En confinement, 29e jour

avec Prem Rawat
Apr 18, 2020
« L’amour n’a pas de frontières ; l’amour ne se laisse pas arrêter par les murs ; l’amour ne connaît pas la distance ; l’amour ne connaît ni les sommets ni les profondeurs. Rien n’est impossible pour l’amour. L’amour ne connaît pas de barrières. » Prem Rawat « En confinement » 29e jour : un message personnel de Prem Rawat Si vous souhaitez que Prem réponde à vos questions, veuillez les envoyer à PremRawat.com (www.premrawat.com/fr/aller-plus-loin ou TimelessToday (customercare@timelesstoday.com)

En confinement avec Prem Rawat, 29e jour

 

Bonjour tout le monde. J’espère que vous allez tous bien, que vous êtes en bonne santé et que vous essayez de passer du bon temps dans cette situation de confinement.

Nous allons continuer avec les questions. « Je peux voir où en sont mes enfants dans leur vie. L’image que je m’en faisais a été déchirée en mille morceaux. Je suis leur père et il est de ma responsabilité de m’assurer qu’ils sont sur la bonne voie. Comment m’y prendre ?  Mukesh »

Très bien, c’est une question intéressante. Vous êtes en confinement avec vos enfants et vous voyez qu’ils ne sont pas ceux que vous pensiez avoir élevés. Je vais essayer de répondre à cette question. Est-ce que vos enfants sont le produit de ce que vous voulez qu’ils soient ou bien est-ce qu’ils sont inclus dans les décisions que vous prenez pour eux ?

Est-ce que vous sollicitez leur aide en leur exposant ce qui devrait se passer et en leur expliquant pour quelle raison cela devrait se passer ? Est-ce que vous leur demandez leurs solutions, leur aide pour réaliser cet objectif ? Et pas seulement leur demander leurs solutions, mais les aider à les mettre en œuvre, suivre leurs conseils, accepter leurs conseils.

Donc, quand il s’agit de vos enfants, vous leur dites que faire et vous vous attendez à ce qu’ils le fassent. Avec vos amis, par contre, vous faites exactement ce que j’ai décrit il y a un instant, c’est à dire que vous vous asseyez avec eux, vous expliquez le problème et vous leur demandez conseil sur la manière de le résoudre. Et puis vous les écoutez, bien sûr, vous les écoutez, surtout s’ils donnent de bons conseils.

Alors, ça va prendre un peu de temps : vos enfants ne vont pas apporter des réponses parfaites dès le premier jour, parce qu’ils ne savent pas. Il faut qu’ils vous fassent confiance. Mais ne sous-estimez pas vos enfants. Ne les voyez pas comme des idiots, parce que c’est vous le père.

Donc, respectez-les et ils vous respecteront. Il est nécessaire de respecter pour être respecté. Il faut être deux pour arriver à la même conclusion et que les choses avancent.

Et demandez-leur conseil : « Comment pourrait-on faire ça ? » C’est exactement ce que vous faites quand vous allez à l’hôpital. Vous voyez le médecin et vous lui dites : « Docteur, j’ai mal au bras, que puis-je faire pour que ça aille mieux ? » Alors le médecin vous donne un conseil et vous l’acceptez.

Si le médecin vous dit : « Je vais vous amputer le bras » et que vous répondez « oh non, ce n’est qu’une petite égratignure, pourquoi est-ce que vous voulez m’amputer le bras ? » S’il répond : « Eh bien j’aime beaucoup amputer les bras », vous lui direz « non, vous ne me convenez pas comme médecin, je vais voir quelqu’un d’autre. »

Il faut cette confiance que vous devez établir avec votre famille, avec votre femme, avec vos enfants. Vous voulez être le dictateur de votre famille, mais croyez-moi, votre empire va se retourner contre vous.

Je ne sais pas quel âge ont vos enfants, mais vous parlez de l’image que vous en aviez et qui est déchirée en mille morceaux. Écoutez, c’est votre empire tout entier qui s’effondrera si vous ne faites pas les choses de manière à les inclure dans la recherche de solutions.

