En confinement, 28e jour

avec Prem Rawat
Apr 17, 2020
« Ce qui vous rend parfait, c'est votre désir inné de vouloir faire le bien, de vouloir être heureux, de vouloir être en paix, quelles que soient vos imperfections. » – Prem Rawat « En confinement » 28e jour : un message personnel de Prem Rawat. Si vous souhaitez adresser des questions à Prem, veuillez les envoyer à PremRawat.com (www.premrawat.com/fr/aller-plus-loin) ou TimelessToday (customercare@timelesstoday.com

EN CONFINEMENT AVEC PREM RAWAT - 28e JOUR

Bonjour à tous. J'espère que vous allez tous bien, que vous êtes en sécurité et en bonne santé.

Aujourd'hui, je vais répondre à quelques questions. Et la première vient de Carme Montejo. La question est : « Vous avez commencé à parler de la nature authentique de l'être humain mais vous avez interrompu votre propos. » - Je me suis probablement laissé emporter et je me suis mis à parler d’autre chose ! - « Depuis lors, mon cœur aspire à en savoir davantage. Pouvez-vous nous en parler ? »

« La nature authentique de l'être humain. » Voilà une question très intéressante parce que nous rencontrons tellement ce que nous considérons ou pourrions considérer comme étant « notre nature » - l'égoïsme, la colère, et tout ce qui entache notre façon de percevoir un être humain. Mais que se passerait-il si tout cela était supprimé et que la seule chose qui reste soit vraiment ce qu'est la nature d'un être humain ?

Maintenant, est-ce que je parle en termes « hypothétiques » ou « réalistes » ?

Alors, quelle est la possibilité ? Commençons par comprendre cela.

Eh bien oui, il y a la colère mais il y a le contraire de la colère. Et cela réside-t-il dans un être humain ? La compassion, l'amour, la compréhension ? La réponse est « Oui, cela réside aussi dans un être humain. » Et qu'en est-il de la peur ? Eh bien, son opposé réside également dans l'être humain, il s’agit du courage.

Lorsqu’on voit un bébé, un enfant, qui n'est pas contaminé, qui n'a pas appris tous ces comportements, alors cet enfant est très concentré et réellement dans le désir d’être heureux, d’être satisfait. Il ne pleure que lorsque quelque chose ne va pas. Et quand tout va bien, l'enfant s'arrête.

Lorsque l'enfant arrive en âge d’explorer, il le fait. Et il montre le plaisir qu’il a à déployer une énorme quantité d’énergie pour essayer de saisir un objet, pour tenter de s'accrocher à quelque chose. C’est une joie pour lui d'accomplir cela.

Selon moi, ce sont ces traits naturels qui constituent le comportement et la nature véritables d'un être humain. Le fait qu'un être humain s'efforce, à chaque instant, autant qu’il lui est possible, d'être comblé, d'être dans cet endroit simple. Tout voir, tout admirer. Parce que dans le fait d’admirer, nous recevons quelque chose en retour.

S’asseoir sur une plage et regarder le rythme des vagues qui vont et viennent, vont et viennent. Puis se produit une sorte de pause, suivie par un nouveau groupe de vagues. Et la danse des bécasseaux qui arrivent au bon moment pour courir avec la vague. Tout est synchronisé.

Chaque fois que j'ai l'occasion de voir ce spectacle, je le trouve extrêmement hypnotique. Parce que chaque élément comprend le rythme de l’ensemble et s’y harmonise.

Cela ferait donc partie de la nature humaine de s’incliner devant ce qu'elle ne peut conquérir.

Devant ce qu'elle ne veut pas conquérir, elle s’incline, elle cède, elle laisse faire. Et c'est bien ainsi.

On voit d’énormes vagues qui arrivent, surtout en Californie du Nord. D’énormes vagues arrivent. Elles ne rencontrent pas d’obstacles, elles voyagent sans entraves et s’écrasent sur d’abruptes falaises. Et parfois quand on vole à environ 100 mètres d’altitude, ces vagues semblent vouloir vous toucher.

D’un côté il y a cette force incroyable, vraiment implacable des falaises, et puis de l’autre l'eau, la force de l'eau ; toutes deux s’affrontent. Au final, c’est l'eau qui gagne. Nous pouvons le constater dans de nombreux endroits. Mais jusque là, elles sont là.

