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En confinement, 44e jour 00:12:55 En confinement, 44e jour Video Duration : 00:12:55 avec Prem Rawat

En confinement avec Prem Rawat, 44e jour

Compte à rebours pour le Programme d’éducation pour la paix

Discours annuel pour le changement social.

Prem Rawat s’adresse aux étudiants qui sont inscrits au Programme d’éducation pour la paix à l’Université de Tsiba, Le Cap, Afrique du Sud.

Prem Rawat :

Qu’est-ce que le cœur ? Qu’est-ce que le cœur ? Nous parlons du cœur : « Oh, je t’aime du fond du cœur. » Qu’est-ce que le cœur ? Je pose souvent cette question : « Savez-vous ce qu’est le cœur ? »

De toute évidence ce n’est pas l’organe qui bat... Nous l’appelons également le cœur. Et lorsqu'il s’arrête, nous le faisons redémarrer avec une décharge électrique. Ou, si ses artères sont bouchées, nous y posons des stents pour rétablir la circulation. Mais qu’est-ce qu’un cœur ?

Permettez-moi de vous dire ce qu’est un cœur. Ceci n’est pas un sermon, je vous parle de mon expérience. Le cœur, en moi, est le lieu où réside mon discernement, le cœur, en moi, est le lieu où réside le courage de reconnaître la réalité, où réside le courage d’être dans la joie, où réside le courage d’être un être humain.

C’est le lieu en moi où réside ma compréhension, c’est le lieu en moi où je suis moi-même et non pas le reflet des désirs et des besoins des autres.

Pour beaucoup, en particulier lorsque nous devenons père, nos enfants voient en nous ”le père” et, nuit et jour, nous pensons à leurs besoins. Une mère veille sur ses enfants et pense nuit et jour à leurs besoins. Tout à coup, nous cessons d’être nous-mêmes et nous devenons “un père”, mais un père qui n’est pas lui-même, une mère qui n’est pas elle-même, une épouse qui n’est pas elle-même, un époux qui n’est pas lui-même. Et bientôt nous devenonsun citoyen du monde mais un citoyen qui n’est pas lui-même ou elle-même.

C’est à l’image d’un nid vide, une fois les oiseaux envolés, le nid ne sert plus à rien. Un coup de vent l’emportera et tous les efforts accomplis pour construire ce nid seront réduits à néant, et c’en est terminé.

Dans la vie, car c’est tout ce dont il s’agit, nous comprenons à peine ce que signifie être en vie. Voici un chiffre édifiant : même si vous vivez jusqu’à l’âge de 100 ans, ce qui est vraiment très bien, faites le calcul. 365, faites le calcul, ça ne fait que 36 500 jours, c’est tout, et encore, à condition d’arriver jusqu’à 100 ans.

Vivez-vous vos journées comme elles vivent en vous, avec précision ? Une seconde ne se gaspille pas d’elle-même, non ? Mais vous la gaspillez. Une heure ne se perd pas d’elle-même. Une heure ne disparaît jamais, non ? Une journée peut-elle disparaître ? Mais vous disparaissez de votre journée.

Vous avez une montre mais vous ne savez pas ce qu'est le temps. Nous essayons de vivre mais nous ne savons pas comment vivre, nous essayons d’aimer mais nous ne savons pas comment aimer, nous essayons d’être mais nous ne savons pas comment être. Nous ne savons pas que nous pouvons être généreux.

Nous croyons que lorsque nous entrons dans une pièce et que nous fermons le verrou, nous sommes seuls, seuls. Vraiment ? Vraiment ? Je suis désolé mais votre colère est entrée avec vous dans cette pièce, elle est là. Vous ne la ressentez peut-être pas, mais elle se tient prête et elle est avec vous. Vous ne l’avez pas laissée dans une autre pièce.

Partout où vous allez, même quand vous prenez l’avion et que l’on vous demande « vous voyagez seul ? » si vous répondez « oui », vous mentez, car ce n’est pas vrai. Vous voyagez avec l’énorme excédent de bagages que l’on appelle la colère, la peur, l’avidité. Partout où vous allez, elles vous suivent.

Vous êtes-vous déjà senti seul ? Vous ne devriez jamais vous sentir seul. Des tas de petits copains vous accompagnent. Réfléchissez, vous ne sortez jamais de chez vous sans eux. Vous sortez peut-être sans votre carte de crédit, mais vous ne sortez jamais sans la colère, la peur, l’avidité et la convoitise.

Mais, vous ne sortez pas non plus de chez vous sans la compréhension, sans le discernement. Ils vous accompagnent aussi. La question se pose alors : qu’avez vous cultivé dans votre vie ?

Considérez deux terrains. Quelle est la différence entre un jardin et un champ à l'abandon ? Quelle  est la différence ? La terre est la même. Parfois, nous pouvons voir un champ à l’abandon et, derrière un mur, un jardin.

Nous savons donc que c'est la même terre, mais l’un est d’un vert luxuriant, rempli de fleurs, et l’autre est nu, couvert de mauvaises herbes. Quelle est la différence ?

Dans l’un, quelqu’un a semé les graines de très jolies fleurs, les a arrosées et en a pris soin. Dans l’autre, rien n’a été semé et personne ne s’en est occupé. Ce qui y pousse est affreux alors que ce qui pousse dans le jardin est magnifique.

Nous avons notre compréhension et voilà ce que cela signifie. Il y a une très belle histoire que j’aimerais vous raconter, elle a pour titre « La jarre percée ».

Il était une fois un roi qui confia un champ à un jardinier en lui disant : « Je veux que tu me fasses un jardin ici. » Ce champ était en hauteur et l’eau se trouvait tout en bas dans la vallée où coulait une petite rivière.

Le jardinier devait descendre à la rivière chaque jour, remplir ses jarres et les remonter jusqu’au jardin pour arroser les plantes, l’herbe et tout le reste. Au bout d’un certain temps le jardin devint très beau.

C’est avec deux jarres, deux grandes jarres en terre cuite portées aux extrémités d’une grande perche en bambou, une devant et une derrière, qu’il descendait à la rivière.

Un jour, la jarre qui était à l’arrière se perça et l’eau se mit à fuir. Le jardinier descendait jusqu’à la rivière, remplissait les deux jarres et les remontait. Arrivé en haut, une jarre était pleine, l’autre était vide.

Le temps passa. Un jour, la jarre qui se trouvait à l’avant dit à celle de l’arrière : « Tu n’es bonne à rien, tu es inutile. Ce jardinier travaille si dur, il descend jusqu’à la rivière, nous remplit toutes les deux mais, parce que tu es percée, arrivée en haut, tu es vide, moi, je suis pleine. Et le jardin que tu vois, qui est si beau, c’est grâce à moi. »

Ces mots chagrinèrent la jarre percée. Un jour, alors que le jardinier vint chercher les jarres, il regarda celle qu’il mettait à l’arrière et lui demanda : « Pourquoi es-tu si triste ? » Ce n’est qu’une une histoire, mais c’est une belle histoire…

Il vit la jarre qu’il mettait à l’arrière et lui demanda : « Pourquoi es-tu si triste ? » Elle répondit : « Parce que je suis percée. »

« Et alors ? Je le sais. »  Elle poursuivit : « Chaque jour, tu nous emmènes à la rivière, tu ne ménages pas pas ta peine, tu nous remplis d’eau toutes les deux. Grâce à celle qui se trouve à l’avant, qui n’est pas percée, ce jardin est plein de verdure et est splendide. Mais moi, comme je suis percée, je ne sers à rien, au moment où tu arrives en haut je suis vide. »

Le jardinier la regarda et répondit : « Je veux te dire quelque chose. Je sais que tu es percée, mais je n’ai jamais cessé de te remplir d’eau et je vais te dire pourquoi.

Grâce à la jarre qui se trouve à l’avant, seul ce jardin est couvert de verdure. Mais grâce à toi… As-tu remarqué le chemin qui mène de la rivière au jardin ? Grâce à toi, il est bordé de fleurs magnifiques. Le jardin, seul le roi en jouit, alors que le chemin est apprécié par beaucoup de gens qui admirent les fleurs qui y poussent. »

Parfois nous ne comprenons pas. À cause de nos idées, des idéaux que l’on nous impose dans le monde, nous ne comprenons pas notre propre pouvoir, nous ne comprenons pas notre propre potentiel.

Il n’y a pas de limite. Comprenez-vous que la compréhension n’a pas de limites ? Pas de limites. La compréhension n’a pas de limites physiques, la joie n’a pas de limites, le bonheur n’a pas de limites. Comprenez-vous la force que cela représente ?

Lorsque nous souffrons, nous allons à l’église, au temple, à la mosquée pour prier : « Dieu, s’il te plaît, enlève-moi ma douleur. » Croyez-vous que quelqu’un aille au temple, à la mosquée ou à l’église pour demander : « S’il te plaît, enlève-moi mon bonheur. » ?

Il n’y a pas de limites, il n’y a pas de limites. Parfois les gens se demandent pourquoi les êtres humains ne naissent pas avec un mode d’emploi. Serait-ce parce que c’est tellement évident ? Parce qu’il n’y a pas besoin de mode d’emploi ? Parce qu’il est conçu à la perfection ?

Vous pouvez contenir tout le bonheur du monde, ne pas prendre un gramme et en profiter pleinement. Mais vous devez comprendre ce qu’est le véritable bonheur.

En confinement, 37e jour 00:24:25 En confinement, 37e jour Video Duration : 00:24:25 avec Prem Rawat

En confinement avec Prem Rawat, 37e jour

Bonjour à tous, j'espère que vous allez tous bien, que vous avez un bon sommeil, que vous vous reposez, prenez soin de vous, êtes en sécurité, en bonne santé. Et bien sûr, la santé n'est pas seulement une question de muscles, de poumons, de cœur, de reins, de foie ou autre, mais il y a ce gros machin qui se trouve juste au-dessus et qui doit également aller bien.

Il influence tout dans votre corps et quand il est effrayé, confus ou qu'il n'est pas en pleine forme, il peut stresser tout votre corps. Certains l’ont exprimé, pas en grand nombre comparativement à tous les témoignages qui sont arrivés et dans lesquels les gens ont fait principalement des commentaires sur combien ils apprécient ces paroles.

Alors j'espère vraiment que vous les appréciez et qu’elles apportent un peu de clarté dans votre vie quotidienne, pour avoir davantage de discernement. Dans la vie, voilà ce qui est important.

