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En confinement, 18e jour 00:21:06 En confinement, 18e jour Video Duration : 00:21:06 avec Prem Rawat

En confinement avec Prem Rawat -18è jour

Bonjour tout le monde. J’espère que vous allez tous bien et êtes en bonne santé.

Aujourd’hui j’aimerais vous parler un peu de cette occasion, cette chance d’exister, d’être heureux, chance d’apprécier, d’être simple, de comprendre qu’il y a un lien entre ce qui se passe entre ces deux murs et vous.

Il s’agit de vous, il s’agit de votre existence, il s’agit de votre présence ici, il ne s’agit pas du Coronavirus, ni du monde, ni de l’économie mondiale ; il ne s’agit pas de tout cela.

Je dis ça parce que tout ce qui nous préoccupe est le fait des êtres humains. Toute cette économie, tout cela, ce n’est juste qu’un jeu des êtres humains. Quelqu’un a eu ces idées : « On doit faire ceci. On doit faire cela et cela. » Il y a les politiques ; il se passe telle et telle chose. Telle banque contrôle ceci, tel groupe contrôle cela. Et vous, vous n’avez pas l’impression d’être une marionnette au milieu de tout ça. Vous ne voulez pas être une marionnette, mais c’est exactement ce que vous êtes, que ça vous plaise ou non. Par conséquent, vous désirez être libre.

Et quand vous entendez le mot « liberté », vous ressentez fortement ce besoin : « Oui, oui, je veux être libre. » Mais vous êtes-vous déjà demandé ce qui vous asservit . Pourquoi voulez-vous vous sentir libre ? Pourquoi ne vous sentez-vous pas libre ? Et la raison pour laquelle vous ne vous sentez pas libre, c’est que tout ce qui se passe autour de vous vous empêche d’être vraiment qui vous êtes et ce que vous êtes.

Vous avez la vie. Vous existez. Et en fait nous en savons très peu à ce sujet. Nous ne l’avons pas totalement exploré, nous ne l’avons pas vraiment considéré ni n’avons posé les questions: « Qu’est-ce que ça veut dire ? Que veut dire être en vie ? Que veut dire exister ? Que veut dire « être » ? Que veut dire « avoir cela » ?

Est-ce une chance ou juste la conséquence d’actions d’une vie antérieure ou d’autres choses ? Et vraiment il ne manque pas de gens pour compliquer ça. Vous n’imaginez pas à quel point les gens ont rendu l’existence compliquée.

« Vous êtes là juste parce que vous avez fait quelque chose dans votre vie antérieure. Vous avez fait ceci, cela » - et c’est sans fin. Ceux qui vous racontent tout ça n’ont eux-mêmes aucune idée de ce que ça veut dire. Pourquoi ? Parce que tout cela vient d’un livre et non pas d’eux.

Il s’agit juste de croire, croire, croire… Et ça nous plaît parfaitement de croire. On peut croire tout ce qu’on veut sur nos problèmes, tout ce qu’on veut sur ce qui est compliqué. Tout ce qu’on veut sur le créateur, tout ce qu’on veut sur la façon dont on est arrivé là. On peut croire tout ce qu’on veut sur tout, sur tout ça.

Je mets au défi les gens de savoir ! Que pouvez-vous vraiment savoir ? Savoir, comprendre, être conscient de votre être. Et c’est le plus important. Ressentir vraiment ce que veut dire être en vie, en ce moment.

Alors, que s’est-il passé ? Vous avez entendu aux informations, c’était aux environs de décembre 2019 : « Il y a des gens qui sont tombés malades en Chine. »

« Oh, là, là ! Bon, espérons qu’ils iront mieux bientôt. » Ils iront ou n’iront peut-être pas mieux bientôt, mais ils se sont tous mis à partir. On s’est rendu compte qu’un cap avait été franchi. Et quand je dis « ce sont les gens qui le font », c’est vrai ! Nous, les êtres humains, faisons tout cela. Donc, voilà des compagnies aériennes trop heureuses de transporter les gens là où ils veulent se rendre. Et à l’insu de tout le monde, beaucoup emmènent avec eux ce virus. Et ensuite, dans le monde entier…

Maintenant, peu importe qui a eu l’idée de ne pas restreindre les voyages, ce n’était pas avec une mauvaise intention mais on se disait plutôt : « Oui, ça sera très bien, les gens pourront aller là où ils le souhaitent. »

À une époque, ce n’était pas le cas. Quand je voyageais beaucoup dans les années 70, 71, ce n’était pas le cas. Voyager n’avait rien à voir avec voyager maintenant. Les gens s’habillaient bien. C’était une occasion particulière. Et il fallait avoir beaucoup d’argent pour pouvoir prendre l’avion.

Et puis, sous l’administration Carter, on a libéralisé tout ça. Auparavant les grandes compagnies aériennes avaient tout verrouillé. On a enlevé toutes les restrictions et alors des compagnies concurrentes ont pu entrer en jeu, et toutes celles qui le souhaitaient ont pu alors transporter des voyageurs partout. Et la qualité, bien sûr, a disparu, mais beaucoup de gens ont voyagé un peu partout.

Et ensuite, avec le coronavirus qui voyage, qui voyage… C’est tout à fait comparable à ce qui s’est passé avec la grippe espagnole, elle a aussi voyagé. Et les voyages ont permis au virus de se diffuser.

Alors, en tout cas, en dehors de ce qui se passe… Ce sont les êtres humains qui ont créé pour eux-mêmes ce problème et c’est eux qui doivent essayer de trouver comment s’en débarrasser.

Et je suis sûr que des gens vont dire : « Oh, mais ça, c’est compliqué et ça aussi, c’est compliqué, et puis avant c’était comme ci, avant c’était comme ça. » Ça n’a rien à voir avec tout ça.

N’oubliez jamais ce que vous êtes sensé faire ici, entre ces deux murs. S’il vous plaît, ne vous laissez pas distraire par ce truc, il va disparaître. Tout ce que vous avez à faire –la formule est très simple : « Restez confiné, ne le transmettez pas, ne l’attrapez pas. Lavez-vous les mains, respectez les distances », ça suffit.

On travaille sur les virus… sur les vaccins. On produira des vaccins ou des médicaments et tout le reste… et puis vous pourrez recommencer vos affaires, ces affaires que vous êtes impatients de reprendre, je n’arrive pas à imaginer ce qui se passera : on s’en prendra les uns aux autres ? Toutes sortes de trucs bizarres, c’est ce qu’on faisait, pardon, c’est ce qu’on faisait avant. Si on ouvrait le journal on pouvait lire tout ce qui se passait. Et maintenant on a le Corona virus qui accapare toute notre attention. Et quand ce sera terminé, je suis sûr qu’on va retourner à notre même vieille folie.

Mais vous n’êtes pas là pour ça. Pas pour ce Coronavirus ni pour toute cette folie qu’on vit tous les jours. Vous êtes ici pour autre chose. Vous êtes ici pour être heureux. Souvent je donne cet exemple : vous avez acheté un billet de loterie et vous avez gagné. Et ce que vous avez gagné, c’est que pendant X jours, vous avez accès à un centre commercial fabuleux.

Il y a toute sorte de boutiques dans ce centre commercial, des boutiques splendides. Et vous pouvez aller dans n’importe laquelle et avoir tout ce que vous voulez. Mais à une seule condition. Et la condition, c’est de ne rien emporter de ce centre commercial avec vous. Quelle va être votre stratégie ? Je sais quelle sera ma stratégie. Je vais profiter de chaque minute que je passerai dans ce centre commercial. Je ne pourrai peut-être rien emporter. Mais ce que je vais pouvoir emporter en douce, et je sais que je le peux, c’est mon bonheur.