J’ai vu des enfants trouver des solutions alors qu’ils ne savaient même pas encore parler correctement, aussi petits que ça. Il suffit de leur demander : « Qu’est-ce que tu en penses ? Comment crois-tu que nous devrions faire ? » Et ils trouveront quelque chose : « Voilà ce qu’on peut faire. »

Et si un enfant n’a pas de bons résultats à l’école, on peut lui dire : « Eh bien comment pouvons-nous t’aider à obtenir de meilleures notes ? » Et écouter son avis. Il va y réfléchir. Les enfants sont-ils incapables de réfléchir ? Ils sont tout-à-fait capables de réfléchir. Et croyez-moi, vous serez surpris, vous serez très, très surpris.

Alors s’il vous plaît, pour commencer, respectez vos enfants si vous voulez qu’ils vous respectent et incluez-les dans le processus de prise de décision.

Vous savez, ne devenez pas comme ces hommes politiques. Ils ne sont pas tous mauvais, mais certains se présentent, ils se plient en quatre pour obtenir votre voix, puis ils vous envoient une grande claque pour on ne sait trop quelle raison. Alors ne devenez pas comme ça, ne le devenez pas. Soyez un père, c’est ça être père, paterner.

Vous êtes un père, pas un dictateur, pas un propriétaire d’esclaves. Votre but n’est pas de vous faire des esclaves. Vous êtes un père et le rôle d’un père est d’aider ses enfants à comprendre le processus de prise de décision, de tout ce que cela demande.

Je vois que tant de personnes se sont donné une tâche impossible à accomplir parce qu’ils ne veulent pas inclure. Quand on inclut, on a une équipe. On n’a pas seulement une famille, on a une famille-équipe.

Et quand on est une équipe, on travaille en équipe. Et c’est formidable, c’est fantastique. Ce travail d’équipe peut être tellement agréable, tellement beau. Voilà vers quoi vous devez aller. J’espère que cela a du sens pour vous.

Voici une question de Raphaëlle : « Rien ne me plairait plus que d’être présente à chaque instant de ma vie. Ne pouvons-nous pas assumer notre rôle tout en restant avec cet amour, même pendant les banales actions quotidiennes de notre existence ? Est-il possible de faire coexister constamment notre action et l’expérience ? Est-ce à notre portée d’acquérir cette capacité ? »

Oui, nous pouvons assumer notre rôle, mais cela doit être fait avec conscience, pas seulement… Tout d’abord, permettez-moi de vous poser une question : « Avez-vous en tête une image de ce à quoi cela ressemble ? » Si c’est le cas, c’est un piège, vous réunissez les conditions qui vous mèneront à l’échec.

Beaucoup de gens pensent : « Voilà ce qui va se passer, tout le monde sera libéré, etc. etc. ». Le monde est rempli de gens qui fabriquent des images, mais ce sont ces images qui nous font trébucher et qui rendent les choses les plus simples virtuellement impossibles.

Alors, s’il vous plaît, débarrassez-vous d’abord de cette image. Ensuite, il se passera ce qu’il se passera.

Voici une autre question : « Je suis venue au monde avec un haut niveau d’anxiété, ou bien je l’ai acquis. » C’est une question de Céleste. « Je me demande si je peux changer ma nature et la laisser derrière moi. » Oui, vous n’êtes pas obligée d’être anxieuse. Je pense que plus on maîtrise sa vie et ce qui se passe dans sa vie, moins il y a de raison d’être anxieux.

Bien sûr, il arrive qu’un surcroît d’anxiété soit quelque chose de physiologique et, dans ce cas, vous devez voir un médecin ou un psychologue qui peut vous aider. Mais ce qui est certain, c’est que plus vous avez le contrôle de votre vie, moins il y a de raison d’être anxieuse. J’espère que cela vous aidera.