Nous croyons être l’arbitre entre notre existence et le monde entier. « Nous devons donc négocier ceci, négocier cela et encore cela. » Mais il faut vraiment voir le monde avec les yeux du monde.

Il ne s'intéresse pas vraiment à vous. Il s'intéresse à avancer lui-même, à se perpétuer... Vous n'êtes qu'un barreau sur cette immense échelle et on vous marche dessus, c'est à peu près tout. Puis, comme tant d'autres avant vous, vous serez oublié.

Mais quand on regarde avec ses propres yeux, l’histoire est un peu différente. Vous voulez que ce soit un moment riche de sens. Vous voulez que ce soit une vie où vous prospérez, non seulement à l'extérieur mais aussi en vous, vous voulez être heureux, être comblé.

Et, encore une fois, le bonheur n'est pas une série de petites cases à cocher avec une mention en bas de page : « Si vous avez coché plus de cinq cases, vous êtes heureux. » Ce n'est pas ça le bonheur.

La réussite est une chose, le sentiment de réussite en est une autre. Beaucoup de gens ont atteint le sommet de ce que l'on pourrait considérer comme la “réussite” mais ont-ils le sentiment d’avoir réussi ? Les gens leur disent qu'ils ont réussi, mais ont-ils, dans leur for intérieur, le sentiment d’avoir réussi ?

Il y a beaucoup de gens qui ont fini par rencontrer quelqu'un qu'ils aiment et tout ce qu’il faut, mais ils ne peuvent pas faire en sorte que ça marche. Ils sont incapables de faire en sorte que leur mariage fonctionne, ils n’y arrivent pas.

Parce qu'ils ne savent pas voir les choses du bon côté, ils ne regardent pas avec les yeux de la simplicité : « Voici un autre être humain. » Tout ce qu'ils voient, ce sont leurs attentes vis-à-vis de cet être humain mais ils ne regardent pas l’être humain.

Bon nombre de questions qui arrivent sont justement à ce propos. Les gens savent ce qu'ils veulent d'eux-mêmes mais ils ne savent pas qui ils sont, tels qu'ils sont. Comment ils devraient être, ils le savent, comment ils sont, ils ne le savent pas. Et il y a une grande incohérence. Donc, comment pouvons-nous résoudre ce problème ? Comment nous en débarrasser ?

Alors je dois partir de zéro et voilà ce que je dis : « Détendez-vous, allez-y tranquillement, comprenez une chose. Ne soyez pas à cran, détendez-vous, vous avez tout ce dont vous avez besoin. »

Il y a en vous un océan de réponses. Avez-vous besoin de questions pour ces réponses ? Pas nécessairement, les réponses feront l'affaire. En vous est un immense océan de sérénité, il y a la compréhension, il y a la bonté, il y a l’indulgence, il y a la capacité d'aller de l'avant.

Alors détendez-vous ! Vous avez tout, tout ce dont vous avez besoin pour réussir, pour être comblé, pour être en paix, pour être réellement heureux, tant que vous êtes en vie. Alors respirez profondément et faites le vide dans votre tête, comprenez que tout ce dont vous avez besoin, vous l'avez.

Tout ce que vous avez à faire c'est le ressentir, le reconnaître, non pas le croire, mais le savoir. Vous l'avez, vous l'avez déjà ressenti dans votre vie, c'était peut-être pendant un instant fugace, mais ça suffit. C'est suffisant pour dire : « Oui, il y a quelque chose là. Oui, il y a là quelque chose de très puissant. »

Maintenant, est-ce que j’ai déjà travaillé à inviter ces choses, à invoquer et non provoquer, invoquer ces choses dans ma vie ? La colère est provoquée, l'incertitude est provoquée, le doute est provoqué. La clarté est invoquée. Il y a une grande différence entre les deux.

Ce n'est pas avec la force que vous pouvez la déclencher, la compréhension vient d’une manière très simple, elle découle de la soif, de la soif de lucidité dans votre vie, de la soif de compréhension dans votre vie, de la soif de paix.

Tout le monde veut être une meilleure personne, mais je vais vous poser une question : « Pourquoi ? Pourquoi voulez-vous être meilleur ? Pour les autres ? Ou pour vous ? Pour d'autres personnes ou pour vous ? » Maintenant vous devez répondre honnêtement et si vous vous mentez à vous-même, la situation ne fera qu’empirer !

Vous devez être honnête ! Et de nouveau, détendez-vous, comprenez une chose. Il ne s'agit pas de se perdre, mais de se retrouver. Combien de fois pouvez-vous vous perdre ? Peu importe, du moment que vous vous êtes retrouvé, du moment que vous revenez sur vos pas, c’est bien ! Si vous ne revenez pas sur le sentier et que vous continuez à vous perdre, c'est la pire chose que vous puissiez faire.

Alors, pourquoi voulez-vous la lucidité dans votre vie ? Pourquoi voulez-vous la compréhension dans votre vie ? Pourquoi voulez-vous ces choses-là dans votre vie ? À cause de vous ? Parce que vous avez soif de ces choses-là ? Ou bien sentez-vous votre endoctrinement prendre le dessus et vous dire comment vous devez faire face au monde ? « Tu dois faire ceci, tu dois faire cela... »

Je descends souvent à l'hôtel. Et presque toujours quand vous arrivez, le portier vous ouvre la porte et dit « bonjour, bienvenue », et vous lui souriez. La durée de l'interaction que vous allez avoir avec lui est peut-être, si vous êtes chanceux, de dix secondes, cinq secondes, quelque chose comme ça, vous dites simplement « bonjour » et vous entrez.

Pourquoi le faites-vous ? Faites-vous cela avec quelqu'un que vous aimez ? Le matin quand vous vous réveillez et que vous voyez votre femme, votre mari ou votre enfant, leur dites-vous « bonjour, comment vas-tu ? Bienvenue. » Non, seulement « tu es ci, tu es ça. » Car tout cela est solidement ancré dans votre tête.

Souvenez-vous de mon exemple du jeune homme qui avait fini ses études et s’en retournait chez lui à pied. Il allait trouver du travail et tout et tout, il a abordé le vieux monsieur et lui a dit : « Je vais débuter dans la vie, je vais faire un tas de choses. Dites-moi, comment ça se passe, que dois-je faire ? »

Et le vieil homme a pris le fardeau qu’il portait, l’a posé et s’est redressé. Ensuite il a replacé la charge sur ses épaules, sur sa nuque, s’est courbé et a repris sa route.

Voici une question. « Tout ce que vous faites dans votre vie, le faites-vous avec le fardeau de tout ce qui trône dans votre tête, toutes ces choses, ce fardeau avec lequel vous commencez tôt matin ? »

Vous savez de quel fardeau je parle : « Oh mon Dieu, je dois faire ci. Oh mon Dieu, je dois faire ça, et je dois faire ça et je dois faire ça et je dois faire ça... » Et puis, « Je dois faire ça aussi ! Et je dois faire aussi ça, et ça aussi, et ça aussi. Et j'ai oublié ça, je dois me souvenir de ça et ainsi de suite... »

Alors vous commencez votre journée avec un énorme déficit de lucidité, avec un énorme déficit de compréhension, avec un énorme déficit de légèreté, juste de la légèreté. Et quand ce poids énorme est enlevé, il y a un sentiment de légèreté.

Donc vous commencez votre journée, vous commencez tout, et puis vous avancez dans la journée avec ce poids. Et ça vous pèse, ça vous pèse et votre vision qui devrait être large commence à devenir de plus en plus étroite, de plus en plus étroite, vraiment étriquée. Et pourquoi ? À cause de la peur. C'est ce que fait la peur !

Alors maintenant vous avez peur de tout, vous avez peur de votre avenir. Vous avez vraiment peur de votre avenir bien qu’il ne soit pas encore arrivé, parce que quand l'avenir arrive, il arrive en tant qu’aujourd'hui. Vous n'avez aucune idée de ce qui se passe aujourd'hui. Le “présent” ne signifie rien pour vous. Hier ? Ce n’est qu’un tas de souvenirs.

Si tel est votre état, une mise en train avec un énorme déficit, en étant sous pression, alors je suis sûr que ces souvenirs dont je parle ne sont pas agréables.

Alors vous êtes en train de faire un beau gâchis : pas la moindre idée d’aujourd'hui et de mauvais souvenirs d'hier. Ensuite ? Tout repose sur demain et demain n'arrivera jamais. Donc, c'est fantastique ! C'est le parfait petit arrangement.

Tout repose sur demain et demain ne vient jamais, aujourd'hui est tout ce que vous avez. Aujourd'hui, ça va se passer comme ça. Aujourd'hui, vous n'avez aucune idée de ce dont il s'agit, de ce qu’est “maintenant”, et vous avez de petits souvenirs désagréables qui surgissent, qui s’appellent “hier”, « ceci est arrivé, ceci est arrivé, ceci est arrivé, ceci est arrivé », ça n’amène rien de bon.

Alors la seule façon de s'en sortir, c'est de se secouer ! Débarrassez-vous en. C'est ce que je dis aux gens : « Secouez-vous un bon coup ! » Ça marche, croyez-moi, ça marche, il suffit de s'en débarrasser, quelle que soit la situation, quelle que soit votre peur, quelle qu’elle soit, elle peut être très réelle. Il se peut que toutes ces choses existent.

Mais, en tant qu'être humain, il vous faut aller de l’avant, quoi qu'il arrive. Et la seule façon de continuer, c'est de faire table rase, de prendre un nouveau départ, tout comme cette journée l’a fait. Tout s’est assombri, est devenu sombre, est resté sombre. Nous appelons cela “la nuit”. Puis, à l'aube, est venue une belle lumière et lentement, cette lumière est devenue de plus en plus brillante.

Elle a commencé d'une manière si humble à se répandre à l'horizon. Et lentement, alors qu’elle arrivait et devenait de plus en plus brillante, le monde entier a commencé à s'ébrouer à cette lumière. Les oiseaux se sont mis à gazouiller.

Et enfin le soleil, qui apporte cette lumière, a surgi à l'horizon et s'est levé. Il a inondé le monde autour de vous de la plus magnifique des lumières. Et maintenant vous pouvez voir, et maintenant vous pouvez sentir la chaleur de ce soleil.

Il y a un soleil qui attend que vous le reconnaissiez, que vous le compreniez, que vous l'accueilliez dans votre vie pour qu'il vous apporte cette chaleur, pour qu’il vous apporte cette lumière, cette beauté, pour que vous puissiez voir, pour que vous puissiez voir que ces obstacles dont vous avez si peur ne sont pas aussi grands que vous l'aviez imaginé.