Donc voilà ma stratégie. Ma stratégie est de profiter au maximum de chaque minute. Actuellement on est dans cette situation. Chacun vient avec ses idées différentes : « Ne faites pas ci, ne faites pas ça. Je ne veux pas que tu fasses ceci, je ne veux pas que tu fasses cela. »  Et moi je me dis : « Comment ? Et pourquoi ? Que voulez-vous dire? » Et puis vous comprenez : « Allez, c’est bon, laisse tomber. » Ça devient très important. Je ne peux pas contrôler les événements mais je peux contrôler la façon dont j’y réagis, pour mon bien, pas pour le bien des autres, pour mon bien. C’est une partie très importante de l’objet de la formation que je suis en train de créer pour vous.

Que contrôlez-vous ? Vous ne contrôlez pas les événements. Évidemment, vous voulez contrôler les événements. Mais vous ne pourrez pas les contrôler tout le temps. Pourtant ce que vous pouvez contrôler, c’est la manière dont vous réagissez aux événements. Et si vous pouvez contrôler cela, pas pour le bien des autres, ni pour avoir l’air bien, mais pour vous-même. Tout ce que vous faites, vous devez le faire pour vous d’abord.

Si vous ne pouvez pas être bien avec vous-même, vous ne pouvez pas l’être avec les autres. Si vous ne pouvez pas vous comprendre vous-même, vous ne pouvez pas comprendre les autres. Si vous n’êtes pas heureux, vous ne pouvez pas rendre d’autres gens heureux. Si vous ne pouvez pas vous aimer, vous ne pouvez pas aimer les autres. Si vous ne pouvez pas être lucide, vous ne pouvez communiquer aucune lucidité aux autres. Ça doit d’abord vous arriver à vous. Et si ça peut vous arriver, alors c’est vous qui décidez comment réagir. C’est vous qui décidez comment gérer. C’est vous qui décidez comment réagir parce que vous venez d’éveiller et de faire appel aux magnifiques pouvoirs qui résident en vous, qui sont en vous.

Est-ce qu’on ne sera jamais triste ? Bien sûr qu’on sera triste. Quelqu’un m’a posé cette question et j’y ai repensé : « J’ai un grand père et je ne peux pas lui dire au revoir, je ne peux pas prendre soin de lui, que faire ? » Quand j’ai lu ça, bien sûr, j’ai été triste aussi. Ce n’est pas bien, c’est ça qui est triste. Que va-t-il arriver avec cette histoire de virus, ça vient seulement de commencer. Vous imaginez tous les gens pauvres. Les pauvres sont ceux qui sont toujours frappés le plus durement, vraiment, vraiment durement.

Vous savez, la plupart des gens ont une maison ou un appartement ou un endroit avec de vrais murs et tout le reste. Vous imaginez le nombre de gens qui vivent dans des baraques faites de tôle ondulée, seulement de tôle ondulée ? Et l’été vient les frapper. Aujourd’hui en Californie, bien sûr, il fait encore frais à l’extérieur, ce n’est pas un problème. Mais dans des endroits comme l’Inde, comme l’Afrique, là c’est l’été, dans l’hémisphère nord. Et mon dieu, ce n’est pas possible. Comment se mettre en quarantaine, où se mettre en quarantaine ?

Alors, pensez à tout ça. Et pourtant, ce que j’ai dit à cette personne qui parlait de son grand-père : « Vous pouvez aimer, vous pouvez aimer cette personne. » L’amour est la seule chose que vous possédez, qui ignore les murs, qui ignore les portes, qui ignore le temps, qui ignore les circonstances, qui ignore la richesse, qui ignore l’économie, qui ignore tout. L’amour EST, et c’est une des choses les plus puissantes que vous ayez. Votre amour ? Votre amour ? Mon dieu, c’est la chose la plus puissante que vous ayez. C’est plus fort que de donner un coup de poing sur la figure de quelqu’un.

L’amour ! L’amour, lorsqu’il touche une personne, cette personne ne l’oublie jamais. Si l’on blesse quelqu’un, peut-être qu’une fois les blessures guéries et que tout ira bien, il vous pardonnera. Mais l’amour touche les gens à l’endroit précis qui fait que jamais ils ne l’oublieront. Vous avez ça. Vous ne savez pas comment l’utiliser, vous ne savez pas comment y faire appel. Pourquoi ? Parce que vous avez toujours été dévalorisé par la carte postale que cette imprimante-là fabrique sans arrêt : votre vision de l’amour, votre vision, votre idée de la personne parfaite à qui vous devrez donner cet amour. Ça arrive tout le temps.

Ces idées qu’on se fait, plus j’y pense, plus je les trouve nuisibles. Chaque fois, elles dévalorisent les gens. Mon potentiel, les possibilités que j’ai pendant que je suis là, entre ces deux murs, le temps qui m’est donné, tout cela est dévalorisé par cette imprimante qui n’arrête pas de sortir encore et encore des feuilles ; et je les regarde toutes en disant : « Oh comme c’est merveilleux, oui, oui, oui, c’est ce que je veux ! » Pour moi, ce voyage a été vraiment quelque chose. J’ai quitté l’Espagne, le confinement n’avait pas encore commencé, on commençait seulement à en parler et je suis parti. Puis je suis arrivé au Brésil et à ce moment-là, quand je suis arrivé au Brésil, on pouvait aller en Amérique du Sud, on pouvait aller en Argentine, on pouvait aller à Montevideo.

Mais je devais y rester quelques jours, trois je crois, et c’est là qu’on a dit non, non, personne ne va en Argentine. Alors j’ai décidé que vraiment je ne pouvais pas rassembler des gens dans une salle, que ce ne serait pas bien, alors j’ai dit : « Je ne veux pas faire ça. » Puis j’ai quitté le Brésil et le lendemain on a annoncé le début du confinement, tout s’arrêtait. J’ai regardé autour de moi, là où j’étais, et les gens étaient tellement pauvres ! Le confinement n’allait pas marcher pour eux, tout simplement, ils ne savaient pas comment se confiner.

Les pauvres sont ainsi, ils s’assemblent, ils vont dans les cafés, ils vont dans les magasins, ils sortent et ils s’assemblent et c’est comme ça qu’ils ont des contacts, c’est comme ça qu’ils échangent des nouvelles, tout se passe dehors. Beaucoup sont des travailleurs migrants qui sont là, ils viennent de différents villages. Leur famille est restée au village et ils sont venus dans les villes pour gagner un petit peu d’argent. Je me suis dit : « Mon dieu, les pauvres vont être massacrés par cela ! »

Et il est tellement important que les gouvernements et nous tous, en tant qu’humains, nous essayions d’aider autant que possible. J’ai d’ailleurs de bonnes nouvelles qui vont dans ce sens. J’ai demandé à TPRF et à RVK en Inde de m’envoyer un rapport sur ce qu’ils faisaient tous les deux et je souhaite le partager avec vous plus tard. C’est vraiment fantastique de voir que le moindre effort que l’on fait peut avoir un impact aussi profond. Donc, quelle que soit la difficulté de la situation, ayez un cœur, une pensée pour tous les autres, parce qu’ils sont sur le même bateau, vous êtes sur le même bateau, nous sommes tous sur le même bateau. Le bateau n’est pas différent, peut-être quelqu’un est à l’avant, quelqu’un à l’arrière, quelqu’un à tribord, quelqu’un à bâbord, mais c’est le même bateau.

Quelqu’un pourrait dire : « Je suis à l’avant, je vais arriver plus vite », et quelqu’un pourrait dire : « Je suis à l’arrière et je vais arriver plus tard » et un autre pourrait dire « je suis à bâbord et je vais débarquer le premier, ou je suis à tribord et je vais débarquer… ». Peu importe. Mais c’est le même bateau. On doit s’en rendre compte. Ce serait un tournant majeur si nous pouvions réaliser ce qu’est notre humanité, dans ces moments, ce que veut dire l’humanité. Faisons en sorte que ce ne soit pas une répétition de la grippe espagnole. Et qu’un monde qui a toute cette technologie, toutes ces informations, ait oublié ce qui s’est passé…

Alors j’espère que vous allez bien ; s’il vous plaît, restez en sécurité, en bonne santé, et plus important, soyez. Merci beaucoup.

