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En confinement, 42e jour 00:14:42 En confinement, 42e jour Video Duration : 00:14:42 avec Prem Rawat

En confinement avec Prem Rawat, 42e jour

Compte à rebours pour le Programme d’éducation pour la Paix

DJ Fresh :

Notre programme du mercredi traite de la résolution des conflits, car à notre avis, tout le monde en a besoin.

Je ne pense pas que les gens aiment être agressifs. Je ne pense pas qu'ils aiment être violents. Mais généralement à la radio, nous n’offrons pas non plus de solutions, nous ne disons pas aux gens : « Voilà des outils qui vous aideront peut-être à gérer la situation. »

À l’écran :

Métro FM a plus de 10 millions d’auditeurs en Afrique du Sud.

Mpho Maboi :

Je pense que le message de Prem est pertinent, non seulement en Afrique du Sud, mais aussi dans le monde entier, car nous vivons dans une société très violente. Donc quand quelqu’un vous dit : « Vous savez, la paix fait partie de votre vie. La paix n’est pas quelque chose que l'on peut obtenir ou chercher à l’extérieur, mais que l’on trouve en soi », je pense que cela va aider beaucoup de monde.

À l’écran :

DJ Fresh et DJ Somizi interviewent Prem Rawat à Johannesbourg en Afrique du Sud.

DJ Fresh :

Ici Sands sur Metro FM avec Tigi, il est 6h40. Bienvenue à Fresh Breakfast. Tous les mercredis nous parlons de résolution des conflits, en espérant vous donner les outils qui vous permettront de résoudre les conflits que vous rencontrez. Et ce matin, souhaitons la bienvenue dans Fresh Breakfast à Prem Rawat qui a reçu le prix international BrandLaureate Lifetime Achievement, prix n’ayant été accordé qu’à 3 autres personnes dans le monde, dont Nelson Mandela et Hillary Clinton.

Prem Rawat enseigne que le besoin d’être heureux peut être satisfait en entrant en contact avec la source constante de paix et de joie à l’intérieur de soi. Il a des millions d'adeptes à travers le monde et il est de passage en Afrique du Sud.

Bonjour Monsieur.

Prem Rawat :

Bonjour Monsieur. Bonjour, ravi d’être là.

DJ Fresh :

Puis-je vous appeler “Monsieur” ? Quel est le protocole ?

Prem Rawat :

Appelez-moi Prem.

DJ Fresh :

Comment allez-vous, Monsieur ?

Prem Rawat :

Très bien et vous ?

 DJ Fresh :

Bien. Avant de commencer, pouvez-vous nous donner un bref historique de ce qui inspire vos enseignements.

Prem Rawat :

Il ne s’agit pas vraiment d’enseignements. Depuis cinquante ans, je parle de la paixet je parcours le monde.

DJ Fresh :

Oui

Prem Rawat : 

Et je vois que les gens ont tant force en eux mais qu’ils ne savent pas comment y accéder. Ils ont en eux tellement de solutions mais n’en sont pas conscients. Comme Socrate l’a dit il y a très longtemps : « Connais-toi toi-même ». Et cela a encore plus de valeur de nos jours, car nous sommes si facilement distraits.

DJ Fresh :

Pourquoi à votre avis, n’arrive-t-on pas à se connaître, ce qui, du coup, a un impact sur nos relations avec les autres ?

Prem Rawat :

Comme nous ne connaissons pas, notre attention est tournée vers l’extérieur. Nous nous attendons à y trouver ce qui doit en réalité venir de l’intérieur de nous, par exemple la paix. Nous cherchons la paix dans le monde extérieur. Nous ne la trouverons pas là, ce n’est pas là qu’elle est.

Nous allons la trouver en nous. À moins de savoir comment aller à l’intérieur et comment entrer en contact avec soi-même... Et c’est exactement le sens de : « Connais-toi toi-même, trouve-toi, sois avec toi-même. »

DJ Fresh :

À partir de quel âge selon vous, peut-on commencer à chercher ces choses profondes par nous-même, de cette façon ?

Prem Rawat :

C’est un peu une question d'imitation. Dès le plus jeune âge nous nous mettons à imiter nos parents, à regarder autour de nous et à copier ce que nous voyons. Et quand ce monde devient délirant à l’extérieur, nous commençons à penser de la même façon. Nous nous disons : « Regardons à l'extérieur, c’est là où tout se trouve. Je veux ça et ça et ça. »

Et puis, nous voyons nos parents, nous voyons les gens que nous aimons, bien englués dans la cupidité. Alors la cupidité nous atteint également.

DJ Fresh :

C’est sûr.

Prem Rawat :

Tout commence à un très jeune âge car c’est alors que la graine est semée. C’est très très important de comprendre cela et de donner à nos enfants un environnement où ils peuvent grandir en toute indépendance, loin des influences qui nous contaminent, que nous-mêmes n'aimons pas du tout. Mais nous ne faisons rien pour dire à la jeune génération « vous n’êtes pas obligé de faire la même chose. »

DJ Fresh :

Mais concrètement, comment briser ce cercle vicieux ?

Prem Rawat :

En comprenant qui nous sommes, c’est vraiment le moyen le plus concret. Une chose est sûre, avec mes yeux je peux voir votre visage et le visage de tout le monde. Mais si je veux voir mon visage, ces yeux ne me servent à rien, j’ai besoin d’un miroir. Ce miroir devient alors notre compréhension, ce miroir devient cette connaissance. Ne pas se contenter de croire ou de penser certaines choses mais réellement savoir, c’est une telle force. C'est une telle force car nous sommes devenus des croyants, « Crois en ceci, crois en cela ».

Nous attendons tous qu'un ange vienne, que les cieux s’entrouvrent et qu'il descende sur terre. Je dis aux gens : « L’ange est arrivé, et vous êtes cet ange. Vous êtes ici pour vous sauver. Sauvez-vous vous-mêmes, faites le boulot de l’ange. »

DJ Fresh :

Soyez responsable de vous-même.

Prem Rawat :

Soyez responsable de vous-même, comprenez qui vous êtes, découvrez qui vous êtes, soyez vous-même.

DJ Fresh :

Est-ce aussi simple qu’il y parait en vous écoutant ?

Prem Rawat :

Eh bien cela dépend. Êtes-vous loin de chez vous ? Vous êtes-vous beaucoup éloigné de chez vous ? Plus nous nous éloignons, plus le chemin de retour est long. Et bien sûr que c’est simple parce que vous rentrez chez vous, chez vous, vous êtes votre maison, vous serez toujours votre maison, et vous avez besoin de vous connaître, vous.

Si vous avez une grande carte devant vous avec toutes sortes d’indications, mais que vous ne savez pas où vous êtes, elle ne vous sera d’aucune aide. La première chose à savoir est votre position sur la carte.

DJ Fresh :

Si un enfant de cinq ans vous demande : « Oncle Prem qui es-tu ? Que fais-tu ? » Comment allez-vous le lui expliquer de façon compréhensible pour lui ?

Prem Rawat :

La question a été posée à ma fille et elle a dit : « Il voyage dans le monde entier pour parler aux gens. » Mais la meilleure façon de l’expliquer serait de dire que j’ai cette aptitude, j’ai ce don pour parler de la paix, et je veux utiliser ce don.

Car si un don n’est pas utilisé, ce n’est plus un don. Alors je veux me servir de ce don pour parler aux gens de la paix et les faire réfléchir, c’est tout. Je n'ai pas besoin de leur tenir la main ni de faire autre chose. Je dois juste les inciter à se poser des questions sur eux-mêmes, sur la possibilité de la paix dans leur vie, et ça suffit pour déclencher quelque chose.

DJ Somizi :

Venons-en à votre philosophie, en particulier à l’amour. La plupart des gens choisissent de se battre physiquement s’il y a un conflit dans leur relation amoureuse. Pouvez-vous expliquer la bonne façon de s’y prendre ? Cette paix intérieure joue-t-elle un rôle majeur dans la décision de prendre du recul et de se dire que nous sommes au-delà de cela, que nous en sommes capable dans cette crise ?

Prem Rawat :

La paix joue toujours un très beau rôle. Mais permettez-moi de l’exprimer ainsi : tombez-vous amoureux d’une personne, ou bien tombez-vous amoureux des attentes que vous avez d'elle ? Car si vous tombez amoureux de cette personne, alors vous serez amoureux d’elle et il n’y aura pas de conflit. Mais si vous tombez amoureux des attentes envers cette personne, alors il est certain qu’à un moment ou un autre, si elle ne peut répondre à vos attentes, il y aura le grand C, C comme conflit.

DJ Fresh :

Donc, disons que je suis quelqu'un qui, à cause d’une mauvaise estime de soi, ou par insécurité, ou à qui l’on a déjà fait du mal, pense que l’on pourrait recommencer. Alors quand je vois ma compagne avec quelqu’un d’autre, ou même simplement parler à quelqu’un d'autre, je perds la tête.

Ou supposons que je décide de céder à la violence. Comment m’en empêcher en appliquant ce que vous nous avez dit ?

Prem Rawat :

Très, très simple. Cela s’appelle la loi de l’attraction. Une fleur ne fait rien d'autre qu’offrir à l’abeille un peu de nectar et l’abeille parcourt des kilomètres pour venir voler au-dessus de cette fleur.

Voilà ce que vous devez devenir, vous devez devenir cette fleur. Vous devez être entier, complet, vous devez être fort, vous devez être véritablement vous-même et c’est là que vous devenez séduisant.

Ce n’est pas la Porsche qui va le faire, ni les idées, ni tout le reste qui va faire cela. Bien sûr, une Porsche ce n’est pas mal, mais vous pouvez être tellement mieux que cela. Vous pouvez être cette fleur, et ainsi devenir séduisant.

DJ Fresh :

Mais comment devenir cette fleur ?

Prem Rawat :

Tout d’abord, en vous connaissant, en sachant qui vous êtes. Quand on regarde les arbres dans la forêt, on voit parfois du lierre qui étouffe l’hôte sur lequel il pousse. Que va-t-il se passer ? L’arbre va mourir, ensuite le lierre va mourir. Personne ne va gagner.

Si vous voulez être gagnant, soyez la fleur qui offre sa solidité, sa force. Venez sans avoir d'attentes mais offrez de l’amour, de l’amour, de l'amitié, de la compréhension mutuelle, sinon, quand il y a des attentes, il y aura toujours quelque chose qui cloche, encore et encore.

DJ Somizi :

En vous écoutant je me dis parfois qu’il y a bien un moment où tout cela n'est pas réaliste. Il y a des situations où nous sommes obligés de réagir. Si nous ratons notre avion, nous ne pouvons pas dire : « Oh, ce n’est pas grave. »

Hier par exemple, je décompressais chez moi et comme je suis en plein dans ce truc de paix intérieure, j’ai allumé des bougies et je me suis assis en me disant : « Quand cela va-t-il revenir ? » Mais le fait d’être réaliste dans certaines situations a-t-il à voir quelque chose avec la paix intérieure ?