Il y a une vie et cette vie peut continuer. Ce bonheur, votre cœur le désirera toujours, quelles que soient les circonstances extérieures.

Et les gens prennent un rythme effréné, ils pensent : « Oh mon Dieu, c'est terrible, c'est affreux dans ma vie, c'est terrible, c'est terrible. » Nombreux sont ceux qui disent « Je ne m'entends pas avec ma famille. »

Bienvenue dans le monde de la famille. Beaucoup de gens - et vous ne seriez pas le premier à ne pas vous entendre avec elle. Mais vous pouvez faire amende honorable et vous pouvez vous entendre avec votre famille.

C'est ce qui est vraiment bien dans une famille, personne n’est tenu d’être votre ennemi. Vous pouvez vous parler, vous pouvez vous racheter. Ils peuvent vous dire ce qu'ils n'aiment pas, vous pouvez leur dire ce que vous n'aimez pas, vous pouvez communiquer.

Ou c’est du genre « Oh, ma famille se désintègre ! » Le mari doit être compris, tout comme la femme. Le mari arrive, il s'est tapé la tête contre le mur toute la journée. Ce n'est pas facile pour lui. Personne n'aime son travail. Bon, d'accord, certains aiment leur travail, très bien. Mais ils sont une extrême minorité, pas la majorité.

Donc beaucoup de gens travaillent dans un bureau ou ailleurs, ils travaillent, travaillent, travaillent, ils ont une courte pause, une pause déjeuner, et travaillent, travaillent, travaillent, puis rentrent chez eux, et voilà qu’arrive la tempête parfaite !

Alors, vous pensez que le travail de ce type est difficile ? Vous pensez qu'il est facile de rester à la maison ? Ce n'est pas comme si cette femme restait à la maison - et parfois c'est le mari et la situation est inversée, la femme travaille et le mari reste à la maison. Alors il doit faire le ménage, il doit faire la cuisine, il doit laver le linge, il doit nettoyer la maison, il doit passer l'aspirateur...

Il y a beaucoup à faire, les factures arrivent, ceci arrive, cela arrive. Vous pensez que c'est facile de faire en sorte qu’une maisonnée soit vivable ? C'est une tâche extrêmement difficile et qui demande beaucoup.

Voilà donc deux personnes. Dans le premier exemple, le mari rentre à la maison, la femme a ruminé sa colère toute la journée : « Attends qu'il rentre à la maison. Je vais lui dire combien j’en ai gros sur la patate. » Ca peut être l'inverse. 

C'est injuste. Injuste.

Tous les deux, vous deux, avez besoin d'une pause. Vous avez tous deux besoin de vous détendre, vous avez tous deux besoin de vous asseoir, et de ne pas parler de vos problèmes, mais de vous parler un peu. « Comment s'est passée ta journée ? » « Oh, ce n'était pas terrible, mais je suis content d'être à la maison. » C'est exactement ce à quoi vous devez travailler.

Le véritable foyer n'est pas un lieu physique. Ainsi quand quelqu'un dit « bien, restez à la maison et enfermez-vous », la maison n'est pas un lieu physique, la maison est un lieu en vous, c'est votre véritable foyer.

C'est votre véritable foyer, celui que vous emportez quand vous partez en voyage. Et quand vous pouvez être là, quand vous pouvez être à l'aise avec vous-même, alors oui, vous êtes chez vous.

Car il y a des gens qui sont dans ce lieu physique mais qui n'ont pas l'impression d'être chez eux. Ils ne s’y sentent pas bien. Donc c'est une bonne chose d’y réfléchir de toute façon. Et la raison pour laquelle j’en parle… c’est pour se préparer au PEP.

J’ai déjà mentionné ce qu’est le PEP, combien de personnes l'ont déjà suivi. Maintenant, voici de quoi il s'agit. C'est vraiment, vraiment simple. Quand je regarde le PEP, ce qui m'étonne à chaque fois, c'est à quel point il est simple.

La plupart des formations que j'ai suivies, la plupart des formations que j'ai menées, ont été très ardues et complexes. L'une des choses que l'on peut dire du PEP, c'est qu'il n'est en rien compliqué, il est très très simple.

C'est mon message, le message que je transmets. Seulement, au lieu de se contenter de l'écouter et peut-être de l’oublier, de le laisser entrer par une oreille et sortir par l'autre, il faut y prêter attention, parce qu'ensuite vous écrivez ce que vous en avez retiré, pas vos questions, mais ce que vous en avez retiré. Et le fait de prêter attention à ce message fait toute la différence.

Alors, est-ce que c'est pour tout le monde ? Non, il faut avoir envie de suivre cette formation PEP, le Programme d'éducation pour la paix. Si vous ne le souhaitez pas, c'est très bien. Si vous voulez le suivre, c'est très bien. Mais c'est une chose sérieuse. Et la raison pour laquelle je dis que c'est sérieux, c'est parce que vous pouvez en tirer profit. Tout ceux qui l’ont suivi en ont grandement bénéficié et je sais que vous pouvez tout autant en tirer profit.

Des personnes ont été libérées de prison alors qu'elles étaient au milieu du Programme d'éducation pour la paix, elles sont allées trouver le directeur et lui ont demandé : « Puis-je rester quelques jours de plus pour pouvoir terminer le Programme? » Et ce n’est pas arrivé qu’une seule fois mais de nombreuses fois.

Il y a les guérilleros de Colombie, les Tigres du Sri Lanka, tous disent : « Si je l’avais connu avant, je ne serais pas dans le pétrin dans lequel je me trouve aujourd'hui. » Un programme très puissant, mais qui le rend puissant ? C'est vous qui le rendez puissant, c'est votre désir, votre envie qui va lui donner sa puissance.

Et c'est très simple, vous écoutez et ensuite, quoi que vous ayez écouté, vous y réfléchissez. Vous m'enverrez cette réflexion, quelqu'un rassemblera toutes ces réflexions, puis j'en passerai quelques-unes en revue.

Et en partageant cela, ce qui habituellement se passait dans un environnement de cinq à dix personnes qui partageaient ce qu’elles avaient écrit, cette fois nous le partagerons avec beaucoup, beaucoup de gens, des milliers d'autres personnes.

Donc, c'est parfaitement normal que vous souhaitiez simplement observer ce qui se passe, mais si vous êtes prêt à vous impliquer, faites ce pas et essayez le Programme d'éducation pour la paix.

Il en vaut la peine. Et toute l’idée est que vous en profitiez. Pourquoi devriez-vous être comblé dans cette vie ? Pour le plaisir que cela vous procure ! Pourquoi avez-vous besoin de clarté ? Pour le plaisir ! Pourquoi devriez-vous être loin de la tristesse ? Simplement pour le plaisir. Nous voulons, nous tous, en profiter au maximum, se faire plaisir au milieu de cette histoire de coronavirus. Ce n'est pas facile. Mais est-ce possible ? La réponse est « Oui ! Oui, c'est possible. »

Alors, merci beaucoup, j'ai hâte de faire bientôt le PEP avec vous.

Merci, prenez soin de vous, soyez en sécurité, soyez bien. Et le plus important, soyez.

En confinement, 42e jour 00:14:42 En confinement, 42e jour Video Duration : 00:14:42 avec Prem Rawat

En confinement avec Prem Rawat, 42e jour

Compte à rebours pour le Programme d’éducation pour la Paix

DJ Fresh :

Notre programme du mercredi traite de la résolution des conflits, car à notre avis, tout le monde en a besoin.

Je ne pense pas que les gens aiment être agressifs. Je ne pense pas qu'ils aiment être violents. Mais généralement à la radio, nous n’offrons pas non plus de solutions, nous ne disons pas aux gens : « Voilà des outils qui vous aideront peut-être à gérer la situation. »

À l’écran :

Métro FM a plus de 10 millions d’auditeurs en Afrique du Sud.

Mpho Maboi :

Je pense que le message de Prem est pertinent, non seulement en Afrique du Sud, mais aussi dans le monde entier, car nous vivons dans une société très violente. Donc quand quelqu’un vous dit : « Vous savez, la paix fait partie de votre vie. La paix n’est pas quelque chose que l'on peut obtenir ou chercher à l’extérieur, mais que l’on trouve en soi », je pense que cela va aider beaucoup de monde.

À l’écran :

DJ Fresh et DJ Somizi interviewent Prem Rawat à Johannesbourg en Afrique du Sud.

DJ Fresh :

Ici Sands sur Metro FM avec Tigi, il est 6h40. Bienvenue à Fresh Breakfast. Tous les mercredis nous parlons de résolution des conflits, en espérant vous donner les outils qui vous permettront de résoudre les conflits que vous rencontrez. Et ce matin, souhaitons la bienvenue dans Fresh Breakfast à Prem Rawat qui a reçu le prix international BrandLaureate Lifetime Achievement, prix n’ayant été accordé qu’à 3 autres personnes dans le monde, dont Nelson Mandela et Hillary Clinton.

Prem Rawat enseigne que le besoin d’être heureux peut être satisfait en entrant en contact avec la source constante de paix et de joie à l’intérieur de soi. Il a des millions d'adeptes à travers le monde et il est de passage en Afrique du Sud.

Bonjour Monsieur.

Prem Rawat :

Bonjour Monsieur. Bonjour, ravi d’être là.

DJ Fresh :

Puis-je vous appeler “Monsieur” ? Quel est le protocole ?

Prem Rawat :

Appelez-moi Prem.

DJ Fresh :

Comment allez-vous, Monsieur ?

Prem Rawat :

Très bien et vous ?

 DJ Fresh :

Bien. Avant de commencer, pouvez-vous nous donner un bref historique de ce qui inspire vos enseignements.

Prem Rawat :

Il ne s’agit pas vraiment d’enseignements. Depuis cinquante ans, je parle de la paixet je parcours le monde.

DJ Fresh :

Oui

Prem Rawat : 

Et je vois que les gens ont tant force en eux mais qu’ils ne savent pas comment y accéder. Ils ont en eux tellement de solutions mais n’en sont pas conscients. Comme Socrate l’a dit il y a très longtemps : « Connais-toi toi-même ». Et cela a encore plus de valeur de nos jours, car nous sommes si facilement distraits.

DJ Fresh :

Pourquoi à votre avis, n’arrive-t-on pas à se connaître, ce qui, du coup, a un impact sur nos relations avec les autres ?

