

Parce qu’on leur a transmis la formule : « Gagnez beaucoup d’argent et vous serez heureux. » Ils ont gagné beaucoup d’argent et ils ne sont toujours pas heureux, mais personne ne fait le bilan. À aucun moment de notre vie nous ne prenons le temps de nous dire : « Qu’est-ce qui marche pour moi et qu’est-ce qui ne marche pas ? » Personne ne le fait. « Est-ce que ça, ça marche ? » Non, ils continuent, continuent, continuent.

Hier en arrivant, je revenais de l’aéroport, j’étais au volant et je voyais tous les gens essayant d’attraper le bus pour rentrer chez eux. Ils courraient après le bus et c’est ce qu’ils font les lundis, les mardis, les mercredis. Ils connaissent bien la routine, ils savent que c’est ce qu’ils doivent faire : « Telle est la marche à suivre, c’est ainsi. »

Mais personne ne se demande : « Ma vie se résume-t-elle à cela ? » Quand nous le faisons, la réponse est très simple : « Assumez vos responsabilités mais pas comme si elles devaient être la source de votre bonheur, non. »

La source de votre bonheur, vous devez la trouver en vous. Assumez vos responsabilités afin d’avoir un toit sur la tête, d’être abrité de la pluie, protégé du froid, d’avoir de quoi manger. Alors tout est bien, c’est bon. Mais vous devez trouver quelle est votre motivation première ? Qu’est-ce qui vous motive à avancer ?

J’ai posé la question, j’étais récemment en Malaisie, j’ai demandé aux gens : « Vous êtes tous ici parce que vous voulez être heureux ». Alors je vous demande : « Pourquoi ? Pourquoi voulez-vous être heureux ? Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi vous voulez être heureux ? Pourquoi vous voulez être satisfait ? Pourquoi ?  Qu’y a-t-il de si exceptionnel dans le bonheur pour que vous l’aimiez tant ? »

Je ne dis pas que nous ne devrions pas l’être, je dis simplement : « Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi vous voulez être heureux ? » Bien sûr, vous savez pourquoi vous ne voulez pas être triste, parce que ça vous rend malheureux. Alors si le bonheur vous rend heureux, que faites-vous dans votre vie pour essayer de l’obtenir ?

Prenez un crabe, il déambule, il n’a pas de GPS, il n’est pas bardé de technologie, mais il en possède suffisamment : s’il a besoin de manger, il mange. Un tout petit crabe sait ça. Comment se fait-il que nous, nous l’ayons oublié ?

Le crabe sait que ça ne lui sert à rien de porter une montre luxueuse. Je ne dis pas que nous ne devrions pas porter de montre coûteuse, je ne dis pas que nous ne devrions pas avoir de belles voitures ni de belles maisons. Mais ne considérez pas ces choses comme la source de votre bonheur, la source de votre bonheur est en vous.

 

Journaliste :

Nous parlons de la paix et, avec elle, des possibilités d’épanouissement pour un individu. Vous avez dit que ce “Connais-toi toi-même” est la chose à laquelle nous devons tous revenir. Mais il semble qu’aujourd’hui la paix soit une construction théorique. Dans la pratique il y a trop d’implications complexes pour que ce soit réalisable. Alors comment pensez-vous que les pays peuvent intégrer cette théorie de la paix et la mettre en pratique, en termes de méthodologie ?

Prem Rawat :

Tout d’abord, commençons par comprendre ce qu’est la paix parce que la plupart des gens, je l’ai compris en voyageant, n’ont aucune idée de ce qu’est la paix. Pour la majorité, la paix est une utopie. C’est un monde… Mais ils ne comprennent pas l’origine du mot “utopie”.

Un roman a été écrit et porte le même nom. L’auteur y a pour la 1ère fois introduit le mot “utopie”. En fait le mot signifie “en aucun lieu”, utopie. Pourtant nous avons créé dans notre imagination un endroit… Oh, et qu’est-ce que l’utopie ? Exactement l’opposé de nos problèmes. Dans l’utopie, nous n’avons pas à travailler, dans l’utopie tout le monde est heureux, c’est exactement l’inverse du monde dans lequel nous vivons et que nous n’aimons pas.