En confinement, 29e jour 00:18:20 En confinement, 29e jour Video Duration : 00:18:20 avec Prem Rawat

En confinement avec Prem Rawat, 29e jour

 

Bonjour tout le monde. J’espère que vous allez tous bien, que vous êtes en bonne santé et que vous essayez de passer du bon temps dans cette situation de confinement.

Nous allons continuer avec les questions. « Je peux voir où en sont mes enfants dans leur vie. L’image que je m’en faisais a été déchirée en mille morceaux. Je suis leur père et il est de ma responsabilité de m’assurer qu’ils sont sur la bonne voie. Comment m’y prendre ?  Mukesh »

Très bien, c’est une question intéressante. Vous êtes en confinement avec vos enfants et vous voyez qu’ils ne sont pas ceux que vous pensiez avoir élevés. Je vais essayer de répondre à cette question. Est-ce que vos enfants sont le produit de ce que vous voulez qu’ils soient ou bien est-ce qu’ils sont inclus dans les décisions que vous prenez pour eux ?

Est-ce que vous sollicitez leur aide en leur exposant ce qui devrait se passer et en leur expliquant pour quelle raison cela devrait se passer ? Est-ce que vous leur demandez leurs solutions, leur aide pour réaliser cet objectif ? Et pas seulement leur demander leurs solutions, mais les aider à les mettre en œuvre, suivre leurs conseils, accepter leurs conseils.

Donc, quand il s’agit de vos enfants, vous leur dites que faire et vous vous attendez à ce qu’ils le fassent. Avec vos amis, par contre, vous faites exactement ce que j’ai décrit il y a un instant, c’est à dire que vous vous asseyez avec eux, vous expliquez le problème et vous leur demandez conseil sur la manière de le résoudre. Et puis vous les écoutez, bien sûr, vous les écoutez, surtout s’ils donnent de bons conseils.

Alors, ça va prendre un peu de temps : vos enfants ne vont pas apporter des réponses parfaites dès le premier jour, parce qu’ils ne savent pas. Il faut qu’ils vous fassent confiance. Mais ne sous-estimez pas vos enfants. Ne les voyez pas comme des idiots, parce que c’est vous le père.

Donc, respectez-les et ils vous respecteront. Il est nécessaire de respecter pour être respecté. Il faut être deux pour arriver à la même conclusion et que les choses avancent.

Et demandez-leur conseil : « Comment pourrait-on faire ça ? » C’est exactement ce que vous faites quand vous allez à l’hôpital. Vous voyez le médecin et vous lui dites : « Docteur, j’ai mal au bras, que puis-je faire pour que ça aille mieux ? » Alors le médecin vous donne un conseil et vous l’acceptez.

Si le médecin vous dit : « Je vais vous amputer le bras » et que vous répondez « oh non, ce n’est qu’une petite égratignure, pourquoi est-ce que vous voulez m’amputer le bras ? » S’il répond : « Eh bien j’aime beaucoup amputer les bras », vous lui direz « non, vous ne me convenez pas comme médecin, je vais voir quelqu’un d’autre. »

Il faut cette confiance que vous devez établir avec votre famille, avec votre femme, avec vos enfants. Vous voulez être le dictateur de votre famille, mais croyez-moi, votre empire va se retourner contre vous.

Je ne sais pas quel âge ont vos enfants, mais vous parlez de l’image que vous en aviez et qui est déchirée en mille morceaux. Écoutez, c’est votre empire tout entier qui s’effondrera si vous ne faites pas les choses de manière à les inclure dans la recherche de solutions.

J’ai vu des enfants trouver des solutions alors qu’ils ne savaient même pas encore parler correctement, aussi petits que ça. Il suffit de leur demander : « Qu’est-ce que tu en penses ? Comment crois-tu que nous devrions faire ? » Et ils trouveront quelque chose : « Voilà ce qu’on peut faire. »

Et si un enfant n’a pas de bons résultats à l’école, on peut lui dire : « Eh bien comment pouvons-nous t’aider à obtenir de meilleures notes ? » Et écouter son avis. Il va y réfléchir. Les enfants sont-ils incapables de réfléchir ? Ils sont tout-à-fait capables de réfléchir. Et croyez-moi, vous serez surpris, vous serez très, très surpris.

Alors s’il vous plaît, pour commencer, respectez vos enfants si vous voulez qu’ils vous respectent et incluez-les dans le processus de prise de décision.

Vous savez, ne devenez pas comme ces hommes politiques. Ils ne sont pas tous mauvais, mais certains se présentent, ils se plient en quatre pour obtenir votre voix, puis ils vous envoient une grande claque pour on ne sait trop quelle raison. Alors ne devenez pas comme ça, ne le devenez pas. Soyez un père, c’est ça être père, paterner.

Vous êtes un père, pas un dictateur, pas un propriétaire d’esclaves. Votre but n’est pas de vous faire des esclaves. Vous êtes un père et le rôle d’un père est d’aider ses enfants à comprendre le processus de prise de décision, de tout ce que cela demande.

Je vois que tant de personnes se sont donné une tâche impossible à accomplir parce qu’ils ne veulent pas inclure. Quand on inclut, on a une équipe. On n’a pas seulement une famille, on a une famille-équipe.

Et quand on est une équipe, on travaille en équipe. Et c’est formidable, c’est fantastique. Ce travail d’équipe peut être tellement agréable, tellement beau. Voilà vers quoi vous devez aller. J’espère que cela a du sens pour vous.

Voici une question de Raphaëlle : « Rien ne me plairait plus que d’être présente à chaque instant de ma vie. Ne pouvons-nous pas assumer notre rôle tout en restant avec cet amour, même pendant les banales actions quotidiennes de notre existence ? Est-il possible de faire coexister constamment notre action et l’expérience ? Est-ce à notre portée d’acquérir cette capacité ? »

Oui, nous pouvons assumer notre rôle, mais cela doit être fait avec conscience, pas seulement… Tout d’abord, permettez-moi de vous poser une question : « Avez-vous en tête une image de ce à quoi cela ressemble ? » Si c’est le cas, c’est un piège, vous réunissez les conditions qui vous mèneront à l’échec.

Beaucoup de gens pensent : « Voilà ce qui va se passer, tout le monde sera libéré, etc. etc. ». Le monde est rempli de gens qui fabriquent des images, mais ce sont ces images qui nous font trébucher et qui rendent les choses les plus simples virtuellement impossibles.

Alors, s’il vous plaît, débarrassez-vous d’abord de cette image. Ensuite, il se passera ce qu’il se passera.

Voici une autre question : « Je suis venue au monde avec un haut niveau d’anxiété, ou bien je l’ai acquis. » C’est une question de Céleste. « Je me demande si je peux changer ma nature et la laisser derrière moi. » Oui, vous n’êtes pas obligée d’être anxieuse. Je pense que plus on maîtrise sa vie et ce qui se passe dans sa vie, moins il y a de raison d’être anxieux.

Bien sûr, il arrive qu’un surcroît d’anxiété soit quelque chose de physiologique et, dans ce cas, vous devez voir un médecin ou un psychologue qui peut vous aider. Mais ce qui est certain, c’est que plus vous avez le contrôle de votre vie, moins il y a de raison d’être anxieuse. J’espère que cela vous aidera.