« Auriez-vous des paroles inspirantes... » - c’est une question de Victoria – « Auriez-vous des paroles inspirantes pour m’aider à prendre le contrôle de ma journée, s’il vous plaît ? » Oui. Soyez confiante. Comprenez ce qu’est ce contrôle.

Ce n’est pas comme si tout-à-coup vous alliez devenir Mickey dans L’apprenti sorcier. Il agite le doigt et un balai sort de l’armoire et se met à nettoyer le sol, le seau verse de l’eau et tout ça. Ce n’est pas de cela qu’il s’agit.

C’est à vous d’être comblée, de vous comprendre, de dire : « OK, si ça ne marche pas, pas de problème. Moi, je vais bien. Je me sens bien. » Et non pas : « Si ça ne marche pas, je suis fichue. » Non. « Si ça ne marche pas, ça va quand même. Tout ira bien pour moi. Tout ira bien pour moi. »

Si vous laissez déborder les haricots, c’est une catastrophe, il y en a partout, ne dramatisez pas, commandez une pizza. Après tout, ce dont vous avez besoin, c’est de manger. Pas nécessairement de haricots ce jour-là. Peut-être que vous pouvez en faire le lendemain. Utilisez ce que vous avez appris, mettez-le en pratique et préparez mieux les haricots le lendemain, n’en faites pas une catastrophe.

Parfois, c’est aussi simple que ça. Parfois, bien sûr, ce n’est pas aussi simple. Mais chaque jour, comprenez la valeur de cette journée et ce que vous pouvez contrôler. Vous devez savoir sur quoi vous avez le contrôle et sur quoi vous n'avez pas le contrôle.

Beaucoup de gens ne savent pas ce sur quoi ils n'ont pas de contrôle et ils essaient de prendre le contrôle de ces choses-là, et ça mène à la catastrophe. Ça ne peut faire qu’une catastrophe.

Sur quoi avez-vous le contrôle ? Sur ce que vous ressentez. Ce n’est pas la situation, c’est la façon dont vous réagissez à la situation. C’est très clair. Alors dans votre vie, chaque jour, faites l’effort d’être conscient et d’aller de l’avant.

« Je me suis rendu compte récemment que j’étais coincé dans ma vie, pas à cause de l’épidémie du Covid-19, je travaille au beau milieu. J’ai eu le virus et je suis guéri, encore quelques symptômes, mais rien de grave. Mon problème, c’est que je n’arrive pas à digérer ce qui se passe.

Du courage, j’en ai. C’est pour ça que je me lève et que je vais travailler. Mais les personnes âgées qui meurent seules, à qui on ne donne pas la chance de se battre, à qui on refuse les soins intensifs à cause d’un maudit chiffre : leur âge… Franchement, j’en connais certains qui sont plus frais à 86 ou 92 ans que d’autres à 50.

De plus, étant médecin, c’est ma responsabilité d’annoncer la nouvelle, non seulement au malade, mais aussi à la famille. C’est affreux. Comment faire face à la culpabilité ? Je sais que ce n’est pas entre mes mains, mais alors pourquoi la culpabilité ? »

Non, vous ne devez pas vous sentir coupable. Vous ne devez pas vous sentir coupable. Vous vous trouvez dans une position très précaire.

Arjuna dit, au beau milieu du champ de bataille… C’est exactement ce que dit Arjuna : « Je ne me battrai pas. Je connais ces gens. Je ne veux pas être celui qui sera responsable de leur mort. C’est trop, donc je ne me battrai pas. »

Krishna répond : « Fais ce que tu as à faire, fais ton devoir. Ne t’inquiète pas des conséquences, fais ton devoir. » C’est quelque chose de très important en Inde. La Gita contient tout un chapitre : « Le devoir, faites votre devoir, ne vous inquiétez pas des conséquences. »

Vous êtes médecin, vous pouvez aider les autres, vous en avez déjà aidé tellement. Vous pouvez continuer à les aider, il n’y a pas besoin de culpabilité.