Ainsi, la nature authentique d'un être humain serait la bonté, la recherche de la joie ; la possibilité pour un être humain de reconnaître la beauté et le rythme qui accompagne tout ce qui est, et en même temps de lâcher prise devant ce qu'il ne peut changer. Savoir quand plier et cependant savoir quand rester ferme – à l’instar d’un arbre.

L’arbre est là. Mais il sait aussi que lorsque le vent commence à souffler, il doit plier s'il veut rester debout, s'il veut continuer à être.

Cela devient un art, un art véritable, dans toute la nature, toute la nature. Rien ne prend le dessus.

On trouve déjà cette notion de préservation à l'époque du Mahabharata. Arjuna fait un rêve dans lequel toutes les créatures de la jungle viennent lui dire : « Écoute, tu es trop bon chasseur et tu vas nous anéantir. S'il te plaît, pars ! Va ailleurs. »

L’idée que les êtres humains pourraient exterminer une espèce ne fait pas partie de notre nature, cela ne nous profiterait pas. Il nous serait par contre bénéfique de prendre soin de ces espèces et de veiller à ce qu'elles puissent se perpétuer.

Donc, au fond, la nature véritable d'un être humain serait tout d’abord très « naturelle », faite de bonté, de compréhension et désireuse d'aider là où est le besoin, tout en laissant tranquille ce qui n'a pas besoin d'aide.

J'ai essayé d’exprimer cela aussi brièvement que possible, j'espère que ça aide. C'est ainsi que je vois la nature d'un être humain. Oui, je ne suis pas, loin de là, en train de nier la nature nuisible de l'être humain, elle est là aussi. Mais ce que je fais, c'est que tout en reconnaissant sa nature nuisible, je reconnais aussi la nature bienfaisante d'un être humain. Et elle est là.

Il faut l'accepter et c'est elle qui doit être perpétuée, pas la mauvaise. Nous savons comment perpétuer notre nature nuisible. Nous sommes experts en la matière. Nous le faisons depuis tant d'années, nous sommes devenus très, très efficaces et très, très doués pour prendre ce qui est mauvais et le perpétuer. Et nous oublions parfois le bon.

Et comment ce bon est-il mis en avant ? C'est très simple. Comment faire ressortir le bien chez un enfant ? Laissez cet enfant participer avec vous au processus de découverte, plutôt qu’essayer de lui dire ce qu'il doit faire ou ne pas faire. Laissez-le trouver les solutions, laissez-le trouver les réponses.

Si vous lui accordez suffisamment de confiance, cela prend un peu de temps, mais une fois qu'il comprend que vous lui faites confiance, que sa contribution est précieuse, alors il apporte aussi une contribution précieuse, à la fois pour vous et pour lui-même, une compréhension plus claire. J'espère donc - j'espère que cela vous aidera.

Une autre question de Kala en Nouvelle-Zélande – « Comment puis-je rester dans le présent lors de mes activités quotidiennes ? Est-ce que je dois y travailler ou est-ce que cela vient naturellement ? » Eh bien, voici la beauté de la chose.

Si vous aviez vécu consciemment et vous y étiez exercé depuis longtemps, cela vous viendrait naturellement. Mais au lieu de ça, ce sur quoi nous avons travaillé - et peut-être notre monde fait-t-il que nous n'avons pas le choix - ce sur quoi nous avons réellement travaillé, c'est le fait de vivre inconsciemment. Vivre inconsciemment est devenu une seconde nature.

Si nous voulons vivre consciemment, nous devons en faire notre seconde nature par la pratique, la pratique, la pratique, la pratique. Il nous a fallu beaucoup de temps, des années et des années de pratique pour nous exercer à l’inconscience. Il va falloir un peu de pratique pour vivre consciemment.

Evidemment, il y a une récompense à vivre consciemment. Voilà ce que cela signifie.

Tous les jours, je pense que chacun a cet objectif : « Je veux atteindre ce niveau, je veux atteindre ce seuil. »

Mais il y a certaines choses dans la vie qui n'ont pas de seuil. Vous vous exercez à vivre consciemment chaque jour de votre vie, petit à petit, petit à petit. Vous acceptez la réussite et vous acceptez l'échec. C'est ça, vivre consciemment. Il ne s'agit pas seulement de réussir et de ne pas échouer, il s'agit d'accepter à la fois la réussite et l'échec. Alors, vivre consciemment fait sens.