« Auriez-vous des paroles inspirantes... » - c’est une question de Victoria – « Auriez-vous des paroles inspirantes pour m’aider à prendre le contrôle de ma journée, s’il vous plaît ? » Oui. Soyez confiante. Comprenez ce qu’est ce contrôle.

Ce n’est pas comme si tout-à-coup vous alliez devenir Mickey dans L’apprenti sorcier. Il agite le doigt et un balai sort de l’armoire et se met à nettoyer le sol, le seau verse de l’eau et tout ça. Ce n’est pas de cela qu’il s’agit.

C’est à vous d’être comblée, de vous comprendre, de dire : « OK, si ça ne marche pas, pas de problème. Moi, je vais bien. Je me sens bien. » Et non pas : « Si ça ne marche pas, je suis fichue. » Non. « Si ça ne marche pas, ça va quand même. Tout ira bien pour moi. Tout ira bien pour moi. »

Si vous laissez déborder les haricots, c’est une catastrophe, il y en a partout, ne dramatisez pas, commandez une pizza. Après tout, ce dont vous avez besoin, c’est de manger. Pas nécessairement de haricots ce jour-là. Peut-être que vous pouvez en faire le lendemain. Utilisez ce que vous avez appris, mettez-le en pratique et préparez mieux les haricots le lendemain, n’en faites pas une catastrophe.

Parfois, c’est aussi simple que ça. Parfois, bien sûr, ce n’est pas aussi simple. Mais chaque jour, comprenez la valeur de cette journée et ce que vous pouvez contrôler. Vous devez savoir sur quoi vous avez le contrôle et sur quoi vous n'avez pas le contrôle.

Beaucoup de gens ne savent pas ce sur quoi ils n'ont pas de contrôle et ils essaient de prendre le contrôle de ces choses-là, et ça mène à la catastrophe. Ça ne peut faire qu’une catastrophe.

Sur quoi avez-vous le contrôle ? Sur ce que vous ressentez. Ce n’est pas la situation, c’est la façon dont vous réagissez à la situation. C’est très clair. Alors dans votre vie, chaque jour, faites l’effort d’être conscient et d’aller de l’avant.

« Je me suis rendu compte récemment que j’étais coincé dans ma vie, pas à cause de l’épidémie du Covid-19, je travaille au beau milieu. J’ai eu le virus et je suis guéri, encore quelques symptômes, mais rien de grave. Mon problème, c’est que je n’arrive pas à digérer ce qui se passe.

Du courage, j’en ai. C’est pour ça que je me lève et que je vais travailler. Mais les personnes âgées qui meurent seules, à qui on ne donne pas la chance de se battre, à qui on refuse les soins intensifs à cause d’un maudit chiffre : leur âge… Franchement, j’en connais certains qui sont plus frais à 86 ou 92 ans que d’autres à 50.

De plus, étant médecin, c’est ma responsabilité d’annoncer la nouvelle, non seulement au malade, mais aussi à la famille. C’est affreux. Comment faire face à la culpabilité ? Je sais que ce n’est pas entre mes mains, mais alors pourquoi la culpabilité ? »

Non, vous ne devez pas vous sentir coupable. Vous ne devez pas vous sentir coupable. Vous vous trouvez dans une position très précaire.

Arjuna dit, au beau milieu du champ de bataille… C’est exactement ce que dit Arjuna : « Je ne me battrai pas. Je connais ces gens. Je ne veux pas être celui qui sera responsable de leur mort. C’est trop, donc je ne me battrai pas. »

Krishna répond : « Fais ce que tu as à faire, fais ton devoir. Ne t’inquiète pas des conséquences, fais ton devoir. » C’est quelque chose de très important en Inde. La Gita contient tout un chapitre : « Le devoir, faites votre devoir, ne vous inquiétez pas des conséquences. »

Vous êtes médecin, vous pouvez aider les autres, vous en avez déjà aidé tellement. Vous pouvez continuer à les aider, il n’y a pas besoin de culpabilité.

Que se passe-t-il ? De mauvaises décisions sont prises. Peut-être que l’histoire se penchera sur ces mauvaises décisions qui ont été prises par certains dirigeants, des choses anormales, des conclusions incohérentes. Je pense que nous allons en entendre parler pendant très, très longtemps.

Avant les gens n’avaient pas les ressources nécessaires pour exprimer leur colère, leur peur ou ce qu’ils ressentaient, mais maintenant si. Et donc je pense qu’on va en entendre parler pendant très, très longtemps.

Mais je vous encourage à ne pas vous sentir coupable. Vous ne devez pas vous sentir coupable. Ce que vous devez ressentir, c’est le courage d’aller de l’avant. Utilisez ce courage pour vous secouer et vous débarrasser de la culpabilité. C’est comme ça que je l’exprime : “se secouer pour s’en débarrasser”. La culpabilité vient de la tête, elle ne vient pas du cœur. Elle vient de la tête, elle vient du raisonnement.

En plein incendie, ce n’est pas le moment de se demander de quelle façon il a démarré. Le mieux à faire est de combattre le feu. Et donc, ce que je peux vous dire, à vous qui êtes médecin, c’est : « Ne vous sentez pas coupable. Débarrassez-vous de la culpabilité, allez de l’avant et aidez les gens. Aidez-les comme vous savez le faire. Donnez-leur de l’amour, prenez soin d’eux, prenez soin d’eux comme vous seul pouvez le faire. » Je vous souhaite bonne chance.

Une question qui vient de Malaisie, de Yashota. « Ceux qui attrapent le virus se retrouvent à l’hôpital et si leur état s’aggrave, ils sont transférés en soins intensifs. S’ils ne s’en sortent pas, ils meurent. La famille n’est pas autorisée à aller les voir, à les accompagner.

S’agit-il vraiment du fait qu’on nait seul et meurt seul, pour ensuite être renvoyé ou enterré par le personnel de l’hôpital ? Je me sens si triste pour les malades. Ils veulent voir leurs proches avant de mourir, mais ils ne le peuvent pas. Quelle est votre opinion à ce sujet ? Si le cœur est comblé, alors on n’est pas triste ? »

Je vais replacer les choses dans leur contexte. Ce n’est pas moi qui ai établi la règle selon laquelle ils ne doivent pas se voir, mais je sais une chose : l’amour ne connaît pas de frontières. L’amour ne se laisse pas arrêter par les murs. L’amour ne connaît pas la distance. L’amour ne connaît ni les sommets, ni les profondeurs. Rien n’est impossible pour l’amour. L’amour ne connaît pas de barrières. Vous pouvez aimer ceux qui vous aiment et vous les aimerez toujours.

Ce qui se passe, c’est que vous restez ici et vous ressentez le chagrin de la perte. Au moins, ceux qui sont partis ne ressentent pas de chagrin. Ils ne savent pas, ils sont partis. C’est ça que “parti” signifie. Ils nous ont quitté. Ils ont laissé derrière eux le cerveau qui raisonnait, les yeux qui vous reconnaissaient, les yeux qui vous voyaient, les oreilles qui vous entendaient…

Et donc, le monde est différent dans ce sens-là. Vous avez besoin de les aimer. C’est là que réside l’espoir de ce que sera leur héritage. Ils vivent en vous. Vos parents, vos grands-parents, ils vivent en vous.

Et oui, c’est une terrible tragédie. Mais telle est la nature de cette bête. Le mieux à faire, c’est d’aimer. Ce que vous pouvez faire, vous devez toujours vous en souvenir : « Quelle que soit la situation, que puis-je faire ? » et non pas : « Que puis-je ne pas faire ? » ça, c’est une perte de temps.

Mais dans cette situation, chaque jour qui passe, vous devez vous souvenir de ce que vous pouvez faire. Ce que vous pouvez faire, c’est aimer, aimer, aimer, et aimer.

Soyez en sécurité, soyez bien, soyez.