DJ Fresh :

Et j'ajouterais que pour certains la paix n’est pas forcément la solution. Je me sens mieux si je me suis défoulé, ou bien je me sens mieux si je me suis expliqué avec ce type qui draguait ma femme. Donc que dites-vous à ceux qui pensent que se défouler permet de trouver la paix intérieure ?

Prem Rawat :

Je vais souvent dans les prisons et je vois beaucoup de détenus qui ont fait exactement ça. Je leur parle et ils le regrettent, vous n'imaginez pas à quel point ! Mais je n’ai rencontré personne dans ces établissements qui, ayant pratiqué la paix, regrettent d’avoir pratiqué la paix.

Il y a des idées fausses sur la paix, beaucoup d’idées fausses, par exemple que l'on devient un légume quand on est en paix. Mais la paix est dynamique, exaltante, merveilleuse, magnifique !

Les gens pensent : « Si je suis en paix, je vais devenir un légume retiré dans la montagne, à regarder des bougies toute la journée. » Ce n’est pas cela la paix, ça c’est juste l’idée que nous nous faisons d’un environnement agréable. Nous sommes au bord de l’océan, le soleil se couche, il n’y a pas de vent, c’est une belle journée et nous nous disons : « Comme c’est paisible ! » Ça, ce n’est pas “paisible”, car, en une seconde, le vent peut se lever. Vous regardez le soleil qui produit cette belle lumière mais savez-vous à quel point ce soleil est violent ? Savez-vous à quel point l’océan peut être violent ? Il peut engloutir tout ce qu’il veut.

La paix est en vous, la paix est exaltante, la paix donne le sourire. Et quand un être humain est fort, c’est là qu'il est séduisant. Quand il est faible, il demande aux autres de combler son manque : « Comble-moi, comble tel et tel manque en moi. » Et quand l'autre n’y arrive pas, les problèmes commencent.

DJ Fresh :

Donc, remplir sa propre coupe.

Prem Rawat :

D’abord soyez comblé. D’abord soyez comblé et si vous l’êtes, alors la relation prendra tout son sens. Dans le cas contraire, ce ne sera pas…

DJ Fresh :

Car on ne cherche pas de validation.

Prem Rawat :

On ne cherche pas de validation. Et c’est très important, très important.

DJ Fresh :

Prem Rawat est dans notre pays, malheureusement nous devons nous arrêter mais vous pourrez peut-être le retrouver quelque part. Où serez-vous, et pourquoi êtes-vous ici ?

Prem Rawat :

Je vais donner une conférence au Cap le 20, au Centre international de conférences, dont le thème sera : « Libérer l’espoir ». C’est très important. Et j’aime vraiment l’Afrique, j’aime les gens ici, car il y a une crise et ils vont surmonter cette crise.

DJ Fresh :

Qu’aimeriez-vous dire à nos dirigeants qui pensent qu’il n’y a pas de crise ?

Prem Rawat :

Eh bien : « Ouvrez les yeux. Ouvrez les yeux et regardez autour de vous. » En fait, les gens doivent commencer à se regarder eux-mêmes, pas leurs dirigeants. Le bilan de tous les dirigeants de ce monde serait plutôt : échec, échec, échec. L’un a pu réussir ici, et un autre là, mais cela a surtout été : échec, échec, échec.

Je dis aux gens partout dans le monde : n’attendez rien des dirigeants, ni qu'un ange descende du ciel. Vous êtes cet ange, devenez le dirigeant, devenez le dirigeant de votre vie. Vous pouvez faire avancer les choses, vous pouvez changer la dynamique.

DJ Fresh :

Où peut-on vous trouver en ligne, Monsieur ?

Prem Rawat :

TimelessToday.com

DJ Fresh :

TimelessToday.com, Mesdames et Messieurs, Prem Rawat va maintenant quitter nos locaux.

En confinement, 41e jour 00:18:16 En confinement, 41e jour Video Duration : 00:18:16 avec Prem Rawat

Prem Rawat :

Bonjour tout le monde. J’espère que vous allez tous bien. 40 vidéos ont déjà été réalisées et diffusées et je voudrais prendre un peu de temps pour vous expliquer ce que je prévois de faire. Bien évidemment, en fonction de la situation, nous devons rester très flexibles quoi qu’il arrive.

Mais l’idée est la suivante. Nous développons le Programme d’éducation pour la paix. Au début de ces retransmissions j’ai dit que ce serait fantastique de pouvoir le faire et je le crois toujours.

Nous rassemblons donc différentes vidéos pour qu’il puisse avoir lieu parce que cela ne s’est jamais fait de cette manière auparavant. Ce que je prévois, et cela pourrait changer à tout moment donc ne me prenez pas au mot, c’est qu’un jour vous puissiez regarder le PEP.

Il ne dure pas toute la journée, non. Sa durée est d’environ une demi heure, un peu plus, surtout si je fais une introduction. Ensuite vous aurez plusieurs jours pour pouvoir nous communiquer ce que vous avez appris, en prêtant tout particulièrement attention au thème de chaque partie de ce PEP.

Ensuite je rassemblerai tout ce qui a été envoyé, je ferai une sélection des commentaires les plus pertinents. Je suis sûr que nous en recevrons un certain nombre qui ne seront pas exactement ce qu’on peut attendre de mieux mais il s’agira simplement de prendre ceux qui aideront tout le monde à aller de l’avant.

Je les lirai et nous en discuterons, ou plutôt je les commenterai. Ensuite nous passerons au thème suivant du Programme d’éducation pour la paix.

Il se déroulera ainsi jusqu’à son terme. Il se peut que la durée entre chaque thème soit ajustée soit en l’augmentant, soit en la diminuant.

Les vidéos du confinement ont été extrêmement utiles, me semble-t-il. Une autre chose à laquelle je pense, c’est à donner des conférences. Quel type de conférences ? Étant données les circonstances, des conférences virtuelles.

Ces conférences virtuelles auront lieu là où je me trouve en confinement, bien évidemment. C’est de là que ces conférences seront retransmises, elles seront mises à votre disposition pour que vous puissiez les regarder. Elles seront bien sûr plus longues que les vidéos du confinement telles que vous les connaissez.

Voilà le projet auquel je travaille. Il y a de très belles choses disponibles, l’une d’elles est la nouvelle série de podcasts qui est sortie et qui s’appelle “Life’s Essentials”. On peut les trouver sur Apple Podcast et Spotify. Ce sont de très bons podcasts, n’hésitez pas à aller voir par vous-mêmes.

Entretemps nous allons montrer un certain nombre de vidéos. Donc cela ne va pas s’arrêter, loin de là. Beaucoup de matériel va être diffusé car nous avons de nombreuses choses en réserve, croyez-moi, il s’agit d’heures et d’heures de vidéos.

Et en parallèle j’ai fait des vidéos du confinement en hindi pour tous ceux qui parlent hindi de par le monde. Bien sûr ils voulaient savoir si je ferai le PEP en hindi également.

J’ai appris que le PEP que nous utilisons actuellement est principalement traduit de l’anglais. Donc pour eux, je voudrais faire quelque chose d’un peu plus à jour.

Nous n’avons pas les moyens, je n’ai pas les moyens de créer et de monter un tout nouveau PEP mais je vais faire ce que je peux. J’ai une liste des thèmes abordés dans le PEP. Il y a la paix, l’appréciation, la force intérieure, la conscience de soi, la clarté, la compréhension, la dignité, le choix, l’espoir et la plénitude. Ce sont les thèmes abordés dans le cadre du PEP.

Donc je peux essayer de créer quelque chose en Hindi, c’est à voir. Ceux qui parlent hindi en sont à la 37e vidéo du confinement. Il en reste donc encore quelques-unes à venir pour eux et cela me donnera le temps de travailler sur le Programme d’éducation pour la paix et de le terminer.

Comme je l’ai souvent dit, et c’est vrai pour tout dans l’univers, nous n’en retirons que ce que nous y mettons. Vous savez, ce que l’on n’y met pas… beaucoup de gens hésitent peut-être et se disent : « Je ne sais pas de quoi il s’agit ». Ce ne sont que de bonnes choses, ce ne sont que des choses pour vous aider à réfléchir, réfléchir d’une manière totalement différente, et percevoir ce que signifie d’être humain.

C’est un point de vue et une nouvelle approche qui vous sont proposés, différents de : « faites ci et faites ça, et ci et ça », toutes ces formules qui existent depuis des années, des années et des années - et vous pouvez en ajouter quelques-unes de plus - qui n’ont fait aucun bien à qui que ce soit.

Ainsi les catastrophes s’enchaînent. Il y eut des rois il y a très très longtemps, des rois qui furent mauvais, malveillants, qui manquèrent de générosité, qui furent injustes envers le peuple. Des révoltes de produisirent et ils furent destitués, ils furent éjectés.

Et puis ces nombreux drames que nous tous connaissons… des fléaux apparaissent, comme en Afrique, pratiquement chaque année les sauterelles dévorent tout sur leur passage et les gens souffrent de la famine.

Il y a tant de maladies. Quelque part apparaît telle maladie, ailleurs c’est telle autre. Nous avons déjà connu le MERS, le SRAS, la grippe aviaire, Ébola, etc., et voici maintenant le coronavirus et nous sommes submergés.

Bien entendu, nous devons nous en soucier et prendre toutes les précautions nécessaires. En même temps, nous devons utiliser notre intelligence, notre expérience et notre courage pour ne pas propager de rumeurs, de fausses histoires et travailler ensemble à un aboutissement positif de cette situation, collectivement, partout dans le monde.

Mais bien sûr, c’est trop demander, « non, non, non, nous ne voulons pas d’aide, nous ne voulons pas ceci, nous ne voulons pas cela… » Il aurait été fantastique de voir les dirigeants du monde entier collaborer et que certains aient le bon sens de regarder ceux qui avaient réussi pour en prendre modèle.

Assurément, c’est trop demander et cela peut continuer ainsi sans fin. Pour moi, l’idée est d’offrir un autre point de vue, une réalité qui vous concerne vous, au lieu de tout ce que vous faites. Qui vous concerne vous. Voilà ce qu’est le Programme d’éducation pour la paix.

Ce sont des choses… la façon dont vous pouvez trouver la paix, l’appréciation, l’appréciation pour votre vie, la force intérieure que vous avez, sont des choses que l’on ne crée pas. Vous n’avez pas à vous rendre quelque part et les fabriquer. Ce sont des choses qui existent déjà en vous.

Tout ce que vous avez à faire c’est leur permettre de s’exprimer, de se manifester. Vous connaissez votre colère, mais savez-vous que vous avez aussi en vous le discernement, que vous avez en vous l’appréciation ? Ces choses-là peuvent faire en sorte que votre vie soit très belle si elles sont mises en pratique de la bonne façon.

Voilà pourquoi elles sont là. Tout le monde en dispose à la naissance. Oui la colère est présente dès la naissance, la peur est là dès la naissance, nous avons toutes ces choses-là. Mais nous disposons aussi, à la naissance, d’une immense beauté. C’est cela la paix, c’est cela l’appréciation.