Il ne s’agit pas d’atteindre ce genre d’image que produit notre imprimante mentale et qui serait par exemple : « Un jour tu seras parfait. » Non, comprenez que vous êtes parfait. Et ce n'est pas une quelconque définition de la perfection qui a été décrite par quelqu'un d'autre qui vous rend parfait. Ce qui vous rend parfait, c'est, avec vos défauts et avec votre désir fondamental, de vouloir faire le bien, de vouloir être heureux, de vouloir être en paix. Voilà ce qui vous rend parfait, tout en incluant votre imperfection. Non pas sans votre imperfection, mais avec votre imperfection.

Et donc, j'espère que cela aide parce que c'est ainsi, selon mon expérience.

Une autre d’Ana Rosales : « Comment rester en paix quand nous voyons comment quelques-uns profitent de la destruction des autres et que nous, qui sommes unis, sommes ceux que l’on détruit. »

C'est une question intéressante, parce que c'est vrai. Un système a été créé dans lequel quelques-uns ont le pouvoir sur beaucoup. Cela ne s'est pas fait du jour au lendemain, mais progressivement, progressivement, nous avons laissé ces gens-là prendre le pouvoir, nous leur avons donné ce pouvoir.

Nous avons donné ce pouvoir aux fonctionnaires. Puis ils ont utilisé ce pouvoir avec le désir de se faire réélire, afin que celui qui les avait aidés à l’obtenir puisse les aider à se faire réélire - un peu plus puissant qu'eux. Vous comprenez?

Donc, il y a ceux qui sont puissants parce qu'ils font partie du gouvernement et il y a ceux qui sont plus puissants qu'eux - qui aident ceux qui veulent prendre le pouvoir, qui, eux, aident ceux qui veulent être plus puissants.

D’un coup, cela devient comme une course et bien des concurrents vont être éliminés. Les seuls qui restent à la fin sont ceux qui peuvent s'entraider. Le reste de la population, vous pouvez l’oublier, elle est éliminée.

Mais pourquoi ne pas se demander comment les choses en sont arrivées là ? Très facile. Comment en est-on arrivé là ? Parce que nous avons renoncé, nous avons renoncé à ce pouvoir que nous avions et que nous leur avons donné.

Nous leur avons dit : « C’est à vous. Je ne veux pas m’embêter, je veux avoir ma petite vie, je suis trop occupé. Je suis trop occupé à prendre soin de ma petite famille, de ma petite situation, je ne veux pas être dérangé par tout ça - alors prenez, partez avec, faites-en ce que vous voulez. » Eh bien, tout cela se retourne contre nous. Et quand cela se retourne contre vous, vous voyez ce qui se passe. Tel est le monde !

Certaines émissions montrent des gens qui ne jettent jamais rien. Ils accumulent, ils amassent, ils amassent, ils amassent, à un point tel que l’on ne peut même plus entrer dans leur maison. Ils ont tant amassé de bric-à-brac sans jamais s’en débarrasser. Ils ont continuellement amassé, amassé, amassé.

Eh bien, c'est ce que font certaines personnes, sauf qu'elles le font avec de l'argent, elles thésaurisent. Chaque fois qu'il y a un pot de vin, il y a de la corruption. Et que fait cette corruption ? Elle prend de l'argent dans le porte-monnaie du pauvre et le donne à quelqu'un qui n'en a pas besoin, qui ne l'apprécie probablement même pas.

Donc, ce que nous voyons dans ce monde - surtout maintenant, si dans votre ville vous voyez un ciel bleu et dégagé et toute la beauté qui s’y trouve, et bien, la prochaine fois, quand les choses reviendront à la normale, si toutefois c’est le cas, quand le ciel sera plein de pollution, ne blâmez pas Dieu pour cela. D'accord ? C’est de notre fait. C'est entièrement de notre fait.