En confinement, 28e jour 00:22:38 En confinement, 28e jour Video Duration : 00:22:38 avec Prem Rawat

EN CONFINEMENT AVEC PREM RAWAT - 28e JOUR

Bonjour à tous. J'espère que vous allez tous bien, que vous êtes en sécurité et en bonne santé.

Aujourd'hui, je vais répondre à quelques questions. Et la première vient de Carme Montejo. La question est : « Vous avez commencé à parler de la nature authentique de l'être humain mais vous avez interrompu votre propos. » - Je me suis probablement laissé emporter et je me suis mis à parler d’autre chose ! - « Depuis lors, mon cœur aspire à en savoir davantage. Pouvez-vous nous en parler ? »

« La nature authentique de l'être humain. » Voilà une question très intéressante parce que nous rencontrons tellement ce que nous considérons ou pourrions considérer comme étant « notre nature » - l'égoïsme, la colère, et tout ce qui entache notre façon de percevoir un être humain. Mais que se passerait-il si tout cela était supprimé et que la seule chose qui reste soit vraiment ce qu'est la nature d'un être humain ?

Maintenant, est-ce que je parle en termes « hypothétiques » ou « réalistes » ?

Alors, quelle est la possibilité ? Commençons par comprendre cela.

Eh bien oui, il y a la colère mais il y a le contraire de la colère. Et cela réside-t-il dans un être humain ? La compassion, l'amour, la compréhension ? La réponse est « Oui, cela réside aussi dans un être humain. » Et qu'en est-il de la peur ? Eh bien, son opposé réside également dans l'être humain, il s’agit du courage.

Lorsqu’on voit un bébé, un enfant, qui n'est pas contaminé, qui n'a pas appris tous ces comportements, alors cet enfant est très concentré et réellement dans le désir d’être heureux, d’être satisfait. Il ne pleure que lorsque quelque chose ne va pas. Et quand tout va bien, l'enfant s'arrête.

Lorsque l'enfant arrive en âge d’explorer, il le fait. Et il montre le plaisir qu’il a à déployer une énorme quantité d’énergie pour essayer de saisir un objet, pour tenter de s'accrocher à quelque chose. C’est une joie pour lui d'accomplir cela.

Selon moi, ce sont ces traits naturels qui constituent le comportement et la nature véritables d'un être humain. Le fait qu'un être humain s'efforce, à chaque instant, autant qu’il lui est possible, d'être comblé, d'être dans cet endroit simple. Tout voir, tout admirer. Parce que dans le fait d’admirer, nous recevons quelque chose en retour.

S’asseoir sur une plage et regarder le rythme des vagues qui vont et viennent, vont et viennent. Puis se produit une sorte de pause, suivie par un nouveau groupe de vagues. Et la danse des bécasseaux qui arrivent au bon moment pour courir avec la vague. Tout est synchronisé.

Chaque fois que j'ai l'occasion de voir ce spectacle, je le trouve extrêmement hypnotique. Parce que chaque élément comprend le rythme de l’ensemble et s’y harmonise.

Cela ferait donc partie de la nature humaine de s’incliner devant ce qu'elle ne peut conquérir.

Devant ce qu'elle ne veut pas conquérir, elle s’incline, elle cède, elle laisse faire. Et c'est bien ainsi.

On voit d’énormes vagues qui arrivent, surtout en Californie du Nord. D’énormes vagues arrivent. Elles ne rencontrent pas d’obstacles, elles voyagent sans entraves et s’écrasent sur d’abruptes falaises. Et parfois quand on vole à environ 100 mètres d’altitude, ces vagues semblent vouloir vous toucher.

D’un côté il y a cette force incroyable, vraiment implacable des falaises, et puis de l’autre l'eau, la force de l'eau ; toutes deux s’affrontent. Au final, c’est l'eau qui gagne. Nous pouvons le constater dans de nombreux endroits. Mais jusque là, elles sont là.

Ainsi, la nature authentique d'un être humain serait la bonté, la recherche de la joie ; la possibilité pour un être humain de reconnaître la beauté et le rythme qui accompagne tout ce qui est, et en même temps de lâcher prise devant ce qu'il ne peut changer. Savoir quand plier et cependant savoir quand rester ferme – à l’instar d’un arbre.

L’arbre est là. Mais il sait aussi que lorsque le vent commence à souffler, il doit plier s'il veut rester debout, s'il veut continuer à être.

Cela devient un art, un art véritable, dans toute la nature, toute la nature. Rien ne prend le dessus.

On trouve déjà cette notion de préservation à l'époque du Mahabharata. Arjuna fait un rêve dans lequel toutes les créatures de la jungle viennent lui dire : « Écoute, tu es trop bon chasseur et tu vas nous anéantir. S'il te plaît, pars ! Va ailleurs. »

L’idée que les êtres humains pourraient exterminer une espèce ne fait pas partie de notre nature, cela ne nous profiterait pas. Il nous serait par contre bénéfique de prendre soin de ces espèces et de veiller à ce qu'elles puissent se perpétuer.

Donc, au fond, la nature véritable d'un être humain serait tout d’abord très « naturelle », faite de bonté, de compréhension et désireuse d'aider là où est le besoin, tout en laissant tranquille ce qui n'a pas besoin d'aide.

J'ai essayé d’exprimer cela aussi brièvement que possible, j'espère que ça aide. C'est ainsi que je vois la nature d'un être humain. Oui, je ne suis pas, loin de là, en train de nier la nature nuisible de l'être humain, elle est là aussi. Mais ce que je fais, c'est que tout en reconnaissant sa nature nuisible, je reconnais aussi la nature bienfaisante d'un être humain. Et elle est là.

Il faut l'accepter et c'est elle qui doit être perpétuée, pas la mauvaise. Nous savons comment perpétuer notre nature nuisible. Nous sommes experts en la matière. Nous le faisons depuis tant d'années, nous sommes devenus très, très efficaces et très, très doués pour prendre ce qui est mauvais et le perpétuer. Et nous oublions parfois le bon.

Et comment ce bon est-il mis en avant ? C'est très simple. Comment faire ressortir le bien chez un enfant ? Laissez cet enfant participer avec vous au processus de découverte, plutôt qu’essayer de lui dire ce qu'il doit faire ou ne pas faire. Laissez-le trouver les solutions, laissez-le trouver les réponses.

Si vous lui accordez suffisamment de confiance, cela prend un peu de temps, mais une fois qu'il comprend que vous lui faites confiance, que sa contribution est précieuse, alors il apporte aussi une contribution précieuse, à la fois pour vous et pour lui-même, une compréhension plus claire. J'espère donc - j'espère que cela vous aidera.

Une autre question de Kala en Nouvelle-Zélande – « Comment puis-je rester dans le présent lors de mes activités quotidiennes ? Est-ce que je dois y travailler ou est-ce que cela vient naturellement ? » Eh bien, voici la beauté de la chose.

Si vous aviez vécu consciemment et vous y étiez exercé depuis longtemps, cela vous viendrait naturellement. Mais au lieu de ça, ce sur quoi nous avons travaillé - et peut-être notre monde fait-t-il que nous n'avons pas le choix - ce sur quoi nous avons réellement travaillé, c'est le fait de vivre inconsciemment. Vivre inconsciemment est devenu une seconde nature.

Si nous voulons vivre consciemment, nous devons en faire notre seconde nature par la pratique, la pratique, la pratique, la pratique. Il nous a fallu beaucoup de temps, des années et des années de pratique pour nous exercer à l’inconscience. Il va falloir un peu de pratique pour vivre consciemment.

Evidemment, il y a une récompense à vivre consciemment. Voilà ce que cela signifie.

