En confinement, 26e jour

avec Prem Rawat
Apr 15, 2020
« Le chemin de la découverte du soi n’est pas d’essayer de se découvrir ; c’est de lâcher toutes les idées qu’on a sur ce que signifie se connaître. » – Prem Rawat « En confinement » 26e jour : Un message personnel de Prem Rawat. Si vous souhaitez adresser des questions à Prem, veuillez les envoyer à PremRawat.com (www.premrawat.com/fr/aller-plus-loin) ou TimelessToday (customercare@timelesstoday.com

En confinement avec Prem Rawat, 26e jour

Bonjour tout le monde. J’espère que vous allez tous bien, que vous êtes en sécurité, que tout va bien. Au beau milieu de cette épidémie du coronavirus, du fiasco, de la catastrophe et de tout ce qui se passe, je suis là pour vous parler de ce qui est beau dans la vie, ce qui est beau dans l’existence.

Il y a de nombreuses façons de dire la même chose, mais nous pouvons comprendre qui nous sommes et ce qu’est la vie, pas seulement en ce moment, pas seulement à cause de la gravité de la situation.

Comme je l’ai déjà dit souvent, le fait d’avoir peur ne sert à rien. Cela n’est d’aucune utilité. En fait, quand un problème survient, quelle qu’en soit la cause, nous délaissons cette cause pour nous concentrer sur la douleur.

La cause du problème, quelle qu’elle soit, a pour autre conséquence de créer ce que nous appelons la douleur, le chagrin, la souffrance. Et nous aimons nous enfermer dans ce chagrin, dans cette souffrance.

Il ne s’agit pas du tout de s’appesantir là-dessus, ce n’est pas le but. Laissez-moi vous raconter une blague aujourd’hui. Je crois que nous en sommes à la 26ème émission. Il est temps de se décontracter un petit peu et de regarder les choses qu’un point de vue plus léger.

Un homme est assis au bar. Il est très pensif, très sérieux, prêt à boire son verre, quand une brute épaisse, des moins inspirées qui soient, un gars très costaud, entre dans le bar, saisit le verre de notre homme et l’avale d’un seul trait.

L’homme assis au bar craque et se met alors à pleurer, il s’effondre en larmes. Alors le type qui vient de boire son verre lui dit : « Ok, ok, je vais vous en payer un autre. Ne vous inquiétez pas, je suis désolé, je ne savais pas que c’était aussi grave… »

L’homme lui répond : « Non, non, vous ne comprenez pas. » L’autre lui dit : « Mais de quoi parlez-vous ? » Il répond : « Ecoutez, ce jour est probablement le pire de ma vie. Ce matin, je me suis levé et ma femme m’a quitté. Je lui ai couru après, je l’ai suppliée, suppliée et suppliée : « S’il te plaît, reviens. Ne me quitte pas. » Mais elle est partie malgré tout.

« Entre-temps, dit-il, je me suis rendu compte que j’étais très en retard pour le bureau, j’avais quelque chose comme deux heures de retard ! Et j’avais mis du pain à griller dans le grille-pain pour le petit déjeuner et le grille-pain a pris feu. Quand je suis rentré à la maison après avoir couru après ma femme pour la supplier, ma maison était en feu.

Je suis quand même arrivé au bureau, mais mon patron était tellement en colère qu’il m’a viré. Finalement, je suis venu dans ce bar, j’ai commandé un verre et j’y ai mis du poison. J’y ai versé du poison pour me suicider. Et vous, vous êtes arrivé et vous m’avez même privé de cette possibilité en buvant tout le poison. »

Quand je suis tombé sur cette blague… Quelle ironie du sort, car la personne qui n’en pouvait plus a été sauvée ! Quelqu’un a agi très bêtement en prenant le verre d’un autre et en le buvant. A présent cette brute épaisse est sur le point de vivre la pire journée de sa vie puisqu’il va mourir d’avoir bu une sacrée dose de poison.

Parfois, c’est ainsi. La comédie que nous jouons repose sur des erreurs. Cette comédie est basée sur des situations que nous provoquons nous-mêmes. Donc, quel que soit le problème, viennent ensuite les conséquences du problème. Nous enfonçons la tête dans les conséquences et finissons par ne plus voir la lumière au bout du tunnel. Nous sommes dans le noir, c’est grave, c’est dangereux. Et l’on se dit : « Oh mon Dieu, que vais-je faire ? »

Mais quel était le problème au départ ? Personne ne regarde le problème. Si nous nous détachons de la souffrance et de la douleur et que nous considérons le problème, il nous paraîtra surmontable, nous pourrons y faire face. « Ce sera peut-être difficile, je devrai peut-être travailler davantage, cela demandera peut-être ce genre d’effort, mais je peux le surmonter. »

Nous oublions combien la vie est précieuse, nous ne comprenons plus qu’il nous faille aller de l’avant, être un guerrier qui avance, avance et avance. En fait, comme je le dis souvent, ce ne sont pas les batailles qui comptent. On doit en gagner certaines, on peut en perdre d’autres, pas de problème ! C’est la guerre qu’il faut gagner. Vous devez gagner la guerre.