Prem Rawat :

Comme nous ne connaissons pas, notre attention est tournée vers l’extérieur. Nous nous attendons à y trouver ce qui doit en réalité venir de l’intérieur de nous, par exemple la paix. Nous cherchons la paix dans le monde extérieur. Nous ne la trouverons pas là, ce n’est pas là qu’elle est.

Nous allons la trouver en nous. À moins de savoir comment aller à l’intérieur et comment entrer en contact avec soi-même... Et c’est exactement le sens de : « Connais-toi toi-même, trouve-toi, sois avec toi-même. »

DJ Fresh :

À partir de quel âge selon vous, peut-on commencer à chercher ces choses profondes par nous-même, de cette façon ?

Prem Rawat :

C’est un peu une question d'imitation. Dès le plus jeune âge nous nous mettons à imiter nos parents, à regarder autour de nous et à copier ce que nous voyons. Et quand ce monde devient délirant à l’extérieur, nous commençons à penser de la même façon. Nous nous disons : « Regardons à l'extérieur, c’est là où tout se trouve. Je veux ça et ça et ça. »

Et puis, nous voyons nos parents, nous voyons les gens que nous aimons, bien englués dans la cupidité. Alors la cupidité nous atteint également.

DJ Fresh :

C’est sûr.

Prem Rawat :

Tout commence à un très jeune âge car c’est alors que la graine est semée. C’est très très important de comprendre cela et de donner à nos enfants un environnement où ils peuvent grandir en toute indépendance, loin des influences qui nous contaminent, que nous-mêmes n'aimons pas du tout. Mais nous ne faisons rien pour dire à la jeune génération « vous n’êtes pas obligé de faire la même chose. »

DJ Fresh :

Mais concrètement, comment briser ce cercle vicieux ?

Prem Rawat :

En comprenant qui nous sommes, c’est vraiment le moyen le plus concret. Une chose est sûre, avec mes yeux je peux voir votre visage et le visage de tout le monde. Mais si je veux voir mon visage, ces yeux ne me servent à rien, j’ai besoin d’un miroir. Ce miroir devient alors notre compréhension, ce miroir devient cette connaissance. Ne pas se contenter de croire ou de penser certaines choses mais réellement savoir, c’est une telle force. C'est une telle force car nous sommes devenus des croyants, « Crois en ceci, crois en cela ».

Nous attendons tous qu'un ange vienne, que les cieux s’entrouvrent et qu'il descende sur terre. Je dis aux gens : « L’ange est arrivé, et vous êtes cet ange. Vous êtes ici pour vous sauver. Sauvez-vous vous-mêmes, faites le boulot de l’ange. »

DJ Fresh :

Soyez responsable de vous-même.

Prem Rawat :

Soyez responsable de vous-même, comprenez qui vous êtes, découvrez qui vous êtes, soyez vous-même.

DJ Fresh :

Est-ce aussi simple qu’il y parait en vous écoutant ?

Prem Rawat :

Eh bien cela dépend. Êtes-vous loin de chez vous ? Vous êtes-vous beaucoup éloigné de chez vous ? Plus nous nous éloignons, plus le chemin de retour est long. Et bien sûr que c’est simple parce que vous rentrez chez vous, chez vous, vous êtes votre maison, vous serez toujours votre maison, et vous avez besoin de vous connaître, vous.

Si vous avez une grande carte devant vous avec toutes sortes d’indications, mais que vous ne savez pas où vous êtes, elle ne vous sera d’aucune aide. La première chose à savoir est votre position sur la carte.

DJ Fresh :

Si un enfant de cinq ans vous demande : « Oncle Prem qui es-tu ? Que fais-tu ? » Comment allez-vous le lui expliquer de façon compréhensible pour lui ?

Prem Rawat :

La question a été posée à ma fille et elle a dit : « Il voyage dans le monde entier pour parler aux gens. » Mais la meilleure façon de l’expliquer serait de dire que j’ai cette aptitude, j’ai ce don pour parler de la paix, et je veux utiliser ce don.

Car si un don n’est pas utilisé, ce n’est plus un don. Alors je veux me servir de ce don pour parler aux gens de la paix et les faire réfléchir, c’est tout. Je n'ai pas besoin de leur tenir la main ni de faire autre chose. Je dois juste les inciter à se poser des questions sur eux-mêmes, sur la possibilité de la paix dans leur vie, et ça suffit pour déclencher quelque chose.

DJ Somizi :

Venons-en à votre philosophie, en particulier à l’amour. La plupart des gens choisissent de se battre physiquement s’il y a un conflit dans leur relation amoureuse. Pouvez-vous expliquer la bonne façon de s’y prendre ? Cette paix intérieure joue-t-elle un rôle majeur dans la décision de prendre du recul et de se dire que nous sommes au-delà de cela, que nous en sommes capable dans cette crise ?

Prem Rawat :

La paix joue toujours un très beau rôle. Mais permettez-moi de l’exprimer ainsi : tombez-vous amoureux d’une personne, ou bien tombez-vous amoureux des attentes que vous avez d'elle ? Car si vous tombez amoureux de cette personne, alors vous serez amoureux d’elle et il n’y aura pas de conflit. Mais si vous tombez amoureux des attentes envers cette personne, alors il est certain qu’à un moment ou un autre, si elle ne peut répondre à vos attentes, il y aura le grand C, C comme conflit.

DJ Fresh :

Donc, disons que je suis quelqu'un qui, à cause d’une mauvaise estime de soi, ou par insécurité, ou à qui l’on a déjà fait du mal, pense que l’on pourrait recommencer. Alors quand je vois ma compagne avec quelqu’un d’autre, ou même simplement parler à quelqu’un d'autre, je perds la tête.

Ou supposons que je décide de céder à la violence. Comment m’en empêcher en appliquant ce que vous nous avez dit ?

Prem Rawat :

Très, très simple. Cela s’appelle la loi de l’attraction. Une fleur ne fait rien d'autre qu’offrir à l’abeille un peu de nectar et l’abeille parcourt des kilomètres pour venir voler au-dessus de cette fleur.

Voilà ce que vous devez devenir, vous devez devenir cette fleur. Vous devez être entier, complet, vous devez être fort, vous devez être véritablement vous-même et c’est là que vous devenez séduisant.

Ce n’est pas la Porsche qui va le faire, ni les idées, ni tout le reste qui va faire cela. Bien sûr, une Porsche ce n’est pas mal, mais vous pouvez être tellement mieux que cela. Vous pouvez être cette fleur, et ainsi devenir séduisant.

DJ Fresh :

Mais comment devenir cette fleur ?

Prem Rawat :

Tout d’abord, en vous connaissant, en sachant qui vous êtes. Quand on regarde les arbres dans la forêt, on voit parfois du lierre qui étouffe l’hôte sur lequel il pousse. Que va-t-il se passer ? L’arbre va mourir, ensuite le lierre va mourir. Personne ne va gagner.

Si vous voulez être gagnant, soyez la fleur qui offre sa solidité, sa force. Venez sans avoir d'attentes mais offrez de l’amour, de l’amour, de l'amitié, de la compréhension mutuelle, sinon, quand il y a des attentes, il y aura toujours quelque chose qui cloche, encore et encore.

DJ Somizi :

En vous écoutant je me dis parfois qu’il y a bien un moment où tout cela n'est pas réaliste. Il y a des situations où nous sommes obligés de réagir. Si nous ratons notre avion, nous ne pouvons pas dire : « Oh, ce n’est pas grave. »

Hier par exemple, je décompressais chez moi et comme je suis en plein dans ce truc de paix intérieure, j’ai allumé des bougies et je me suis assis en me disant : « Quand cela va-t-il revenir ? » Mais le fait d’être réaliste dans certaines situations a-t-il à voir quelque chose avec la paix intérieure ?

DJ Fresh :

Et j'ajouterais que pour certains la paix n’est pas forcément la solution. Je me sens mieux si je me suis défoulé, ou bien je me sens mieux si je me suis expliqué avec ce type qui draguait ma femme. Donc que dites-vous à ceux qui pensent que se défouler permet de trouver la paix intérieure ?

Prem Rawat :

Je vais souvent dans les prisons et je vois beaucoup de détenus qui ont fait exactement ça. Je leur parle et ils le regrettent, vous n'imaginez pas à quel point ! Mais je n’ai rencontré personne dans ces établissements qui, ayant pratiqué la paix, regrettent d’avoir pratiqué la paix.

Il y a des idées fausses sur la paix, beaucoup d’idées fausses, par exemple que l'on devient un légume quand on est en paix. Mais la paix est dynamique, exaltante, merveilleuse, magnifique !

Les gens pensent : « Si je suis en paix, je vais devenir un légume retiré dans la montagne, à regarder des bougies toute la journée. » Ce n’est pas cela la paix, ça c’est juste l’idée que nous nous faisons d’un environnement agréable. Nous sommes au bord de l’océan, le soleil se couche, il n’y a pas de vent, c’est une belle journée et nous nous disons : « Comme c’est paisible ! » Ça, ce n’est pas “paisible”, car, en une seconde, le vent peut se lever. Vous regardez le soleil qui produit cette belle lumière mais savez-vous à quel point ce soleil est violent ? Savez-vous à quel point l’océan peut être violent ? Il peut engloutir tout ce qu’il veut.

La paix est en vous, la paix est exaltante, la paix donne le sourire. Et quand un être humain est fort, c’est là qu'il est séduisant. Quand il est faible, il demande aux autres de combler son manque : « Comble-moi, comble tel et tel manque en moi. » Et quand l'autre n’y arrive pas, les problèmes commencent.

DJ Fresh :

Donc, remplir sa propre coupe.

Prem Rawat :

D’abord soyez comblé. D’abord soyez comblé et si vous l’êtes, alors la relation prendra tout son sens. Dans le cas contraire, ce ne sera pas…

DJ Fresh :

Car on ne cherche pas de validation.

Prem Rawat :

On ne cherche pas de validation. Et c’est très important, très important.

DJ Fresh :

Prem Rawat est dans notre pays, malheureusement nous devons nous arrêter mais vous pourrez peut-être le retrouver quelque part. Où serez-vous, et pourquoi êtes-vous ici ?

Prem Rawat :

Je vais donner une conférence au Cap le 20, au Centre international de conférences, dont le thème sera : « Libérer l’espoir ». C’est très important. Et j’aime vraiment l’Afrique, j’aime les gens ici, car il y a une crise et ils vont surmonter cette crise.

DJ Fresh :

Qu’aimeriez-vous dire à nos dirigeants qui pensent qu’il n’y a pas de crise ?