Tous les jours, je pense que chacun a cet objectif : « Je veux atteindre ce niveau, je veux atteindre ce seuil. »

Mais il y a certaines choses dans la vie qui n'ont pas de seuil. Vous vous exercez à vivre consciemment chaque jour de votre vie, petit à petit, petit à petit. Vous acceptez la réussite et vous acceptez l'échec. C'est ça, vivre consciemment. Il ne s'agit pas seulement de réussir et de ne pas échouer, il s'agit d'accepter à la fois la réussite et l'échec. Alors, vivre consciemment fait sens.

Il ne s’agit pas d’atteindre ce genre d’image que produit notre imprimante mentale et qui serait par exemple : « Un jour tu seras parfait. » Non, comprenez que vous êtes parfait. Et ce n'est pas une quelconque définition de la perfection qui a été décrite par quelqu'un d'autre qui vous rend parfait. Ce qui vous rend parfait, c'est, avec vos défauts et avec votre désir fondamental, de vouloir faire le bien, de vouloir être heureux, de vouloir être en paix. Voilà ce qui vous rend parfait, tout en incluant votre imperfection. Non pas sans votre imperfection, mais avec votre imperfection.

Et donc, j'espère que cela aide parce que c'est ainsi, selon mon expérience.

Une autre d’Ana Rosales : « Comment rester en paix quand nous voyons comment quelques-uns profitent de la destruction des autres et que nous, qui sommes unis, sommes ceux que l’on détruit. »

C'est une question intéressante, parce que c'est vrai. Un système a été créé dans lequel quelques-uns ont le pouvoir sur beaucoup. Cela ne s'est pas fait du jour au lendemain, mais progressivement, progressivement, nous avons laissé ces gens-là prendre le pouvoir, nous leur avons donné ce pouvoir.

Nous avons donné ce pouvoir aux fonctionnaires. Puis ils ont utilisé ce pouvoir avec le désir de se faire réélire, afin que celui qui les avait aidés à l’obtenir puisse les aider à se faire réélire - un peu plus puissant qu'eux. Vous comprenez?

Donc, il y a ceux qui sont puissants parce qu'ils font partie du gouvernement et il y a ceux qui sont plus puissants qu'eux - qui aident ceux qui veulent prendre le pouvoir, qui, eux, aident ceux qui veulent être plus puissants.

D’un coup, cela devient comme une course et bien des concurrents vont être éliminés. Les seuls qui restent à la fin sont ceux qui peuvent s'entraider. Le reste de la population, vous pouvez l’oublier, elle est éliminée.

Mais pourquoi ne pas se demander comment les choses en sont arrivées là ? Très facile. Comment en est-on arrivé là ? Parce que nous avons renoncé, nous avons renoncé à ce pouvoir que nous avions et que nous leur avons donné.

Nous leur avons dit : « C’est à vous. Je ne veux pas m’embêter, je veux avoir ma petite vie, je suis trop occupé. Je suis trop occupé à prendre soin de ma petite famille, de ma petite situation, je ne veux pas être dérangé par tout ça - alors prenez, partez avec, faites-en ce que vous voulez. » Eh bien, tout cela se retourne contre nous. Et quand cela se retourne contre vous, vous voyez ce qui se passe. Tel est le monde !

Certaines émissions montrent des gens qui ne jettent jamais rien. Ils accumulent, ils amassent, ils amassent, ils amassent, à un point tel que l’on ne peut même plus entrer dans leur maison. Ils ont tant amassé de bric-à-brac sans jamais s’en débarrasser. Ils ont continuellement amassé, amassé, amassé.

Eh bien, c'est ce que font certaines personnes, sauf qu'elles le font avec de l'argent, elles thésaurisent. Chaque fois qu'il y a un pot de vin, il y a de la corruption. Et que fait cette corruption ? Elle prend de l'argent dans le porte-monnaie du pauvre et le donne à quelqu'un qui n'en a pas besoin, qui ne l'apprécie probablement même pas.

Donc, ce que nous voyons dans ce monde - surtout maintenant, si dans votre ville vous voyez un ciel bleu et dégagé et toute la beauté qui s’y trouve, et bien, la prochaine fois, quand les choses reviendront à la normale, si toutefois c’est le cas, quand le ciel sera plein de pollution, ne blâmez pas Dieu pour cela. D'accord ? C’est de notre fait. C'est entièrement de notre fait.

Vous pensez que la terre produit trop peu de nourriture ? Non, la terre produit largement assez de nourriture pour nourrir chaque personne. Si quelqu'un a faim, à qui la faute ? C'est notre faute. Et attention, je dis bien « notre. » Ce n'est pas la faute de ceux-ci, ni la faute de ceux-là, ni leur faute à eux. C’est notre faute.

Donc, oui, ce dont vous parlez est tout à fait exact. Et nous avons permis que cela se produise. Nous avons permis que cela se produise.

Alors, la prochaine fois qu'une opportunité se présente, pensez-y ! Réfléchissez-y à deux fois. Comment renonçons-nous ? Nous nous asseyons comme des idiots devant une télévision et nous gobons tout... Je les appelle des « pilleurs de cerveaux. » Voilà donc ces pilleurs de cerveaux, ils enfoncent tout ce qu’ils veulent dans votre cerveau, chaque jour, et ils essaient de vous faire croire « voilà comment c’est arrivé, ça s’est passé comme ceci, comme cela. »

Il y a longtemps, il y avait une chaine qu’utilisaient les agences de presse - elles ne ne transmettaient que par ce canal – et qui diffusait sans commentaires. On ne voyait que les images, quel que soit le sujet. C'était la chose la plus ennuyeuse à regarder.

Maintenant, on regarde les mêmes images, elles ont été remaniées, changées, polies, accompagnées d’un éditorial...

Chaque matin, il est décidé de ce qui est considéré comme une information et de ce qui n’est pas considéré comme une information. S'il y a un élément de tragédie, alors ça vous interpellera. Et tout d'un coup, vous êtes assis et vous voilà bombardé de tragédies, de tragédies, de tragédies, de tragédies.

Quelqu'un m'a envoyé le lien d’une personne qui a créé une chaîne YouTube ou autre sur laquelle ne sont diffusées que des nouvelles positives. Eh bien, nouvelles positives ou négatives, il y aura des tragédies. Parce que nous les créons.

Vous voulez une opinion vraie, honnête, vous voulez connaître la vérité, alors vous regardez la télévision et vous dites : « Voilà la vérité. » Ça, c’est vraiment triste. Vous n'allez pas faire sortir la vérité de la télévision. Vous n'obtiendrez pas la vérité d’un morceau de papier que vous tenez devant vous. Tout cela a été bien peaufiné et largement biaisé.

Et plus il y aura d'opinions, de recherches, plus les faits seront déformés, ficelés de manière à les rendre consistants, plus l’histoire sera bonne, alors meilleure sera l’écoute et l’attention retenue.

Il faut se rendre à l'évidence, tout ce qui existe est là pour faire de l'argent. Voilà le critère principal. Et c'est ce qu'ils font, ils font de l'argent.

Donc, encore une fois, pour en revenir au monde dans lequel nous vivons, si quelque chose vous déplait, ce n'est pas comme si on vous l'avait mis dans les mains. Nous avons créé cette situation. Nous avons créé cette situation. J'espère donc que cela vous aidera. Je ne sais pas comment, mais je vous le dis tel que je le vois...

Et voici une question de Shubham, en Inde, de Delhi : « Parfois, à cause de ce confinement, je suis irrité et furieux, même à propos de détails. Comment le gérer ? »

Je me demande si vous n’étiez pas déjà irritable avant le confinement parce que mon petit doigt me dit que cette irritation dure depuis longtemps. Vous le remarquez davantage maintenant que vous êtes confiné, parce que vous êtes dans la même situation encore, encore et encore.