Que se passe-t-il ? De mauvaises décisions sont prises. Peut-être que l’histoire se penchera sur ces mauvaises décisions qui ont été prises par certains dirigeants, des choses anormales, des conclusions incohérentes. Je pense que nous allons en entendre parler pendant très, très longtemps.

Avant les gens n’avaient pas les ressources nécessaires pour exprimer leur colère, leur peur ou ce qu’ils ressentaient, mais maintenant si. Et donc je pense qu’on va en entendre parler pendant très, très longtemps.

Mais je vous encourage à ne pas vous sentir coupable. Vous ne devez pas vous sentir coupable. Ce que vous devez ressentir, c’est le courage d’aller de l’avant. Utilisez ce courage pour vous secouer et vous débarrasser de la culpabilité. C’est comme ça que je l’exprime : “se secouer pour s’en débarrasser”. La culpabilité vient de la tête, elle ne vient pas du cœur. Elle vient de la tête, elle vient du raisonnement.

En plein incendie, ce n’est pas le moment de se demander de quelle façon il a démarré. Le mieux à faire est de combattre le feu. Et donc, ce que je peux vous dire, à vous qui êtes médecin, c’est : « Ne vous sentez pas coupable. Débarrassez-vous de la culpabilité, allez de l’avant et aidez les gens. Aidez-les comme vous savez le faire. Donnez-leur de l’amour, prenez soin d’eux, prenez soin d’eux comme vous seul pouvez le faire. » Je vous souhaite bonne chance.

Une question qui vient de Malaisie, de Yashota. « Ceux qui attrapent le virus se retrouvent à l’hôpital et si leur état s’aggrave, ils sont transférés en soins intensifs. S’ils ne s’en sortent pas, ils meurent. La famille n’est pas autorisée à aller les voir, à les accompagner.

S’agit-il vraiment du fait qu’on nait seul et meurt seul, pour ensuite être renvoyé ou enterré par le personnel de l’hôpital ? Je me sens si triste pour les malades. Ils veulent voir leurs proches avant de mourir, mais ils ne le peuvent pas. Quelle est votre opinion à ce sujet ? Si le cœur est comblé, alors on n’est pas triste ? »

Je vais replacer les choses dans leur contexte. Ce n’est pas moi qui ai établi la règle selon laquelle ils ne doivent pas se voir, mais je sais une chose : l’amour ne connaît pas de frontières. L’amour ne se laisse pas arrêter par les murs. L’amour ne connaît pas la distance. L’amour ne connaît ni les sommets, ni les profondeurs. Rien n’est impossible pour l’amour. L’amour ne connaît pas de barrières. Vous pouvez aimer ceux qui vous aiment et vous les aimerez toujours.

Ce qui se passe, c’est que vous restez ici et vous ressentez le chagrin de la perte. Au moins, ceux qui sont partis ne ressentent pas de chagrin. Ils ne savent pas, ils sont partis. C’est ça que “parti” signifie. Ils nous ont quitté. Ils ont laissé derrière eux le cerveau qui raisonnait, les yeux qui vous reconnaissaient, les yeux qui vous voyaient, les oreilles qui vous entendaient…

Et donc, le monde est différent dans ce sens-là. Vous avez besoin de les aimer. C’est là que réside l’espoir de ce que sera leur héritage. Ils vivent en vous. Vos parents, vos grands-parents, ils vivent en vous.

Et oui, c’est une terrible tragédie. Mais telle est la nature de cette bête. Le mieux à faire, c’est d’aimer. Ce que vous pouvez faire, vous devez toujours vous en souvenir : « Quelle que soit la situation, que puis-je faire ? » et non pas : « Que puis-je ne pas faire ? » ça, c’est une perte de temps.

Mais dans cette situation, chaque jour qui passe, vous devez vous souvenir de ce que vous pouvez faire. Ce que vous pouvez faire, c’est aimer, aimer, aimer, et aimer.

Soyez en sécurité, soyez bien, soyez.

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