Pour apprécier il suffit simplement d’ouvrir l’œil et de se dire : « Regarde, il y a d’autres choses à apprécier que celles auxquelles tu pensais. Mais il y en a tellement d’autres. »

Puis la force intérieure, la force que vous avez et qui surgira à point nommé. Lorsque vous êtes en échec dans le monde, que faites-vous ? Beaucoup de gens sont terrassés, se sentent anéantis. Mais vous n’êtes pas obligés de vous sentir anéantis, vous pouvez bouger, vous pouvez marcher, vous pouvez aller de l’avant. C’est tout cela, le Programme d’éducation pour la paix.

La conscience de soi, être conscient de qui l’on est, de ce que l’on est, de ce que sont nos points forts, c’est tellement important dans une vie. Pour naviguer au quotidien, nous devons savoir où nous nous trouvons précisément sur cette carte, la carte de la vie. Être conscient de soi-même est extrêmement, extrêmement important.

La clarté, le discernement, le pouvoir du discernement, voir clair. Lorsque les problèmes arrivent je peux vous assurer que pour tout le monde, tout le monde, quand nous sommes submergés par les problèmes, tout devient brumeux. On ne voit plus clair, tout est entouré de brume.

À ce moment-là, nous devons avoir une chose qui transperce cette brume et il s’agit de la clarté, du discernement. C’est ce dont nous avons besoin. Par exemple, et je le dis souvent, lorsque nous allumons la lumière dans une pièce obscure, nous ne créons pas les objets qui s’y trouvent, nous ne faisons que les éclairer.

Donc si nous voulons nous rendre d’un bout à l’autre de la pièce, peut-être y a-t-il des obstacles. Nous ne pouvions pas les voir quand il faisait noir et peut-être trébuchions-nous dessus et nous faisions-nous mal.

Mais si nous allumons la lumière nous pouvons voir les obstacles. En quoi est-ce utile ? Maintenant il est possible de les contourner, de les éviter et aller là où nous voulons aller. C’est tellement important dans la vie. C’est cela, voir clair.

Et la compréhension… Comprendre l’importance de chaque instant, comprendre ce qui se passe dans telle situation, comprendre ce qui se joue vraiment, avoir une vue d’ensemble, comme une vue aérienne de la situation.

Avoir une compréhension c’est comme voir les choses sans y être impliqué émotionnellement mais les voir telles qu’elles sont et se dire : « Ah, là il y a un problème, là il y a un problème, là il y a un problème. »

Supposons qu’une personne possède une voiture qui ne fonctionne pas bien. Quelqu’un peut venir dire : « Bon, il faut la repeindre. » Mais si nous comprenons un tant soit peu cette voiture, nous dirons: « Ce n’est pas la peinture qui pose problème. »

Quel que soit le problème, si le moteur ne démarre pas, il y a un certain nombre de causes possibles à prendre en compte, peut-être une panne d’essence, peut-être les bougies hors d’usage. Si le véhicule roule mais mal, peut-être un pneu est-il crevé, ou encore l’arbre de transmission est-il tombé. Voilà ce qui est possible.

Mais cela demande une certaine compréhension. Pareil pour la vie, cela demande une certaine compréhension pour se dire : « Bon, il faut que j’aille de l’avant, que je ne reste pas coincé là, je perds mon temps. » La compréhension peut être extrêmement simple mais si profonde.

Même avec ce peu de compréhension. « Je ne veux pas être coincé, je veux aller de l’avant, je veux profiter de ma vie. » Ça, vous le comprenez.

La dignité. Mon Dieu, dans le monde où l’on vit, tant d’efforts sont faits pour priver les gens de leur dignité. Vous rendez-vous compte de ce dont je parle ici, la dignité ? C’est tellement important que chaque être humain ait cette dignité dans sa vie.

Si nous sommes juste un être humain normal, quelqu’un comme tout le monde, nous ne sommes personne. « Faites la queue, mettez-vous au bout de la queue, il n’y aura pas d’exceptions pour vous. » Si nous sommes simplement un être humain, aucune exception n’est faite, rien pour vous, rien. Un V.I.P. ? « Oh oui, passez devant, faites ceci, faites cela, ainsi de suite ».

La dignité. On essaie de vous priver de votre dignité mais vous devez vous y accrocher. Quoi que vous fassiez dans le monde, faites-le à partir de là. Je ne parle pas d’être égo-maniaque, je parle de la dignité, de la force, du discernement, savoir avec le sourire que c’est OK. La dignité.

Le choix. La chose la plus importante, le choix. C’est ce qui rend les choses viables au milieu de la folie du monde. Vous avez le choix, vous avez toujours le choix, c’est votre porte de sortie. C’est ce qui vous permet de faire ce qui doit être fait parce que vous avez le choix. Vous n’êtes pas obligé d’être la victime à chaque fois, vous avez le choix, vous pouvez faire ce choix dans votre vie.

L’espoir. Pas l’espoir du sketch que joue notre imprimante mentale qui imprime des photos tous les quarts d’heure et dit : « Voilà ce que tu veux, c’est ça, c’est ça que tu veux. »

Mais l’espoir que « oui, les choses iront mieux, les choses vont s’améliorer, je peux aller de l’avant. » Un espoir qui, en réalité, repose sur de solides fondations et non sur des croyances, un espoir qui repose sur des fondations très solides.

Et puis la satisfaction, la plénitude. La plénitude, être comblé à l’intérieur par l’intérieur. Au lieu de dire constamment : « J’ai besoin de ça, j’ai besoin de ça, j’ai besoin de ça. » Non, comprenez vos besoins car vous confondez vos besoins et vos désirs.

Tant de gens dans le monde ne ressentiront jamais la plénitude parce qu’ils confondent leurs désirs et leurs besoins. Vous serez comblé si vous comprenez vos besoins. Si vos besoins sont satisfaits vous serez comblé.

Alors voilà, tels sont les thèmes du Programme d’éducation pour la paix et je suis impatient de vous y retrouver. Si entretemps j’ai une idée ou une pensée que je souhaite partager avec vous, je ferai assurément une vidéo pour vous en parler.

Voilà, si vous voulez aller voir les podcasts “Life’s Essentials” sur Apple Podcasts ou Spotify, ils sont disponibles. D’ici là, continuez à profiter, continuez à regarder. Il y a tant de choses à regarder, rien que dans cette série “En confinement”, il y a déjà tant de vidéos.

Alors prenez plaisir à les visionner ainsi que les nouvelles vidéos qui seront mises en ligne.

Quand le PEP sera prêt je vous verrai à ce moment-là.

Prenez soin de vous. Restez en sécurité, soyez bien. Et par-dessus tout, soyez et prenez plaisir. Merci.

En confinement, 40e jour 00:18:16 En confinement, 40e jour Video Duration : 00:18:16 avec Prem Rawat

Prem Rawat :

Bonjour à tous, j'espère que vous allez tous bien. Nous nous approchons à grande vitesse du Programme d'éducation pour la paix qui a été préparé afin de pouvoir le suivre en ligne. Ce programme comporte dix chapitres différents dont le premier concerne bien sûr la paix.

Je crois avoir beaucoup parlé de la paix mais en même temps, pour ce qui est de la compréhension, parce que nous vivons dans un monde qui a défini tant de choses pour nous. Et nous prenons ces définitions pour les appliquer à tout.

Que cela implique-t-il de voir dans la rue quelqu'un qui n'est pas de l’endroit ou du pays ? Encore une fois, des définitions entrent en jeu, des idées entrent en jeu, des idées toutes faites. Et lorsque vous regardez cette personne tout cela vous revient, et se met à l'œuvre.

Il se produit le même mécanisme lorsqu’il s'agit de la paix, de l’infini, de la clarté. Chacune de ces choses déclenche en fait une multitude d'idées lorsqu’on en parle.

Mais la paix dont je parle n'est pas une paix qui est créée ou qui est la conséquence de quelque chose. Si deux personnes se battent et qu’elles s’arrêtent, nous pourrions dire : « Eh bien elles sont en paix maintenant, elles ont signé un cessez-le-feu. » Ce n'est pas de cette paix dont je parle.

Ou alors, imaginez que vous alliez dans un endroit agréable, tout y est merveilleux, il y a un beau lac, la forêt. Des gens vont camper dans ce genre d’endroit.

Et je sais que parmi toutes ces personnes, la première chose que certaines se disent, c'est : « Oh, comme c'est paisible. » Mais il s’agit là d’absence de bruit, de l'absence de tout le bruit que vous entendiez quand vous étiez en ville. Ce n'est pas la paix dont je parle. Alors quelle est-elle ?

En votre for intérieur, évidemment, vous savez à quoi ressemble ce qui vous tourmente. Ce n'est pas drôle et peut-être avez-vous parfois été secoué par cette agitation. Elle a pu être sévère.

Je le vois quand les choses ne vont pas comme vous le voulez et que vous êtes fatigué ou que quelque chose ne tourne pas rond. Et lorsque, par-dessus le marché, une mauvaise nouvelle arrive, le sentiment peut être : « Oh mon Dieu, c'est trop à endurer, trop à gérer, trop à porter. » Et vous voilà parti.

Très bien. Mais il y a son contraire en vous, quelque chose capable de regarder l’entièreté de ce monde, son fonctionnement et tout le reste, d'une manière très déconnectée, quelque chose capable de l'observer pour ce qu'il est. Pas comme il devrait être, mais comme il est.

Des événements se produisent, ni bons ni mauvais. Il ne s’agit pas d’un jugement détaché mais avec simplement assez de recul pour voir votre existence, vous dans votre vie, vous dans ce monde, tel qu’il est, ni bon ni mauvais.

Quelqu'un m'a écrit ceci : « Comment se fait-il que la nature soit si cruelle ? Aujourd'hui, j'ai sauvé un insecte des griffes d'une araignée parce qu’il s’était pris dans sa toile. »

Et je me suis mis à y réfléchir. Est-elle cruelle ? Elle l’est. Et je n'ai pas besoin d’y porter un jugement. Elle est ce qu'elle est. Les insectes mangent les insectes, les poissons mangent les poissons, les animaux mangent les animaux. C’est ainsi !

Est-ce bien ? Pourquoi dois-je apporter ma casquette du bien et du mal à chaque fête où je vais ? Pourquoi tout est-il divisé en bien et mal ?

Parce que c'est ainsi que j'ai été formé : soit les choses sont bonnes, soit elles sont mauvaises. Mais j'ai perdu la capacité d'admirer une chose pour ce qu'elle vaut, pour ce qu'elle est. Regarder la lune et l'admirer pour ce qu'elle est. Pas pour ce qu'elle n'est pas. Pas pour ce qu'elle pourrait être. Pas comment elle aurait pu être, mais telle qu'elle est.