Prem Rawat :

Eh bien : « Ouvrez les yeux. Ouvrez les yeux et regardez autour de vous. » En fait, les gens doivent commencer à se regarder eux-mêmes, pas leurs dirigeants. Le bilan de tous les dirigeants de ce monde serait plutôt : échec, échec, échec. L’un a pu réussir ici, et un autre là, mais cela a surtout été : échec, échec, échec.

Je dis aux gens partout dans le monde : n’attendez rien des dirigeants, ni qu'un ange descende du ciel. Vous êtes cet ange, devenez le dirigeant, devenez le dirigeant de votre vie. Vous pouvez faire avancer les choses, vous pouvez changer la dynamique.

DJ Fresh :

Où peut-on vous trouver en ligne, Monsieur ?

Prem Rawat :

TimelessToday.com

DJ Fresh :

TimelessToday.com, Mesdames et Messieurs, Prem Rawat va maintenant quitter nos locaux.

En confinement, 41e jour 00:18:16 En confinement, 41e jour Video Duration : 00:18:16 avec Prem Rawat

Prem Rawat :

Bonjour tout le monde. J’espère que vous allez tous bien. 40 vidéos ont déjà été réalisées et diffusées et je voudrais prendre un peu de temps pour vous expliquer ce que je prévois de faire. Bien évidemment, en fonction de la situation, nous devons rester très flexibles quoi qu’il arrive.

Mais l’idée est la suivante. Nous développons le Programme d’éducation pour la paix. Au début de ces retransmissions j’ai dit que ce serait fantastique de pouvoir le faire et je le crois toujours.

Nous rassemblons donc différentes vidéos pour qu’il puisse avoir lieu parce que cela ne s’est jamais fait de cette manière auparavant. Ce que je prévois, et cela pourrait changer à tout moment donc ne me prenez pas au mot, c’est qu’un jour vous puissiez regarder le PEP.

Il ne dure pas toute la journée, non. Sa durée est d’environ une demi heure, un peu plus, surtout si je fais une introduction. Ensuite vous aurez plusieurs jours pour pouvoir nous communiquer ce que vous avez appris, en prêtant tout particulièrement attention au thème de chaque partie de ce PEP.

Ensuite je rassemblerai tout ce qui a été envoyé, je ferai une sélection des commentaires les plus pertinents. Je suis sûr que nous en recevrons un certain nombre qui ne seront pas exactement ce qu’on peut attendre de mieux mais il s’agira simplement de prendre ceux qui aideront tout le monde à aller de l’avant.

Je les lirai et nous en discuterons, ou plutôt je les commenterai. Ensuite nous passerons au thème suivant du Programme d’éducation pour la paix.

Il se déroulera ainsi jusqu’à son terme. Il se peut que la durée entre chaque thème soit ajustée soit en l’augmentant, soit en la diminuant.

Les vidéos du confinement ont été extrêmement utiles, me semble-t-il. Une autre chose à laquelle je pense, c’est à donner des conférences. Quel type de conférences ? Étant données les circonstances, des conférences virtuelles.

Ces conférences virtuelles auront lieu là où je me trouve en confinement, bien évidemment. C’est de là que ces conférences seront retransmises, elles seront mises à votre disposition pour que vous puissiez les regarder. Elles seront bien sûr plus longues que les vidéos du confinement telles que vous les connaissez.

Voilà le projet auquel je travaille. Il y a de très belles choses disponibles, l’une d’elles est la nouvelle série de podcasts qui est sortie et qui s’appelle “Life’s Essentials”. On peut les trouver sur Apple Podcast et Spotify. Ce sont de très bons podcasts, n’hésitez pas à aller voir par vous-mêmes.

Entretemps nous allons montrer un certain nombre de vidéos. Donc cela ne va pas s’arrêter, loin de là. Beaucoup de matériel va être diffusé car nous avons de nombreuses choses en réserve, croyez-moi, il s’agit d’heures et d’heures de vidéos.

Et en parallèle j’ai fait des vidéos du confinement en hindi pour tous ceux qui parlent hindi de par le monde. Bien sûr ils voulaient savoir si je ferai le PEP en hindi également.

J’ai appris que le PEP que nous utilisons actuellement est principalement traduit de l’anglais. Donc pour eux, je voudrais faire quelque chose d’un peu plus à jour.

Nous n’avons pas les moyens, je n’ai pas les moyens de créer et de monter un tout nouveau PEP mais je vais faire ce que je peux. J’ai une liste des thèmes abordés dans le PEP. Il y a la paix, l’appréciation, la force intérieure, la conscience de soi, la clarté, la compréhension, la dignité, le choix, l’espoir et la plénitude. Ce sont les thèmes abordés dans le cadre du PEP.

Donc je peux essayer de créer quelque chose en Hindi, c’est à voir. Ceux qui parlent hindi en sont à la 37e vidéo du confinement. Il en reste donc encore quelques-unes à venir pour eux et cela me donnera le temps de travailler sur le Programme d’éducation pour la paix et de le terminer.

Comme je l’ai souvent dit, et c’est vrai pour tout dans l’univers, nous n’en retirons que ce que nous y mettons. Vous savez, ce que l’on n’y met pas… beaucoup de gens hésitent peut-être et se disent : « Je ne sais pas de quoi il s’agit ». Ce ne sont que de bonnes choses, ce ne sont que des choses pour vous aider à réfléchir, réfléchir d’une manière totalement différente, et percevoir ce que signifie d’être humain.

C’est un point de vue et une nouvelle approche qui vous sont proposés, différents de : « faites ci et faites ça, et ci et ça », toutes ces formules qui existent depuis des années, des années et des années - et vous pouvez en ajouter quelques-unes de plus - qui n’ont fait aucun bien à qui que ce soit.

Ainsi les catastrophes s’enchaînent. Il y eut des rois il y a très très longtemps, des rois qui furent mauvais, malveillants, qui manquèrent de générosité, qui furent injustes envers le peuple. Des révoltes de produisirent et ils furent destitués, ils furent éjectés.

Et puis ces nombreux drames que nous tous connaissons… des fléaux apparaissent, comme en Afrique, pratiquement chaque année les sauterelles dévorent tout sur leur passage et les gens souffrent de la famine.

Il y a tant de maladies. Quelque part apparaît telle maladie, ailleurs c’est telle autre. Nous avons déjà connu le MERS, le SRAS, la grippe aviaire, Ébola, etc., et voici maintenant le coronavirus et nous sommes submergés.

Bien entendu, nous devons nous en soucier et prendre toutes les précautions nécessaires. En même temps, nous devons utiliser notre intelligence, notre expérience et notre courage pour ne pas propager de rumeurs, de fausses histoires et travailler ensemble à un aboutissement positif de cette situation, collectivement, partout dans le monde.

Mais bien sûr, c’est trop demander, « non, non, non, nous ne voulons pas d’aide, nous ne voulons pas ceci, nous ne voulons pas cela… » Il aurait été fantastique de voir les dirigeants du monde entier collaborer et que certains aient le bon sens de regarder ceux qui avaient réussi pour en prendre modèle.

Assurément, c’est trop demander et cela peut continuer ainsi sans fin. Pour moi, l’idée est d’offrir un autre point de vue, une réalité qui vous concerne vous, au lieu de tout ce que vous faites. Qui vous concerne vous. Voilà ce qu’est le Programme d’éducation pour la paix.

Ce sont des choses… la façon dont vous pouvez trouver la paix, l’appréciation, l’appréciation pour votre vie, la force intérieure que vous avez, sont des choses que l’on ne crée pas. Vous n’avez pas à vous rendre quelque part et les fabriquer. Ce sont des choses qui existent déjà en vous.

Tout ce que vous avez à faire c’est leur permettre de s’exprimer, de se manifester. Vous connaissez votre colère, mais savez-vous que vous avez aussi en vous le discernement, que vous avez en vous l’appréciation ? Ces choses-là peuvent faire en sorte que votre vie soit très belle si elles sont mises en pratique de la bonne façon.

Voilà pourquoi elles sont là. Tout le monde en dispose à la naissance. Oui la colère est présente dès la naissance, la peur est là dès la naissance, nous avons toutes ces choses-là. Mais nous disposons aussi, à la naissance, d’une immense beauté. C’est cela la paix, c’est cela l’appréciation.

Pour apprécier il suffit simplement d’ouvrir l’œil et de se dire : « Regarde, il y a d’autres choses à apprécier que celles auxquelles tu pensais. Mais il y en a tellement d’autres. »

Puis la force intérieure, la force que vous avez et qui surgira à point nommé. Lorsque vous êtes en échec dans le monde, que faites-vous ? Beaucoup de gens sont terrassés, se sentent anéantis. Mais vous n’êtes pas obligés de vous sentir anéantis, vous pouvez bouger, vous pouvez marcher, vous pouvez aller de l’avant. C’est tout cela, le Programme d’éducation pour la paix.

La conscience de soi, être conscient de qui l’on est, de ce que l’on est, de ce que sont nos points forts, c’est tellement important dans une vie. Pour naviguer au quotidien, nous devons savoir où nous nous trouvons précisément sur cette carte, la carte de la vie. Être conscient de soi-même est extrêmement, extrêmement important.

La clarté, le discernement, le pouvoir du discernement, voir clair. Lorsque les problèmes arrivent je peux vous assurer que pour tout le monde, tout le monde, quand nous sommes submergés par les problèmes, tout devient brumeux. On ne voit plus clair, tout est entouré de brume.

À ce moment-là, nous devons avoir une chose qui transperce cette brume et il s’agit de la clarté, du discernement. C’est ce dont nous avons besoin. Par exemple, et je le dis souvent, lorsque nous allumons la lumière dans une pièce obscure, nous ne créons pas les objets qui s’y trouvent, nous ne faisons que les éclairer.

Donc si nous voulons nous rendre d’un bout à l’autre de la pièce, peut-être y a-t-il des obstacles. Nous ne pouvions pas les voir quand il faisait noir et peut-être trébuchions-nous dessus et nous faisions-nous mal.

Mais si nous allumons la lumière nous pouvons voir les obstacles. En quoi est-ce utile ? Maintenant il est possible de les contourner, de les éviter et aller là où nous voulons aller. C’est tellement important dans la vie. C’est cela, voir clair.

Et la compréhension… Comprendre l’importance de chaque instant, comprendre ce qui se passe dans telle situation, comprendre ce qui se joue vraiment, avoir une vue d’ensemble, comme une vue aérienne de la situation.