Les batailles vont et viennent. Nous en gagnons certaines, c’est formidable, fantastique. Certaines doivent être gagnées, très bien. Mais nous en perdrons certaines, sans regrets -  aucun regret à avoir. Simplement aller de l’avant, faire les pas nécessaires, les pas importants.

Trouver son chemin, se repérer dans les situations qui se présentent dans la vie en regardant à l’intérieur, en ayant un point de vue le plus large possible, en sachant qu’il n’y a pas qu’une seule chose, ne pas se focaliser sur un seul petit problème. Il faut toujours se souvenir de toute la portée de l’existence.

Oui, le souffle va et vient. Oui, vous êtes en vie. Oui, vous existez. Votre souffle ne vous juge aucunement. Votre vie ne vous juge pas. Votre existence ne vous juge pas. En vous réside toujours le désir d’être comblé, d’être satisfait. En vous se trouve un océan de réponses.

Nous pouvons avoir un million de questions. Et si nous n’avons pas de réponse à ce million de questions, ou ne serait-ce qu’à une seule, cela peut nous rendre fou. Ce n’est pas ça, la vie. Il y a un océan de réponses. Vous n’êtes pas obligé de relier chaque réponse qui se trouve en vous à une question, non. Laissez, laissez les questions être des questions. Mais comprenez qu’en vous il y a un océan de réponses.

Connaître. Connaître ce qu’il y a de beau en vous. Et puis regarder la beauté qui est à l’extérieur de vous. Alors vous pouvez établir un cadre de référence. C’est de cela dont il s’agit.

Le souffle vient en nous et nous apporte la vie. Il y a l’univers, qui s’étend, qui se contracte. Les vagues sur la plage. Le mouvement de la vie est partout, partout. Il apporte l’existence à toute chose. Il se trouve que vous en faites partie.

Vous êtes en vie. Tout comme toutes les fourmis sont en vie. Elles sont tellement concentrées. Elles sont tellement, tellement focalisées. Elles ne sont peut-être pas les créatures les plus intelligentes, mais elles sont concentrées.

Peut-être ne peuvent-elles pas comprendre une équation d’algèbre. Peut-être ne peuvent-elles pas résoudre une formule compliquée. Mais elles ont résolu une petite formule : leur raison d’être dans leur existence. Elles s’y tiennent. Elles ne partent pas à l’aventure : « Ah tiens, je vais aller voir ceci, et je vais aller voir cela. » Non, elles sont concentrées. Elles y vont, elles y vont, elles y vont.

Voyez leur endurance. C’est fascinant. Est-ce que je veux être comme une fourmi ? Non, je ne veux pas être comme une fourmi. Je ne veux pas être comme une mouche. Je ne veux pas être comme un lion. Je ne veux pas être comme un tigre. Je ne veux pas être comme une baleine. Je ne veux pas être comme un marsouin. Je veux être moi. Je veux être un être humain.

J’admire les baleines. J’admire tant de créatures sur cette planète terre. Au bout du compte, je dois aussi me tourner en moi et admirer mon existence, ma présence sur terre.

Il y a un respect que je dois m’accorder, je dois avoir une compréhension de moi-même. J’ai toujours cherché à l’extérieur, l’extérieur, l’extérieur, mon attention a été portée sur l’extérieur : « Qu’est-ce que c’est que ça ? Et ça ? Et ça ? » Et un jour, je dois orienter la question « Qu’est-ce que c’est que ça ? » vers moi-même et me demander : « Qui suis-je ? »

Quand la transformation s’opère et que le processus de la connaissance de soi commence, c’est profond - quand on est en chemin vers cette prise de conscience « Qui suis-je ? »

. Et comment cela va-t-il pouvoir se faire ?

Vous savez, le chemin de la découverte du Soi n’est pas d’essayer de se découvrir soi-même. C’est se défaire de tout ce qu’il y a entre vous et ce que vous êtes vraiment, toutes les idées que vous avez sur ce que signifie se connaître soi-même.

Il est fascinant d’apprendre à dessiner. C’est fascinant. Les gens dessinent et l’on se dit « Ah oui, je vais aller voir quelqu’un et il va m’apprendre à dessiner parfaitement tel et tel sujet. »

Et oh ! Surprise, ce n’est pas cela que l’on vous enseigne. On vous enseigne la perspective, une ligne qui croise l’horizon, une ligne comme ceci, une ligne comme cela et les références, et les lignes de fuite au loin. Il faut apprendre tout cela. La notion de perspective en fait partie.

De la même façon, pour apprendre… Vous pourrez seulement apprendre tout cela si vous avez la capacité, le luxe de désapprendre, de laisser tomber, de lâcher toutes les idées fausses qui vous induisent en erreur. Puis, quand le seau est vide, alors vous pouvez commencer à le remplir.