Si la paix est la manifestation de l’utopie avec le sens de “en aucun endroit”, elle n’aura jamais lieu, c’est trop difficile à mettre en œuvre. Essayer de créer dans ce monde un monde exactement à l’opposé de celui-ci serait impossible !

Mais si nous pouvons comprendre que la paix est quelque chose qui est déjà en nous. La paix est une expérience, l’expérience de la joie qui est en vous. La paix est l’expérience de la clarté qui est en vous, la paix est l’expérience de cette beauté qui est en vous, la paix est l’expérience de la lumière qui est en vous.

Journaliste :

Avez-vous un dernier mot pour le public qui vous regarde en ce moment ?

Prem Rawat :

Vous avez beaucoup de chance, vous êtes en vie. Vous avez reçu le plus grand des cadeaux, le va-et-vient de ce souffle. Cette vie est la chose la plus incroyable que vous ayez.

Un jour vous êtes né, un jour vous devrez partir, il n’y a pas à tergiverser à ce sujet. Ce qui compte, ce n’est pas le mur que vous avez traversé lors de votre naissance, ni le mur que vous allez traverser à votre mort, mais ce qu’il y a entre ces murs, la vie.

La vie danse, la vie vous appelle par votre nom, la vie vous appelle pour la joie, pour le bonheur, voilà pourquoi vous aimez être heureux.

À vous de jouer ! Comprenez-vous vous-même, voyez ce que vous êtes, voyez et éveillez-vous de l’intérieur, n’attendez pas que d’autres choses arrivent, ce qui doit se passer pour vous a déjà eu lieu : vous êtes en vie. Il n’y a pas de meilleures nouvelles.

Journaliste :

Merci beaucoup, c’était magnifique ! Mr Prem Rawat, Ambassadeur international de la paix s’adressait à “News 1st”. Merci beaucoup.

Prem Rawat :

Merci beaucoup, c’était un plaisir.

En confinement, 46e jour 00:22:51 En confinement, 46e jour Video Duration : 00:22:51 avec Prem Rawat

En confinement avec Prem Rawat, 46e jour

Compte à rebours pour le Programme d’éducation pour la paix

Prem Rawat :

Je suis ici aujourd'hui dans une Afrique du Sud libre.

Cependant nous devons nous assurer que la liberté soit non seulement à l'extérieur mais aussi en nous. Car sans avoir le sentiment de liberté, la liberté à l'extérieur ne fait pas grande différence.

Kabelo Moses Padi, facilitateur du Programme d'éducation pour la paix :

Nous constatons que les gens ont soif d’entendre ce genre de message.

À l'écran, une affiche indique :

« UDF – Notre lutte pour la libération est une lutte pour la paix. »

Kabelo Moses Padi :

Surtout ici, à Soweto. Soweto est une commune où se sont déroulées la plupart des activités de l'apartheid, et je pense que le message va vraiment apprendre à nos communautés locales à dire : « La paix commence avec vous, votre paix intérieure. »

Ernest Leketi, coordinateur du développement de la jeunesse, département du développement social de la ville de Joburg :

Depuis que j’ai suivi le Programme d’éducation pour la paix, c’est différent, parce qu'avant, je n'avais jamais eu de compréhension claire de la paix, il s’agissait seulement de la paix générale qui est la paix sociale. Après avoir reçu le message transmis par Son Excellence Prem Rawat, j'ai compris ce qu'était la paix intérieure.

Narrateur :

Le PEP continue de s'épanouir en Afrique du Sud car un nombre croissant d'ONG, d'écoles et de centres de formation ont intégré ses ateliers dans leurs programmes. Ernest Leketi et l'équipe passionnée de bénévoles de Soweto ont joué un rôle clé dans l'extension de la portée des programmes dans cette commune historique et au-delà.

