En confinement, 24e jour

avec Prem Rawat
Apr 13, 2020
« A t-on besoin de tragédies comme celle-ci pour que nous puissions nous réveiller ? » – Prem Rawat « En confinement » 24e jour : un message personnel de Prem Rawat. Si vous souhaitez adresser des questions à Prem, veuillez les envoyer à PremRawat.com (www.premrawat.com/fr/aller-plus-loin) ou TimelessToday (customercare@timelesstoday.com

En confinement avec Prem Rawat -24e jour

Bonjour à tous. J’espère que vous allez tous bien. Les jours passent, lentement. Et, bien sûr, je pensais : « Que pourrais-je vous dire pour améliorer ou rendre ces moments plus faciles et vous permettre d’en retirer quelque chose ? »

Car peu importent les faits, et plus encore pour le coronavirus, pour cette période que nous traversons, il n’y a pas de touche retour en arrière. Ce temps est tout aussi précieux que lorsque nous faisions autre chose. Il est tout aussi précieux qu’à notre naissance, aussi précieux qu’il y a dix ans, un an. Et bien sûr, maintenant que nous vivons tout cela, il est toujours aussi précieux.

Alors je me dis : « Comment en profiter au maximum ? » Je ne parle pas de faire quelque chose à l’extérieur, ni d’atteindre un objectif, mais que nous-mêmes - nous qui sommes coincés là-dedans - ressentions que nous en retirons le maximum. Que ce n’est pas juste du temps perdu à penser, à imaginer, à ruminer sur l’obligation du confinement, etc. 

Ainsi, une des conséquences de ce confinement dû au coronavirus, dans le monde entier, a été merveilleuse pour la nature. Même dans les grands parcs des États-Unis et les très beaux parcs comme le Yosemite, les créatures qui y vivent, les animaux qui y vivent ont repris possession de l’espace car il n’y a plus personne. Et ils ont toute la place pour eux.

L’autre jour je regardais un très beau documentaire, un extrait, qui montrait combien Delhi était beau. Et bien sûr, je me rappelle combien le ciel était d’un bleu profond à Dehradun, apparemment on ne le voyait plus. Mais en raison du coronavirus, même à Delhi, le ciel est d’un bleu profond, complètement dégagé.

Et c’est une bénédiction pour tous les animaux. Et c’est aussi une bénédiction pour tout ce qui nous est si précieux à nous, une belle journée, un jour ensoleillé où il fait chaud…

En fait, vous voyez que j’ai un pull. Et vous vous demandez, où est-il ? Eh bien je suis en Californie et, en Californie du Sud, il fait froid. Les températures tournent autour de 18, 19 degrés. Donc, il fait plutôt frais. Et quand il y a du vent, il fait très froid.

Mais revenons-en à ce que je disais. Donc, c’est une bénédiction, vraiment une bénédiction. Et quelqu’un vient juste de m’envoyer une photo de France, de Paris, où la Seine est magnifique, il n’y a pas de bateaux. C’est très, très calme et l’on voit le reflet des nuages dans l’eau. Bien sûr, c’est un photographe professionnel qui m’a envoyé cette photo et c’est magnifique. C’est quelque chose d’exceptionnel.

Alors, qu’est-ce que j’essaie de dire ? Eh bien, voici : Quand nous, les êtres humains, faisons ce que nous faisons, ce que nous considérons comme « nos activités normales, quotidiennes », et je ne parle pas d’aller aux toilettes, mais d’utiliser un moyen de transport pour se rendre sur son lieu de travail et puis au travail, trouver une place pour se garer ; ensuite faire le chemin inverse, rentrer à la maison…

Et tous ces va-et-vient : « Aller déjeuner quelque part, aller faire ceci, aller faire cela… », tous ces trucs qu’on doit faire.

Quand ça s’arrête, tout devient très silencieux, tout devient très calme. Et du coup, on ne s’en rend peut-être même pas compte, chaque jour, tout ce nous faisons a un profond impact sur la nature qui nous entoure, mais c’est le cas.

Alors, si nous considérons la nature comme un écosystème et que nous voyons comment ce nouvel arrivant, relativement nouveau, fait vraiment n’importe quoi, perturbe tout, nous avons une idée assez exacte de ce qui se passe en réalité.

Car quelque chose est perturbé. Alors, qu’est-ce que cela a à voir avec ce dont je veux vous parler ? Eh bien voilà : dans notre vie, dans notre existence, il y a aussi une belle nature qui veut exister, qui veut vraiment apparaître.

Et peu importe ce qu’on a décidé là-haut de faire, toutes nos petites habitudes, toutes nos petites compréhensions, nos petites choses que nous jugeons importantes, ce ne sont rien qu’un bruit insupportable et, lorsqu’il cesse, quelque chose de beau arrive, quelque chose de beau apparaît, quelque chose de beau émerge.