Un jour, un homme va voir un professeur. C’est une histoire zen, donc il va voir un maître zen. Il lui dit : « J’ai des questions, j’aimerais vous les poser. J’aimerais recevoir votre enseignement. » Le Maître zen lui répond : « Bien sûr, entrez. Asseyons-nous, je vais nous faire apporter du thé. »

Il fait signe à son domestique qui se trouvait là et lui dit : « Apporte-nous du thé. » Le thé arrive, il le prend et commence à le verser dans sa tasse. Il verse, il verse et il continue à verser, à verser. La tasse se remplit, déborde et le thé se répand partout.

Le maître, intentionnellement, continue à verser, verser, verser. Finalement, l’homme n’y tient plus et lui dit : « Que faites-vous ? Ne voyez-vous pas que la tasse est pleine ? Qu’on ne peut y rajouter une goutte de thé ? » C’est une histoire zen.

Le maître se tourne alors vers l’homme et lui dit : « Eh bien, c’est pareil. Votre tasse est déjà pleine. Ne voyez-vous pas que, voulant recevoir mon enseignement, rien ne rentrera car votre tasse est déjà pleine, votre seau est déjà plein. »

Il y a une autre histoire, une version indienne, qui est très intéressante. Un jour, un homme vient voir un maître et lui dit : « Maître, j’aimerais recevoir votre enseignement. »

Le maître dit : « Très bien, je serais heureux de vous enseigner ce que je sais, mais voici ce que vous devez faire. Je vais aller puiser de l’eau au puits. Pendant que je remonterai l’eau, veuillez ne pas dire mot. Je vais devoir faire quelques essais pour remonter de l’eau, mais ne prononcez pas un mot. Si vous pouvez faire votre part et ne rien dire, je serai heureux de vous enseigner ce que je sais. »

L’homme se dit : « Eh bien, voilà qui est facile ! Je peux y arriver. C’est vraiment facile ! » Il va donc au puits avec le maître. Le maître prend la corde à laquelle le seau est accroché, il jette celui-ci dans le puits et le remonte. Il voit bien qu’il y a de l’eau dans le seau, mais il est percé de nombreux trous et toute l’eau s’en écoule. Quand le maître a enfin le seau en main, il ne reste pratiquement plus d’eau dedans.

Voyant cela une première fois, il se dit : « Voilà qui est étrange, mais tout ce que j’ai à faire, c’est me taire. Donc je vais me taire. » Le maître prend le seau et le jette dans le puis, le remonte, même chose.

L’homme se dit : « C’est vraiment très étrange. Cela fait deux fois. Je suis sûr qu’il peut voir que son seau est tellement troué qu’il ne peut contenir la moindre goutte d’eau et qu’il ne pourra pas en remonter. Mais il m’est demandé de me taire, donc je vais me taire. »

Le maître jette le seau une troisième fois. Même chose. Mais là, l’homme se dit : « Je ne sais pas. Peut-être ce maître n’est-t-il pas très sain d’esprit. Peut-être est-il fou. Mais tout ce que j’ai à faire, c’est me taire. » Donc il se tait.

Pour la quatrième fois, le maître jette le seau. Là, l’homme n’en peut plus et il s’exclame : « Excusez-moi Monsieur. Ne voyez-vous pas que ce seau est tout troué ? Il ne peut contenir la moindre goutte d’eau. »

Le maître répond : « Ecoutez, je vous avais seulement demandé d’observer, de ne pas prononcer un mot. Mais vous n’y êtes pas arrivé. Votre seau est vraiment complètement troué. Vous êtes venu à moi pour apprendre, mais comment allez-vous faire avec tous ces trous ? »

De la même manière, nous avons tant d’idées préconçues sur notre identité. En ce moment, je répète toujours ces trois points : « Connaissez-vous, vivez votre vie consciemment et ayez le cœur empli de gratitude. »

Sur la question de se connaître soi-même, que comprenez-vous ? Que voyez-vous ? Voyez-vous vos seules idées ? Ou n’y a-t-il pour vous qu’un point d’interrogation « Je ne sais pas qui je suis » ?  Beaucoup de gens pensent qu’ils se connaissent. Mais qui êtes-vous ? Le savez-vous comme une définition ou bien parce que vous le percevez ?

Si vous le savez d’après une définition, alors vous ne vous connaissez pas. Si vous le savez parce que vous le ressentez, alors vous vous connaissez. Le fait de se connaître n’est pas un point défini, c’est une sensation. Quelle est cette sensation ?

Lorsque vous êtes amoureux d’une personne et que vous voyez son visage, est-ce une définition ? « Ah, voilà mon bien-aimé » ou bien est-ce une sensation ? C’est une sensation. L’amour est-il une définition ou une sensation ?

Quand la mère voit son bébé le matin, se dit-elle « Oh, voici ma progéniture » ? Ou bien est-ce une sensation ? L’amour n’est pas une définition. L’amour est une sensation. Se connaître n’est pas une définition, c’est une sensation. Et tant que vous n’éprouvez pas cette sensation, vous ne vous connaissez pas vraiment.

Quoi qu’il en soit, j’espère que la blague vous a bien fait rire. Sinon, au moins, vous avez de quoi réfléchir à ce que j’ai dit.

Connaissez-vous ; soyez bien ; soyez en sécurité, soyez. Merci.

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