Ernest Leketi :

Lorsque nous impliquons les communautés nous trouvons des jeunes qui ont perdu tout espoir. Mais une fois qu'ils suivent le Programme d'éducation à la paix, ils commencent à se respecter très sérieusement.

Hittendra Nagin, équipe de soutien PEP Afrique du Sud :

Le programme ne met pas en avant leurs problèmes mais les considère comme une source d'espoir, comme une source d'énergie pour faire avancer les choses.

Matshidiso Maibiba, participant au PEP :

Il m'a appris à aimer, à ne pas avoir de rancune et à pardonner à ceux qui m'ont fait du mal.

Tholoana Chalatse :

J'étais rempli de colère, je craquais à la moindre occasion. Mais grâce à ce programme, j'ai appris à me détendre, à ne pas prendre les choses au premier degré ou à agir d'une manière dont je pourrais avoir honte le lendemain. Il y a donc eu une transformation parce que je dois apprendre de nouvelles choses, de nouvelles techniques pour éviter les situations qui pourraient m'attirer des ennuis.

Participante au PEP :

Ce programme m'a simplement présenté à moi et il m'a montré que pour être bienveillante avec les autres, je dois commencer par moi-même.

Une formule pour la paix

Prem Rawat à Soweto, Afrique du Sud

Prem Rawat :

Vous avez besoin de vous souvenir d'une chose. Cette chose, c'est que vous n'êtes pas vos problèmes. Quels que soient les problèmes, ils vont et viennent, vous n'êtes pas vos problèmes.

Vous êtes un être humain, vous avez un pouvoir, vous avez une certaine force. Et les problèmes sont comme des nuages, ils viennent, ils partent, parfois ils sont gros, parfois petits, parfois ils ne sont pas là, et parfois ils sont partout.

Mais la montagne ancrée dans le sol ne bouge pas avec les nuages, elle ne devient pas plus grande ou plus petite à cause des nuages. Vous êtes la montagne, les nuages sont vos problèmes.

Alors, voici une histoire.

Un jour, il y avait un homme qui n'avait jamais vu d'éléphants. N’ayant jamais vu d'éléphants, il décida d’aller en voir, il se renseigna et on lui a dit que dans un certain village d’Afrique il y en avait d’énormes. L'homme fit le voyage jusqu’en Afrique et, sur place, il vit de très gros éléphants. Comme c’était la première fois, grande fut sa surprise.

Puis, en les observant, il vit que les éléphants étaient attachés avec une petite corde très fine à leurs pattes, rien de plus. Il fut surpris : « Un si gros éléphant maintenu captif par une simple petite corde ? »

Alors il alla voir le chef et lui dit : « Chef, ces éléphants sont forts, n'est-ce pas ? » Et le chef répondit : « Ça oui, ils sont très très forts. » Il continua : « Chef, j'ai une question. Comment un animal de cette taille, si fort, si puissant, peut-il être retenu par cette toute petite corde ? »

Et le chef lui répondit : « Laissez-moi vous expliquer. Quand ils étaient bébés, on les attachait avec cette corde. Ils essayaient de bouger mais ne pouvaient pas, on les retenait ainsi.

À présent qu'ils sont grands et forts, ils ont cessé d'essayer, ils pensent que cette petite corde peut toujours les maintenir captifs. Bien sûr, s'ils avaient essayé, cette corde n’aurait pas pu retenir des animaux aussi puissants, mais les éléphants ont renoncé à toute tentative. »

Pourquoi vous raconter cette histoire ? Parce que dans un certain sens, c'est notre situation. Ce que nous sommes, ce que vous êtes, est bien plus grand que la somme de vos problèmes. Mais ces problèmes surviennent, ils vous freinent et vous ne réalisez pas votre propre pouvoir, vous ne réalisez pas votre propre force. Vous ne réalisez pas qu'en tant qu'être humain vous avez en vous la force pour franchir toutes ces barrières.

Si vous rêvez d'un jour où le ciel est dégagé, c'est possible, si vous rêvez d'un pays qui vous donne des opportunités et de l'espoir, c'est possible. Et qui va le faire ? C’est vous qui devez le faire.