Avoir une compréhension c’est comme voir les choses sans y être impliqué émotionnellement mais les voir telles qu’elles sont et se dire : « Ah, là il y a un problème, là il y a un problème, là il y a un problème. »

Supposons qu’une personne possède une voiture qui ne fonctionne pas bien. Quelqu’un peut venir dire : « Bon, il faut la repeindre. » Mais si nous comprenons un tant soit peu cette voiture, nous dirons: « Ce n’est pas la peinture qui pose problème. »

Quel que soit le problème, si le moteur ne démarre pas, il y a un certain nombre de causes possibles à prendre en compte, peut-être une panne d’essence, peut-être les bougies hors d’usage. Si le véhicule roule mais mal, peut-être un pneu est-il crevé, ou encore l’arbre de transmission est-il tombé. Voilà ce qui est possible.

Mais cela demande une certaine compréhension. Pareil pour la vie, cela demande une certaine compréhension pour se dire : « Bon, il faut que j’aille de l’avant, que je ne reste pas coincé là, je perds mon temps. » La compréhension peut être extrêmement simple mais si profonde.

Même avec ce peu de compréhension. « Je ne veux pas être coincé, je veux aller de l’avant, je veux profiter de ma vie. » Ça, vous le comprenez.

La dignité. Mon Dieu, dans le monde où l’on vit, tant d’efforts sont faits pour priver les gens de leur dignité. Vous rendez-vous compte de ce dont je parle ici, la dignité ? C’est tellement important que chaque être humain ait cette dignité dans sa vie.

Si nous sommes juste un être humain normal, quelqu’un comme tout le monde, nous ne sommes personne. « Faites la queue, mettez-vous au bout de la queue, il n’y aura pas d’exceptions pour vous. » Si nous sommes simplement un être humain, aucune exception n’est faite, rien pour vous, rien. Un V.I.P. ? « Oh oui, passez devant, faites ceci, faites cela, ainsi de suite ».

La dignité. On essaie de vous priver de votre dignité mais vous devez vous y accrocher. Quoi que vous fassiez dans le monde, faites-le à partir de là. Je ne parle pas d’être égo-maniaque, je parle de la dignité, de la force, du discernement, savoir avec le sourire que c’est OK. La dignité.

Le choix. La chose la plus importante, le choix. C’est ce qui rend les choses viables au milieu de la folie du monde. Vous avez le choix, vous avez toujours le choix, c’est votre porte de sortie. C’est ce qui vous permet de faire ce qui doit être fait parce que vous avez le choix. Vous n’êtes pas obligé d’être la victime à chaque fois, vous avez le choix, vous pouvez faire ce choix dans votre vie.

L’espoir. Pas l’espoir du sketch que joue notre imprimante mentale qui imprime des photos tous les quarts d’heure et dit : « Voilà ce que tu veux, c’est ça, c’est ça que tu veux. »

Mais l’espoir que « oui, les choses iront mieux, les choses vont s’améliorer, je peux aller de l’avant. » Un espoir qui, en réalité, repose sur de solides fondations et non sur des croyances, un espoir qui repose sur des fondations très solides.

Et puis la satisfaction, la plénitude. La plénitude, être comblé à l’intérieur par l’intérieur. Au lieu de dire constamment : « J’ai besoin de ça, j’ai besoin de ça, j’ai besoin de ça. » Non, comprenez vos besoins car vous confondez vos besoins et vos désirs.

Tant de gens dans le monde ne ressentiront jamais la plénitude parce qu’ils confondent leurs désirs et leurs besoins. Vous serez comblé si vous comprenez vos besoins. Si vos besoins sont satisfaits vous serez comblé.

Alors voilà, tels sont les thèmes du Programme d’éducation pour la paix et je suis impatient de vous y retrouver. Si entretemps j’ai une idée ou une pensée que je souhaite partager avec vous, je ferai assurément une vidéo pour vous en parler.

Voilà, si vous voulez aller voir les podcasts “Life’s Essentials” sur Apple Podcasts ou Spotify, ils sont disponibles. D’ici là, continuez à profiter, continuez à regarder. Il y a tant de choses à regarder, rien que dans cette série “En confinement”, il y a déjà tant de vidéos.

Alors prenez plaisir à les visionner ainsi que les nouvelles vidéos qui seront mises en ligne.

Quand le PEP sera prêt je vous verrai à ce moment-là.

Prenez soin de vous. Restez en sécurité, soyez bien. Et par-dessus tout, soyez et prenez plaisir. Merci.

En confinement, 40e jour 00:18:16 En confinement, 40e jour Video Duration : 00:18:16 avec Prem Rawat

Prem Rawat :

Bonjour à tous, j'espère que vous allez tous bien. Nous nous approchons à grande vitesse du Programme d'éducation pour la paix qui a été préparé afin de pouvoir le suivre en ligne. Ce programme comporte dix chapitres différents dont le premier concerne bien sûr la paix.

Je crois avoir beaucoup parlé de la paix mais en même temps, pour ce qui est de la compréhension, parce que nous vivons dans un monde qui a défini tant de choses pour nous. Et nous prenons ces définitions pour les appliquer à tout.

Que cela implique-t-il de voir dans la rue quelqu'un qui n'est pas de l’endroit ou du pays ? Encore une fois, des définitions entrent en jeu, des idées entrent en jeu, des idées toutes faites. Et lorsque vous regardez cette personne tout cela vous revient, et se met à l'œuvre.

Il se produit le même mécanisme lorsqu’il s'agit de la paix, de l’infini, de la clarté. Chacune de ces choses déclenche en fait une multitude d'idées lorsqu’on en parle.

Mais la paix dont je parle n'est pas une paix qui est créée ou qui est la conséquence de quelque chose. Si deux personnes se battent et qu’elles s’arrêtent, nous pourrions dire : « Eh bien elles sont en paix maintenant, elles ont signé un cessez-le-feu. » Ce n'est pas de cette paix dont je parle.

Ou alors, imaginez que vous alliez dans un endroit agréable, tout y est merveilleux, il y a un beau lac, la forêt. Des gens vont camper dans ce genre d’endroit.

Et je sais que parmi toutes ces personnes, la première chose que certaines se disent, c'est : « Oh, comme c'est paisible. » Mais il s’agit là d’absence de bruit, de l'absence de tout le bruit que vous entendiez quand vous étiez en ville. Ce n'est pas la paix dont je parle. Alors quelle est-elle ?

En votre for intérieur, évidemment, vous savez à quoi ressemble ce qui vous tourmente. Ce n'est pas drôle et peut-être avez-vous parfois été secoué par cette agitation. Elle a pu être sévère.

Je le vois quand les choses ne vont pas comme vous le voulez et que vous êtes fatigué ou que quelque chose ne tourne pas rond. Et lorsque, par-dessus le marché, une mauvaise nouvelle arrive, le sentiment peut être : « Oh mon Dieu, c'est trop à endurer, trop à gérer, trop à porter. » Et vous voilà parti.

Très bien. Mais il y a son contraire en vous, quelque chose capable de regarder l’entièreté de ce monde, son fonctionnement et tout le reste, d'une manière très déconnectée, quelque chose capable de l'observer pour ce qu'il est. Pas comme il devrait être, mais comme il est.

Des événements se produisent, ni bons ni mauvais. Il ne s’agit pas d’un jugement détaché mais avec simplement assez de recul pour voir votre existence, vous dans votre vie, vous dans ce monde, tel qu’il est, ni bon ni mauvais.

Quelqu'un m'a écrit ceci : « Comment se fait-il que la nature soit si cruelle ? Aujourd'hui, j'ai sauvé un insecte des griffes d'une araignée parce qu’il s’était pris dans sa toile. »

Et je me suis mis à y réfléchir. Est-elle cruelle ? Elle l’est. Et je n'ai pas besoin d’y porter un jugement. Elle est ce qu'elle est. Les insectes mangent les insectes, les poissons mangent les poissons, les animaux mangent les animaux. C’est ainsi !

Est-ce bien ? Pourquoi dois-je apporter ma casquette du bien et du mal à chaque fête où je vais ? Pourquoi tout est-il divisé en bien et mal ?

Parce que c'est ainsi que j'ai été formé : soit les choses sont bonnes, soit elles sont mauvaises. Mais j'ai perdu la capacité d'admirer une chose pour ce qu'elle vaut, pour ce qu'elle est. Regarder la lune et l'admirer pour ce qu'elle est. Pas pour ce qu'elle n'est pas. Pas pour ce qu'elle pourrait être. Pas comment elle aurait pu être, mais telle qu'elle est.

Tout le monde n’a pas cette capacité. Regarder la pluie... Et nous n'aimons pas la pluie, la plupart d'entre nous n'aime pas la pluie. Nous la considérons comme une vraie galère : « Elle a gâché votre journée. » Et ainsi de suite.

Mais voir la pluie pour ce qu'elle est. C'est un processus naturel qui se produit sur Terre depuis très longtemps, et Dieu merci, cela se produit sinon la distribution de cette eau douce ne se ferait pas comme elle le doit. Admirer une chose telle qu'elle est.

Donc nous avons parlé des poissons, nous avons parlé des animaux et des toiles d'araignée.

Mais que se passe-t-il quand vous commencez à voir les choses telles qu'elles sont et que vous commencez à voir, sans jugement, une réalité, une réalité très simple ? Une réalité qui vous concerne, qui touche votre cœur, qui vous donne un sentiment d'accomplissement, qui vous fait dire « oui ! Je ressens de la gratitude, de la reconnaissance ».

Nous ne sommes plus dans un débat fait de questions et de réponses mais nous comprenons la réponse même sans qu’il y ait de question. Cette paix devient pour vous un voyage intérieur vers ce bel endroit où vous êtes en présence de ce qui est parfait, complet, en présence de l'infini.

À partir de là, la notion du plus et du moins disparaît. De même que celle du bien et du mal, tout cela s'en va. Il n’est plus question de temps, ni d’emploi du temps, ni de vos définitions, ni de votre imprimante mentale, mais d’être témoin de ce qu’est la réalité, véritable et belle.

La paix est donc un sentiment particulier qui n’a rien d’objectif. Il est subjectif pour chaque personne. C'est un ressenti en chacun si bien qu’il n'est pas nécessaire de vouloir le décrire, pour lequel il n'est pas nécessaire de dire : « Hé, viens voir ça. » Il est au delà de ce seuil.

Il est, et vous l’acceptez. Vous l’acceptez parce que c'est tellement beau, vous l’acceptez parce qu’il est en vous, vous l’acceptez parce que c'est vous, vous l’acceptez parce que c'est un cadeau que vous avez reçu. Il n’y a plus de dualité. Donc la paix est ce lieu, non pas rempli de définitions, mais rempli de sentiment. Voilà ce que vous devez comprendre de la paix.