Les oiseaux reviennent. Les créatures qui sont souvent craintives et effrayées commencent à se faire voir. Et on voit l’éclat des choses. On voit vraiment comment c’esten réalité, que c’est beau ! Quand j’ai vu ces photos de Delhi, j’ai été stupéfait. Car cela faisait des années que je n’avais pas vu Delhi comme ça. En fait je ne l’ai jamais vu comme ça. Comme je suis pilote, j’ai souvent survolé l’Inde. Et, mon dieu, la visibilité est tout le temps horrible, qu’on y vienne en avion ou en hélicoptère. Il faut être loin de Delhi, aller vers l’est, loin de Delhi, pour que la visibilité s’améliore un peu.

Mais au cœur de Delhi, voir cette beauté, on se dit : « Ouah ! C’est vraiment magnifique ! » C’est ce que nous faisons qui l’empêche d’être aussi magnifique. Et donc, concrètement, très concrètement, cela provoque beaucoup de perturbations. Toute la pollution à Delhi fait mourir des personnes jeunes et affecte sévèrement les enfants.

Et si l’on applique cela à nous-mêmes, tout ce que nous faisons sans réfléchir, sans penser à l’impact, aux conséquences que cela peut avoir sur nos vies…

Mais on y va : « On va faire ceci, on va penser à ceci et cela et on va croire à ceci et on va croire à cela. Mais quelles en sont les conséquences pour nous-même ?

Quelles sont les conséquences pour nous de ne pas nous connaître ? C’est comme polluer l’existence, polluer la pureté de ce qui peut être, de ce qui doit être. Et cette compréhension devient très confuse, très déformée.

Parce que maintenant, à cause de ce Coronavirus, on ne joue pas à quitte ou double. Non on ne peut pas. Il faut rester confiné sinon on va être malade. Et toutes les questions du genre : « Et notre travail ? Doit-on aller au travail, etc. ? » En fait, non, non, non, vous n’allez pas au travail, on se détend ! Il est plus important pour vous d’être vivant.

Qu’est-ce que je peux ajouter à ça ? C’est qu’il est plus important pour vous d’être en bonne santé, non seulement physiquement, mais mentalement, en vous. De ne pas être pollué par toute la pollution que nous créons, mais d’être clair sur ce que nous comprenons, ce que nous savons, sur ce que sont la joie et la plénitude.

Parfois on se demande : « Pourquoi ci, pourquoi ça, pourquoi, pourquoi est-ce que ça m’arrive à moi, pourquoi moi ? » Mais on ne voit pas que nous avons créé un environnement tellement pollué pour nous-même, en nous ; on s’est laissé polluer par tellement d’idées préconçues.

Et vous savez, cette idée préconçue peut être très, très petite, ça peut être une idée presque insignifiante. Comme pour cette jeune fille au Cambodge, il y a pas mal d’années —ce doit être une femme maintenant— mais cette jeune fille qui, à l’époque, allait à l’école et était catastrophée parce qu’elle avait perdu son portable.

Voilà le genre de pollution dont je parle. C’est de la pollution. Elle n’avait pas à être catastrophée. Elle aurait pu passer à autre chose mais elle était tellement polluée, contaminée par toutes sortes d’idées…

C’est parce que c’était tellement important de son point de vue, c’était tellement important d’avoir ce moyen de communiquer avec ses amis. Ça lui venait d’où ? Ça ne lui était certainement pas venu à sa naissance. Peu lui importait alors ses amis, elle ne les connaissait pas.

Mais en grandissant, on laisse tout ça s’installer en nous et ça crée une énorme pollution, mais on ne s’en rend pas compte parce que chaque fois on trouve une raison pour laquelle on a besoin de ces choses-là. Chaque jour on trouve une bonne raison pour laquelle telle chose est importante pour nous, alors que ce qui est vraiment important, c’est d’être clair et d’être dans l’état de pureté originel d’un être humain.

Nous vivons en société et, croyez-moi, je ne dénigre pas la société. De très belles choses ont été réalisées par la société, après tout beaucoup de maladies ont été vaincues, beaucoup de merveilles technologiques ont été créées, beaucoup de choses ont été faites. Il peut faire 40 degrés en plein désert et on peut rester au frais. Ce genre de choses, je les apprécie.

Mais en même temps, on a laissé s’installer d’autres choses nuisibles, qui, de fait, nous font du mal. Et nous ne nous demandons pas pourquoi ces choses nous font du mal, pourquoi elles nous affectent.