Nous, les habitants de cette planète Terre, sommes les responsables de son destin. Nous nous tournons vers les dirigeants pour résoudre nos problèmes. Ces soi-disant “dirigeants” nous ont laissé tomber année après année, après année, et nous voilà leur disant « Oui, arrangez-nous ça. » Comment ?

Nous devons compter sur nous-mêmes ! Pas sur les dirigeants, nous ! Nous, pour nous apporter mutuellement espoir. Nous, pour nous éclairer le chemin les uns les autres.

Avant de venir ici, j'avais une réunion et je leur ai dit : « Même lorsque vous avez des problèmes, que vous êtes dans des situations difficiles, le bien est toujours là ! Le bien est toujours là. »

Si un matin, vous vous réveillez et qu’en ouvrant votre porte vous voyez un brouillard, un épais brouillard, cela signifie-t-il que tout a disparu ? Tout est toujours là. Vous ne pouvez pas le voir, mais c’est toujours là. Et quand le brouillard se lèvera, tout réapparaitra.

Avoir de la patience, cela demande de la patience. Mais si vous n’avez que de la patience et vous ne faites rien, cela ne marchera pas. Vous ne pouvez pas attendre et dire : « D'accord, d'accord. Que puis-je faire, que pourrais-je bien faire ? »

Faites le nécessaire ! Faites le nécessaire et les gens vous diront : « Que pouvez-vous faire quand il y a du brouillard ? » Bougez ! Allez dans un endroit où il n'y a pas de brouillard. Vous n'aimez pas le brouillard ? Allez dans un endroit où il n'y a pas de brouillard.

Mais les gens restent figés et disent : « J'ai de terribles problèmes. » Parce que nous aimons nous plaindre, nous aimons nous plaindre. Si nous n'avions aucune plainte à formuler et que deux personnes se rencontraient dans la rue, je ne sais pas ce qu'elles se diraient. Elles penseraient : « Je ne sais pas quoi dire ! »

Mais nous aimons nous plaindre, nous aimons nous plaindre de Dieu : « Regardez ce que... » Tout récemment, j'ai vu un article où quelqu'un disait : « Dieu est terrible, Dieu est ceci, Dieu est cela. » Pourquoi vous plaignez-vous ? Dieu vous a créé, et vous, vous avez créé vos problèmes. Pourquoi blâmez-vous Dieu ? Dieu vous a créé et vous êtes le dieu de vos problèmes, vous êtes le créateur de vos problèmes.

Dans votre monde, êtes-vous plus important, plus important que vos problèmes ? Non ! Les problèmes viennent vous manger et vous dites : « Tiens, quelle main veux-tu manger en premier ? Veux-tu ma jambe en premier ? Veux-tu ma tête en premier ? Quoi ? »

Ce n'est pas cela la force, c'est de la faiblesse. Ce n'est pas de la lucidité, c'est du doute ! Ce n'est pas votre vie, ce n'est pas ce que vous êtes, vous êtes cet éléphant puissant qui a oublié qui il est, ou qui elle est.

Donc, quatre choses : je vais vous donner une formule pour être en paix, pour être heureux. La voilà, quatre choses. C'est vraiment bien, vraiment facile !

Premièrement, et j'écris un livre sur le sujet, premièrement : « Connais-toi toi-même. » Si vous ne vous connaissez pas vous serez une balle de ping-pong qui rebondit d’un mur à un autre, d’un mur à un autre. Voilà ce que vous allez être.

Deux : « Ayez de la gratitude, soyez reconnaissant ». Parce que la gratitude vous apportera l'appréciation et l'appréciation vous apportera la gratitude. Appréciez ce que vous avez.

Quel est le problème de la cupidité dans ce monde ? Il y a une chose qu'une personne cupide ne sait pas faire, savez-vous ce que c'est ? Apprécier. Dès qu'une personne cupide commence à apprécier, l'avidité s'arrête. C'est ce qu'elle ne sait pas faire.