Et bien sûr, il en est davantage question dans le Programme d'éducation pour la paix, sauf que là il ne s'agit pas de mots, vous allez devoir y prêter attention. C’est ce qui fait la grande différence, vraiment la grande différence.

Le but de tout cela est d’apprécier, de pouvoir apprécier ce que signifie le fait que vous êtes en vie, que vous avez cette vie. Nous ne savons même pas ce qu'il faut apprécier. Nous pensons que nous devons apprécier notre chien, notre chat, notre âne, que nous devons apprécier… je ne dis pas qu’il ne le faut pas. Bien sûr que vous le pouvez.

Mais dans la vie, il y a des choses plus profondes qui sont en vous et que vous devriez aussi apprécier. Alors, appréciez ce souffle qui vient en vous. Appréciez cette existence que vous avez. Appréciez chaque jour où vous êtes en vie.

Cela peut vous sembler trop simple mais je vous dis une chose : c'est un vrai défi que d’y parvenir. C'est un vrai défi parce que la manière dont nous avons été formé ne nous destine pas à cela. Nous avons été entrainé à apprécier l’extérieur.
Dès notre plus jeune âge, alors que nous étions un bébé, quand notre mère voulait nous distraire parce que nous pleurions par exemple, elle prenait un jouet, quelque chose qui faisait du bruit et disait : « Regarde, regarde ça ! Regarde ça ! Oublie ce que tu ressens, regarde ça ! C'est plus important. »

Cela a-t-il cessé ? À présent nous ne sommes peut-être plus des bébés, nous sommes des adultes, nous agissons par nous-mêmes. Mais cela s’est-il arrêté ? Non ! Maintenant ce n'est plus la mère qui nous apporte ces choses-là, nous nous les apportons nous-mêmes. Il s’agit des distractions éloignées de l'appréciation de ce qui est.

Cette vie est. Et c'est le cadeau le plus somptueux que vous aurez jamais. Chaque souffle est inestimable. Chaque instant, chaque jour, chaque aujourd’hui que vous recevez est inestimable. Sa valeur et son importance pour vous, maintenant... et comme je l'ai expliqué, qu'est-ce que ce maintenant ? C'est maintenant que vos actions ont lieu. Elles entraîneront ensuite des conséquences pour vous, soit positives, soit négatives. Voilà ce qui se passe.

Et si vous n'avez aucune appréciation pour cela alors vous passez à côté de toute une partie de votre existence. Vous n'y prêtez même pas attention parce vous ne l’appréciez pas.

L'appréciation, aussi simple qu'elle puisse paraître, n'est pas tout à fait comme boire un milk-shake. Parce que nous avons besoin de voir ces choses là. Elles sont tellement dissimulées à notre regard, ce n’est pas qu'elles le soient, mais nous les avons cachées parce que nous avons introduit d'autres éléments que nous avons pris l'habitude de regarder.

Maintenant il s'agit de se recentrer et de trouver ce que nous pouvons réellement apprécier dans notre vie, ce qui fait sens pour nous, de l'intérieur, et non à partir d'une idée inculquée, ni d'une définition apprise, d'une programmation, de ce qui nous a été ressassé : « C'est comme ceci ou comme cela que vous devriez être. » Non pas l'appréciation de cela mais des choses simples, profondes et qui sont tellement vôtres qu'elles sont étonnantes.

Et bien sûr nous parlerons de force intérieure. Quand on parle de force intérieure, le fait est que le seul type de force que nous connaissions est soit la force de la pensée soit celle des muscles !

Les gens veulent être puissants. Comment veulent-ils être puissants ? Le pouvoir, le pouvoir, le pouvoir. Le monde est devenu dingue de pouvoir. Alors ils pensent que si vous avez de l'argent vous avez du pouvoir. Si vous avez de gros muscles, vous avez le pouvoir. Si vous avez un gros intellect, vous avez le pouvoir.

Mais quelle est votre force intérieure ? La force intérieure ne peut pas être mesurée par les muscles, elle ne peut pas être mesurée par la pensée. Elle ne peut être mesurée par rien de cela. La force intérieure est la force de votre lucidité, de votre compréhension, de votre ressenti, de votre joie, de vous ! Votre force, votre vraie, vraie, vraie force.

La force capable de vous faire avancer, la force et le courage dont vous avez besoin dans votre vie pour aller de l'avant quand tout vous dit « Non ! Non ! C'est fini ! »

Parce que le monde, et le monde est très bien défini quand il s'agit de cela : « Vous avez fait ça ? C'est terminé pour vous ! » Mais il faut une incroyable force intérieure pour dire : « Non, je vais de l'avant. Je vais continuer, malgré tout ce qui vient me mettre des bâtons dans les roues. »

Voilà les choses dont nous allons parler, la conscience de soi, savoir qui l’on est. Prendre conscience que vous n'êtes pas seulement ce bouillonnement d'idées et de pensées dans votre tête mais qu'il y a beaucoup plus que cela. Vous avez un cœur, vous avez des sentiments, vous avez des compréhensions, vous ressentez des soifs, vous avez des besoins qui doivent être satisfaits.

Et il s'agit vraiment de se connaître soi-même. Les autres choses dont on nous parlerons sont la clarté, la compréhension, la dignité, le choix, l'espoir et la satisfaction. Brièvement, à propos de l'espoir, et je ne parle pas de l'espoir qui consiste à croiser les doigts en disant « espérons que tout va se passer comme nous le souhaitons. »

Ça, ce n'est pas l'espoir. Ce ne sont que nos rêves. Comme lorsque vous achetez un billet de loterie et vous vous dites : « J'espère que ce billet de loterie sera gagnant, j'espère qu’il sera gagnant, j'espère qu’il sera gagnant. » Ce n’est pas l’espoir dont je parle.

 Je parle de l’espoir que les choses fondamentales dont vous avez besoin dans votre vie et que vous avez besoin de reconnaître puissent s’accomplir. L'espoir de pouvoir aller de l'avant. Quand tout n'est pas clair, quand tout est un peu nébuleux, quand tout n'est pas là, quelque chose capable de vous dire : « Continue ! Continue et tu percevras ton chemin vers cette réalité. »

Je pourrais en parler davantage. Mais attendons le Programme d'éducation pour la paix. Je pense que ce sera passionnant. Et le moment se rapproche de plus en plus.

J'espère que vous continuerez à l'apprécier. Et puis, bien sûr, je dois me préparer pour le PEP. Je veux juste vous rappeler encore une fois, et nous avons préparé quelques jolis clips qui seront diffusés tous les jours, jusqu'à ce que le PEP soit prêt. Je reviendrai alors le présenter.

Donc, c'est vraiment merveilleux. Pour moi c'est un peu fatiguant, assez fatiguant en fait, mais c'est excitant, c'est passionnant de pouvoir en parler, de pouvoir simplement vous parler de ces belles choses dont je parle toujours.

Quant aux circonstances actuelles, nous pouvons aller au-delà, nous pouvons aller au-delà de la laideur du coronavirus, nous pouvons aller au-delà de cette laideur pour parvenir dans un bel endroit qui se trouve simplement en nous.

Donc, votre voyage vous a éloigné de vous et il vous ramène à vous. Et comme c'est beau qu'il vous ramène, qu'il vous ramène à vous.

Alors, prenez soin de vous, portez-vous bien. Soyez en sécurité et surtout, soyez.

Merci.

En confinement, 39e jour 00:20:38 En confinement, 39e jour Video Duration : 00:20:38 avec Prem Rawat

Prem Rawat :

Bonjour à tous. J’espère que vous allez tous bien et que vous avancez un pas après l’autre, en douceur. Et surtout, la consigne reste : « Ne le transmettez à personne et ne le recevez de personne. » Et si pouvez faire ça, trouver un moyen de le faire, c’est bien.

Aujourd’hui, pour ce dont je veux vous parler, il convient peut-être de commencer par cette histoire. Mais ce n’est pas une histoire ordinaire. Beaucoup d’entre vous pourront se dire que ce n’est pas une histoire. Et c’est bien également.

Mais c’est en fait l’histoire de l’impossible, d’une chose impossible qui s’est produite. Et qu’est-ce que c’est ? Eh bien, en dépit de toute logique, et peut-être même en dépit des lois de la physique, quelque chose s’est produit, quelque chose a eu lieu.

C’est que l’infini, ce qu’il y a de plus fantastique, qui n’a pas de fin, qui ne peut être créé et qui ne peut être détruit, est venu habiter dans ce qu’il y a de plus limité. Donc, l’infini est venu habiter dans le fini. Ouah ! Si ça ne va pas à l’encontre de toutes les lois, je me demande bien ce qui peut le faire.

Tout d’abord, deux choses occupent le même espace au même moment, c’est indéniable, indéniable. Ensuite l’infini qui n’a pas de limite, qui n’a ni début ni fin, qui n’a jamais été créé, qui ne sera jamais détruit, qui était, est et sera, habite dans ce qui n’était pas, est, et ne sera pas. Voilà la situation, voilà la petite l’histoire.

Et cela a lieu. Si vous ne croyez pas que ça a lieu, alors regardez-vous. Vous en êtes la preuve, la preuve indéniable, que c’est arrivé. Et tant que ce souffle vient en vous, c’est en cours.

Un jour, ce ne sera plus le cas. Les deux se sépareront, l’infini sera, et le fini disparaîtra, retournera aux éléments dont il est venu, il ne pourra plus parler, ne pourra plus aimer, ne pourra plus célébrer, ne pourra plus rire, ne pourra plus être ! Tout s’arrêtera.

Donc, c’est ce que vous pouviez faire, vous pouviez rire, vous pouviez sourire, être en paix, vivre votre vie consciemment. Vous pouviez vous connaître, vous pouviez avoir le cœur rempli de gratitude, être bienveillant, vous pouviez aimer, pardonner, vous pouviez comprendre.

Voilà toutes les choses que vous pouvez faire, chacune d’elles est incroyablement noble, d’une grande noblesse, d’une grande beauté et non seulement enrichit votre vie, mais enrichit aussi toute personne que vous en faites bénéficier.

Telle est la rencontre rendue possible, dans cette petite histoire, où l’infini et, ce qui est impossible, le fini se sont rassemblés, ont uni leurs forces pour faire ce que vous êtes. Voilà ce qui est en cours.