Tout le monde n’a pas cette capacité. Regarder la pluie... Et nous n'aimons pas la pluie, la plupart d'entre nous n'aime pas la pluie. Nous la considérons comme une vraie galère : « Elle a gâché votre journée. » Et ainsi de suite.

Mais voir la pluie pour ce qu'elle est. C'est un processus naturel qui se produit sur Terre depuis très longtemps, et Dieu merci, cela se produit sinon la distribution de cette eau douce ne se ferait pas comme elle le doit. Admirer une chose telle qu'elle est.

Donc nous avons parlé des poissons, nous avons parlé des animaux et des toiles d'araignée.

Mais que se passe-t-il quand vous commencez à voir les choses telles qu'elles sont et que vous commencez à voir, sans jugement, une réalité, une réalité très simple ? Une réalité qui vous concerne, qui touche votre cœur, qui vous donne un sentiment d'accomplissement, qui vous fait dire « oui ! Je ressens de la gratitude, de la reconnaissance ».

Nous ne sommes plus dans un débat fait de questions et de réponses mais nous comprenons la réponse même sans qu’il y ait de question. Cette paix devient pour vous un voyage intérieur vers ce bel endroit où vous êtes en présence de ce qui est parfait, complet, en présence de l'infini.

À partir de là, la notion du plus et du moins disparaît. De même que celle du bien et du mal, tout cela s'en va. Il n’est plus question de temps, ni d’emploi du temps, ni de vos définitions, ni de votre imprimante mentale, mais d’être témoin de ce qu’est la réalité, véritable et belle.

La paix est donc un sentiment particulier qui n’a rien d’objectif. Il est subjectif pour chaque personne. C'est un ressenti en chacun si bien qu’il n'est pas nécessaire de vouloir le décrire, pour lequel il n'est pas nécessaire de dire : « Hé, viens voir ça. » Il est au delà de ce seuil.

Il est, et vous l’acceptez. Vous l’acceptez parce que c'est tellement beau, vous l’acceptez parce qu’il est en vous, vous l’acceptez parce que c'est vous, vous l’acceptez parce que c'est un cadeau que vous avez reçu. Il n’y a plus de dualité. Donc la paix est ce lieu, non pas rempli de définitions, mais rempli de sentiment. Voilà ce que vous devez comprendre de la paix.

Et bien sûr, il en est davantage question dans le Programme d'éducation pour la paix, sauf que là il ne s'agit pas de mots, vous allez devoir y prêter attention. C’est ce qui fait la grande différence, vraiment la grande différence.

Le but de tout cela est d’apprécier, de pouvoir apprécier ce que signifie le fait que vous êtes en vie, que vous avez cette vie. Nous ne savons même pas ce qu'il faut apprécier. Nous pensons que nous devons apprécier notre chien, notre chat, notre âne, que nous devons apprécier… je ne dis pas qu’il ne le faut pas. Bien sûr que vous le pouvez.

Mais dans la vie, il y a des choses plus profondes qui sont en vous et que vous devriez aussi apprécier. Alors, appréciez ce souffle qui vient en vous. Appréciez cette existence que vous avez. Appréciez chaque jour où vous êtes en vie.

Cela peut vous sembler trop simple mais je vous dis une chose : c'est un vrai défi que d’y parvenir. C'est un vrai défi parce que la manière dont nous avons été formé ne nous destine pas à cela. Nous avons été entrainé à apprécier l’extérieur.
Dès notre plus jeune âge, alors que nous étions un bébé, quand notre mère voulait nous distraire parce que nous pleurions par exemple, elle prenait un jouet, quelque chose qui faisait du bruit et disait : « Regarde, regarde ça ! Regarde ça ! Oublie ce que tu ressens, regarde ça ! C'est plus important. »

Cela a-t-il cessé ? À présent nous ne sommes peut-être plus des bébés, nous sommes des adultes, nous agissons par nous-mêmes. Mais cela s’est-il arrêté ? Non ! Maintenant ce n'est plus la mère qui nous apporte ces choses-là, nous nous les apportons nous-mêmes. Il s’agit des distractions éloignées de l'appréciation de ce qui est.

Cette vie est. Et c'est le cadeau le plus somptueux que vous aurez jamais. Chaque souffle est inestimable. Chaque instant, chaque jour, chaque aujourd’hui que vous recevez est inestimable. Sa valeur et son importance pour vous, maintenant... et comme je l'ai expliqué, qu'est-ce que ce maintenant ? C'est maintenant que vos actions ont lieu. Elles entraîneront ensuite des conséquences pour vous, soit positives, soit négatives. Voilà ce qui se passe.

Et si vous n'avez aucune appréciation pour cela alors vous passez à côté de toute une partie de votre existence. Vous n'y prêtez même pas attention parce vous ne l’appréciez pas.

L'appréciation, aussi simple qu'elle puisse paraître, n'est pas tout à fait comme boire un milk-shake. Parce que nous avons besoin de voir ces choses là. Elles sont tellement dissimulées à notre regard, ce n’est pas qu'elles le soient, mais nous les avons cachées parce que nous avons introduit d'autres éléments que nous avons pris l'habitude de regarder.

Maintenant il s'agit de se recentrer et de trouver ce que nous pouvons réellement apprécier dans notre vie, ce qui fait sens pour nous, de l'intérieur, et non à partir d'une idée inculquée, ni d'une définition apprise, d'une programmation, de ce qui nous a été ressassé : « C'est comme ceci ou comme cela que vous devriez être. » Non pas l'appréciation de cela mais des choses simples, profondes et qui sont tellement vôtres qu'elles sont étonnantes.

Et bien sûr nous parlerons de force intérieure. Quand on parle de force intérieure, le fait est que le seul type de force que nous connaissions est soit la force de la pensée soit celle des muscles !

Les gens veulent être puissants. Comment veulent-ils être puissants ? Le pouvoir, le pouvoir, le pouvoir. Le monde est devenu dingue de pouvoir. Alors ils pensent que si vous avez de l'argent vous avez du pouvoir. Si vous avez de gros muscles, vous avez le pouvoir. Si vous avez un gros intellect, vous avez le pouvoir.

Mais quelle est votre force intérieure ? La force intérieure ne peut pas être mesurée par les muscles, elle ne peut pas être mesurée par la pensée. Elle ne peut être mesurée par rien de cela. La force intérieure est la force de votre lucidité, de votre compréhension, de votre ressenti, de votre joie, de vous ! Votre force, votre vraie, vraie, vraie force.

La force capable de vous faire avancer, la force et le courage dont vous avez besoin dans votre vie pour aller de l'avant quand tout vous dit « Non ! Non ! C'est fini ! »

Parce que le monde, et le monde est très bien défini quand il s'agit de cela : « Vous avez fait ça ? C'est terminé pour vous ! » Mais il faut une incroyable force intérieure pour dire : « Non, je vais de l'avant. Je vais continuer, malgré tout ce qui vient me mettre des bâtons dans les roues. »

Voilà les choses dont nous allons parler, la conscience de soi, savoir qui l’on est. Prendre conscience que vous n'êtes pas seulement ce bouillonnement d'idées et de pensées dans votre tête mais qu'il y a beaucoup plus que cela. Vous avez un cœur, vous avez des sentiments, vous avez des compréhensions, vous ressentez des soifs, vous avez des besoins qui doivent être satisfaits.

Et il s'agit vraiment de se connaître soi-même. Les autres choses dont on nous parlerons sont la clarté, la compréhension, la dignité, le choix, l'espoir et la satisfaction. Brièvement, à propos de l'espoir, et je ne parle pas de l'espoir qui consiste à croiser les doigts en disant « espérons que tout va se passer comme nous le souhaitons. »

Ça, ce n'est pas l'espoir. Ce ne sont que nos rêves. Comme lorsque vous achetez un billet de loterie et vous vous dites : « J'espère que ce billet de loterie sera gagnant, j'espère qu’il sera gagnant, j'espère qu’il sera gagnant. » Ce n’est pas l’espoir dont je parle.

 Je parle de l’espoir que les choses fondamentales dont vous avez besoin dans votre vie et que vous avez besoin de reconnaître puissent s’accomplir. L'espoir de pouvoir aller de l'avant. Quand tout n'est pas clair, quand tout est un peu nébuleux, quand tout n'est pas là, quelque chose capable de vous dire : « Continue ! Continue et tu percevras ton chemin vers cette réalité. »

Je pourrais en parler davantage. Mais attendons le Programme d'éducation pour la paix. Je pense que ce sera passionnant. Et le moment se rapproche de plus en plus.

J'espère que vous continuerez à l'apprécier. Et puis, bien sûr, je dois me préparer pour le PEP. Je veux juste vous rappeler encore une fois, et nous avons préparé quelques jolis clips qui seront diffusés tous les jours, jusqu'à ce que le PEP soit prêt. Je reviendrai alors le présenter.

Donc, c'est vraiment merveilleux. Pour moi c'est un peu fatiguant, assez fatiguant en fait, mais c'est excitant, c'est passionnant de pouvoir en parler, de pouvoir simplement vous parler de ces belles choses dont je parle toujours.

Quant aux circonstances actuelles, nous pouvons aller au-delà, nous pouvons aller au-delà de la laideur du coronavirus, nous pouvons aller au-delà de cette laideur pour parvenir dans un bel endroit qui se trouve simplement en nous.

Donc, votre voyage vous a éloigné de vous et il vous ramène à vous. Et comme c'est beau qu'il vous ramène, qu'il vous ramène à vous.

Alors, prenez soin de vous, portez-vous bien. Soyez en sécurité et surtout, soyez.

Merci.

En confinement, 39e jour 00:20:38 En confinement, 39e jour Video Duration : 00:20:38 avec Prem Rawat

Prem Rawat :

Bonjour à tous. J’espère que vous allez tous bien et que vous avancez un pas après l’autre, en douceur. Et surtout, la consigne reste : « Ne le transmettez à personne et ne le recevez de personne. » Et si pouvez faire ça, trouver un moyen de le faire, c’est bien.

Aujourd’hui, pour ce dont je veux vous parler, il convient peut-être de commencer par cette histoire. Mais ce n’est pas une histoire ordinaire. Beaucoup d’entre vous pourront se dire que ce n’est pas une histoire. Et c’est bien également.

Mais c’est en fait l’histoire de l’impossible, d’une chose impossible qui s’est produite. Et qu’est-ce que c’est ? Eh bien, en dépit de toute logique, et peut-être même en dépit des lois de la physique, quelque chose s’est produit, quelque chose a eu lieu.

C’est que l’infini, ce qu’il y a de plus fantastique, qui n’a pas de fin, qui ne peut être créé et qui ne peut être détruit, est venu habiter dans ce qu’il y a de plus limité. Donc, l’infini est venu habiter dans le fini. Ouah ! Si ça ne va pas à l’encontre de toutes les lois, je me demande bien ce qui peut le faire.

Tout d’abord, deux choses occupent le même espace au même moment, c’est indéniable, indéniable. Ensuite l’infini qui n’a pas de limite, qui n’a ni début ni fin, qui n’a jamais été créé, qui ne sera jamais détruit, qui était, est et sera, habite dans ce qui n’était pas, est, et ne sera pas. Voilà la situation, voilà la petite l’histoire.