Il y a des gens qui, chaque jour, veulent faire plus d'argent, plus d'argent, plus d'argent. S'ils commençaient à apprécier l'argent qu'ils ont, ils cesseraient d’en gagner. Alors ils veulent gagner plus d'argent ! Voilà, ils n'apprécient pas ce qu'ils ont, ils veulent juste en avoir toujours plus. Donc, la deuxième chose est la gratitude.

La troisième chose, très importante pour vous, écoutez bien, la troisième chose. Tous ces éléments sont très importants. Troisième chose : « Si vous échouez, si vous échouez, n'acceptez pas l'échec. Séparez échouer de l'échec. »

Qu'en pensez-vous ? Comprenez-vous ce que je dis ? Échouer et échec ? Laissez-moi vous donner un exemple. Vous l’avez tous fait, durant votre vie vous avez tous fait l'expérience d’échouer sans avoir accepté l'échec.

Le savez-vous ? Dans votre prime enfance quand vous appreniez à marcher, vous avez échoué. Vous-vous êtes levé et : « boum ! » Vous avez échoué, n'est-ce pas ? Mais vous n'avez pas accepté l'échec, vous vous êtes relevé ! Et vous avez recommencé et encore échoué ! Mais vous n'avez pas accepté l'échec. Vous vous êtes relevé.

Aujourd'hui quand vous échouez, que se passe-t-il ? Que vous arrive-t-il quand vous échouez aujourd'hui ? C’est fini, vous déprimez : « Oh, mon Dieu ! Que va-t-il m'arriver ? J'ai échoué ! »

Croyez-vous que le petit enfant est ainsi ? « Je suis déprimé, j'ai échoué ! » Cet échec peut durer une journée, deux jours, trois jours, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix jours. Et parce que le bébé a échoué sans jamais accepter l'échec, il finit par réussir. Mais vous, quand vous échouez, vous acceptez immédiatement l'échec.

Alors, souvenez-vous en, “connais-toi toi-même” vous apportera la paix, se connaître soi-même apporte la paix. “Gratitude, appréciation” vous apportera le bonheur. “Échouer mais ne jamais accepter l'échec” vous apportera l'espoir car maintenant, vous regardez le monde entier d'une toute autre manière. Si vous échouez ? « Pas de problème, essaye encore. » L'espoir ! C'est ça, l'espoir.

Quand vous ne voyez aucune porte, quand vous ne voyez plus de chemin, quand vous ne voyez aucune route, c'est la fin de l'espoir. La fin de l'espoir. Vous ne voyez aucune ouverture. Mais si vous voyez une autre porte, une autre route, un autre chemin, un autre sentier, vous espérez : « Je vais aller par là, j'irai par là. » C'est ainsi.

Et la quatrième chose, ah ah ! Je sais que la quatrième chose va vraiment vous choquer, à cause de votre culture. Je comprends votre culture, la culture indienne est très similaire pour cette même raison. Mais maintenant nous parlons d'être en paix et d'avoir une vie heureuse, n'est-ce pas ?

Donc la dernière chose, très importante : “Ne vous souciez pas de ce que les autres pensent de vous”. Ne vous en souciez pas ! Vous vous dites : « Je me demande bien ce qu'il pense et je parie qu'il pense que je suis fou, et je pense qu'il pense que je ne suis pas bon et patati et patata. »

Dès que vous cessez de vous préoccuper de ce que les autres pensent de vous, vous vous offrez les moyens d'être fort. Je sais que c'est difficile mais voici les quatre choses. Si vous pouvez vous approprier ces quatre choses et les prendre vraiment à cœur, je vous garantis un changement.

Parce que ce sont certaines choses qui nous enferment dans une boîte et nous oublions qui nous sommes, que nous sommes cet éléphant puissant et que ce que nous appelons problèmes ne peut plus nous arrêter. Mais nous avons oublié et nous pensons que ces cordes sont beaucoup plus solides qu'elles ne le sont en réalité.

Je voulais partager cela avec vous et j'espère que vous y penserez. C'est tout le bien que je vous souhaite.

Essayez d’y penser !

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