Maintenant, je sais que vous avez vos problèmes et que parfois vous êtes englués dedans, vous avez vos difficultés, vous avez ceci, vous avez cela, vous vous inquiétez pour certaines choses… Mais, s’il vous plait, reconnaissez cette possibilité, considérez ce qui en train de se passer, l’union complètement impossible de deux choses, l’infini et le fini.

Et pendant que cela se passe, aucune des deux ne perd sa propre nature. Le fini reste fini et l’infini reste infini. Elles ne perdent pas leur personnalité, ni ce qu’elles sont. Elles ne perdent pas leur sens propre, elles demeurent intactes. Mais elles s’assemblent et fusionnent.

Et la possibilité qui se présente clairement, quand ça arrive, quand ça se passe, c’est d’avoir la possibilité de ressentir cet infini. À quoi ressemble cette expérience ? Bien sûr ce n’est pas une question à poser. Mais quelle est cette expérience ? Même si la question semble peu pertinente, posons-la quand même, d’accord ?

Bien sûr, je ne suis pas le premier à le dire, mais c’est l’expérience de la joie, l’expérience de la félicité, l’expérience qui apporte la plénitude, c’est en fait l’expérience de la paix. Voilà ce que c’est.

Alors, on en arrive maintenant au point où cette histoire impossible doit être écrite. Car maintenant que l’union a eu lieu, elle doit être vécue. Et elle doit se dérouler de la meilleure manière qui soit et ce sera votre histoire. Je ne dis pas que les gens se souviendront de votre histoire, mais vous si. Vous connaitrez cette histoire.

Vous connaissez votre histoire, jusqu’à maintenant, peu importe ce que vous avez traversé et vécu dans votre vie. Ce qui vous préoccupe, ce qui vous effraie, vous le savez bien, ce qui vous ôte votre sourire, ce que vous pensez des autres, ce que vous pensez de vous, tout ça vous le savez.

Quel genre d’histoire voulez-vous écrire ? Voulez-vous que l’histoire parle de joie ? Voulez-vous que l’histoire parle de victoire ? Ou bien voulez-vous que ce soit l’histoire d’une guerre perdue ? Pas d’une bataille perdue, d’une guerre perdue, la guerre contre l’obscurité, la guerre contre tout ce qui vous distrait. Vous livrez bataille tous les jours contre ces éléments qui détournent votre attention de la chance que vous avez.

Et on se retrouve à essayer de justifier ces choses-là. On essaye de justifier nos préoccupations, nos inquiétudes, notre chagrin, notre souffrance, tout ça, et je ne sais pas depuis combien de temps on le fait.

Les gens disent toujours : « Soyons concrets. » Alors, soyons concrets. Est-ce que vous utiliseriez votre voiture comme une pelle ? Non, votre voiture ferait une pelle très médiocre. Une voiture est faite pour être une voiture. Quelque chose qui peut vous transporter du point A au point B. C’est pour ça qu’elle a été fabriquée, elle a été conçue pour ça.

Si on essaie d’utiliser un avion comme une voiture, ce ne sera pas une voiture pratique du tout, vraiment pas, elle sera instable. Beaucoup d’avions ont trois roues et c’est très difficile à manœuvrer au sol, avec de grandes ailes vous accrocheriez sans cesse quelque chose, la visibilité n’est pas optimum, et quant au moteur c’est très délicat, parce qu’il produit une poussée et il ne peut aller que vers l’avant.

Mais utilisé comme un avion… Une voiture ne peut pas être un avion et un avion ne peut pas être voiture. Bien qu’on essaie… Ces temps-ci on tente de faire des avions avec ce genre de bivalence, mais ils ne sont pas au point, ils sont encore peu viables.

Alors, quel genre d’histoire voulez-vous vivre ? Vous devez y réfléchir. Quel genre d’histoire voulez-vous vivre ? Que voulez-vous au juste ? Voulez-vous savoir comment apprécier votre vie ? Voulez-vous de la joie dans votre vie ? Voulez-vous la paix dans votre vie ? Voulez-vous la capacité de comprendre dans votre vie ? Voulez-vous ces éléments précieux qui font véritablement de la vie de tout un chacun un plaisir, une joie.

Ou bien voulez-vous subir chaque jour tout ce qui vous préoccupe, même si ça n’y change rien ? Mais quand même, vous vous inquiétez. Car dans le monde matériel où vous vivez, vos actions comptent. Ce sont les seules qui comptent, pas toutes vos pensées, elles ne comptent pas.

Si vous conduisez, que vous percutez l’arrière d’une voiture et que l’agent de police vous demande : « Qu’est-il arrivé ? » Si vous répondez « mais j’ai pensé à freiner », ça ne compte pas. Vous avez pensé à freiner, c’est sans effet. Avez-vous freiné ou non ? C’est ça qui compte. Si vous ne l’avez pas fait, vous êtes bien sûr en faute.

Donc la question n’est pas de savoir ce que vous pensez. La question est : « Qu’est-ce que vous allez faire ? » Quelles choses avez-vous à votre disposition, que vous connaissez, sur lesquelles vous pouvez compter, dont vous savez qu’elles marcheront.

Quand je dis que Socrate l’a dit il y a très longtemps « connais-toi toi-même ». L’idée n’était pas : « Tu peux aussi te connaître toi-même, tu essayes bien de connaître tout le monde. »

Non, le contexte était : « C’est très important de te connaître toi-même. En fait, c’est une pièce très importante du puzzle, et si tu ne te connais pas, tu passes à côté de l’essentiel. »

Donc aujourd’hui, l’histoire que nous avons écrite, dans notre histoire nous connaissons tout le monde, nous connaissons telle et telle personne, mais quand il s’agit de nous, nous ne savons pas, ignorants, nous ne savons pas qui nous sommes. Nous ignorons la possibilité que nous avons.

Mais si je regarde ce qui m’a toujours aidé, si je regarde cette histoire en me disant : « Il y a l’infini en moi et ça, c’est ce qui est fini, et j’ai la possibilité d’accueillir l’infini qui est en moi. »

L’infini est un mot énorme. Alors, qu’est-ce que l’infini ? Eh bien, « on le ressent, mais on ne peut pas le définir. » Quelque chose que je peux ressentir, quelque chose qui m’apporte un bonheur réellement différent du bonheur que je peux connaître avec ce monde.

Bien évidemment, ça me fait plaisir de voir mes chiots, je suis heureux de voir mes enfants, je suis heureux de voir mes petits-enfants, je suis heureux de voir ma famille. Mais il y a un autre bonheur, une autre sorte de bonheur : me connaître moi ! Connaître et ressentir cet infini qui est moi.

Voilà la possibilité. Quelle que soit l’histoire que j’ai tissée jusqu’à aujourd’hui… Parfois j’ai l’impression que ma vie est passée comme un éclair. Je m’en souviens clairement. Je suis quelqu’un qu’on a beaucoup photographié au fil des ans, alors j’ai beaucoup de photos de toutes les périodes de ma vie. Et il y a une photo de moi où j’étais tout petit enfant et je me souviens du moment où elle a été prise. Et je suis là aujourd’hui. Qu’est-ce que ça signifie ?

Je suis tellement reconnaissant d’avoir cette connexion, de pouvoir aller en moi et faire l’expérience de cet infini. Ça a tout changé pour moi, comprendre la beauté qui est en tout et qu’une partie de ce qui est si merveilleux, si incroyable, soit aussi venu me toucher.

Et c’est ce qui compte. Ce n’est pas comme si je n’avais pas de problèmes, ni comme s’il ne m’arrivait rien de désagréable, ce n’est pas le cas. Mais il arrive aussi toujours de bonnes choses, avec lesquelles je veux lier ma vie. C’est une décision que je dois prendre tous les jours.

« Avec quoi est-ce que je veux me lier ? Qu’est-ce qui est important pour moi ? » C’est le fin mot de cette histoire et ça doit l’être. Voilà ce que devrait être votre histoire, rien d’autre.

Parce que tout ce qui, pour vous, compte dans votre vie, vous avez accompli ceci, accompli cela, tout ça ne compte pas, ça ne compte pas.

Ce qui compte, c’est la joie que vous portez dans votre cœur, l’appréciation que vous portez dans votre cœur, la clarté que vous portez dans votre cœur, la paix que vous emportez avec vous partout vous allez, voilà ce qui compte, voilà ce qui est important.

Si je regarde tout ça… Aujourd’hui, ce matin j’ai rassemblé quelques chiffres.

Dans le monde, le Coronavirus a touché 3 990 395 personnes. Il a tué dans le monde 213 621 personnes et ça augmente sans arrêt.

Près d’un million, 943 940 personnes ont été guéries. Rien qu’aux États-Unis, il y a plus d’un million de cas, oui, un million, 1 016 692 malades. Total des décès 57 132, et total des guérisons aux États-Unis : 39 834, et bien sûr ces chiffrent évoluent.

Mais il y a eu la grippe espagnole. J’ai consulté Wikipédia : « La grippe espagnole, connue aussi comme la pandémie de grippe de 1918 » a été due à un virus très létal qui a tué beaucoup de gens. On estime qu’elle a tué entre 17 et 50 millions de personnes, jusqu’à 100 millions, faisant d’elle la pandémie la plus mortelle dans l’histoire de l’humanité.

Elle a aussi très, très durement frappé l’Inde. En fait, on pense qu’entre 12 et 17 millions de personnes y ont laissé leur vie. Il n’y avait pas assez de bois pour les crémations en Inde ! C’est un des éléments, car cela avait été très mal géré à l’époque par l’administration coloniale, qui a poussé beaucoup de gens à vouloir l’indépendance.

Donc ce genre de choses, ce n’est pas comme si ça n’était jamais arrivé. C’est déjà arrivé, mais dans un environnement bien pire. Je suis choqué de voir que certains pays ne font rien, en regard de ce qui est arrivé à l’époque.

Alors encore une fois, tout ça c’est pour vous rappeler : « S’il vous plaît, gardez le moral, la santé, soyez aussi bien que possible, soyez ! » C’est votre vie, votre existence. Vous avez besoin d’être joyeux, car c’est toujours possible.

Ce mariage, cette rencontre de l’infini et du fini a toujours lieu dans votre vie, quelles que soient les circonstances, peut-être ne sont-elles pas des plus agréables, mais il y a quelque chose de très agréable en vous. Portez-y votre attention, prêtez attention à ce qui est bon. C’est le moment de mettre toute votre attention sur ce qui est bon.

Alors merci beaucoup, je reviendrai vous parler.

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