Quant à la gestion de l'irritation, vous pouvez vous sentir irrité. Et c'est cela vivre consciemment, c'est de cela dont il s'agit : oui, vous pouvez être très irrité. Et il y a des choses qui peuvent vous irriter. Sauf que ce que vous devez vous demander, c'est : « Voulez-vous, voulez-VOUS, vous sentir irrité ? » Donc, si des choses vous irritent, ce sont elles qui contrôlent, pas vous. Ce n'est pas vous qui êtes en contrôle mais ces choses. Si vous ne voulez pas être irrité, c'est vous qui devez contrôler les choses, pas le contraire. Donc, vous allez devoir prendre le contrôle de votre vie. C'est ce que cela va impliquer - prendre le contrôle de votre vie.

J'espère que vous serez tous en sécurité, en bonne santé, et surtout soyez. Merci.

En confinement, 26e jour 00:19:32 En confinement, 26e jour Video Duration : 00:19:32 avec Prem Rawat

En confinement avec Prem Rawat, 26e jour

Bonjour tout le monde. J’espère que vous allez tous bien, que vous êtes en sécurité, que tout va bien. Au beau milieu de cette épidémie du coronavirus, du fiasco, de la catastrophe et de tout ce qui se passe, je suis là pour vous parler de ce qui est beau dans la vie, ce qui est beau dans l’existence.

Il y a de nombreuses façons de dire la même chose, mais nous pouvons comprendre qui nous sommes et ce qu’est la vie, pas seulement en ce moment, pas seulement à cause de la gravité de la situation.

Comme je l’ai déjà dit souvent, le fait d’avoir peur ne sert à rien. Cela n’est d’aucune utilité. En fait, quand un problème survient, quelle qu’en soit la cause, nous délaissons cette cause pour nous concentrer sur la douleur.

La cause du problème, quelle qu’elle soit, a pour autre conséquence de créer ce que nous appelons la douleur, le chagrin, la souffrance. Et nous aimons nous enfermer dans ce chagrin, dans cette souffrance.

Il ne s’agit pas du tout de s’appesantir là-dessus, ce n’est pas le but. Laissez-moi vous raconter une blague aujourd’hui. Je crois que nous en sommes à la 26ème émission. Il est temps de se décontracter un petit peu et de regarder les choses qu’un point de vue plus léger.

Un homme est assis au bar. Il est très pensif, très sérieux, prêt à boire son verre, quand une brute épaisse, des moins inspirées qui soient, un gars très costaud, entre dans le bar, saisit le verre de notre homme et l’avale d’un seul trait.

L’homme assis au bar craque et se met alors à pleurer, il s’effondre en larmes. Alors le type qui vient de boire son verre lui dit : « Ok, ok, je vais vous en payer un autre. Ne vous inquiétez pas, je suis désolé, je ne savais pas que c’était aussi grave… »

L’homme lui répond : « Non, non, vous ne comprenez pas. » L’autre lui dit : « Mais de quoi parlez-vous ? » Il répond : « Ecoutez, ce jour est probablement le pire de ma vie. Ce matin, je me suis levé et ma femme m’a quitté. Je lui ai couru après, je l’ai suppliée, suppliée et suppliée : « S’il te plaît, reviens. Ne me quitte pas. » Mais elle est partie malgré tout.

« Entre-temps, dit-il, je me suis rendu compte que j’étais très en retard pour le bureau, j’avais quelque chose comme deux heures de retard ! Et j’avais mis du pain à griller dans le grille-pain pour le petit déjeuner et le grille-pain a pris feu. Quand je suis rentré à la maison après avoir couru après ma femme pour la supplier, ma maison était en feu.

Je suis quand même arrivé au bureau, mais mon patron était tellement en colère qu’il m’a viré. Finalement, je suis venu dans ce bar, j’ai commandé un verre et j’y ai mis du poison. J’y ai versé du poison pour me suicider. Et vous, vous êtes arrivé et vous m’avez même privé de cette possibilité en buvant tout le poison. »

Quand je suis tombé sur cette blague… Quelle ironie du sort, car la personne qui n’en pouvait plus a été sauvée ! Quelqu’un a agi très bêtement en prenant le verre d’un autre et en le buvant. A présent cette brute épaisse est sur le point de vivre la pire journée de sa vie puisqu’il va mourir d’avoir bu une sacrée dose de poison.

Parfois, c’est ainsi. La comédie que nous jouons repose sur des erreurs. Cette comédie est basée sur des situations que nous provoquons nous-mêmes. Donc, quel que soit le problème, viennent ensuite les conséquences du problème. Nous enfonçons la tête dans les conséquences et finissons par ne plus voir la lumière au bout du tunnel. Nous sommes dans le noir, c’est grave, c’est dangereux. Et l’on se dit : « Oh mon Dieu, que vais-je faire ? »

Mais quel était le problème au départ ? Personne ne regarde le problème. Si nous nous détachons de la souffrance et de la douleur et que nous considérons le problème, il nous paraîtra surmontable, nous pourrons y faire face. « Ce sera peut-être difficile, je devrai peut-être travailler davantage, cela demandera peut-être ce genre d’effort, mais je peux le surmonter. »

Nous oublions combien la vie est précieuse, nous ne comprenons plus qu’il nous faille aller de l’avant, être un guerrier qui avance, avance et avance. En fait, comme je le dis souvent, ce ne sont pas les batailles qui comptent. On doit en gagner certaines, on peut en perdre d’autres, pas de problème ! C’est la guerre qu’il faut gagner. Vous devez gagner la guerre.

Les batailles vont et viennent. Nous en gagnons certaines, c’est formidable, fantastique. Certaines doivent être gagnées, très bien. Mais nous en perdrons certaines, sans regrets -  aucun regret à avoir. Simplement aller de l’avant, faire les pas nécessaires, les pas importants.

Trouver son chemin, se repérer dans les situations qui se présentent dans la vie en regardant à l’intérieur, en ayant un point de vue le plus large possible, en sachant qu’il n’y a pas qu’une seule chose, ne pas se focaliser sur un seul petit problème. Il faut toujours se souvenir de toute la portée de l’existence.

Oui, le souffle va et vient. Oui, vous êtes en vie. Oui, vous existez. Votre souffle ne vous juge aucunement. Votre vie ne vous juge pas. Votre existence ne vous juge pas. En vous réside toujours le désir d’être comblé, d’être satisfait. En vous se trouve un océan de réponses.

Nous pouvons avoir un million de questions. Et si nous n’avons pas de réponse à ce million de questions, ou ne serait-ce qu’à une seule, cela peut nous rendre fou. Ce n’est pas ça, la vie. Il y a un océan de réponses. Vous n’êtes pas obligé de relier chaque réponse qui se trouve en vous à une question, non. Laissez, laissez les questions être des questions. Mais comprenez qu’en vous il y a un océan de réponses.

Connaître. Connaître ce qu’il y a de beau en vous. Et puis regarder la beauté qui est à l’extérieur de vous. Alors vous pouvez établir un cadre de référence. C’est de cela dont il s’agit.

Le souffle vient en nous et nous apporte la vie. Il y a l’univers, qui s’étend, qui se contracte. Les vagues sur la plage. Le mouvement de la vie est partout, partout. Il apporte l’existence à toute chose. Il se trouve que vous en faites partie.

Vous êtes en vie. Tout comme toutes les fourmis sont en vie. Elles sont tellement concentrées. Elles sont tellement, tellement focalisées. Elles ne sont peut-être pas les créatures les plus intelligentes, mais elles sont concentrées.

Peut-être ne peuvent-elles pas comprendre une équation d’algèbre. Peut-être ne peuvent-elles pas résoudre une formule compliquée. Mais elles ont résolu une petite formule : leur raison d’être dans leur existence. Elles s’y tiennent. Elles ne partent pas à l’aventure : « Ah tiens, je vais aller voir ceci, et je vais aller voir cela. » Non, elles sont concentrées. Elles y vont, elles y vont, elles y vont.