Vous pensez que la terre produit trop peu de nourriture ? Non, la terre produit largement assez de nourriture pour nourrir chaque personne. Si quelqu'un a faim, à qui la faute ? C'est notre faute. Et attention, je dis bien « notre. » Ce n'est pas la faute de ceux-ci, ni la faute de ceux-là, ni leur faute à eux. C’est notre faute.

Donc, oui, ce dont vous parlez est tout à fait exact. Et nous avons permis que cela se produise. Nous avons permis que cela se produise.

Alors, la prochaine fois qu'une opportunité se présente, pensez-y ! Réfléchissez-y à deux fois. Comment renonçons-nous ? Nous nous asseyons comme des idiots devant une télévision et nous gobons tout... Je les appelle des « pilleurs de cerveaux. » Voilà donc ces pilleurs de cerveaux, ils enfoncent tout ce qu’ils veulent dans votre cerveau, chaque jour, et ils essaient de vous faire croire « voilà comment c’est arrivé, ça s’est passé comme ceci, comme cela. »

Il y a longtemps, il y avait une chaine qu’utilisaient les agences de presse - elles ne ne transmettaient que par ce canal – et qui diffusait sans commentaires. On ne voyait que les images, quel que soit le sujet. C'était la chose la plus ennuyeuse à regarder.

Maintenant, on regarde les mêmes images, elles ont été remaniées, changées, polies, accompagnées d’un éditorial...

Chaque matin, il est décidé de ce qui est considéré comme une information et de ce qui n’est pas considéré comme une information. S'il y a un élément de tragédie, alors ça vous interpellera. Et tout d'un coup, vous êtes assis et vous voilà bombardé de tragédies, de tragédies, de tragédies, de tragédies.

Quelqu'un m'a envoyé le lien d’une personne qui a créé une chaîne YouTube ou autre sur laquelle ne sont diffusées que des nouvelles positives. Eh bien, nouvelles positives ou négatives, il y aura des tragédies. Parce que nous les créons.

Vous voulez une opinion vraie, honnête, vous voulez connaître la vérité, alors vous regardez la télévision et vous dites : « Voilà la vérité. » Ça, c’est vraiment triste. Vous n'allez pas faire sortir la vérité de la télévision. Vous n'obtiendrez pas la vérité d’un morceau de papier que vous tenez devant vous. Tout cela a été bien peaufiné et largement biaisé.

Et plus il y aura d'opinions, de recherches, plus les faits seront déformés, ficelés de manière à les rendre consistants, plus l’histoire sera bonne, alors meilleure sera l’écoute et l’attention retenue.

Il faut se rendre à l'évidence, tout ce qui existe est là pour faire de l'argent. Voilà le critère principal. Et c'est ce qu'ils font, ils font de l'argent.

Donc, encore une fois, pour en revenir au monde dans lequel nous vivons, si quelque chose vous déplait, ce n'est pas comme si on vous l'avait mis dans les mains. Nous avons créé cette situation. Nous avons créé cette situation. J'espère donc que cela vous aidera. Je ne sais pas comment, mais je vous le dis tel que je le vois...

Et voici une question de Shubham, en Inde, de Delhi : « Parfois, à cause de ce confinement, je suis irrité et furieux, même à propos de détails. Comment le gérer ? »

Je me demande si vous n’étiez pas déjà irritable avant le confinement parce que mon petit doigt me dit que cette irritation dure depuis longtemps. Vous le remarquez davantage maintenant que vous êtes confiné, parce que vous êtes dans la même situation encore, encore et encore.

Quant à la gestion de l'irritation, vous pouvez vous sentir irrité. Et c'est cela vivre consciemment, c'est de cela dont il s'agit : oui, vous pouvez être très irrité. Et il y a des choses qui peuvent vous irriter. Sauf que ce que vous devez vous demander, c'est : « Voulez-vous, voulez-VOUS, vous sentir irrité ? » Donc, si des choses vous irritent, ce sont elles qui contrôlent, pas vous. Ce n'est pas vous qui êtes en contrôle mais ces choses. Si vous ne voulez pas être irrité, c'est vous qui devez contrôler les choses, pas le contraire. Donc, vous allez devoir prendre le contrôle de votre vie. C'est ce que cela va impliquer - prendre le contrôle de votre vie.

J'espère que vous serez tous en sécurité, en bonne santé, et surtout soyez. Merci.

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