En tant que société, nous avons, bien sûr, réalisé ces choses-là, mais nous avons aussi des prisons surpeuplées, pleines, pas de gens trouvés sur Mars, pas de gens trouvés sur la Lune, mais d’êtres humains qui viennent de cette Terre. Qu’est-ce que c’est que ça?

On raconte cette histoire au sujet de Salomon. On amène devant lui un voleur et le roi demande : « Qu’a-t-il fait de mal ? » « Il a volé du pain. » Le roi se tourne vers l’homme et lui dit : « Pourquoi as-tu volé du pain ? » « C’est parce que je n’avais rien à manger, j’avais faim, j’ai vu le pain et je n’ai pas pu résister. »

Alors le roi déclare : « Ce que tu as fait est très mal. Et cela mérite d’être puni par 100 coups de fouet. L’homme se met à pleurer. Le roi Salomon dit alors : « Ne pleure pas, c’est bon. Ce n’est pas toi qui dois être fouetté, ce sont les gens de cette société qui ont permis que tu aies faim. » Voilà pourquoi on parle de la sagesse du roi Salomon.

Tout ce qui arrive dans notre petit monde, nous y sommes impliqués. Et à aucun moment… En ce moment vous pouvez constater l’importance d’une seule personne.

Si une seule personne, dans une maison où vivent, disons, 50 personnes et que tous sont confinés, si une seule décide d’arrêter son confinement et de sortir, elle pourra être contaminée - peut-être, on ne sait pas - mais elle pourra être contaminée et tout le monde aura peur de cette personne. Voilà le pouvoir d’une seule personne.

J’ai continuellement essayé d’expliquer cela aux gens, mais j’ai lamentablement échoué à leur faire comprendre le pouvoir qu’a une seule personne, et le coronavirus l’a fait pour moi. On comprend maintenant très clairement le pouvoir qu’a une seule personne. C’est ainsi.

Est-ce qu’il faut des tragédies comme celle-là pour nous réveiller ? Ça ne devrait pas. On ne devrait pas avoir besoin d’une tragédie pour nous réveiller, d’une tragédie pour comprendre, d’une tragédie pour dire : « Je prends mes responsabilités, je suis responsable, et je peux faire quelque chose. »

Absolument ! Vous auriez toujours pu faire quelque chose. Regardez le coronavirus, et je fais là un simple commentaire. Il y a très longtemps, je suis allé à Lucknow, c’était il y a très longtemps, j’étais un petit garçon à l’époque et je suis allé visiter un palais, c’était le palais du souverain de Lucknow. On m’a raconté une histoire et apparemment elle est vraie.

Donc, le sultan était dans son palais et il assistait à des danses. On jouait de la musique et il regardait les danseuses. Un garde vient le voir il lui dit : « Majesté, il vaudrait mieux partir d’ici, on aperçoit au loin l’armée britannique qui approche dans un nuage de poussière, alors il vaudrait mieux partir d’ici. » Le roi répond : « Non, ne t’inquiète pas, tout va bien. »

Quelques minutes plus tard, on vient lui dire : « Vous feriez mieux de partir d’ici, l’armée britannique est aux portes de la ville. » Il répond : « Ne t’inquiète pas, pas de problème, je vais m’en aller, tout ira bien. »

Un peu plus tard, on lui dit encore : « Il vaudrait mieux partir car ils sont devant la porte, la grande porte de votre palais. » Et lui : « Ne t’inquiète pas. » Quelques minutes plus tard : « Ils vont entrer dans cette pièce ! » C’est alors que le sultan s’adresse à un serviteur, appelle son serviteur : « Apporte-moi mes chaussures ! »

Mais le serviteur s’était enfui, plus de serviteur, alors le sultan se met à courir. Les Anglais le rattrapent et l’arrêtent. Il leur dit : « Si seulement j’avais eu mes chaussures, jamais vous ne m’auriez attrapé. » Apparemment l’histoire est vraie. Ça montre à quel point il était arrogant, arrogant.

Ce truc, ce coronavirus, était là depuis longtemps, personne n’y prêtait attention. Quand il a commencé en Chine, personne n’y a prêté attention. Et ce n’était pas la première fois, avant il y a eu le SRAS, il y a eu le MRES qui a touché les chameaux. Il y a eu la fièvre porcine, la grippe aviaire. Donc ce genre de choses arrive depuis très longtemps déjà.

Il y a eu le virus Ébola auquel on a dû faire face. Donc la possibilité d’une telle chose… On a eu suffisamment, suffisamment de signes pour nous prévenir qu’une telle chose pouvait arriver.