Et cela a lieu. Si vous ne croyez pas que ça a lieu, alors regardez-vous. Vous en êtes la preuve, la preuve indéniable, que c’est arrivé. Et tant que ce souffle vient en vous, c’est en cours.

Un jour, ce ne sera plus le cas. Les deux se sépareront, l’infini sera, et le fini disparaîtra, retournera aux éléments dont il est venu, il ne pourra plus parler, ne pourra plus aimer, ne pourra plus célébrer, ne pourra plus rire, ne pourra plus être ! Tout s’arrêtera.

Donc, c’est ce que vous pouviez faire, vous pouviez rire, vous pouviez sourire, être en paix, vivre votre vie consciemment. Vous pouviez vous connaître, vous pouviez avoir le cœur rempli de gratitude, être bienveillant, vous pouviez aimer, pardonner, vous pouviez comprendre.

Voilà toutes les choses que vous pouvez faire, chacune d’elles est incroyablement noble, d’une grande noblesse, d’une grande beauté et non seulement enrichit votre vie, mais enrichit aussi toute personne que vous en faites bénéficier.

Telle est la rencontre rendue possible, dans cette petite histoire, où l’infini et, ce qui est impossible, le fini se sont rassemblés, ont uni leurs forces pour faire ce que vous êtes. Voilà ce qui est en cours.

Maintenant, je sais que vous avez vos problèmes et que parfois vous êtes englués dedans, vous avez vos difficultés, vous avez ceci, vous avez cela, vous vous inquiétez pour certaines choses… Mais, s’il vous plait, reconnaissez cette possibilité, considérez ce qui en train de se passer, l’union complètement impossible de deux choses, l’infini et le fini.

Et pendant que cela se passe, aucune des deux ne perd sa propre nature. Le fini reste fini et l’infini reste infini. Elles ne perdent pas leur personnalité, ni ce qu’elles sont. Elles ne perdent pas leur sens propre, elles demeurent intactes. Mais elles s’assemblent et fusionnent.

Et la possibilité qui se présente clairement, quand ça arrive, quand ça se passe, c’est d’avoir la possibilité de ressentir cet infini. À quoi ressemble cette expérience ? Bien sûr ce n’est pas une question à poser. Mais quelle est cette expérience ? Même si la question semble peu pertinente, posons-la quand même, d’accord ?

Bien sûr, je ne suis pas le premier à le dire, mais c’est l’expérience de la joie, l’expérience de la félicité, l’expérience qui apporte la plénitude, c’est en fait l’expérience de la paix. Voilà ce que c’est.

Alors, on en arrive maintenant au point où cette histoire impossible doit être écrite. Car maintenant que l’union a eu lieu, elle doit être vécue. Et elle doit se dérouler de la meilleure manière qui soit et ce sera votre histoire. Je ne dis pas que les gens se souviendront de votre histoire, mais vous si. Vous connaitrez cette histoire.

Vous connaissez votre histoire, jusqu’à maintenant, peu importe ce que vous avez traversé et vécu dans votre vie. Ce qui vous préoccupe, ce qui vous effraie, vous le savez bien, ce qui vous ôte votre sourire, ce que vous pensez des autres, ce que vous pensez de vous, tout ça vous le savez.

Quel genre d’histoire voulez-vous écrire ? Voulez-vous que l’histoire parle de joie ? Voulez-vous que l’histoire parle de victoire ? Ou bien voulez-vous que ce soit l’histoire d’une guerre perdue ? Pas d’une bataille perdue, d’une guerre perdue, la guerre contre l’obscurité, la guerre contre tout ce qui vous distrait. Vous livrez bataille tous les jours contre ces éléments qui détournent votre attention de la chance que vous avez.

Et on se retrouve à essayer de justifier ces choses-là. On essaye de justifier nos préoccupations, nos inquiétudes, notre chagrin, notre souffrance, tout ça, et je ne sais pas depuis combien de temps on le fait.

Les gens disent toujours : « Soyons concrets. » Alors, soyons concrets. Est-ce que vous utiliseriez votre voiture comme une pelle ? Non, votre voiture ferait une pelle très médiocre. Une voiture est faite pour être une voiture. Quelque chose qui peut vous transporter du point A au point B. C’est pour ça qu’elle a été fabriquée, elle a été conçue pour ça.

Si on essaie d’utiliser un avion comme une voiture, ce ne sera pas une voiture pratique du tout, vraiment pas, elle sera instable. Beaucoup d’avions ont trois roues et c’est très difficile à manœuvrer au sol, avec de grandes ailes vous accrocheriez sans cesse quelque chose, la visibilité n’est pas optimum, et quant au moteur c’est très délicat, parce qu’il produit une poussée et il ne peut aller que vers l’avant.

Mais utilisé comme un avion… Une voiture ne peut pas être un avion et un avion ne peut pas être voiture. Bien qu’on essaie… Ces temps-ci on tente de faire des avions avec ce genre de bivalence, mais ils ne sont pas au point, ils sont encore peu viables.

Alors, quel genre d’histoire voulez-vous vivre ? Vous devez y réfléchir. Quel genre d’histoire voulez-vous vivre ? Que voulez-vous au juste ? Voulez-vous savoir comment apprécier votre vie ? Voulez-vous de la joie dans votre vie ? Voulez-vous la paix dans votre vie ? Voulez-vous la capacité de comprendre dans votre vie ? Voulez-vous ces éléments précieux qui font véritablement de la vie de tout un chacun un plaisir, une joie.

Ou bien voulez-vous subir chaque jour tout ce qui vous préoccupe, même si ça n’y change rien ? Mais quand même, vous vous inquiétez. Car dans le monde matériel où vous vivez, vos actions comptent. Ce sont les seules qui comptent, pas toutes vos pensées, elles ne comptent pas.

Si vous conduisez, que vous percutez l’arrière d’une voiture et que l’agent de police vous demande : « Qu’est-il arrivé ? » Si vous répondez « mais j’ai pensé à freiner », ça ne compte pas. Vous avez pensé à freiner, c’est sans effet. Avez-vous freiné ou non ? C’est ça qui compte. Si vous ne l’avez pas fait, vous êtes bien sûr en faute.

Donc la question n’est pas de savoir ce que vous pensez. La question est : « Qu’est-ce que vous allez faire ? » Quelles choses avez-vous à votre disposition, que vous connaissez, sur lesquelles vous pouvez compter, dont vous savez qu’elles marcheront.

Quand je dis que Socrate l’a dit il y a très longtemps « connais-toi toi-même ». L’idée n’était pas : « Tu peux aussi te connaître toi-même, tu essayes bien de connaître tout le monde. »

Non, le contexte était : « C’est très important de te connaître toi-même. En fait, c’est une pièce très importante du puzzle, et si tu ne te connais pas, tu passes à côté de l’essentiel. »

Donc aujourd’hui, l’histoire que nous avons écrite, dans notre histoire nous connaissons tout le monde, nous connaissons telle et telle personne, mais quand il s’agit de nous, nous ne savons pas, ignorants, nous ne savons pas qui nous sommes. Nous ignorons la possibilité que nous avons.

Mais si je regarde ce qui m’a toujours aidé, si je regarde cette histoire en me disant : « Il y a l’infini en moi et ça, c’est ce qui est fini, et j’ai la possibilité d’accueillir l’infini qui est en moi. »

L’infini est un mot énorme. Alors, qu’est-ce que l’infini ? Eh bien, « on le ressent, mais on ne peut pas le définir. » Quelque chose que je peux ressentir, quelque chose qui m’apporte un bonheur réellement différent du bonheur que je peux connaître avec ce monde.

Bien évidemment, ça me fait plaisir de voir mes chiots, je suis heureux de voir mes enfants, je suis heureux de voir mes petits-enfants, je suis heureux de voir ma famille. Mais il y a un autre bonheur, une autre sorte de bonheur : me connaître moi ! Connaître et ressentir cet infini qui est moi.

Voilà la possibilité. Quelle que soit l’histoire que j’ai tissée jusqu’à aujourd’hui… Parfois j’ai l’impression que ma vie est passée comme un éclair. Je m’en souviens clairement. Je suis quelqu’un qu’on a beaucoup photographié au fil des ans, alors j’ai beaucoup de photos de toutes les périodes de ma vie. Et il y a une photo de moi où j’étais tout petit enfant et je me souviens du moment où elle a été prise. Et je suis là aujourd’hui. Qu’est-ce que ça signifie ?

Je suis tellement reconnaissant d’avoir cette connexion, de pouvoir aller en moi et faire l’expérience de cet infini. Ça a tout changé pour moi, comprendre la beauté qui est en tout et qu’une partie de ce qui est si merveilleux, si incroyable, soit aussi venu me toucher.

Et c’est ce qui compte. Ce n’est pas comme si je n’avais pas de problèmes, ni comme s’il ne m’arrivait rien de désagréable, ce n’est pas le cas. Mais il arrive aussi toujours de bonnes choses, avec lesquelles je veux lier ma vie. C’est une décision que je dois prendre tous les jours.

« Avec quoi est-ce que je veux me lier ? Qu’est-ce qui est important pour moi ? » C’est le fin mot de cette histoire et ça doit l’être. Voilà ce que devrait être votre histoire, rien d’autre.

Parce que tout ce qui, pour vous, compte dans votre vie, vous avez accompli ceci, accompli cela, tout ça ne compte pas, ça ne compte pas.

Ce qui compte, c’est la joie que vous portez dans votre cœur, l’appréciation que vous portez dans votre cœur, la clarté que vous portez dans votre cœur, la paix que vous emportez avec vous partout vous allez, voilà ce qui compte, voilà ce qui est important.

Si je regarde tout ça… Aujourd’hui, ce matin j’ai rassemblé quelques chiffres.

Dans le monde, le Coronavirus a touché 3 990 395 personnes. Il a tué dans le monde 213 621 personnes et ça augmente sans arrêt.

Près d’un million, 943 940 personnes ont été guéries. Rien qu’aux États-Unis, il y a plus d’un million de cas, oui, un million, 1 016 692 malades. Total des décès 57 132, et total des guérisons aux États-Unis : 39 834, et bien sûr ces chiffrent évoluent.

Mais il y a eu la grippe espagnole. J’ai consulté Wikipédia : « La grippe espagnole, connue aussi comme la pandémie de grippe de 1918 » a été due à un virus très létal qui a tué beaucoup de gens. On estime qu’elle a tué entre 17 et 50 millions de personnes, jusqu’à 100 millions, faisant d’elle la pandémie la plus mortelle dans l’histoire de l’humanité.

Elle a aussi très, très durement frappé l’Inde. En fait, on pense qu’entre 12 et 17 millions de personnes y ont laissé leur vie. Il n’y avait pas assez de bois pour les crémations en Inde ! C’est un des éléments, car cela avait été très mal géré à l’époque par l’administration coloniale, qui a poussé beaucoup de gens à vouloir l’indépendance.