Voyez leur endurance. C’est fascinant. Est-ce que je veux être comme une fourmi ? Non, je ne veux pas être comme une fourmi. Je ne veux pas être comme une mouche. Je ne veux pas être comme un lion. Je ne veux pas être comme un tigre. Je ne veux pas être comme une baleine. Je ne veux pas être comme un marsouin. Je veux être moi. Je veux être un être humain.

J’admire les baleines. J’admire tant de créatures sur cette planète terre. Au bout du compte, je dois aussi me tourner en moi et admirer mon existence, ma présence sur terre.

Il y a un respect que je dois m’accorder, je dois avoir une compréhension de moi-même. J’ai toujours cherché à l’extérieur, l’extérieur, l’extérieur, mon attention a été portée sur l’extérieur : « Qu’est-ce que c’est que ça ? Et ça ? Et ça ? » Et un jour, je dois orienter la question « Qu’est-ce que c’est que ça ? » vers moi-même et me demander : « Qui suis-je ? »

Quand la transformation s’opère et que le processus de la connaissance de soi commence, c’est profond - quand on est en chemin vers cette prise de conscience « Qui suis-je ? »

. Et comment cela va-t-il pouvoir se faire ?

Vous savez, le chemin de la découverte du Soi n’est pas d’essayer de se découvrir soi-même. C’est se défaire de tout ce qu’il y a entre vous et ce que vous êtes vraiment, toutes les idées que vous avez sur ce que signifie se connaître soi-même.

Il est fascinant d’apprendre à dessiner. C’est fascinant. Les gens dessinent et l’on se dit « Ah oui, je vais aller voir quelqu’un et il va m’apprendre à dessiner parfaitement tel et tel sujet. »

Et oh ! Surprise, ce n’est pas cela que l’on vous enseigne. On vous enseigne la perspective, une ligne qui croise l’horizon, une ligne comme ceci, une ligne comme cela et les références, et les lignes de fuite au loin. Il faut apprendre tout cela. La notion de perspective en fait partie.

De la même façon, pour apprendre… Vous pourrez seulement apprendre tout cela si vous avez la capacité, le luxe de désapprendre, de laisser tomber, de lâcher toutes les idées fausses qui vous induisent en erreur. Puis, quand le seau est vide, alors vous pouvez commencer à le remplir.

Un jour, un homme va voir un professeur. C’est une histoire zen, donc il va voir un maître zen. Il lui dit : « J’ai des questions, j’aimerais vous les poser. J’aimerais recevoir votre enseignement. » Le Maître zen lui répond : « Bien sûr, entrez. Asseyons-nous, je vais nous faire apporter du thé. »

Il fait signe à son domestique qui se trouvait là et lui dit : « Apporte-nous du thé. » Le thé arrive, il le prend et commence à le verser dans sa tasse. Il verse, il verse et il continue à verser, à verser. La tasse se remplit, déborde et le thé se répand partout.

Le maître, intentionnellement, continue à verser, verser, verser. Finalement, l’homme n’y tient plus et lui dit : « Que faites-vous ? Ne voyez-vous pas que la tasse est pleine ? Qu’on ne peut y rajouter une goutte de thé ? » C’est une histoire zen.

Le maître se tourne alors vers l’homme et lui dit : « Eh bien, c’est pareil. Votre tasse est déjà pleine. Ne voyez-vous pas que, voulant recevoir mon enseignement, rien ne rentrera car votre tasse est déjà pleine, votre seau est déjà plein. »

Il y a une autre histoire, une version indienne, qui est très intéressante. Un jour, un homme vient voir un maître et lui dit : « Maître, j’aimerais recevoir votre enseignement. »

Le maître dit : « Très bien, je serais heureux de vous enseigner ce que je sais, mais voici ce que vous devez faire. Je vais aller puiser de l’eau au puits. Pendant que je remonterai l’eau, veuillez ne pas dire mot. Je vais devoir faire quelques essais pour remonter de l’eau, mais ne prononcez pas un mot. Si vous pouvez faire votre part et ne rien dire, je serai heureux de vous enseigner ce que je sais. »

L’homme se dit : « Eh bien, voilà qui est facile ! Je peux y arriver. C’est vraiment facile ! » Il va donc au puits avec le maître. Le maître prend la corde à laquelle le seau est accroché, il jette celui-ci dans le puits et le remonte. Il voit bien qu’il y a de l’eau dans le seau, mais il est percé de nombreux trous et toute l’eau s’en écoule. Quand le maître a enfin le seau en main, il ne reste pratiquement plus d’eau dedans.

Voyant cela une première fois, il se dit : « Voilà qui est étrange, mais tout ce que j’ai à faire, c’est me taire. Donc je vais me taire. » Le maître prend le seau et le jette dans le puis, le remonte, même chose.

L’homme se dit : « C’est vraiment très étrange. Cela fait deux fois. Je suis sûr qu’il peut voir que son seau est tellement troué qu’il ne peut contenir la moindre goutte d’eau et qu’il ne pourra pas en remonter. Mais il m’est demandé de me taire, donc je vais me taire. »

Le maître jette le seau une troisième fois. Même chose. Mais là, l’homme se dit : « Je ne sais pas. Peut-être ce maître n’est-t-il pas très sain d’esprit. Peut-être est-il fou. Mais tout ce que j’ai à faire, c’est me taire. » Donc il se tait.

Pour la quatrième fois, le maître jette le seau. Là, l’homme n’en peut plus et il s’exclame : « Excusez-moi Monsieur. Ne voyez-vous pas que ce seau est tout troué ? Il ne peut contenir la moindre goutte d’eau. »

Le maître répond : « Ecoutez, je vous avais seulement demandé d’observer, de ne pas prononcer un mot. Mais vous n’y êtes pas arrivé. Votre seau est vraiment complètement troué. Vous êtes venu à moi pour apprendre, mais comment allez-vous faire avec tous ces trous ? »

De la même manière, nous avons tant d’idées préconçues sur notre identité. En ce moment, je répète toujours ces trois points : « Connaissez-vous, vivez votre vie consciemment et ayez le cœur empli de gratitude. »

Sur la question de se connaître soi-même, que comprenez-vous ? Que voyez-vous ? Voyez-vous vos seules idées ? Ou n’y a-t-il pour vous qu’un point d’interrogation « Je ne sais pas qui je suis » ?  Beaucoup de gens pensent qu’ils se connaissent. Mais qui êtes-vous ? Le savez-vous comme une définition ou bien parce que vous le percevez ?

Si vous le savez d’après une définition, alors vous ne vous connaissez pas. Si vous le savez parce que vous le ressentez, alors vous vous connaissez. Le fait de se connaître n’est pas un point défini, c’est une sensation. Quelle est cette sensation ?

Lorsque vous êtes amoureux d’une personne et que vous voyez son visage, est-ce une définition ? « Ah, voilà mon bien-aimé » ou bien est-ce une sensation ? C’est une sensation. L’amour est-il une définition ou une sensation ?

Quand la mère voit son bébé le matin, se dit-elle « Oh, voici ma progéniture » ? Ou bien est-ce une sensation ? L’amour n’est pas une définition. L’amour est une sensation. Se connaître n’est pas une définition, c’est une sensation. Et tant que vous n’éprouvez pas cette sensation, vous ne vous connaissez pas vraiment.

Quoi qu’il en soit, j’espère que la blague vous a bien fait rire. Sinon, au moins, vous avez de quoi réfléchir à ce que j’ai dit.

Connaissez-vous ; soyez bien ; soyez en sécurité, soyez. Merci.

En confinement, 27e jour 00:18:26 En confinement, 27e jour Video Duration : 00:18:26 avec Prem Rawat
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