Mais dans notre arrogance, qu’avons-nous fait ? On s’en fiche. De quoi se préoccupe-t-on ? De gagner quelques fichus dollars, quelques dollars de plus qu’aucun de nous n’emportera avec lui. En aucune manière. Vous croyez que toutes ces richesses qu’on accumule, on va les emporter avec nous ? Personne ne peut emporter quoi que ce soit.

La conséquence ? La conséquence, c’est qu’on perd tellement de gens. C’est incroyable le nombre de gens qu’on a perdus inutilement, inutilement, car ces décès auraient pu être évités. Mais c’est notre arrogance qui nous empêche de voir l’évidence.

Et cette même arrogance qui vous empêche de voir quelque chose d’évident à l’extérieur, vous empêche de voir quelque chose d’évident à l’intérieur ! Elle vous empêche de voir que 36.500 jours, c’est tout ce que vous avez, même si vous vivez cent ans. Elle vous empêche de voir ça.

Elle vous empêche de voir que vous êtes vulnérable, que vous êtes fragile. Que vous n’êtes pas en fer ni en acier. Bien sûr, vous êtes un être humain, et tant que vous serez sur Terre, vous serez un être humain.

Peu importe ce que vous avez dans les mains, que ce soit une mitraillette, un arc et des flèches, ou autre chose, peu importe. Vous êtes un être humain et vous ne devriez pas avoir la moindre arrogance qui vous empêche de voir votre humanité, votre fragilité, vous, tel que vous êtes véritablement.

J’espère… il s’agit d’y réfléchir. Parce qu’il ne suffit pas ici d’appuyer sur un bouton. Il ne s’agit pas d’aller appuyer sur un bouton de l’autre côté de la rue. Non, c’est un éveil progressif, c’est comme ça un éveil. Des petites choses se passent en nous et les pièces du puzzle s’assemblent.

Il y a une image qui est découpée en une multitude de petites pièces. Ce qu’elle est, vous ne pouvez pas le dire, pas en regardant les petites pièces.

Vous commencez à assembler les pièces. Certaines s’assemblent très facilement, d’autres s’assemblent difficilement. Il y a une image. Quand tout le puzzle est assemblé correctement, sans rien forcer, correctement, alors l’image apparaît. Et quand vous verrez cette image, elle vous plaira sans doute.

Ce sont de petits éveils successifs qui doivent nous arriver pour que nous soyons comblés. C’est ce dont je parle. Je ne parle pas de souffrance ni de torture, je parle de joie, je parle de plénitude.

En tant qu’êtres humains, tout ce que nous essayons d’accomplir, nous n’arriverons pas à l’accomplir. À une époque, nous aurions été châtiés pour notre arrogance. Nous avions tout pour nous et en fin de compte nous avons écopé de cette pandémie.

Est-ce ce que l’on veut ? Est-ce que c’est ce qu’on veut que l’histoire retienne de nous ? Ou bien veut-on qu’on dise avec admiration : « Ces êtres humains ont été merveilleux, ils étaient unis, ils s’étaient bien préparés. » C’est dans les périodes d’abondance, dans les périodes d’abondance qu’on prépare les périodes de disette, de pénurie, de famine ou de sécheresse. C’est dans les périodes d’abondance qu’on s’y prépare.

Mais quand l’humanité toute entière se noie dans la cupidité et ne voit pas l’évidence, alors malheureusement on se retrouve à dire : « Si seulement j’avais eu mes chaussures, jamais vous ne m’auriez jamais attrapé. » Je me rappelle cette histoire et je me dis : « Ce type a vraiment existé ? » Oui. Car à l’époque, ils étaient incroyablement arrogants.

Cette arrogance ne nous mènera nulle part. Cette arrogance… vous savez ce petit virus invisible met le doigt là où ça fait mal. Comme s’il nous disait : « Et maintenant vous faites quoi ? »

Et vous savez, nous sommes à sa merci ; tous les docteurs et tous les autres sont au point de rupture. Le personnel médical est au point de rupture, ils travaillent tous si dur, ils craquent. Et toutes les ressources dont nous étions si fiers nous lâchent. Est-ce cela que nous avons créé en fin de compte ? Alors, si c’est ce qu’on a créé, je peux vous dire qu’il y a une autre possibilité.

L’autre possibilité, c’est d’être comblé, c’est que l’histoire se souvienne de nous avec tendresse : « Ces êtres humains avaient appris quelque chose, ils ont manifesté quelque chose, quelque chose de bien. Ils ont compris leur humanité, ils ont compris qui ils étaient, ils ont vécu leur vie consciemment et leur cœur était empli de gratitude. »

C’est peut-être une possibilité ; c’est peut-être ce qui est possible.

Portez-vous bien, restez en sécurité, soyez. Je vous reparlerai plus tard. Merci.

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