Donc ce genre de choses, ce n’est pas comme si ça n’était jamais arrivé. C’est déjà arrivé, mais dans un environnement bien pire. Je suis choqué de voir que certains pays ne font rien, en regard de ce qui est arrivé à l’époque.

Alors encore une fois, tout ça c’est pour vous rappeler : « S’il vous plaît, gardez le moral, la santé, soyez aussi bien que possible, soyez ! » C’est votre vie, votre existence. Vous avez besoin d’être joyeux, car c’est toujours possible.

Ce mariage, cette rencontre de l’infini et du fini a toujours lieu dans votre vie, quelles que soient les circonstances, peut-être ne sont-elles pas des plus agréables, mais il y a quelque chose de très agréable en vous. Portez-y votre attention, prêtez attention à ce qui est bon. C’est le moment de mettre toute votre attention sur ce qui est bon.

Alors merci beaucoup, je reviendrai vous parler.

En confinement, 38e jour 00:20:52 En confinement, 38e jour Video Duration : 00:20:52 avec Prem Rawat

Prem Rawat :

Bonjour tout le monde. J’espère que vous allez tous bien.

J’aimerais vous raconter une histoire aujourd’hui qui reflète sans doute les événements que nous connaissons à l’heure actuelle.

Bien sûr, c’est une histoire indienne. Un maître avait l’habitude de parler à ceux qui voulaient l’écouter et, avec son élève, allait de village en village, de ville en ville. Ils trouvaient un endroit où s’installer, le maître parlait de ce dont il avait envie et les gens venaient l’écouter.

Un jour, pendant une tournée de bourgade en bourgade, ils arrivent aux abords d’une assez ville. Ils s’arrêtent en périphérie et le maître dit : « Je crois que nous allons nous installer ici. Va donc voir à quoi ressemble cette ville et reviens m’informer, ensuite je déciderai si je veux rester ici ou bien poursuivre ma route. »

L’élève est ravi et part en ville. Pour son plus grand plaisir il se rend compte que tout est vendu au même prix.

Un dîner coûte la même chose qu’une banane ou qu’un grain de raisin. Un kilo ou 10 kilos de raisin coûtent la même chose qu’un seul grain. On peut acheter une voiture pour le même prix qu’un grain de raisin. On peut acheter une maison pour le prix d’une banane ou d’un grain de raisin. Tout coûte exactement la même chose, exactement pareil.

L’élève s’empresse donc de retourner voir son maître et lui dit : « Nous avons trouvé un vrai filon. C’est ici que nous devons rester, c’est la ville la plus incroyable qui soit. Tout coûte la même chose qu’une banane ou qu’un grain de raisin. » Le maître lui demande : « Et quel est ce prix ? » Il répond : « Juste un centime, tout coûte un centime. »

Le maître dit alors : « Partons d’ici. Ce n’est pas bon signe. Ce n’est pas le bon endroit pour s’installer. » L’élève lui répond : « Non, c’est l’endroit rêvé ! J’ai très peu d’argent et pour ce peu d’argent, je peux vivre ici aussi longtemps que je veux. C’est vraiment incroyable ! »

Le maître lui dit : « Ecoute, je dois m’en aller. Je ne peux pas rester ici. Je dois poursuivre ma route. Mais si tu te retrouves en difficulté, si tu es dans le pétrin, si tu as des ennuis, souviens-toi de moi et j’essaierai de venir à ton secours. »

L’élève est absolument ravi. « Fantastique ! » Alors que le maître part pour la ville suivante l’élève reste là et se dit : « C’est la bonne chose à faire. »

Après quatre ou cinq jours passés en ville, très tôt un dimanche matin, alors que tout est plutôt désert et qu’il marche dans la rue, l’élève se fait arrêter. Il demande : « Pourquoi m’arrêtez-vous, moi ? » On lui explique donc le motif de son arrestation.

« Ecoute, un homme a emmené paître ses chèvres et alors qu’il les conduisait dans la rue, un balcon s’est effondré et a tué l’une d’entre elles. Le berger a voulu obtenir réparation.

Le roi, qui en a été informé, a immédiatement ordonné au propriétaire de la maison dont le balcon était tombé de donner une somme d’argent au berger en réparation du tort causé. Mais le propriétaire de la maison a répondu : « Sire, ce n’est pas de ma faute. Ce n’est pas moi qui ai construit le balcon. Je l’ai payé, c’est mon balcon, mais ce n’est pas moi qui l’ai construit. De toute évidence c’est la faute de celui qui l’a construit. »

Alors le roi a dit : « Qu’on le fasse venir ! » Et, avec un certain agacement, il a ordonné au maçon qui s’était présenté : « Soit tu lui verses le prix de sa chèvre, soit tu seras exécuté. »

Le maçon a répondu : « Je ne peux pas, je n’ai pas l’argent. Mais de toute manière, ce n’est pas de ma faute si le balcon est tombé. C’est la faute de l’ouvrier qui a mis trop d’eau dans le ciment. Quand je lui ai dit de mettre de l’eau, il en a accidentellement trop versé. » Le roi a répondu : « Très bien, qu’il vienne. »

L’ouvrier s’est donc présenté et le roi lui a dit : « Tu dois être exécuté. » « Mais pourquoi dois-je être exécuté ? »

« Eh bien, tu as mis trop d’eau dans le ciment, du coup le balcon a manqué de solidité. Il est tombé sur la chèvre et la chèvre est morte. Alors son propriétaire doit être dédommagé et donc tu seras puni, tu seras exécuté. »

L’ouvrier a répondu : « Ce n’est pas de ma faute. C’est la faute du marchand de chèvres qui m’a vendu une chèvre trop grande. J’ai fait fabriquer une outre avec la peau de la chèvre » - c’est ainsi qu’on transportait l’eau, avec une outre en peau- « Elle était trop grande, voilà ce qui s’est passé, ce n’est pas de ma faute. » « Dans ce cas, que l’on fasse venir celui qui t’a vendu la chèvre. »

On a donc fait venir le marchand de chèvres et le roi lui a dit : « Tu dois être exécuté. » « Pour quelle raison dois-je être exécuté ? » « Eh bien tu lui as vendu une chèvre trop grande, ce qui a eu pour conséquence que trop d’eau a été versé d’eau dans le ciment, ce qui a eu pour conséquence que le balcon a manqué de solidité, qu’il est tombé sur une chèvre, qu’elle est morte et que l’on doit réparer le tort causé au propriétaire de la chèvre. »

Le marchand a répondu : « Ce n’est pas de ma faute. C’est la faute de votre général. L’ouvrier avait choisi la chèvre qu’il voulait, elle était de la bonne taille. Et tout à coup votre général est arrivé sur son cheval. Toutes les chèvres se sont alors dispersées ce qui a fait que je n’ai pas pu prendre la bonne chèvre. Donc vous devriez exécuter votre général, faites-le pendre. »

Alors le roi a fait venir le général et lui a dit : « Tu dois être pendu. » Celui-ci a répondu : « Sire, mais je n’ai rien fait de mal. »

Le roi a insisté : « Si, tu as fait quelque chose de mal. Tu étais à cheval ce jour-là, tu as semé la confusion parmi les chèvres. Le marchand s’est trompé de chèvre, ce qui a eu pour conséquence que l’outre était trop grande, ce qui a eu pour conséquence que trop d’eau a été versée dans le ciment, ce qui a fait que le balcon a manqué de solidité. Le balcon est tombé sur la chèvre d’un berger, la chèvre est morte et nous réparons le tort qui lui a été fait. »

Le général a regardé le roi et lui a dit : « Mais, Sire, je suis votre général. Vous ne pouvez pas m’exécuter ! » « Alors que devons-nous faire ? » Et la réponse est tombée : « Eh bien sortez demain matin, c’est dimanche, et le premier que vous voyez marcher dans la rue, exécutez-le. »

Et il se trouve qu’il s’agit de l’élève. On l’amène donc devant le roi et toute l’histoire lui est expliquée. A ce moment-là il prend conscience de ce que son maître lui avait dit : « Ce n’est pas un bon endroit. » Avec le recul, tout devient clair. Evidemment, à ce moment-là la lucidité vient. Auparavant, ce n’était pas le cas.

Comme il a gardé dans un coin de sa mémoire qu’il pouvait faire appel à son maître, c’est ce qu’il fait. Il supplie : « S’il te plaît, s’il te plaît, s’il te plaît ! » Il prie et demande : « S’il te plaît, aide moi. Je suis dans le pétrin. J’ai des ennuis. » D’une façon ou d’une autre son maître arrive. Il le regarde et lui dit : « Suis simplement mon signal. Ne me contredis pas, suis mon signal et regarde ce que je fais. »

Les préparatifs vont bon train. La potence est montée pour la pendaison. La scène est en place. Tout le monde est là, une foule immense est présente. Le roi est là et ils sont sur le point de passer le nœud autour du cou de l’élève lorsque le maître apparaît et s’écrie : « Je veux être pendu. Pendez-moi à sa place, ne le pendez pas, pendez-moi ! »

Le roi perçoit toute cette agitation et n’en croit pas ses oreilles. Il lui dit : « As-tu perdu la tête ? Tu veux être pendu à sa place ? » Le maître répond : « En ce moment, les portes du paradis sont grandes ouvertes. Toutes les portes qui mènent au paradis sont ouvertes. Il se trouve que c’est le moment le plus propice pour y aller. Alors si vous me pendez, j’irai tout droit au paradis. »

Le roi s’exclame : « Vraiment ? » Le maître répond : « Oui absolument. » Le roi regarde le bourreau et lui dit : « Pends-moi ! Je veux aller au paradis. » Et le roi fut pendu.

La morale de l’histoire est que nous vivons dans un environnement où les gens essaient d’extraire les événements de leur contexte… Quand on voit la folie des choses, tous ces gens avec tant d’idées sur la manière dont ceci ou cela soit se passer. 

Aux Etats Unis - et les Etats Unis sont en première position, approchant du million de personnes - nous avons dépassé tout le monde.

Et l’on se demande : « Mais que se passe-t-il ? » On se demande ce qui arrive. Le plus important pour que des changements surviennent, c’est que ces changements viennent de vous, de chacun de nous, chacun de nous qui sommes sur cette terre.

Souvent lors des conférences que je donne, je parle de la valeur de chaque personne. Et je sais que beaucoup de gens me regardent, l’air de dire : « Que voulez-vous dire par la valeur de chaque personne ? »

Eh bien, maintenant que s’est installée l’épidémie du coronavirus, vous comprenez la valeur de chaque personne. Une personne peut en contaminer tellement. Une personne n’est plus si innocente. Une personne n’est plus si fragile. Une personne n’est plus si faible.  Une personne a beaucoup à faire ! Si elle peut le faire en négatif, elle peut le faire aussi en positif.

Une personne qui exerce son discernement, une personne qui fait part de sa compréhension, une personne qui veut être en paix peut avoir un impact immense sur de nombreuses autres. Et avec chacune de ces personnes qui veulent la même chose, la donne peut vraiment changer. C’est peut-être le moment de considérer le genre de monde que nous voulons, de réfléchir à cela.

Cela nous amène, en quelque sorte, au Programme d’Education pour la Paix. Dans ce programme, c’est en réalité de vous qu’il s’agit. Vous pouvez changer les choses. Vous pouvez tout du moins changer les choses dans votre vie, dans votre existence ce qui, croyez-moi, aura un impact sur la vie de beaucoup de gens, plus que vous ne pouvez l’imaginer.

Cela commence par vous, aussi simple et aussi profond que cela paraisse, cela commence par vous. Vous qui comprenez, vous qui allez de l’avant, vous qui faites ce pas dans votre vie, vous qui prenez la responsabilité d’être en paix, de voir clair, d’apprécier la vie, de comprendre votre existence et tout ce que vous faites. C’est une aventure. C’est une aventure mais c’est une aventure qui vous emmène à l’intérieur.

L’espace qui a été le moins exploré ne se trouve pas au-dehors, il est ici à l’intérieur. Nous ne savons pas vraiment qui nous sommes, quel est notre potentiel, quelles sont nos possibilités et c’est tellement dommage car nous sommes, pour la plupart, abattus par tant de problèmes et nous n’avons que ces problèmes en tête.

Quand il s’agit de politique et tout ce qui se dit sur la politique… Nous lisons un journal le matin et n’y a que cela : « Il se passe ceci et cela, et encore ceci et cela. »

Il n’y a rien de bon, que ce genre d’information : « Telle chose a mal tourné ; telle personne a mal tourné. Telle personne a dit telle chose stupide ; telle autre a dit telle autre stupidité. » C’est suffisant pour se demander : « Pourquoi est-ce que je lis tout ça ? Qu’a cela à voir avec moi ? » Je vis dans ce monde, je dois être informé, je suis d’accord. En même temps, est-ce que je comprends la façon dont cela m’affecte ? Devrais-je être indifférent à ce qui se passe dans mon monde ? Ou alors devrais-je me soucier de ce qui s’y passe, de ce qui se passe dans mon monde ?

Mais mon monde ne commence pas par le journal. Mon monde commence par moi. Et si je me soucie de ce qui se passe dans mon monde, il faut que ce soit moi qui comprenne qui je suis, qui vive ma vie consciemment, avec le cœur empli de gratitude. Cela doit être ainsi sinon nous serons dans le monde que nous avons fabriqué et dans lequel…

Vous savez, c’est un peu comme ceci : nous pouvons aller faire les magasins toute la journée et ne pas dépenser un centime, un euro, une livre, tout faire par carte de crédit. Il suffit de signer et nous pouvons acheter presque tout ce que nous voulons, dans la limite du plafond de la carte de crédit.

Nous sommes pratiquement parvenus à ce genre de société. Nous vivons à une époque telle que celle-ci.  Il y a longtemps, nous partions avec dix ou vingt euros en poche. C’était ce que nous avions à dépenser, rien de plus. Ça, c’est du bon sens ! C’est du bon sens.

Donc vous partiez faire les magasins et quand vous aviez dépensé vos cinq, dix ou vingt euros, c’était fini ! C’était terminé, vous n’aviez plus rien à dépenser.

De nos jours, vous n’avez pas la moindre idée de ce à quoi vous dépensez votre argent. Vous sortez la carte bancaire encore et encore. Et que se passe-t-il quand les factures arrivent ? Elles vous font mal au ventre. Elles vous font mal à la tête. Elles vous font mal partout.

Pourquoi ? Parce qu’à ce moment-là, vous vous êtes dit : « Pas de problème, je pense que j’arriverai à couvrir d’une façon ou d’une autre. » Et vous y allez, vous payez, payez et payez.

Et la folie continue. A présent nous avons l’occasion de réfléchir, à défaut d’autre chose, de réfléchir, réfléchir profondément, réfléchir l’esprit dégagé, sans aucune pression, en dehors de toute obligation. Simplement réfléchir très clairement : « Comment est-ce que toi, tu veux que ce soit ? »

Oui, il y a des questions économiques. Oui, nous nous posons des questions sur ce qui va arriver à ceci ou à cela. Nous avons déjà vu ce qui s’est passé. Le gouvernement débloque d’énormes sommes d’argent et qui les obtient ? Tous ceux qui n’en ont pas besoin. Et ceux qui en ont besoin ? Les institutions financières se l’accaparent déjà : « Non, ce n’est pas pour vous. »

Pardon ? Est-ce de cela dont il s’agit ? Les gens ne sont-ils pas ce qui est le plus important ? Que s’est-il passé ? Que s’est-il passé ?  Ce sont les êtres humains qui ont mis en place ce système et soudainement le système a dépassé les êtres humains et dit : « Les êtres humains ne signifient plus rien pour moi. » Comment est-ce possible ?

Tous les indicateurs témoignent que les êtres humains se sont perdus, qu’ils ont perdu leur humanité. Car si notre humanité était bien là, personne n’aurait à questionner.

Simplement se mettre à l’abri un moment. D’une façon ou d’une autre, il y a de la nourriture en abondance et bien des gens sont prêts à la distribuer, à faire en sorte qu’elle soit distribuée.

Des milliards et des milliards et des milliards d’euros sont affectés à faire disparaître les gens de notre planète. Alors une partie de cet argent pourrait-elle être utilisée à en sauver les

habitants ? Pourrions-nous ne pas regarder ce qui nous sépare mais plutôt nous voir tous tels que nous sommes ?

En confinement, 36e jour 00:21:54 En confinement, 36e jour Video Duration : 00:21:54 avec Prem Rawat

En confinement avec Prem Rawat – 36e jour

Bonjour à tous. J’espère que vous allez toutes et tous bien. C’est de nouveau dimanche aujourd’hui, je vais lire quelques questions et essayer d’y répondre.

J’espère que les choses avancent ; aux États-Unis c’est un peu spécial, mais j’espère qu’en fin de compte tout ira bien.

Un autre sujet dont je voudrais vous parler un peu, suite à l’une des questions que j’ai reçues hier et qui était : « Voulez-vous voir un changement dans le monde ? » J’y ai donc réfléchi.

Quelqu’un m’a posé la même question auparavant, je crois que c’était en Afrique du Sud, et j’ai répondu : « Oui, je veux me changer moi. » Donc j’aimerais le redire ici. Bien sûr, j’ai toute une liste mais en réalité la seule chose que je peux vraiment changer, c’est moi. Cela s’applique à vous également ! Vous pouvez vous changer vous.

C’est ce qui fera vraiment la différence. Car on peut facilement se perdre avec cette question « que voudriez-vous voir changer ? » Et dire : « Eh bien, j’aimerais voir ceci changer, cela aussi, et encore ceci et cela. » Toute une discussion…

Écoutez, je réponds aux questions que l’on me pose, dont ce genre de questions, depuis que j’ai 9 ans. Cela fait donc vraiment longtemps.

Le sujet m’est familier et beaucoup de gens demandent : « Pensez-vous vraiment que la paix dans le monde soit possible ? Voulez-vous qu’elle se produise ? Pensez-vous que cela fonctionnera ? » Et ainsi de suite.

Et durant tout ce temps il y une chose que j’ai constatée : nous ne prenons pas nos responsabilités vis à vis de nous-même, nous ne prenons pas à cœur le fait que « je dois changer. » Et d’une certaine façon, dans l’équation, dans ce processus, quelqu’un manque à l’appel. Il manque une personne, il manque chacune des personnes qui posent cette question.

Comment ce processus peut-il aboutir si cette personne… C’est comme dans le sketch des Trois Comparses, l’un d’eux demande : « Combien sommes-nous présentement ? Nous ne sommes que deux, le troisième n’est pas là. » En fait les trois sont là, mais celui qui compte « un, deux » ne se compte pas lui-même.

C’est aussi comique que cela. Nous comptons tous les autres. Nous espérons vraiment que tout le monde va changer mais pas nous : « Nous, nous n’avons pas besoin de changer. »

Et, alors que je regardais les informations, quelqu’un a dit : « On doit arrêter ça ! Ce confinement doit cesser car notre économie va être anéantie. »

Je ne sais pas si je fais bien de me lancer là-dedans mais je pense que c’est une question très importante. L’important n’est pas l’économie, l’important est que nous avons besoin de manger. Nous avons certains besoins. Et ces besoins peuvent être satisfaits. Le monde devra mettre en commun ses ressources. 

Il est évident que le style de vie aux États-Unis et celui du pays où je suis né sont complètement différents. Ce qu’une personne aux États-Unis dépense en nourriture par jour, juste un jour - et je ne parle pas des grands hôtels, ni des grands restaurants, ni du reste, mais simplement de ce qu’on peut manger avec environ 5 euros - et bien quelqu’un en Inde peut manger toute une semaine avec cette somme. Il y a beaucoup d’inégalités dans le monde. Et je le redis, l’important, ce n’est pas l’économie, mais la vie. La vie est bien plus importante que l’économie.

Nous existons sur cette terre sans « l’économie moderne » depuis des centaines de milliers d’années. Mais nous savions alors ce qui était important. Nous avions besoin de vivre, de nous nourrir. Cela a-t-il complètement changé ? Je ne le pense pas. C’est toujours le cas.

Aux États-Unis particulièrement, et je crois que c’est vrai pour n’importe quel pays, les gens font preuve de résilience pour recréer, reconstruire leur pays, pour en faire quelque chose de merveilleux. Je l’ai vu. Regardez le Japon.

Le Japon après la deuxième guerre mondiale était pratiquement détruit. Mais la résilience a permis de reconstruire ce pays et d’en faire ce qu’il est aujourd’hui.

Nous avons cette capacité de résilience. Nous, nous, si nous nous mettons ensemble et ne sommes pas divisés, si nous le faisons ensemble, nous pouvons parvenir à faire tout ce que nous voulons. J’y crois. Je l’ai vu.

Mais le fait de se focaliser sur les petits détails sans regarder l’ensemble de l’image, de ne regarder qu’un petit détail, voilà ce qui a créé beaucoup de tensions dans les sociétés depuis des milliers d’années.

C’est ce que l’Histoire vous raconte, c’est écrit, elle vous le dit. Si vous ne savez pas lire l’Histoire, quelqu’un pourra peut-être le faire pour vous. Le fait est vraiment historique. En tout cas c’est un grand sujet de discussions. Mais revenons aux questions.

Quelqu’un, José, dit qu’il a 74 ans et demande quel est le but de sa vie. « Ai-je un but à atteindre ? Je me demande très souvent si ma vie a un sens. Pouvez-vous m’aider et me donner un conseil ? »

Votre vie a toujours eu un sens. Que vous ayez été d’accord ou non avec celui-ci. Que vous l’ayez lu, que vous l’ayez vu, que vous l’ayez ressenti ou non, c’est une toute autre question, mais votre vie a toujours eu un sens.

Vous écrivez que vous avez le don de l’écriture. Écrivez ! Si vous avez le don de l’écriture, écrivez ! Écrivez à propos de quoi ? Sur tout ce que vous voulez, absolument sur tout ce qui vous fait envie.

Suite de la question : vous avez 74 ans, êtes-vous trop âgé pour écrire ? Absolument pas. Écrivez tout ce que vous voulez écrire, parce qu’une nouvelle personne qui s’exprime, ce peut être magnifique.

Alors quel est le but de votre vie ? Vous posez cette question. Ensuite, la seconde partie de la question est très intéressante. « Ai-je un but à atteindre ? » Pas selon moi. Le monde vous dit que vous avez un but. « As-tu accompli ceci ? As-tu réalisé cela ? »

Les Égyptiens, il y a longtemps, relataient ce qui survient lorsque nous mourons. Selon eux, nous traversons tout un parcours et durant ce voyage nous devons surmonter beaucoup, beaucoup d’obstacles.

Finalement, après avoir surmonté tous ces obstacles, nous parvenons à une porte où se tient un gardien. Ce gardien vous pose alors une question avant de vous laisser entrer : « As-tu trouvé la paix ? Et si tu l’as trouvée, as-tu aidé d’autres gens à trouver la paix ? » Si vous répondez « oui » aux deux questions, alors vous pouvez entrer, sinon vous ne le pouvez pas.

Alors avez-vous un but à atteindre ? Pas selon moi. Mais avez-vous un but ? Et ce but est-il le vôtre ou bien est-ce le but que le monde a implanté dans votre tête. Est-ce cela votre but ? Une liste que quelqu’un d’autre a faite ?

Il se peut que le but de votre vie soit de tout simplement trouver la paix en vous. Peut-être que le but de votre vie est tout simplement de jouir de la vraie raison d’être en vie. Je pense que ça vaut la peine d’y réfléchir.

Une nouvelle question de Nadir : « J’ai encore des doutes sur ce que veut dire me connaître moi-même. Cela inclut-il certains aspects de ma personnalité ou bien est-ce être en contact avec la paix et l’amour en moi ? »

Non, se connaître soi-même, ce n’est pas connaître sa personnalité, ce n’est pas connaître tout cela. C’est vraiment connaître son être, l’être qu’on est véritablement.

C’est un peu comme une cage. Il y a une cage et dans cette cage se trouve un oiseau. Sans l’oiseau, la cage ne sert à rien. Nous la remisons quelque part, elle ne sert à rien. Mais quand l’oiseau est dedans, elle devient alors ce qu’elle est censée être.

Ceci à l’extérieur, c’est la cage. La vie en vous, c’est l’oiseau. Quand l’oiseau s’envole, cette cage n’a plus d’utilité et elle est mise de côté, c’est-à-dire enterrée, incinérée ou autre.

Donc, ce qui fait votre valeur, c’est l’oiseau. La question est : « Que savez-vous au sujet de cet oiseau ? » Avez-vous ressenti cet oiseau ? En avez-vous fait l’expérience ? L’avez-vous compris ? Ou alors la préoccupation de toute votre vie n’était-elle centrée que sur la cage ?

Si cela a été le cas, vous êtes passé à côté de l’essentiel. L’important n’est pas la cage, l’important c’est l’oiseau dans la cage. Voilà ce qui devrait vous attirer. Si vous êtes attiré par la cage et non par l’oiseau dans la cage, vous ne comprenez pas, vous ne comprenez pas le lien entre l’oiseau et la cage.

La cage est là pour que l’oiseau puisse être dedans. Je sais que c’est un exemple horrible, mais je pense qu’il décrit bien ce lien. Une autre façon de le décrire est d’imaginer que l’on vous donne une bague sertie d’un diamant dans un petit écrin.

Tant que la bague est dans l’écrin, l’écrin est aussi important que la bague car si vous perdez l’écrin, vous serez désespéré : « Mon dieu, où est cet écrin, où est cet écrin ? » Tant que la bague est dans l’écrin.

Quand la bague est retirée de l’écrin, il ne reste plus à l’écrin que sa seule valeur : un, deux, cinq euros, peu importe. Ce qui a de la valeur, c’est la bague. Et la valeur de la bague donne de la valeur à l’écrin tant qu’elle s’y trouve. Si on enlève la bague, l’écrin ne vaut rien.

C’est pareil. L’important n’est ni votre personnalité, ni vos particularités, ni votre façon de voir les choses, mais c’est l’oiseau, le fait de connaître cet oiseau, de le comprendre, de le ressentir. C’est ce dont je parle.

« Comment savez-vous qu’il y a un oiseau ? » Tant que vous respirez, il y a un oiseau en vous. Et si vous ne respirez plus, il n’y a plus rien.

Donc, pour moi, l’important est de prendre conscience de ce qui se passe réellement. Nous ne voyons que le décor extérieur et nous disons : « Voilà ce qui se passe. » Nous nous arrêtons à ce que nous voyons.

Lorsque nous regardons la grande photo d’un groupe d’une centaine de personnes, une autre personne est présente également : le photographe qui prend la photo. Mais il n’est pas sur la photo, il prend la photo.

De la même manière, autre chose se déroule. La vie, votre existence sur cette Terre n’a rien à voir avec tout cela. Elle n’a rien à voir avec une fusée envoyée sur la Lune, rien à voir avec une station spatiale, rien à voir avec toutes les avancées technologiques que nous avons été capables de réaliser.

Il se passe autre chose, autre chose que nous n’avons peut-être pas créé, mais qui est là. L’accepte-t-on ? Le comprend-on ?

L’océan me plaît. J’aime l’océan, j’aime regarder l’océan. Ai-je créé l’océan ? Non, je n’ai pas créé l’océan. J’aime la plage, oui, j’aime la plage, j’aime être sur la plage. Ai-je créé la plage ? Non, je n’ai pas créé la plage.

J’aime vraiment beaucoup les mangues. Une mangue sucrée, c’est délicieux. Ai-je créé cette mangue ? Non je n’ai pas créé les mangues. Ai-je créé le manguier ? Non.

Je sais que ces choses sont là. Je les apprécie, elles me plaisent et je veux être en contact avec elles. Je ne dis pas : « Je ne peux pas aller à la plage car je n’ai pas créé la plage. » Non, j’aime aller à la plage, absolument.

De la même manière, il y a quelque chose à comprendre à propos de vous, de votre existence, de votre vie. Pas de ce qui se produit dans votre vie. Ce qui arrive dans votre vie dépend de vous, vous pouvez changer les choses, vous pouvez faire bouger les choses.

Si quelqu’un se retrouve à faire une chose qu’Il n’aime pas, il peut arrêter de la faire, il peut la changer. Si vous aimez les piments et qu’un jour vous décidez ne plus vouloir en manger, très bien, vous avez effectué un changement.

Des événements surviennent dans votre vie parce que vous êtes vivant. Et puis il y a la question de votre vie elle-même. Moi je parle de la question de l’existence-même, pas de ce qui se passe dans l’existence.

Alors je ne sais pas si cela vous aidera, j’espère que oui. C’est parfois le cas.

Cette question est intéressante. Elle vient de Cécile : « S’il vous plaît pouvez-vous nous expliquer ce que veut dire être amoureux de quelqu’un ? » Là, cela devient très intéressant : « Je suis amoureuse et j’en souffre parce que l’autre personne n’est pas aussi amoureuse que moi. Il m’aime, mais il n’est pas prêt. » - À quoi ?

« J’essaye d’aimer sans avoir d’attente. » - Pas du tout, pas du tout ! Vous dites que vous n’en avez pas, mais vous en avez. « Chaque fois que j’envoie un message et que je n’ai pas de réponse, je souffre à nouveau. » Eh bien voilà, vous attendez une réponse ! Vous attendez que cette personne vous réponde.

Excusez-moi, mais je trouve cela très drôle parce que si vous aviez lu votre question, vous auriez vu que vous attendiez quelque chose de cette personne. Vous vous comparez à elle : « Je l’aime plus qu’il ne m’aime. J’attends, je lui envoie un message et j’attends une réponse, mais il ne me répond pas, alors cela me fait souffrir. »

Je vais vous dire comment faire pour qu’un oiseau vienne se poser sur votre main. Beaucoup de gens pensent que pour y parvenir il faut attraper l’oiseau et l’obliger à rester sur leur main en y clouant ses pattes. Ce n’est pas ainsi que l’on fait venir un oiseau sur sa main.

Restez immobile, complètement immobile. N’imaginez pas un seul instant que cela va marcher. Alors ne bougez pas. Ne supposez pas que cela va fonctionner. Ne bougez pas. Placez-y un peu de nourriture et ne bougez surtout pas.

Il est alors possible que lorsque l’oiseau sentira que vous n’êtes pas une menace —c’est cela la clé, que vous n’êtes pas une menace... parce que tant que l’oiseau vous percevra comme une menace pour lui, il restera à distance. Mais quand il sentira que vous n’êtes pas une menace, cet oiseau viendra se poser sur votre main. Et quand l’oiseau viendra se poser sur votre main, vous ne devrez pas tressaillir parce que si vous bougez il s’envolera. Restez immobile, complètement immobile.

C’est ainsi que l’on aime. Restez immobile. Ne vous laissez pas aller à imaginer ou à attendre quelque chose. Aimez pour le plaisir d’aimer, pas pour vous faire souffrir. Ce n’est pas cela aimer, c’est s’infliger de la souffrance. Vous ne voulez pas vous infliger de la souffrance, vous voulez aimer. C’est ainsi que l’on aime.

Nous aimons parce que nous voulons aimer. Que l’autre personne nous aime en retour de la même manière ou non n’a rien à voir. Nous aimons, ni pour faire souffrir l’autre, ni pour nous faire souffrir nous-même.

L’amour est quelque chose de merveilleux. L’amour, encore une fois, doit être une expérience, un ressenti, pas en relation avec nos attentes, pas parce que notre super imprimante mentale qui n’a de cesse d’imprimer de jolis clichés dit : « Oh oui, je m’imagine avec cette personne, on se tient la main, on fait ceci et on fait cela. »

Hé, l’amour n’a rien avoir avec cela ! L’amour est. Vous devez comprendre que l’amour est. Ce n’est pas quelque chose que nous créons, ce n’est pas quelque chose que nous façonnons, ce n’est pas quelque chose que nous mélangeons, ce n’est pas quelque chose que nous forçons. L’amour est.

Trouvez cet amour. Alors cette autre personne sera attirée par vous. Parce qu’elle ne se sentira pas menacée par vous. Elle se sentira aimée par vous parce que vous l’aimez et non pour certaines raisons, circonstances ou manières particulières d’aimer.

Alors j’espère que cela vous aidera, merci.

Bon, c’est passé vite mais c’est le temps dont nous disposons. Il y a évidemment d’autres questions et nous y reviendrons. Jusque-là, restez en sécurité et en bonne santé, et le plus important, soyez et régalez-vous. Merci.

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